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Identifier les oiseaux du jardin et des parcs au printemps et en été

Dès le mois de mars, les parcs et les jardins retentissent des cris et des chants de plusieurs espèces d'oiseaux plus ou moins connues du grand public.

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Identifier les oiseaux du jardin et des parcs au printemps et en été

Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) chante dès le mois de mars (voire dès le mois de février).
Photographie : Alexander Boden  / Wikimedia Commons

L'observation des oiseaux débute souvent dans les jardins, les squares et les parcs. Si en hiver les oiseaux sont faciles à voir grâce à l’absence de feuilles et parce qu’ils se rapprochent des maisons pour trouver de la nourriture, ce n'est plus le cas au printemps : les mâles sont alors occupés à défendre leur territoire et les femelles deviennent très discrètes dès qu'elles commencent à couver.
Dans notre article Identifier les oiseaux du jardin en hiver, nous vous avions donné des repères pour distinguer la plupart des espèces fréquentant fréquemment les parcs et les jardins d'Europe de l'Ouest entre décembre et mars. Dans cet article, nous vous aidons à reconnaître celles qui s'y reproduisent régulièrement, notamment en apprenant à reconnaître leurs cris et leurs chants.
Nous remercions François Lelièvre (voir sa galerie sur Flickr) de nous permettre d'utiliser ses photographies.

Abstract

Birding often begins in the gardens, squares and parks. If winter birds are easy to watch due to the absence of leaves and the fact that they come closer to find food, it is not always the case in Spring, when males are  busy in defending their territory and females become discrete when they begin to nest.
In our article Identifier les oiseaux du jardin en hiver, we gave you some tips to identify most birds species that can be regularly seen in  the parks and gardens of Western Europe between December and March. In this article, we help you to identify breeding birds, in particular in listening their calls and songs.

I - Les oiseaux chanteurs virtuoses

Oiseaux des jardins en hiver, oiseaux des jardins au printemps

Dès le mois d'avril, plusieurs espèces nordiques comme le Pinson du Nord (Fringilla montifringilla), qui étaient arrivées dans nos jardins après avoir été chassées par le froid et le manque de nourriture, les quittent (lire notre article Identifier les oiseaux dans son jardin en hiver).

Les chants les plus fréquents

Les chants les plus fréquents dans les parcs et les jardins au printemps en Europe de l'Ouest sont ceux du Merle noir (Turdus merula) (écoutez un enregistrement), de l'Accenteur mouchet (Prunella modularis) (écoutez un enregistrement), du Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) (écoutez un enregistrement), du Rougegorge familier (Erithacus rubecula) (écoutez un enregistrement), des Mésanges bleue (Cyanistes caeruleus) (écoutez un enregistrement) et charbonnière (Parus major) (écoutez un enregistrement), du Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) (écoutez un enregistrement), du Pinson des arbres (Fringilla coelebs) (écoutez un enregistrement) et de l'Etouneau sansonnet (Sturnus vulgaris) (écoutez un enregistrement).

Les virtuoses qui restent cachés dans la végétation

Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos)

Le Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos) est difficile à voir. Notez le dessus brun chaud, la queue rousse (1) et la poitrine un peu plus sombre.
Photographie : Noel Reynolds / Wikimedia Commons

Au printemps et en été, plusieurs "virtuoses" dans les arbustes et les arbres couverts de feuilles :

  • le Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos) est connu pour ses talents de chanteur, mais il est souvent caché dans la végétation. Il fréquente les jardins et les parcs au sous-bois riche. Il arrive en avril et repart en septembre. Son plumage est chocolat dessus et grisâtre dessous (avec une teinte chamois plus sombre sur la poitrine), et sa longue queue est roux vif.
    Son cri fréquent est un "yip" sifflé (écoutez un enregistrement). Son chant est fort, mélodieux, varié, composé de brèves strophes (trilles, sifflements crescendo) entrecoupées de pauses de même durée (écoutez un enregistrement). Il peut chanter en pleine nuit.

  • Le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) est un tout petit oiseau brun, que l'on reconnaît à sa silhouette ronde et à sa petite queue dressée. Son chant est étonnament puissant pour sa taille : il est composé de sons métalliques et de trilles du type " zitiui-si-vi-si-vi-svi-sivi zuy-zuy-zuy-zuy si-zirrrrr sivi" (écoutez un enregistrement). Il le lance depuis une branche, souvent parmi les feuilles.

  • Le Gobemouche noir (Ficedula hypoleuca) est un passereau peu connu et peu abondant que l'on  peut observer dans les parcs et les grands jardins avec de vieux arbres. Le mâle en plumage nuptial est typique, noir et blanc, avec une zone clanche sur l'aile. Chez la femelle, le noir est remplacé par du brun (en automne, les deux sexes se ressemblent et sont tous deux brunâtres dessus et on peut les voir en migration dans des endroits variés). Le mâle chante dans les grands arbres en bougeant sans cesse, ce qui rend son observation peu facile. Son cri de contact est un "vik !" rapide, inlassablement répété (écoutez un enregistrement). Son chant est sonore, mélodieux et comprend des répétitions (écoutez un enregistrement).

  • La Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) est un oiseau souvent méconnu des parcs et des jardins. Il est globalement gris et le mâle a une calotte noire (rousse chez la femelle). C'est un excellent chanteur, qui se déplace constammant d'un poste de chant à un autre dans les arbres et les arbustes, ce qui le rend assez difficile à voir. Son chant est très beau, débute par un gazouillis et se termine par des sons flûtés, clairs et forts (écoutez un enregistrement).
Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes)

Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) : notez la couleur brun-roux et la petite queue dressée.
Photographie : Andreas Trepte / Commons Wikimedia
Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla)

Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) mâle : notez (1) la calotte noire (elle est rousse chez la femelle, bien plus discrète).
Photographie : Michael Apel / Commons Wikimedia
Gobemouche noir (Ficedula hypoleuca)

Gobemouche noir (Ficedula hypoleuca) mâle.
Photographie : Estormiz / Wikimedia Commons
Gobemouche noir (Ficedula hypoleuca) femelle

Gobemouche noir (Ficedula hypoleuca) femelle. Notez (1) la zone pâle sur l'aile, comme chez le mâle.
Photographie : Estormiz / Wikimedia Commons

  • Le Loriot d'Europe (Oriolus oriolus) est un superbe oiseau migrateur (il arrive en avril et repart dès le mois d'août) forestier et discret. Il fréquente certains grands parcs. Le mâle a un corps jaune vif avec des ailes noires, la femelle (et les jeunes mâles) a le dessus vert-jaune et le dessous blanchâtre finement strié. Le cri typique est un "viehh" rêche, rappelant un chat "en colère" (écoutez un enregistrement). Le chant du mâle est superbe, flûté, gai : "didelio !" (écoutez un enregistrement).
Loriot d'Europe (Oriolus oriolus)

Loriot d'Europe (Oriolus oriolus) mâle.
Photographie : Paco Gómez / Commons Wikimedia
Loriot d'Europe (Oriolus oriolus) femelle

Loriot d'Europe (Oriolus oriolus) femelle : notez le dessous strié.
Photographie : J.M.Garg / Commons Wikimedia

Les virtuoses qui chantent depuis des postes dégagés

Accenteur mouchet (Prunella modularis)

Accenteur mouchet (Prunella modularis) : notez (1) le bec fin, (2) la tête grise, (3) le dos brun strié de sombre et (4) les flancs gris striés de brun.
Photographie : Magnus Manske / Wikimedia Commons
  • L'Accenteur mouchet (Prunella modularis) ressemble superficiellement au Moineau domestique (Passer domesticus), mais son bec est plus fin, sa tête est grise et son dos est brun strié de noir. Il est solitaire et discret. Son chant est rapide, sonore, net, sans motif et uniforme (écoutez un enregistrement) : il l'émet souvent depuis une branche dégagée.

  • Le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) est bien connu, avec sa gorge et son ventre orange et sa silhouette ronde. Son chant est mélancolique, fin, composé de notes aiguës, nerveuses, grinçantes (écoutez un enregistrement). Il peut chanter même en hiver.

  • Le Merle noir (Turdus merula) est familier, et c'est l'un des meilleurs chanteurs des jardins et parcs d'Europe de l'Ouest. Le mâle est noir avec le bec orange, la femelle est brunâtre et ressemble un peu à une grive.
    Le chant est doux, sonore, calme, composé de strophes répétées (écoutez un enregistrement). Il chante souvent à l'aube et au crépuscule. Ses cris d'alarme sont des séries de "pli-pli-pli-pli" et de "tchac tchac tchac" (écoutez un enregistrement). Quand il est très inquiet, il pousse des "tsiii" fins (écoutez un enregistrement).

  • La Grive musicienne (Turdus philomelos) fait partie de la même famille que le Merle noir. Son plumage est brun dessus et blanc tacheté de noir dessous. Son chant est également très musical et agréable. Il est plus varié, composé de motifs divers ("kuiklivi", "tixi", "truy", "pi-eh", ...) souvent répétés deux à quatre fois (écoutez un enregistrement). Comme le Merle noir, elle chante depuis un endroit dégagé, parfois en pleine nuit.
Merle noir (Turdus merula) femelle

Merle noir (Turdus merula) femelle : notez la teinte générale brune (qui rappelle une grive) et le bec gris sombre.
Photographie : Adam Kumiszcza / Commons Wikimedia
Grive musicienne (Turdus philomelos)

Grive musicienne (Turdus philomelos) : notez le dessus brun clair et le dessous blanchâtre ponctué de sombre.
Photographie : Michael Apel / Wikimedia Commons

  • Le Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus) est un beau passereau peu connu, qui passe souvent inaperçu car il est assez peu répandu, farouche et discret. Il peut fréquenter les parcs et les jardins avec de grands arbres. Le mâle adulte au printemps est bien coloré, avec un masque noir, une poitrine rouge orangé, le haut du front blanc, et une calotte et un dos gris cendré. La femelle est brune dessus, avec un dessous blanc beige, parfois teinté d'orange. Tous deux ont une queue rousse dessus qu'ils hochent souvent, comme le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros). Son cri de contact est un "huit" sifllant et montant (écoutez un enregistrement). Son chant est bref, doux et mélancolique, commençant toujours de la même façon mais se terminant de façon variable (écoutez un enregistrement).
Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus)

Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus) mâle adulte en plumage nuptial : notez le front blanc, la face noire et le dessus roux de la queue.
Photographie : Thomas Kraft / Wikimedia Commons
Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus)

Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus) femelle. Notez (1) la queue rousse, comme chez le mâle, et la posture droite.
Photographie : Jerzy Strzelecki / Wikimedia Commons

Les imitateurs

  • L'Etouneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est un oiseau sombre, avec des reflets métalliques au printemps (ponctué de blanc en hiver), au bec jaune, qui marche au lieu de sautiller  comme le Merle noir quand il est au sol. Son répertoire est très riche. Il pousse des cris divers, rauques et perçants ("tchuyur", "steeh", "kyett", ...) (écoutez un enregistrement). Il chante de préférence depuis un point dégagé (sommet d'un arbre, d'un bâtiment, sur une antenne, ...). Son chant est varié, composé de sifflements, de grincements et de très nombreuses imitations, qui sont parfois étonnament réussies (écoutez un enregistrement).

  • L'Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta) est un oiseau peu connu des observateurs débutants, que l'on peut parfois trouver dans les parcs et les grands jardins. Elle arrive au printemps (avril) et repart en automne Elle a une silhouette typique de fauvette. Le dessous est jaunâtre (plus ou moins vif) et le dessus est gris-brun. Son bec est assez long. Les plumes de sa calotte sont souvent dressées quand elle chante, formant alors une sorte de "dôme". Elle émet son chant depuis la végétation et parfois assez difficile à voir. Son chant est agréable, puissant, varié, plus ou moins rapide, composé de strophes parfois un peu grinçantes, parfois mêlées d'imitations (rousserolles, moineaux...) (écoutez un enregistrement).

  • Une espèce proche, l'Hypolaïs ictérine (Hippolais icterina), à l'aire de distribution plus orientale (elle est présente dans le nord-est de la France), lui ressemble beaucoup, mais il est assez difficile de distinguer ces deux espèces quand on manque d'expérience. Les principaux critères (en dehors du chant) pour les différencier sont la présence d’une zone pâle au printemps sur les rémiges tertiaires et secondaires et ses ailes fermées plus longues (projection primaire plus longue). Son chant est très varié et comprend plus d'imitations que celui de l'Hypolaïs polyglotte (écoutez un enregistrement)
Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta)

Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta). Notez (1) le dessus gris-brun uni, (2) les ailes plus courtes (courte projection primaire) que celles de l'Hypolaîs ictérine et (3) le dessous jaunâtre
Photographie : François Lelièvre / Sa galerie sur Flickr
Hypolaïs ictérine (Hippolais icterina)

Hypolaïs ictérine (Hippolais icterina). Notez (1) la zone claire sur l'aile (printemps), (2) les ailes longues et (3) le dessous jaune.
Photographie : Artur Mikołajewski / Wikimedia Commons

II - Les autres oiseaux nicheurs fréquents dans les parcs et les jardins

Des petits oiseaux verdâtres remuants

  • Le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) est un petit passereau migrateur (il arrive en mars et repart en octobre), vert-brun, blanc et jaune, vif, remuant, que l'on peut observer dans les parcs et les grands jardins. Ses pattes sont sombres. Son cri est un "huit !" doux, souvent répété (écoutez un enregistrement). Son chant est simple, typique, répété, un peu monotone, que l'on pourrait retranscrire par "tsip tsap tsip tsup" (il a été surnommé "compteur d'écus") (écoutez un enregistrement).

  • Une espèce très proche, le Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus), peut aussi être vue au printemps dans les parcs et les grands jardins. Les risques de confusion avec le Pouillot véloce sont alors grands, mais il faut noter ses pattes plus claires (rose ou brun pâle et non noires ou gris-brun), ses sourcils jaunâtres plus nets, ses joues plus pâles sous l'oeil, ses ailes fermées plus longues. Sa voix est heureusement bien différente. Son cri est un "hu-it" dissylabique, doux et montant (écoutez un enregistrement). Son chant est une strophe sifflée d'environ trois secondes, bien distincte, légèrement descendante et répétée (écoutez un enregistrement).
Pouillot véloce (Phylloscopus collybita)

Pouillot véloce (Phylloscopus collybita). Notez (1) les pattes sombres.
Photographie : R. Altenkamp / Wikimedia Commons
Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus)

Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus). Notez (1) les joues (parotiques) plus pâles que celles du Pouillot véloce, et (2) les pattes plus claires.
Photographie : Steve Garvie / Wikimedia Commons

Des cris très fins dans les conifères

Dans les conifères (principalement), on peut entendre des cris très fins et aigus (écoutez un enregistrement) : ce sont ceux du Roitelet huppé (Regulus regulus), un tout petit oiseau rondouillard verdâtre qui ressemble à un pouillot mais qui présente une bande jaune d'or au sommet de la tête. Le Roitelet triple-bandeau (Regulus ignicapillus), une espèce proche mais plus rare et avec des sourcils blancs, peut aussi être vue dans les conifères.

Les mésanges, des oiseaux au répertoire varié

Mésange nonnette (Poecile palustris)

La Mésange nonnette (Poecile palustris) est moins connue que les Mésanges bleue et charbonnière, mais elle peut nicher dans les parcs et les grands jardins humides.
Photographie : François Lelièvre / Sa galerie sur Flickr
Les mésanges font partie des oiseaux que l'on entend le plus fréquemment dans les jardins au printemps, mais leurs répertoires sont très variés et on peut donc parfois les confondre :

  • la Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) est petite, jaune et bleue. Son répertoire est varié. Son cri de contact typique est un "sissisuydu" aigu et rapide, avec une fin plus grave (écoutez un enregistrement). Son chant est composé de sons aigus, étirés et répétés (écoutez un enregistrement).

  • La Mésange charbonnière (Parus major) est plus grande, a un dessous jaune, une tête noire et blanche et une cravate noire. Comme la Mésange bleue, ses cris sont variés ("pinc-pinc" comme un pinson, "ti tuii", "si yutti yutti" ou "chè-chè-chè" rudes en cas de querelles...) (écoutez un enregistrement). Son chant est un peu mécanique "ti-ta ti-ta ti-ta" (écoutez un enregistrement).

  • La Mésange nonnette (Poecile palustris) est plus rare que les deux espèces précédentes : elle peut toutefois fréquenter les grands jardins et les parcs, plutôt humides avec un sous-bois développé et de vieux arbres. Elle est beige-brune avec une calotte et une bavette noirs et des joues blanches. Son cri est un "pitché" explosif, parfois inséré dans une série ("pitché-dé-dé-dé-dé-dé") (écoutez un enregistrement). Son chant est une série rapide de "tchuip tchuip tchuip" (écoutez un enregistrement). Elle ressemble à la Mésange nonnette (Poecile montanus), qui est plutôt présente en France en montagne (Alpes) et dans le nord-est (lire Distinguer les Mésanges nonnette et boréale).

  • La Mésange huppée (Lophophanes cristatus) est originale avec sa huppe et le dessin blanc et noir de sa tête qui contraste avec le reste de son corps brun. Elle préfère les forêts de conifères, mais elle peut fréquenter les parcs et les jardins avec quelques pins et sapins. Son cri est caractéristique : un trille rapide répété (écoutez un enregistrement). Son chant est composé de cris et de sons aigus (écoutez un enregistrement).

  • La Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) est toute petite, remuante, avec une très longue queue, et un plumage rose, gris, blanc et noir. Elle se déplace rapidement dans les branches, souvent en troupes en dehors de la saison de nidification. Ses cris sont typiques, faciles à reconnaître, bourdonnants et perçants (écoutez un enregistrement). Son chant, rarement entendu, est un gazouillis doux.

Pinson des arbres, Chardonneret élégant, Serin cini, Bouvreuil pivoine et Gros-bec cassenoyaux


Les Fringilles fréquentent souvent les mangeoires en hiver. En été, on peut les observer dans les parcs et les jardins :

  • le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) est commun. Le mâle est facile à reconnaître avec son dessous rouge brique, sa calotte gris-bleu et à sa double barre alaire blanche. La femelle est moins colorée, gris-verdâtre, mais elle possède aussi une double barre alaire pâle. Son cri, un "pink " net et décidé, est fréquent (écoutez un enregistrement). Il pousse aussi des "huit !" (écoutez un enregistrement). Le chant est  typique, constant, répété, vif, sonore, débutant par trois ou quatre sons aigus suivis par une série similaire descendante et s'achevant par un thème "joyeux" (écoutez un enregistrement).
Pinson des arbres (Fringilla coelebs) mâle

Pinson des arbres (Fringilla coelebs) mâle : notez (1)  la zone blanche sur l'aile, (2) le ventre et le dos rmarron-rose et (3) la calotte et le cou gris.
Photographie : Andreas Trepte / Wikimedia Commons
Pinson des arbres (Fringilla coelebs) femelle

La femelle de Pinson des arbres (Fringilla coelebs) est beaucoup moins colorée que le mâle, mais sa zone claire (1) sur l'aile reste caractéristique.
Photographie : François Lelièvre / Sa galerie sur Flickr

  • Le Verdier d'Europe (Chloris chloris) est un oiseau verdâtre avec une zone jaune vif sur l'aile et sur les bords de la queue, commun dans les parcs et les jardins. Son cri typique est un "dyip" bref ou un "yiu" sonore et montant (écoutez un enregistrement). Son chant est soit un "djiiii" vibrant et répété, soit une composition agréable formée de trilles, de sifflements et de gazouilis (écoutez un enregistrement).

  • Le Serin cini (Serinus serinus) est un tout petit oiseau jaune-vert fortement strié de sombre; au printemps, on peut entendre son chant typique, rapide, "frénétique", grinçant, lancé depuis un perchoir dégagé ou en vol (écoutez un enregistrement). Son cri typique est un trille aigu "zirrl" (écoutez un enregistrement).
Verdier d'Europe (Chloris chloris) mâle

Verdier d'Europe (Chloris chloris) mâle : notez (1) le bec massif et conique, (2) la teinte générale jaune-vert et (3) la zone jaune sur l'aile.
Photographie : François Lelièvre / Sa galerie sur Flickr
Serin cini (Serinus serinus) mâle

Serin cini (Serinus serinus) mâle : notez (1) et (2) les fortes rayures sombres sur le dos et sur les flancs.
Photographie : Ghislain38 / Wikimedia Commons

  • Le Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) est un bel oiseau à la face rouge avec une zone jaune vif sur l'aile. Son cri est un "tikelitt" sautillant et liquide (écoutez un enregistrement). Son chant, émis depuis une branche ou un perchoir dégagé, est composé de trilles rapides, parmi lesquels sont intercalés des "telit-telit-telit" liquides (écoutez un enregistrement).

  • Le Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula) est un passereau peu commun, que l'on peut observer dans les grands jardins et les parcs. Le mâle est superbe avec son dessous rouge pivoine, tandis que la femelle est beige dessous. Tous deux ont une calotte noire, une barre alaire et un croupion blanc (bien visible en vol).  Son cri est un "pyu" mélancolique, un peu triste (écoutez un enregistrement) (certains oiseaux nordiques ont un cri qui évoque une petite trompette, lire L'invasion des bouvreuils trompettants ou "trompetteurs"). Son chant est doux, lent, rarement entendu (écoutez un enregistrement).

  • Le Gros-bec cassenoyaux (Coccothraustes coccothraustes) est un passereau robuste et discret qui fréquente les grands parcs. On le reconnaît à son gros bec conique et son plumage brun-roux avec une grande zone claire sur l'aile, mais on le voit peu au printemps et en été, car il reste alors dans les frondaisons. Son vol est rapide et direct. On peut le repérer à son cri métallique, électrique, un "tsic !" parfois répété qui rappelle le bruit d'un instrument métallique frappé sur un  rocher (écoutez un enregistrement). Son chant est discret, simple (écoutez un enregistrement).

Des petits oiseaux qui grimpent le long des troncs

Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla)

Le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) grimpe le long des troncs comme la sittelle.
Photographie : Jimfbleak / Wikimedia Commons
  • La Sittelle torchepot (Sitta europaea) est un drôle de passereau gris-bleu dessus et orangé dessous, qui a la particularité de pouvoir descendre le long des troncs la tête en bas. Elle peut, comme les pics, taper sur les troncs et les branches pour ouvrir des noisettes ou des glands après les avoir coincés dans une fissure. Son répertoire sonore est riche. Ses cris sont des "zit" et surtout des "tuit-tuit" énergiques, souvent répétés (écoutez un enregistrement). Son chant est rapide, composé de sifflements montants et descendants : "vui vuih vuih vuih" ou "viu viu, viu, viu" (écoutez un enregistrement).

  • Le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) a le dessus brun bariolé de marron, de jaune et de blanc, le dessous blanchâtre et le bec fin et arqué. Ses cris sont des "tit" ou des tuit" aigus, répétés (écoutez un enregistrement). Son chant est une brève strophe typique (écoutez un enregistrement). Il est très proche du Grimpereau des bois (Certhia familiaris), plus rare, qui préfère les forêts de conifères et au chant bien différent.

Les oiseaux qui tambourinent

  • Le Pic épeiche (Dendrocopos major), un oiseau au plumage bariolé de blanc, de noir et de rouge, est le plus commun des pics, même s'il est souvent difficile à voir. Son vol est typique, direct et ondulant. Il émet toute l'année des "kik !", parfois répétés, qui aident à le repérer (écoutez un enregistrement). Au printemps, surtout quand il est excité, il pousse des "tchrett-tchrett-tchrett-tchrett !". Son tambourinage est rapide, bref, et s'arrête brusquement (écoutez un enregistrement).

  • Le Pic épeichette (Dendrocopos minor) ressemble superficiellement au Pic épeiche, mais il est tout petit (de la taille d'un moineau) et il est plus difficile à voir. Il se déplace rapidement parmi les branchages. Son chant est une série rapide et typique  du type "piit piit piit piit piit piit piit piit" (répété ) (écoutez un enregistrement). Son tambourinage est moins puissant mais plus régulier que celui du Pic épeiche (écoutez un enregistrement).

  • Le Pic vert (Picus viridis), au plumage vert-jaune vif et au dessin noir et rouge sur la tête, est le pic  qui tambourine le moins. On le surprend souvent alors qu'il se nourrit au sol, essentiellement sur les pelouses. Son chant est une sorte de rire sonore, un "klu-klu-klu-klu" (écoutez un enregistrement). Ses cris d'alarme sont des séries de "kiak-kiak-kiak" (écoutez un enregistrement)

Les oiseaux qui roucoulent

Tout le monde connaît les roucoulements des pigeons et des tourterelles. Au printemps et en été, plusieurs espèces sont susceptibles d'émettre ce type de sons dans les parcs et les jardins :

  • le Pigeon ramier (Columba palumbus) (appelé "palombe" dans le sud-ouest de la France), un gros pigeon gris avec une tâche blanche bien visible sur le cou, lance trois à cinq fois un "rouh-rou, ro-ro, rou" doux (écoutez un enregistrement). On peut aussi entendre un bruit caractéristique créé lors de son vol nuptial : un claquement d'ailes sonore.

  • Le Pigeon colombin (Columba oenas) est une espèce plus rare et plus discrète que le Pigeon ramier : il n'est présent que dans les parcs et les grands jardins avec de vieux arbres Il ressemble au Pigeon biset (Columba livia) bien connu mais son croupion est gris et non pas blanc, et il a une tâche verte irisée sur le cou. Son chant est facile à reconnaître : c'est une série de "ouo-ou" sourds (écoutez un enregistrement).

  • La Tourterelle turque (Streptopelia decaocto) a un plumage beige-rose et elle a un demi-collier noir. Son chant est un "doudou-do" trisyllabique répété (écoutez un enregistrement).

  • La Tourterelle des bois (Streptopelia turtur) est bien plus rare que la Tourterelle turque dans les parcs et les jardins, et elle n'arrive en Europe qu'en avril-mai (elle fait alors l'objet de tirs non autorisés dans le sud-ouest de la France). Elle a besoin d'une végétation touffue, peu "entretenue", et elle tolère mal les dérangements. On la reconnaît (quand on arrive à bien la voir) à la grande zone écailleuse rousse et noire sur ses ailes (au dessous sombre), et à sa tache blanche rayée de noir sur le cou. Son chant est sourd, grave, répété, monotone : "turrrrr-turrrrr-turrrr" (écoutez un enregistrement).
Pigeon ramier (Columba palumbus)

Pigeon ramier (Columba palumbus). Notez la forte corpulence et surtout (1) la tâche blanche sur le cou.
Photographie : Tristan Ferne / Wikimedia Commons
Pigeon colombin (Columba oenas)

Pigeon colombin (Columba oenas). Notez (1) la tâche verte irisée sur le cou, (2) le croupion gris, (3) la large bande sombre à l'extrémité de la queue et (4) les petites barres sombres sur l'aile (grandes chez le Pigeon biset).
Photographie : Chris Cant / Wikipedia
Pigeon biset (Columba livia)

A titre de comparaison, voici un Pigeon biset (Columba livia) semi-domestique fréquent dans les villes.
Photographie : Wardrin / Wikimedia Commons
Tourterelle des bois (Streptopelia turtur)

Tourterelle des bois (Streptopelia turtur). Notez (1) la tache blanche et noire sur le cou, (2) le dessus écaillé des ailes roux et noir.
Photographie : Andrej Chudy / Wikimedia Commons

Le "cou-cou !" du Coucou gris

Coucou gris (Cuculus canorus)

Coucou gris (Cuculus canorus). Notez la longue queue, le plumage gris et dessous barré de noir.
Photographie : Vogelartinfo / Wikimedia Commons

Le Coucou gris (Cuculus canorus) est connu pour son chant et son habitude de pondre dans les nids de plusieurs passereaux, mais peu de gens l'ont déjà vu : c'est un oiseau élancé, à la longue queue étagée et aux ailes pointues, qui  vole de façon directe et rapide entre deux perchoirs. Le mâle a le dessus gris-bleu et le dessous blanc rayé de noir et ressemble superficiellement à l'Epervier d'Europe (Accipiter nisus). La femelle peut être grise comme le mâle, mais certaines (plus rares) sont rousses dessus. Son chant "cou-cou" est bien connu. Sous l'effet de l'excitation, il peut être trisyllabique "cou-cou-cou" (écoutez un enregistrement).

Les rapaces diurnes

  • L'Epervier d'Europe (Accipiter nisus) est un petit rapace aux ailes arrondies et à la longue queue (lire Différencier l'Épervier d'Europe de l'Autour des palombes) qui s'installe de plus en plus souvent dans les parcs et les grands jardins. Il est généralement silencieux. Parmi ses cris, le plus fréquent est une série rapide et répétée, que l'on pourrait retranscrire par 'kykykykyky !" (écoutez un enregistrement).

  • La Buse variable (Buteo buteo) est un oiseau de taille moyenne (envergure de plus d'un mètre), aux larges ailes, assez rare en milieu urbain et semi-urbain; toutefois on peut parfois l'entendre parader au printemps au dessus des grands parcs. Elle pousse alors un miaulement sonore, un "piiyeh" descendant (écoutez un enregistrement).

Les cris peu agréables des Corvidés

  • Geai des chênes (Garrulus glandarius)

    Coucou gris (Cuculus canorus). Notez la longue queue, le plumage ardoisé avec le dessous barré de noir qui ressemble à celui de l'Epervier d'Europe (Accipiter nisus).
    Photographie : Vogelartinfo / Commons Wikimedia
    La Pie bavarde (Pica pica), au plumage noir et blanc et à longue queue, est un Corvidé comme les corneilles. Ses cris sont également peu agréables, rêches, mécaniques : "tcha-ka", 'kek-kek" ou"tché tché tché tché tché" (écoutez un enregistrement). Son chant est calme, gazouillant, peu sonore.

  • Le Geai des chênes (Garrulus glandarius) est un beau Corvidé forestier beige, blanc, noir et bleu, qui visite parfois les grands jardins et les parcs. Ses cris sont des  "kcheech" rauques, typiques, perçants (écoutez un enregistrement) qui servent de signaux d'alarme pour les autres animaux de la forêt.

  • La Corneille noire (Corvus corone) est un oiseau passionnant, parfois confondu avec le Corbeau freux (Corvus frugilegus), mais moins sociable, vivant le plus souvent en couple. Ses cris sont variés : croassements répétés "kraaa kraa kraa", gloussements, cliquetis, (écoutez un enregistrement). Lire notre article Distinguer la Corneille noire des autres Corvidés européens sombres.

Les cris stridents des perruches

Les Perruches à collier (Psittacula krameri) forment désormais des populations férales (= issues d'oiseaux en captivité) dans plusieurs endroits d'Europe, et l'on peut désormais les entendre quand elles poussent en vol leurs cris stridents caractéristiques (écoutez un enregistrement).

Les chouettes et les hiboux

Les rapaces nocturnes qui vivent dans les parcs et les villes sont difficiles à observer, mais on peut les identifier grâce à leurs chants et à leurs cris :

Chouette hulotte (Strix aluco)

Chouette hulotte (Strix aluco) : elle est noctune mais son chant et ses cris sont typiques des grands parcs et des bois. 
Photographie : Andreas Trepte / Wikimedia Commons
  • la Chouette hulotte (Strix aluco) est difficile à voir car elle est très nocturne et reste cachée dans les arbres durant la journée. Elle pousse des cris "ke-vit" aigus et répétés (écoutez un enregistrement). Son chant, qui résonne dès la fin de l'hiver (surtout en mars), est un hululement triste, comprenant une partie "grelottante" et s'achevant par une partie descendante "houooooooouh hou'hou'hou'hou houuuuuuuuuouh" (écoutez un enregistrement). La femelle lance des cris plaintifs et aigus (écoutez un enregistrement). Elle niche dans les cavités des arbres, y compris en pleine ville. 

  • L'Effraie des clochers (Tyto alba) est très pâle (on l'appelle parfois "Dame Blanche"). On la voit parfois la nuit dans les phares des voitures ou tournoyant autour des monuments. Elle niche dans les bâtiments mais chasse dans les espaces verts comme les parcs et les cimetières. Son cri d'alarme est rauque (écoutez un enregistrement). La femelle pousse un chuintement répété (écoutez un enregistrement)

  • Dans les parcs, les cimetières, les allées des vieux arbres et certains grands jardins du centre et du sud de la France, on peut entendre le soir, à partir du mois de mai, un étrange chant composé de "tiou !" brefs, répétés inlassablement toutes les deux à quatre secondes, parfois en duo (écoutez un enregistrement) : c'est celui du Petit-duc scops (Otus scops), un tout petit hibou discret, difficile à voir, gris à gris-roux, aux yeux jaunes, aux aigrettes érectiles dressées quand il est en alerte. Attention, le Crapaud alyte chante aussi un peu comme lui !
Effraie des clochers (Tyto alba)

Effraie des clochers (Tyto alba) : la teinte blanchâtre du ventre et de la face (mais aussi du dessous des ailes) est très typique et lui donne une allure  "spectrale".
Photographie : Christian from Hertford / Wikimedia Commons
Petit-duc scops (Otus scops)

Petit-duc scops (Otus scops). Les petites aigrettes (1) peuvent se relever en cas d'alerte. Notez les yeux jaune (sombres chez la Chouette hulotte et l'Effraie des clochers).
Photographie : Patko Erika / Wikimedia Commons

III - Les oiseaux qui nichent dans les bâtiments

Un chant grinçant sur les toits

Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros)

Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) mâle : notez la queue rousse.
Photographie : Ómar Runólfsson / Commons Wikimedia

Sur les toits, les antennes et les bâtiments, on peut parfois voir un petit oiseau qui se tient droit et qui agite nerveusement la queue de haut en bas : le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros). Le mâle est globalement noir, la femelle est marron sombre, mais tous deux ont la queue rousse.
Son chant est curieux, grinçant, un peu hésitant, fait penser au bruit que l'on ferait en écrasant du verre pilé, et est également composé de brefs sifflements (écoutez un enregistrement). Les cris ressemblent à des cliquetis et à des petits claquements (écoutez un enregistrement).

Un oiseau gris, noir et blanc à longue queue et les cris stridents des martinets

  • La Bergeronnette grise (Motacilla alba) est un oiseau élancé gris, blanc et noir avec une très longue queue, que l'on peut voir dans des endroits variés : parcs, aires de stationnement, terrains vagues, souvent pas très loin de l'eau. Elle peut nicher sur les toits, dans les cheminées, dans les murs .... Le mâle en plumage nuptial a un dessin noir et blanc net sur la tête et la poitrine. Il est plus diffus chez la femelle. Notons qu'en Grande-Bretagne niche la sous-espèce dite de Yarrell (Motacilla alba yarrelli) dont le mâle en plumage nuptial a le dos noir pur et non gris.
    Son cri de contact est facile à reconnaître, c'est un "tsli-vitt" uniforme et tremblotant (écoutez un enregistrement). Le chant est simple, disyllabique, proche des cris.

  • A partir du début du mois de mai, des oiseaux au vol rapide, aux ailes en forme de lames de faux, sont visibles au-dessus des villes et des villages : ce sont des Martinets noirs (Apus apus), que les débutants confondent souvent avec les hirondelles, mais qui ont un plumage entièrement noir et une courte queue fourchue. Leurs cris stridents et perçants sont caractéristiques, ce sont des "sriiiir" (écoutez un enregistrement), bien différents des sons émis par les hirondelles (écoutez un enregistrement).
Bergeronnette grise (Motacilla alba)

Bergeronnette grise (Motacilla alba) : notez la très longue queue.
Photographie : Artur Mikołajewski / Wikimedia Commons
Martinet noir (Apus apus)

Martinet noir (Apus apus) : notez la silhouete unique, avec des ailes en forme de lames de faux.
Photographie : François Lelièvre / Sa galerie sur Flickr

Les "bavardages" des hirondelles

  • L'Hirondelle rustique (Hirundo rustica), au plumage sombre dessus, blanc dessous, avec une face rouge, et une queue prolongée par deux filets, lance un chant sonore, long, gazouillant, interrompu par des trilles (écoutez un enregistrement). Elle pousse des "vitt" sonores et répétés (écoutez un enregistrement).

  • L'Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) lui ressemble superficiellement, mais sa queue est plus courte et elle possède une tache blanche bien visible sur le croupion. Son chant est un gazouillis peu structuré, avec des trilles (écoutez un enregistrement). Elle pousse des "priiit" incessants (écoutez un enregistrement).
Hirondelles rustiques (Hirundo rustica)

Hirondelles rustiques (Hirundo rustica). Notez (1) la face rouge et (1) la queue prolongée par de fins filets.
Photographie : François Lelièvre / Sa galerie sur Flickr
Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum)

Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum). Notez le plumage bicolore noir dessus et blanc dessous, (1) le croupion blanc et (2) la queue plus courte que celle de l'Hirondelle rustique.
Photographie : François Lelièvre / Sa galerie sur Flickr

Les pépiements des moineaux

Les Moineaux domestiques (Passer domesticus) pépient longuement, parfois en faisant des pauses (écoutez un enregistrement).

Deux faucons sur les bâtiments

  • Le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) est un rapace à la longue queue et aux ailes étroites. Le dessus des ailes est brun avec des extrémité plus sombres. Le mâle a la queue et la tête grises, la femelle a la tête brunâtre nettement striée de sombre. Les deux ont des moustaches sombres. Ce rapace niche régulièrement sur les bâtiments et les monuments (par exemple sur la cathédrale de Notre-Dame de Paris). Il peut chasser les rongeurs sur les pelouses des grands parcs et sur les bords des routes en faisant un vol stationnaire dit du "Saint-Esprit".

  • Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) est bien plus rare, plus gros, plus massif et plus puissant que le Faucon crécerelle. Il a aussi des ailes pointues. Il niche localement dans quelques villes de France, sur de grands bâtiments, mais il reste encore très rare en milieu urbain dans l'hexagone. L'adulte est gris sombre dessus, de larges moustaches noires et le dessous blanc barré de noir.

Note : cliquez sur chaque chapitre pour dérouler son contenu.

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