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Identifier les limicoles communs en Europe : seconde partie

Quelques repères pour identifier le Combattant varié, les phalaropes, les bécasseaux et les chevaliers communs visibles en Europe de l'Ouest.

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Identifier les limicoles communs en Europe : seconde partie

Bécasseaux cocorlis (Calidris ferruginea) juvéniles, Zélande (Pays-Bas), septembre 2016.
Photographie : Marc Fasol

L'identification des limicoles (gravelots, barges, courlis, bécasseaux...) n'est pas toujours facile car leurs plumages changent en fonction de l'âge et de la saison (mues). En outre, plusieurs espèces se ressemblent étroitement, et certaines venues occasionnellement d'Amérique ou Nord ou d'Asie peuvent encore compliquer les choses. Leur bec peut être long ou court, droit ou arqué, voire retroussé.
La majorité des limicoles appartiennent à deux familles, les Charadriidés (pluviers, vanneaux, gravelots...) et les Scolopacidés (bécassines, bécasseaux, barges, chevaliers, phalaropes, courlis...). Beaucoup d'espèces nichent dans la taïga ou la toundra dans le nord de l'Europe et en Sibérie, et on les observe essentiellement en Europe de l'Ouest lors des migrations prénuptiale (quand ils remontent vers leurs sites de nidification) et postnuptiale (quand ils partent vers leurs sites d'hivernage) ou en hiver, lorsqu'ils s'alimentent ou se reposent dans les zones humides le long des côtes ou à l'intérieur des terres.
Après une premier article consacré à l'identification des espèces difficiles à confondre (Huîtrier pie, Avocette élégante, Échasse blanche, Oedicnème criard, Glaréole à collier, Tournepierre à collier et Vanneau huppé), des gravelots, des pluviers, des barges, des courlis, des bécassines et de la Bécasse des bois, nous vous proposons une seconde partie dédiée au Combattant varié et aux bécasseaux et chevaliers communs en Europe de l'Ouest. Nous évoquons aussi brièvement l'identification des Phalaropes à bec étroit et large, un sujet déjà traité dans un article spécifique.
Nous remercions les photographes qui nous ont aidés à illustrer cet article et dont les noms figurent sous leurs clichés.

Abstract

The identification of waders is not always easy because their plumage changes according to the age and the season, and even when they moult. In addition, several species closely resemble each other, and sometimes, vagrants from North America or Asia may complicate matters. Their bill can be long or short, straight or arched, or even rolled up. The majority of the species belong to two families, the Charadriidae (plovers, lapwings ...) and Scolopacidae (snipes, sandpipers, godwits, Tringa species, phalaropes, curlews ...). In Western Palearctic, many species breed in the taiga or in the tundra in northern Europe and Siberia, and can be watched in Western Europe during their prebreeding and postbreeding migrations or in winter, when they feed or rest in wetlands along coasts or inland.  
After the first article we had published about  to the very recognizable species (Oystercatcher, Pied Avocet, Black-winged Stilt, Eurasian Stone Curlew, Collared Pratincole, Ruddy Turnstone and Northern Lapwing), plovers, godwits, curlews, snipes and Eurasian Woodcock, we propose you a second part dedicated to the identification of the Ruff and the common and regular Calidris and Tringa species that can be watched in Western Europe.
After a few general tips, we give you five useful questions to ask yourself when you watch a wader, a simple description of each species, focusing on the most useful identification field criteria. We thank the photographers who helped us to illustrate this article and whose names appear under their stereotypes.

Lire la première partie de notre article sur les limicoles communs en Europe

Vous pouvez lire la première partie de notre guide sur les échassiers intitulée "Identifier les limicoles communs en Europe : première partie" et consacrée à l'identification de l'Avocette élégante (Recurvoristra avosetta), de l'Échasse blanche (Himantopus himantopus), de l'Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus), de la Glaréole à collier (Glareola pratincola), du Vanneau huppé (Vanellus vanellus), du Tournepierre à collier (Arenaria interpres), des gravelots (genre Charadrius), des pluviers (genre Pluvialis), des barges (genre Limosa), des courlis (genre Numenius), de la Bécasse des bois (Scolopax rusticola) et des bécassines (genre Gallinago).

Informations générales sur les limicoles

Topographie du plumage d'un limicole

Topographie du plumage d'un limicole.
Schéma : Ornithomedia.com

Le bec d'un limicole peut être court et épais, comme celui des gravelots, des pluviers ou des vanneaux, bien adapté à la capture des proies en surface, ou bien long, comme celui des bécasses, des bécassines, bécasseaux, des chevaliers, des courlis et des barges, utile pour fouiller la vase, l'humus ou le sable. Certaines espèces visibles en Europe ont un plumage et/ou une silhouette très typiques et sont donc faciles à identifier toute l'année : c'est le cas de l'Huîtrier pie (Haemantopus ostralegus), de l'Avocette élégante (Recurvoristra avosetta), de l'Échasse blanche (Himantopus himantopus), de l'Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus), de la Glaréole à collier (Glareola pratincola), du Vanneau huppé (Vanellus vanellus) et du Tournepierre à collier (Arenaria interpres). 
D'autres ont un plumage très coloré durant la période nuptiale : c'est le cas par exemple du mâle du Combattant varié (Philomachus/Calidris pugnax) et des adultes des Phalaropes à bec large (Phalaropus fulicarius) et à bec étroit (P. lobatus) (lire Différencier les Phalaropes à bec large et à bec étroit en automne et en hiver).
Les autres espèces sont un peu moins distinctes et doivent donc être observées avec plus d'attention : c'est le cas des gravelots (genre Charadrius), des pluviers (genre Pluvialis), des bécasseaux (genre Calidris), des chevaliers (genre Tringa), des barges (genre Limosa), des courlis (genre Numenius), de la Bécasse des bois (Scolopax rusticola), des bécassines (genre Gallinago), du Combattant varié (hors plumage nuptial pour le mâle) et des phalaropes (genre Phalaropus) (hors plumage nuptial pour les deux sexes).
Lorsque l'on essaie d'identifier un limicole, il faut noter sa silhouette, sa taille (parfois difficile à évaluer), la forme de son bec et sa longueur, la longueur de ses pattes, les motifs et les couleurs de son plumage, sa voix (ses cris surtout) et son habitat (certaines espèces préfèrent les rivages marins, d'autres les marais d'eau douce).
Une longue-vue est souvent très utile pour observer les limicoles et détailler tranquillement leur plumage.

Les mues et les plumages

Bécasseaux minutes (Calidris minuta) adultes en plumages nuptial et de transition

Bécasseaux minutes (Calidris minuta) adultes en plumages nuptial et de transition, Camargue (Bouches-du-Rhône) le 03/05/2016. Notez (1) le bec court, droit et noir, (2) la teinte rousse sur la tête et (3) et (4) le dessus brun, gris, roux et noir,. En (5), oiseau n'ayant pas encore revêtu le plumage nuptial.
Photographie : Samuel Desbrosses

L'un des facteurs compliquant l'identification de nombreux limicoles (gravelots, pluviers, bécasseaux, chevaliers et barges) est que leur plumage change au cours de l'année, après les mues (lire La mue chez les oiseaux) :

  • le juvénile a un plumage frais, avec des couleurs et des motifs bien visibles. Il mue partiellement en automne (entre septembre et novembre) pour acquérir son plumage de premier hiver.
  • L'oiseau de premier hiver (entre octobre et mars) a un plumage plus uniforme, moins coloré, mais il lui reste encore des plumes juvéniles sur les ailes (rémiges tertiaires et couvertures).
  • Dès la fin de l'hiver, l'oiseau de premier hiver mue partiellement et acquiert un plumage dit de premier été (mai-juillet), qui ressemble au plumage nuptial incomplet.
  • En été (dès juillet), l'oiseau de premier été mue totalement et acquiert le plumage adulte internuptial qui est assez uniforme et peu coloré.
  • Au printemps suivant, l'adulte internuptial acquiert son plumage nuptial (avril-septembre) qui est frais et coloré. Il est usé à la fin de l'été. En automne, il manque généralement des rémiges aux adultes.
  • En automne (entre août et novembre), l'adulte mue totalement et acquiert son plumage internuptial.

NB : dans cet article, nous ne décrirons pas tous les plumages de chaque espèce.

Six questions utiles à se poser quand on observe un limicole

Comme nous l'avons vu précédemment, pour essayer d'identifier un limicole, il faut regarder en particulier certains points : son bec (longueur et forme), ses pattes (longueur et couleur) et son plumage (motifs particuliers, parties supérieures, y compris le croupion). Afin de faire un premier "tri" entre les espèces, voici six questions successives utiles à se poser :

L'oiseau a-t-il un bec court et des pattes assez courtes ? L'oiseau a-t-il un dos uni (= sans motifs sombres) ? L'oiseau possède-t-il un collier sombre complet ou partiel ? L'oiseau a-t-il des pattes claires (verdâtres, jaunâtres, gris clair, orange) ? L'oiseau a-t-il un bec droit ? L'oiseau a-t-il un croupion sombre ou tacheté ou barré ? Espèces possibles
Oui Oui Oui Oui Oui Oui Petit Gravelot, Grand Gravelot, Gravelot à collier interrompu
Oui Oui Non Oui Oui Oui Chevalier guignette + Phalaropes à bec étroit et à bec large (en plumage internuptial)
Oui Non : dos tacheté de sombre Non Oui Oui Non : croupion blanc Pluvier argenté
Oui Non : dos tacheté ou strié de sombre Non Non : noires Oui Oui Pluvier doré
Oui Non : dos tacheté de sombre (sauf adultes en plumage internuptial : gris) Non Non : pattes gris sombre ou noires Non : bec un peu recourbé vers le bas Oui Bécasseaux sanderling, variable et minute
Oui Non : dos tacheté de sombre (sauf adulte en plumage internuptial : gris) Non Non : pattes gris sombre Non : bec recourbé vers le vas Non : croupion blanc Bécasseau cocorli
Oui Non: dos tacheté de sombre (sauf Bécasseau maubèche adulte en plumage internuptial : gris) Non Oui Oui Oui Combattant varié, Bécasseau maubèche
Non : bec long et pattes assez longues Non : dos tacheté de sombre (sauf Barge à queue noire adulte en plumage internuptial : gris) Non Non : pattes gris sombre Oui mais légèrement retroussé vers le haut Non : croupion blanc Barges à queue noire et rousse
Non : bec long et pattes assez longues Non : dos strié de sombre Non Non : pattes gris assez sombre Non : bec   nettement recourbé vers le bas Non : croupion blanc Courlis cendré et corlieu
Non : bec long et pattes assez longues Non : dos tacheté de sombre (sauf Chevaliers gambette et  arlequin en plumage internuptial : uni) Non Oui : verdâtres, jaunâtres ou orange Oui Oui Chevaliers sylvain, culblanc, aboyeur, gambette, arlequin, stagnatile
Non : bec long et pattes assez longues Non : dos tacheté et strié de  sombre Non Oui Oui Oui Bécassines des marais et sourde


Des bécasseaux qui se nourrissent sur les plages et les vasières

Bécasseau sanderling (Calidris alba)

  • Longueur : 18 - 21 cm.
  • Description : limicole trapu et actif au bec noir court, assez gros et droit. Pattes noires, sans orteil postérieur. En vol, large bande alaire blanche bordée de noir. En plumage nuptial, l'adulte a la tête et la poitrine brun-roux tachetées de noir, le ventre blanc et le dos écailleux brun, gris, noir et blanc. Le juvénile a un plumage blanc tacheté de noir dessus, la calotte sombre et le poignet noir (parfois caché). En plumage internuptial, l'adulte a le dessus gris très clair et le poignet noir (parfois caché).
  • Habitats : niche sur les côtes arctiques et migre et hiverne sur les côtes basses (vasières plages). Court rapidement.
  • Voix : "plit" insistant.
  • Écoutez ci-dessous un enregistrement de cris de Bécasseaux sanderlings réalisé en Italie par Marco Dragonetti le 05/05/2011 (source : Xeno-Canto) :

Bécasseau sanderling (Calidris alba) adulte en plumage nuptial

Bécasseau sanderling (Calidris alba) adulte en plumage nuptial, Plomeur (Finistère), le 10/07/2013. Notez (1) le bec noir, (2) la tête et la poitrine brun-roux (bien délimitée) et tachetées de noir et (3) les pattes noires sans pouce.
Photographie : François Lelièvre / Sa galerie Flickr
Bécasseaux sanderlings (Calidris alba) adultes en plumage internuptial

Bécasseaux sanderlings (Calidris alba) adultes en plumage internuptial, digue de Port-Zélande, Zélande (Pays-Bas), le 11/12/2014. Notez (1) le bec court, droit, assez gros et noir, (2) le poignet sombre, (3) le dessus gris clair uni et (4) les pattes noires.
Photographie : Samuel Desbrosses
Bécasseau sanderling (Calidris alba) adulte en plumage internuptial

Bécasseau sanderling (Calidris alba) adulte en plumage internuptial, Wissant (Pas-de-Calais), le 04/04/2013. Notez (1) le bec court, droit, assez gros et noir, (2) la tache grise sur le côté du cou (aussi visible chez le juvénile), (3) la barre alaire blanche bien visible et bordée de noir, (4) le croupion sombre et (5) les pattes noires.
Photographie : Serge Dubrus
Bécasseaux sanderlings (Calidris alba) juvéniles

Bécasseaux sanderlings (Calidris alba) juvéniles, île d'Oléron (Charente-Maritime), le 16/09/2012. Notez (1) le bec court, droit, assez gros et noir, (2) la calotte sombre, (3) le poignet noir, (4) le dessus fortement tacheté de noir et (5) les pattes noires.
Photographie : Dominique Dejean Bouyer


Bécasseau maubèche (Calidris canutus)

  • Longueur :  23 - 26 cm.
  • Description : bécasseau assez gros et trapu avec un bec sombre, court et droit. En vol, barre alaire blanche étroite et croupion finement barré de gris. L'adulte en plumage nuptial est brun-roux sur la tête et le dessous, comme le Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea), et ses pattes sont sombres. L'adulte en plumage internuptial a les sourcils pâles, le dessus gris uniforme, le dessous blanchâtre avec la poitrine tachetée de gris et les flancs finement striés de sombre, et les pattes gris-verdâtre. Le juvénile ressemble à l'adulte en plumage internuptial, mais le dessous est chamois-jaune et les plumes du dessus sont finalement bordées de pâle et de noir, créant un effet écailleux.
  • Habitats : niche le long des côtes arctiques et migre et hiverne le long des côtes (vasières, plages).
  • Voix : cri "uett-uett" bref, doux et nasillard.
  • Écoutez ci-dessous un enregistrement de cris de Bécasseaux maubèches réalisé aux États-Unis par Andrew Spencer le 22/06/2014 (source : Xeno-Canto) :

Bécasseau maubèche (Calidris canutus) adulte en plumagenuptial

Bécasseau maubèche (Calidris canutus) adulte en plumage nuptial, mer des Wadden (Pays-Bas) au printemps. Notez (1) le bec droit et court, (2) la teinte rouge brique et (3) les pattes sombres.
Photographie : Jan van de Kam / Wikimedia Commons
Bécasseau maubèche (Calidris canutus) adulte en plumage internuptial

Bécasseau maubèche (Calidris canutus) adulte en plumage internuptial, Zélande (Pays-Bas), septembre 2016. Notez (1) le bec droit et court, (2) le dessus gris uni et (3) les pattes gris-verdâtre.
Photographie : Marc Fasol


Bécasseau variable (Calidris alpina)

  • Longueur : 17 - 21 cm.
  • Description : petit bécasseau à bec sombre légèrement arqué et à pattes sombres. En vol, fine barre alaire blanche et croupion et centre de la queue sombres.. L'adulte en plumage nuptial a une tache noire ventrale typique, une calotte rousse, un manteau et des scapulaires brun-roux et des couvertures et des rémiges grises. L'adulte en plumage internuptial a le dessus grisâtre, la poitrine grise et le ventre blanc. Le juvénile a un dessus écailleux brun, noir et blanc, des lignes blanches formant des chevrons, des taches noires sur la poitrine et le ventre, les flancs blancs et la tête et le haut de la poitrine chamois.
  • Habitats : niche dans les prairies humides et la toundra et hiverne et migre dans des zones humides variées.
  • Voix : les cris les plus courants sont un "krruu" roulé et un "pliipp-ipp-ipp" sonore et perçant.
  • Écoutez ci-dessous un enregistrement de cris de Bécasseaux variables réalisé en Norvège par Stein Nilsen le 17/05/2017 (source : Xeno-Canto) :

Bécasseau variable (Calidris alpina) adulte en plumage nuptial

Bécasseau variable (Calidris alpina) adulte en plumage nuptial, île de Ré (Charente-Maritime), le 04/05/2016. Notez (1) le bec noir légèrement arqué, (2) la calotte rousse, (3) le dessus roux et (4) le ventre noir.
Photographie : Jean Morillon
Bécasseaux variables (Calidris alpina) adultes en plumage internuptial

Bécasseaux variables (Calidris alpina) adultes en plumage internuptial, Mesquer (Morbihan), le 29/12/2016. Notez (1) le bec sombre légèrement arqué, (2) le dessus gris uni et (3) les pattes sombres.
Photographie : Marc Le Moal
Bécasseau variable (Calidris alpina) juvénile

Bécasseau variable (Calidris alpina) juvénile, Vaux-sur-Seine (Yvelines), le 19/09/2014. Notez (1) le bec noir légèrement arqué, (2) le haut de la poitrine chamois, (3) les lignes blanches sur le dessus, (4) le ventre tacheté de noir et (5) les pattes noires.
Photographie : François Lelièvre
Bécasseaux variables (Calidris alpina)

Bécasseaux variables (Calidris alpina), pointe du Duer (Morbihan), le 22/12/2016. Notez (1) le bec sombre légèrement arqué, (2) la fine barre alaire blanche et (3) croupion et centre de la queue noirs.
Photographie : Marc Le Moal

Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea)

      • Longueur : 19 - 21,5 cm.
      • Description : un peu plus grand que le Bécasseau variable, bec assez long, noir et arqué et pattes noires assez longues. Croupion blanc et barre alaire blanche. L'adulte en plumage nuptial a la tête et le dessous rouge brique et le dessus des ailes avec un motif écailleux blanc, noir et roux. L'adulte en plumage internuptial a le dessus gris clair et des sourcils blancs. Le juvénile a la tête et la poitrine chamois, de fines stries sur les côtés de la poitrine, des sourcils blancs et un dessus des ailes écailleux.
      • Habitats : niche dans la toundra et migre et hiverne dans des zones humides variées du littoral et de l'intérieur des terres.
      • Voix : cri bref et perçant "tirrrip" ou "kurrip".
    Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea) adulte en plumage nuptial

    Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea) adulte en plumage nuptial, Camargue (Bouches-du-Rhône), le 30/04/2016. Notez (1) le bec noir arqué, (2) la tête et le dessous rouge brique et (3) les pattes noires assez longues.
    Photographie : Samuel Desbrosses
    Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea) juvénile

    Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea) juvénile, île de Sein (Finistère) le 22/10/2015. Notez (1) le net sourcil blanc, (2) le bec arqué noir et (3) les pattes noires assez longues. On note aussi chez cet individu une légère teinte chamois sur la poitrine.
    Photographie : Marc Fasol


    Bécasseau minute (Calidris minuta)

    • Longueur : 14 - 15,5 cm.
      Description : petit bécasseau au bec noir court et droit et aux pattes noires. En vol, on note une fine barre alaire blanche et une bande verticale noire sur le croupion et la queue. L'adulte en plumage nuptial a une teinte brun rouille sur la tête, la poitrine et le dessus, et un chevron blanchâtre est visible sur le dos. L'adulte en plumage internuptial a le dessus gris finement tacheté de sombre (plumes grises avec un centre sombre) et les côtés de la poitrine gris. Le juvénile a les sourcils clairs, un front blanc, une calotte sombre, un dessin écailleux brun, noir et blanc sur le dessus et des lignes blanches en forme de chevrons sur le manteau et les épaules. Le Bécasseau minute ressemble étroitement au Bécasseau de Temminck (Calidris temminckii), auquel nous avons consacré un article spécifique : Identifier le Bécasseau de Temminck.
    • Habitats : il niche dans la toundra et migre ou hiverne principalement le long des côtes basses (sablonneuses et vaseuses).
    • Voix : le cri de contact est un "tit" sonore et unique ou répété.
    • Écoutez ci-dessous un enregistrement de cris de Bécasseaux minutes réalisé en Norvège par Terje Kolaas le 23/06/2017 (source : Xeno-Canto) :

    Bécasseau minute (Calidris minuta) adulte en plumage nuptial

    Bécasseau minute (Calidris minuta) adulte au printemps, réserve ornithologique du Teich (Gironde), le 03/05/2014. Notez (1) le bec court, noir et droit, (2) la présence de roux sur la tête (parfois plus marqué) et (3) le dessin écailleux roux, gris et noir.
    Photographie : Jean Morillon
    Bécasseau minute (Calidris minuta) adulte en plumage internuptial

    Bécasseau minute (Calidris minuta) adulte en plumage internuptial, Marievale Nature Reserve, Afrique du Sud, le 16/10/2016. Notez (1) le bec court, noir et droit, (2) le dessus gris tacheté de sombre, (3) le dessous blanc avec les côtés gris de la poitrine et (4) les pattes noires.
    Photographie : Derek Keats / Wikimedia Commons
    Bécasseau minute (Calidris minuta) juvénile

    Bécasseau minute (Calidris minuta) juvénile, Cruviers-Lascours (Gard), septembre 2016. Notez (1) le bec court, noir et droit, (2) le front blanc, (3) les nettes lignes blanches sur le dos, (4) le dessin écailleux brun, gris, roux et blanc et (5) les pattes noires.
    Photographie : David Roux
    Bécasseaux minute (Calidris minuta) et variable (C. alpina) juvéniles

    Bécasseaux minute (Calidris minuta) (gauche) et variable (C. alpina) juvéniles, baie de Puck (Pologne), le 7/09/2017. Notez, outre la différence de taille, (1) le bec court, noir et droit, (2) le dessin écailleux brun, gris, roux et blanc sur le dessus et (3) les pattes noires.
    Photographie : Dariusz Kowalczyk / Wikimedia Commons


    Un bécasseau sombre visible le long des côtes rocheuses en hiver

    Bécasseau violet (Calidris maritima) en plumage internuptial

    Bécasseau violet (Calidris maritima) adulte en plumage internuptial, Dunkerque (Nord), le 02/12/2014. Notez (1) le bec noir à base jaune, (2) le dessus gris-violet, (3) la queue dépassant des ailes fermées et (4) les pattes jaunes.
    Photographie : François Lelièvre

    Bécasseau violet (Calidris maritima)

    • Longueur : 19 - 22 cm.
    • Description : bécasseau trapu au bec légèrement arqué à base jaune, aux pattes jaunâtres et à la queue assez longue (dépassant des ailes fermées). En vol, barre alaire blanche étroite et croupion sombre. L'adulte en plumage nuptial (rarement vu en dehors de la zone de nidification) a le dessus écailleux noir et roux avec des liserés blancs et la tête et la poitrine tachetées de brun. L'adulte en plumage internuptial est gris-violet dessus.
      Le juvénile a un dessus plus nettement écailleux, avec les scapulaires et les couvertures alaires largement bordées de blanc.
    • Habitats : niche dans la toundra côtière et d'altitude et hiverne le long des côtes rocheuses.
    • Voix : cris "kvii-itt" et "pihiii".

    Deux chevaliers au dessus brunâtre

    Chevalier sylvain (Tringa glareola)

    • Longueur : 18,5 - 21 cm.
    • Description : limicole au bec pointu sombre et aux longues pattes jaunâtres. Le dessus est brun tacheté de clair, le croupion est blanc, la queue est barrée de noir, le dessous de l'aile est gris pâle et les sourcils sont blanchâtres. En plumage nuptial, le dessus brun est finement tacheté de clair. En plumage internuptial, les taches claires sont davantage visibles et le dessus est grisâtre. Le juvénile est distinctement tacheté de beige clair dessus. Le Chevalier sylvain agite souvent l'arrière du corps quand il est inquiet.
    • Habitats : niche dans les tourbières et les marais de la taïga et s'arrête en migration dans des zones humides variées le long des côtes et à l'intérieur des terres.
    • Voix : le cri en vol est un sifflement rapide "yif-iff-iff" et le cri d'alarme est un "ghippghippghipp".
    • Écoutez ci-dessous un enregistrement des cris du Chevalier sylvain réalisé en Italie par Maudoc le 25/04/2017 (source : Xeno-Canto) :

    Chevalier sylvain (Tringa glareola) adulte

    Chevalier sylvain (Tringa glareola), Polikhnitos (Grèce) le 18/04/2014. Notez (1) le sourcil clair net, (3) le dessus brun fortement tacheté de clair, (3) les stries brunes floues sur la poitrine et (4) les longues pattes jaunes.
    Photographie : François Lelièvre / Galerie Flickr
    Chevalier sylvain (Tringa glareola) juvénile

    Chevalier sylvain (Tringa glareola) juvénile, Camargue (Bouches-du-Rhône) le 12/09/2014. Notez (1) le bec pointu, (2) le sourcil clair net s'étendant à l'arrière de l'oeil, (3) le dessus brun tacheté de clair, (4) les stries brunes floues sur la poitrine et (5) les longues pattes jaunes.
    Photographie : Serge Goudeseune


    Chevalier culblanc (Tringa ochropus)

    • Longueur : 20 - 24 cm.
    • Description : le Chevalier culblanc ressemble au Chevalier sylvain mais il est plus sombre dessus, la limite de la poitrine sombre est plus nette, ses sourcils blancs sont plus courts, le dessous des ailes est noirâtre et non pas grisâtre et les barres noires de sa queue sont plus larges. Ses pattes sont verdâtres (et non jaunâtres) et sont plus courtes (elles dépassent à peine de la queue en vol). L'adulte en plumage nuptial est brun sombre dessus très finement ponctué de pâle. L'adulte en plumage internuptial est plus uniformément sombre. Le juvénile est plus brun dessus et plus nettement tacheté de pâle, et il ressemble alors donc davantage au Chevalier sylvain.
    • Habitats : niche dans les marais et tourbières de la taïga et fait une halte et hiverne dans les zones humides de l'intérieur des terres (marais, cours d'eau, étangs, fossés..).
    • Voix : le cri de contact est un sifflement clair "pluu-vitt-vitt" et le cri d'inquiétude est un "tlip-tliptlip".
    • Écoutez ci-dessous un enregistrement des cris du Chevalier culblanc réalisé en Suisse par Jerome Fischer le 31/07/2017 (source : Xeno-Canto) :

    Chevalier culblanc (Tringa ochropus)

    Chevalier culblanc (Tringa ochropus) adulte en plumage nuptial, Zélande (Pays-Bas), avril 2017. Notez (1) le bec pointu et noir, (2) le sourcil blanc limité à l'avant de l'oeil, (3) le dessus brun sombre finement tacheté de pâle, (4) la limite nette de la poitrine sombre et du ventre noir et (5) les pattes verdâtres.
    Photographie : Marc Fasol
    Chevalier culblanc (Tringa ochropus) adulte

    Chevalier culblanc (Tringa ochropus) adulte, à proximité de Fontainebleau (Seine-et-Marne), le 15/03/2013. Notez (1) le dessus sombre des ailes, sans barre alaire blanche, (2) le dessous sombre de l'aile, (3) le croupion blanc et (5) les larges barres noires sur la queue.
    Photographie : Philippe Girault


    Un chevalier commun le long des cours d'eau

    Chevalier guignette (Actitis hypoleucos)

    • Longueur : 18 - 20 cm.
    • Description : chevalier avec un cou court, une longue queue, un bec court et droit, et des pattes assez courtes et verdâtres. Le dessus est brun clair et la limite entre la poitrine brune et le ventre blanc est nette. En vol, nette barre alaire blanche, croupion sombre et côtés de la queue blancs. Il hoche fréquemment la queue et vole souvent au ras de l'eau en battant rapidement des ailes. L'adulte est brun uniforme dessus, tandis que le juvénile a les couvertures alaires et les tertiaires bordées de chamois clair. Le Chevalier guignette ressemble étroitement à une espèce nord-américaine accidentelle en Europe, le Chevalier grivelé (Actitis macularia) (lire Identifier les Chevaliers grivelés juvénile et adulte en plumage internuptial).
    • Habitats : niche sur les rives des lacs et des cours d'eau et migre et hiverne dans des zones humides variées à l'intérieur des terres.
    • Voix : le cri de contact est composé de sifflements rapides descendants "jii-dii-dii-dii" et le cri d'alarme est un "hiip" grinçant.
    • Écoutez ci-dessous un enregistrement des cris du Chevalier guignette réalisé en Israël par Thomas Lüthi le 16/04/2016 (source : Xeno-Canto) :

    Chevalier guignette (Actitis hypoleucos)

    Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) adulte, Pirou (Manche), le 05/05/2017. Notez (1) le bec court et droit, (2) le sourcil clair très réduit, (3) le cercle oculaire blanc, (4) le dessus brun clair, (5) les pattes courtes verdâtres et (6) la queue assez longue dépassant des ailes fermées.
    Photographie : Charles Potier
    Chevalier guignette (Actitis hypoleucos)

    Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), marais de Quimiac, Loire-Atlantique, le 17/07/2017. Notez (1) le dessus brun uni, (2) la large barre alaire blanche et (3) la queue brune aux côtés blancs.
    Photographie : Marc Le Moal


    Deux chevaliers aux pattes rouge-orange

    Chevalier gambette (Tringa totanus)

    • Longueur : 24 - 27 cm.
    • Description : limicole au dessus brunâtre, à la poitrine striée de sombre, au bec pointu de longueur moyenne, au sourcil blanc limité à l'avant de l'oeil et aux pattes et à la base du bec rouge orangé (adulte) ou jaune orangé (juvénile). En vol, large zone blanche à l'arrière de l'aile et croupion blanc remontant en pointe sur le dos. L'adulte en plumage nuptial a le dessus brun tacheté de sombre et le dessous blanc strié de brun. En plumage internuptial, l'adulte a le dessus et la poitrine gris-brun uniforme et le dessous blanc est faiblement tacheté de sombre sur les flancs. Le juvénile a le dessus brun tacheté de chamois et le dessous blanc nettement rayé de brun. Les pattes jaunâtres du Chevalier gambette peuvent entraîner une confusion avec deux espèces nord-américaines occasionnelles en Europe, les Chevaliers à pattes jeunes (Tringa favipes) et criard (Tringa melanoleuca).
    • Habitats : niche dans les prairies humides et les marais côtiers et migre et hiverne le long des côtes basses.
    • Voix : le cri de contact est un "chutt" simple ou un "tchou-hu" double. Le cri d'inquiétude est un "yipp-yipp-yipp". Le chant est un "tull-tyll-tuull-telia-telia" sonore et plaintif.
    • Écoutez ci-dessous un enregistrement des cris du Chevalier gambette réalisé en Pologne par Piotr Sczypinski le 10/06/2017 (source : Xeno-Canto) :

    Chevalier gambette (Tringa totanus) adulte

    Chevalier gambette (Tringa totanus), Zwin (Belgique), avril 2017. Notez (1) le bec noir à base rouge orangé, (2) le dessus brun tacheté de sombre, (3) les pattes orange et (5) la queue blanche finement barrée de noir.
    Photographie : Marc Fasol
    Chevalier gambette (Tringa totanus) adulte

    Chevalier gambette (Tringa totanus) adulte, réserve Naturelle des Marais de Séné (Morbihan), le 04/05/2017. Notez (1) le bec noir à bas rouge orangée, (2) le bord postérieur blanc des ailes, (3) le croupion blanc remontant en pointe sur le dos, (4) la queue blanche finement barrée de noir et (5) les pattes rouges.
    Photographie : Marc Le Moal

    Chevalier arlequin (Tringa erythropus)

    • Longueur : 29 - 33 cm.
    • Description : limicole avec de longues pattes et un long et fin bec pointu sombre à base rouge. En vol, ailes sombres sans barre alaire blanche, queue finement barrée de sombre et tache pointue et blanche sur le dos. Le mâle adulte en plumage nuptial est noir avec seulement de petites taches blanches sur les ailes et les pattes noires. La femelle adulte au printemps est plus fortement tachetée de blanc sur le ventre et les flancs. L'adulte en plumage internuptial est gris clair dessus uniforme, ses sourcils blancs sont bien visibles, son dessous est blanc pur et ses pattes sont rouges. Le juvénile a le dessus brun finement tacheté de blanc, le dessous finalement barré de brun et les pattes orange.
    • Habitats : niche dans la taïga et la toundra et migre et hiverne dans les marais et sur les rives des plans d'eau.
    • Voix : le cri de contact est un "tchu-ut" sifflé et dissyllabique et perçant. Le chant nuptial est mélancolique.
    • Écoutez ci-dessous un enregistrement des cris du Chevalier arlequin réalisé en Russie par Tom Wulf le 22/05/2016 (source : Xeno-Canto) :

    Chevalier arlequin (Tringa erythropus) adulte en plumage nuptial

    Chevalier arlequin (Tringa erythropus) adulte en plumage nuptial, île de Ré (Charente-Maritime), le 04/05/2016. Notez (1) le fin bec noir à base rouge, (2) le plumage noir tacheté de blanc sur le dos et les ailes, et (3) les pattes noires.
    Photographie : Jean Morillon
    Chevalier arlequin (Tringa erythropus) adulte en plumage internuptial

    Chevalier arlequin (Tringa erythropus) adulte en plumage internuptial, espace naturel De Blikken, Flandre zélandaise (Pays-Bas), le 9/08/2016. Notez (1) le fin bec noir à base rouge, (2) le sourcil banc, (3) le dessus grisâtre, (4) le dessous blanchâtre et (5) les pattes rouges.
    Photographie : Marc Fasol
    Chevalier arlequin (Tringa erythropus) adulte en plumage internuptial

    Chevalier arlequin (Tringa erythropus) adulte en plumage internuptial ayant pêché un poisson, espace naturel De Blikken, Flandre zélandaise (Pays-Bas), le 03/09/2016. Notez (1) le fin bec noir à base rouge, (2) le dessus gris (parfois teinté de brun) et (3) la queue nettement barrée de noir.
    Photographie : Marc Fasol
    Chevalier arlequin (Tringa erythropus) juvénile

    Chevalier arlequin (Tringa erythropus) juvénile, Allemagne, septembre 2008. Notez (1) le sourcil blanc et court, (2) le fin bec noir à base rouge, (3) le dessus brun tacheté de clair, (4) le dessous finement barré et (5) les pattes orangées.
    Photographie : Kaeptn Chemnitz / Wikimedia


    Un chevalier au bec légèrement retroussé

    Chevalier aboyeur (Tringa nebularia)

    • Longueur : 30 - 34 cm.
    • Description : limicole globalement gris dessus et blanc dessous avec un gros bec retroussé à base verdâtre et des pattes verdâtres. En vol, le dessus des ailes est sombre sans barre alaire blanche, le croupion blanc remonte en pointe sur le dos, et la queue est claire, à peine barrée de sombre. L'adulte en plumage nuptial est irrégulièrement tacheté de noir dessus. L'adulte en plumage internuptial est gris clair dessus avec un fin dessin écailleux noir et blanc. Le juvénile a le dessus gris brun fortement tacheté de sombre et la poitrine striée de sombre.
    • Habitats : niche dans la taïga et migre et hiverne le long des plans d'eau et des côtes.
    • Voix : le cri de contact est un "tch-tchu-tchu" puissant. Le cri d'alarme est un "kchu" dur.
    • Écoutez ci-dessous un enregistrement des cris du Chevalier aboyeur réalisé en Italie par Marco Dragonetti le 17/01/2013 (source : Xeno-Canto) :

    Chevalier aboyeur (Tringa nebularia) adulte

    Chevalier aboyeur (Tringa nebularia) adulte, Cruviers-Lascours (Gard), le 23/04/2017. Notez (1) le bec assez gros, à base verdâtre et légèrement retroussé, (2) le dessus brun tacheté de noir et (3) la poitrine tachetée de sombre.
    Photographie : David Roux
    Chevalier aboyeur (Tringa nebularia) juvénile

    Chevalier aboyeur (Tringa nebularia) juvénile, Japon, le 2/09/2012. Notez (1) le bec assez gros et légèrement retroussé, (2) les ailes gris-brun sans barre alaire claire, (3) le croupion remontant en pointe sur le dos et (4) la queue blanchâtre.
    Photographie : Alpsdake / Wikimedia Commons


    Un limicole particulier, le Combattant varié

    Combattant varié (Calidris/Philomachus pugnax)

    • Longueur : 29 - 32 cm (mâle), et 22 - 26 cm (femelle).
    • Description : limicole avec une tête proportionnellement petite, un bec de longueur moyenne légèrement arqué et un assez long cou. En vol, fine barre alaire blanche, dessous des ailes blanchâtre, croupion sombre et grandes taches blanches de chaque côté de la queue. En plumage nuptial, le mâle (plus grand que la femelle) est facile à reconnaître avec sa collerette érectile de couleur variable (blanche, noire, rousse, blanche..), son dessus brun à motif écailleux sombre, son bec à base orange et ses pattes orange. En mai-juin, les mâles se rassemblent pour s'affronter et parader devant les femelles (lire L'impressionnante diversité des ornements des mâles de Combattants variés). La femelle adulte au printemps a un dessin écailleux gris et noir dessus et un dessous blanchâtre plus ou moins tacheté de noir. Des mâles ont parfois des plumes de femelles, même au printemps. En plumage internuptial, le mâle et la femelle sont gris-brun dessus avec un dessin écailleux, leur bec est noir à base orange et leurs pattes sont orange. Le juvénile a le bec sombre, les pattes verdâtres, le dessous chamois et le dessus avec un motif nettement écailleux sombre.
    • Habitats : niche dans les tourbières, les marais et les prairies humides. Il migre et hiverne le long des plans d'eau, dans les prairies humides et le long des côtes basses.
    • Voix : peu bruyant.
    Combattant varié (Calidris pugnax) adulte en plumage internuptial

    Combattant varié (Calidris pugnax) adulte en plumage internuptial, marais de Guérande (Loire-Atlantique), le 26/02/2017. Notez (1) le bec à base orangée, (2) la tête proportionnellement assez petite, (3) le dessus écailleux gris et sombre, (4) la fine barre alaire blanche, (5) les côtés blancs de la queue et (6) les pattes orange.
    Photographie : Marc Le Moal
    Combattant varié (Calidris pugnax) juvénile

    Combattant varié (Calidris pugnax) juvénile, réserve naturelle régionale Marais de Brière (Loire-Atlantique), le 29/08/2017. Notez (1) le bec légèrement arqué et sombre, (2) le cou assez long et la teinte chamois sur le dessus du corps, (3) le dessin écailleux noir, (4) les longues rémiges tertiaires et (5) les pattes verdâtres.
    Photographie : Marc Le Moal


    Les phalaropes, des petits limicoles très colorés au printemps et gris-blanc en hiver

    Phalaropes à bec large (Phalaropus fulicarius) et à bec étroit (P. lobatus)

    • Longueur : 17 à 22 cm.
    • Description : nous avons consacré un article spécifique sur l'identification de ces deux espèces  : Différencier les Phalaropes à bec large et à bec étroit en automne et en hiver. Les Phalaropes à bec large et à bec étroit sont de petits limicoles à bec pointu et court, mesurant de 17 à 22 cm de long et aux pattes lobées comme celles des foulques. Ils picorent leur nourriture à la surface de l'eau et nagent souvent en tournant rapidement sur eux-mêmes pour créer un tourbillon et ramener leur nourriture à la surface. En vol, fine barre alaire blanche et croupion sombre. En plumage nuptial, les adultes de ces deux espèces sont très colorés et impossibles à confondre, et les femelles sont encore plus colorées que les mâles. En plumage internuptial, les adultes des deux espèces sont plus difficiles à identifier : ils sont grisâtres dessus avec des marques sombres sur la tête (calotte et masque). Les juvéniles ont le dessus brun et ocre-jaune et la poitrine chamois.
    • Habitats : les phalaropes nichent dans la toundra. Le Phalarope à bec large hiverne en mer et peut être vu sur les côtes ou même à l'intérieur des terres après les tempêtes, tandis que le Phalarope à bec étroit migre et hiverne dans les marais et le long des plans d'eau.
    Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial

    Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial, étang en Wallonie (Belgique), le 11/12/2011. Notez (1) l'arrière de la calotte noir, (2) le bec assez épais et court avec la base jaune (variable), (3) le dessus gris uni.
    Photographie : Marc Fasol
    Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) de premier hiver

    Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) juvénile en cours d'acquisition du plumage de premier hiver, lagunage de Bréhal (Manche), le 12/09/2017. Notez, outre la silhouette typique de phalarope (petite tête, long cou et arrière allongé), (1) le bec sombre assez épais, (2) les traces de chamois du plumage juvénile et (3) l'apparition de plumes grises sur le dos et les ailes.
    Photographie : Michel Leroux
    Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) adulte en plumage internuptial

    Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) adulte en plumage internuptial, île de Masira, Oman, le 13/09/2013. Notez (1) le front et l'avant de la calotte blancs, (2) le bec fin et pointu entièrement noir, (3) le dessus gris avec des liserés blancs, (4) la tache noire courbée derrière l'oeil.
    Photographie : Dunstan / Sa galerie sur Flickr
    Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) juvénile > 1er hiver

    Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) juvénile en cours d'acquisition du plumage de premier hiver, Cincinnati (Ohio), États-Unis, le 13/09/2014. Notez (1) la calotte sombre, (2) le bec fin et pointu entièrement sombre, (3) les bandes jaune chamois sont devenues blanches avec l'usure, (4) la tache noire courbée derrière l'oeil, (5) les premières plumes grises du plumage de premier hiver.
    Photographie :Andrew C. / Wikimedia Commons

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    Commentaires postés :

    YVESG

    ARTICLE INTERESSANT

    02/10/2017

    Répondre

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