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La digiscopie

Guide pratique pour choisir un compact, un adaptateur et une longue-vue afin de pratiquer la digiscopie.

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La digiscopie

La digiscopie est la contraction des mots anglais DIGItal et spotting-SCOPe.
Photographie : Digiscopie.info

La digiscopie est la méthode qui consiste à prendre des photos avec un appareil numérique (DIGItal en anglais) au travers d’une longue-vue (spotting-SCOPe en anglais). Elle permet d'obtenir des grossissements plus forts avec un matériel moins onéreux qu'un boîtier reflex muni d’un téléobjectif, même si la qualité des clichés obtenus doit parfois être améliorée avec un logiciel.
En partenariat avec Digiscopie.info, nous vous proposons un guide pratique pour tout savoir sur la digiscopie : choisir un compact, un adaptateur et une longue-vue.

Abstract

Digiscoping is the art of attaching a digital camera to a spotting scope to create powerful telephoto pictures. Perfect for wildlife photography, especially bird watching, digiscoping lets you use the powerful zoom of your spotting scope, coupled with the ease of use and convenience of your digital camera - enabling you to get right in to your chosen subject and capture amazing images of wildlife, without having to get to close and risk disturbing your subject matter, all at the fraction of the cost of using an SLR camera with a large telephoto lens. We propose you in partnership with the website Digiscopie.info a guide about digiscoping: how to choose a spotting-scope, a digital camera compact and an adapter.

I - Le choix de la longue-vue

Rappel : le matériel nécessaire

Les trois parties d'un système digiscopique

Les trois parties d'un système digiscopique : (1) longue-vue, (2) appareil photo numérique compact (APN), (3) adaptateur pour connecter APN et longue-vue et (4) un déclencheur souple et son support
Source : Digiscopie.info

Pour faire de la digiscopie, il vous faut : une longue-vue, un appareil photo, de préfence numérique compact (APN), un adaptateur pour connecter l'APN et la longue-vue, un déclencheur souple et son support pour limiter les tremblements et vibrations et un trépied.

Introduction

Possédez-vous déjà une longue-vue ? Si oui, commencez avec elle pour vous familiariser. Si elle n’est pas optimale, vous pourrez acheter un meilleur modèle ensuite. Sinon, achetez un modèle qui réponde à certaines caractéristiques.
Tout d'abord, le diamètre de l'objectif, ou lentille frontale (pas celle où l’on colle son œil), doit être élevé (au moins 80 mm environ) car c’est par là qu’entre la lumière, et sans lumière, pas de photo nette en digiscopie. Elle doit aussi être équipée de verres spéciaux (ED, HD, Fluorite, XD, APO...).
Avez-vous déjà observé un rayon de soleil passant à travers un morceau de verre ? Il est décomposé en différentes couleurs correspondant à différentes longueurs d'onde. Les lentilles classiques de longues-vues induisent ce phénomène, nommé diffraction chromatique, et vos photos souffriront alors de vilaines franges de différentes couleurs, souvent violettes.
Les prix sont variables, mais les modèles les plus chers sont bien souvent les plus performants. Toutefois, un modèle trois fois plus cher qu'un autre ne signifie pas qu'il est trois fois plus performant... Renseignez-vous et faites des essais si possible avant de faire votre choix.

Verres spéciaux

L’image transmise par la longue-vue à l'appareil-photo (compact ou reflex) doit être la meilleure possible (netteté, fidélité des couleurs,). En particulier, les aberrations chromatiques, qui résultent de la décomposition de la lumière naturelle quand elle traverse un verre, doivent être minimales. On risque sinon d'obtenir des clichés de qualité moyenne ou mauvaise (lire Pourquoi choisir des longues-vues à verres spéciaux ?). Il existe ainsi sur le marché des longues-vues équipées de verres spéciaux qui réduisent ces aberrations. Les dénominations commerciales varient : HD (haute définition), ED (extra-basse dispersion), fluorite (composition chimique des verres), APO (apochromatique, c'est-à-dire sans chromatisme)...
Bien entendu, ces verres spéciaux sont plus coûteux et les instruments équipés sont nettement plus chers que les autres (ils expliquent la plus grande partie de la différence de prix avec les modèles à verres normaux). Certains modèles proposent des corrections moindres que les modèles les plus onéreux et sont donc plus accessibles, et les résultats obtenus peuvent être tout à fait satisfaisants. Les petites franges résiduelles pourront ensuite être éliminées en partie avec un logiciel de traitement d'images comme Adobe Photoshop.
Il est possible de faire de la digiscopie avec une longue-vue équipée de verres normaux, mais les résultats seront un peu moins bons : il faudra que les conditions de lumière soient favorables (temps  lumineux).

Un système de lentilles apochromatiques

Un système de lentilles apochromatiques : il érduit fortement l'aberration
Source : Wikipedia
Le phénomène de l'aberration chromatique

Le phénomène de l'aberration chromatique : il résulte de la décomposition de la lumière blanche en plusieurs bandes de couleurs
Source : Wikipedia

Quelques exemples

Pigeon ramier

Photographie de Pigeon ramier (Columba palumbus) prise avec une longue-vue non équipée de verres ED. L'aberration chromatique est bien visible et se traduit par des franges violacées aux bords à fort contraste.
Source : Digiscopie.info
Détail de la photoraphie de Pigeon ramier

Détail de la photographie de Pigeon ramier (Columba palumbus) prise avec une longue-vue non équipée de verres ED. L'aberration chromatique est bien visible et se traduit par des franges violacées aux bords à fort contraste.
Source : Digiscopie.info
Bergeronnette grise

Photographie de Bergeronnette grise (Motacilla alba) prise avec une longue vue équipée de verres ED. Malgré la présence de zones à fort contraste, les franges de chromatisme restent extrêmement discrètes.
Source : Digiscopie.info
Détail de la photographie de Bergeronnette grise

Détail de la photographie précédente de Bergeronnette grise (Motacilla alba) prise avec une longue vue équipée de verres ED.
Source : Digiscopie.info
Merle noir

Photographie de Merle noir (Turdus merula) prise avec une longue-vue aux verres non ED. L'absence de zone à fort contraste limite l'apparition des franges de chromatisme et l'image est correcte.
Source : Digiscopie.info
 

Pourquoi un grand diamètre ?

Longue-vue Zeiss Diascope Victory 85 T*FL : modèle coudé

Longue-vue Zeiss Diascope Victory 85 T*FL : modèle coudé.

Du fait des grossissements élevés obtenus en digiscopie, il faut fournir au capteur de l'appareil photo le maximum de lumière. Le diamètre de l'objectif de la longue-vue doit donc être le plus grand possible.
La quantité de lumière transmise dépend non seulement de ce diamètre, mais aussi de la surface d’ouverture de la longue-vue.
Ainsi, une longue-vue compacte de 62 mm dispose d’une surface de captage de 30 cm², alors qu’une longue-vue de 85 mm dispose d'une surface utile de 57 cm², soit près du double. La vitesse des photos prises avec une longue-vue de 85 mm sera de 1/250ème de seconde contre 1/125ème avec une longue-vue de 62 mm, d'où des différences dans les risques du "bougé".
Les longues-vues dont le diamètre est d'environ 80 mm combinent une bonne luminosité et un encombrement acceptable qui permet de les transporter sans trop de désagrément (poids). Il existe aussi des longues-vues au diamètre de plus de 90 mm et 100 mm, mais elles sont évidemment plus lourdes et plus encombrantes.

Longue-vue droite ou coudée ?

L'oculaire d'une longue-vue coudée forme un angle de 45° avec l'horizontale et il faut un petit temps d'adaptation avant de réussir à repérer facilement le sujet.
Mais en fait ce type de longue-vue est plus pratique sur le terrain : il n'est en effet pas nécessaire de plier les genoux ou de se mettre sur la pointe des pieds pour observer en fonction de la hauteur de l'oculaire.
Elle est plus pratique quand vous observez depuis une voiture, et elle se revend mieux qu'une longue-vue droite car elle est plus recherchée.
Une longue-vue droite offre théoriquement une meilleure qualité optique car le trajet de la lumière est plus direct et donc le rendement de transmission supérieur, mais les différences sont imperceptibles.

Oculaire zoom ou fixe ?

Champs de vision effectifs

Champs de vision effectifs comparés d'un oculaire fixe Swarovski 30xSW, d'un zoom Swarovski 25-50 et d'un zoom Swarovski 20-60 pour un grossissement de 30x.
Source : Digiscopie.info

En pratique, le diamètre de l’image formée à la sortie de l’oculaire de la longue-vue (la pupille de sortie, lire Guide pratique pour choisir ses jumelles) est plus étroit que le champ couvert par l’objectif de l’APN; celui-ci capte donc non seulement cette image, mais aussi les bords de l’oculaire, ce qui se traduit par une large zone noire tout autour de l’image qu'on appelle vignettage.
On peut évidemment recadrer l’image par la suite, mais cette grande surface noire perturbe les calculs d’exposition de l’appareil et la partie centrale est surexposée. Il faut donc zoomer avec l’APN pour rétrécir le champ et éliminer le vignettage. Moins de lumière est alors captée, ce qui peut vite devenir problématique.
D’autre part, la qualité des zooms des appareils photo compacts diminue aux plus forts grossissements (lire Trois bons compacts numériques lancés en 2010 utilisables en digiscopie), et plus l’image transmise par la longue-vue sera grande, moins il sera nécessaire de zoomer. Or si les oculaires zooms des longues-vues sont appréciés pour leur polyvalence pour l’observation, ils ont un champ de vision plus étroit que les fixes pour un grossissement donné. L'image transmise est donc moins large et ils transmettent moins de lumière.
Les digiscopeurs préfèrent donc souvent un oculaire fixe à champ large (SW) avec un grossissement de 30x environ. Plusieurs constructeurs, dont Leica ou Swarovski, proposent désormais des zooms 25-50x dont le champ de vision est 25% plus large que celui des meilleurs 20-60x. Il n’est ainsi plus nécessaire de choisir entre les avantages d'un zoom et ceux d'un oculaire fixe.
En résumé, si la digiscopie est votre priorité, préférez un zoom 30x grand champ, sinon un zoom 20-60x conviendra, même si le vignettage sera plus important. Et les autres fonceront sur les 25-50.

II - Le choix d'un compact

Les avantages des compacts

Le compact Canon Powershot S95

Le Canon Powershot S95 est un bon compact pour la digiscopie (commander sur Amazon).

Le compact numérique a un poids (certains ne pèsent que 150 grammes) et une taille plus modeste qu'un reflex. Il se manipule avec plus de facilité une fois couplé avec une longue-vue. Le relèvement du miroir du reflex induit des vibrations désastreuses pour la digiscopie.
Le poids relativement important du reflex nécessite une plaque d’équilibrage au niveau du point de fixation du trépied afin de déporter le centre de gravité de l’ensemble longue-vue + adaptateur + appareil-photo et d’éviter un effort considérable et permanent sur la rotule : idéalement, une rotule pneumatique serait conseillée, comme pour pratiquer la vidéo.
Il existe peu d’adaptateurs pivotant sur le côté (et permettant d'alterner observation et photographie) et acceptant les reflex. On est donc limité aux adaptateurs "manchons" comme le célèbre DCA de Swarovski.

Pas forcément besoin d'un compact élaboré

Il est parfaitement possible de réaliser de bonnes images avec un simple compact acheté pour ramener des souvenirs de vos congés. Avec quelques connaissances des meilleurs réglages à effectuer et de la pratique, vous obtiendrez des images qui vous feront plaisir. Lisez le mode d’emploi, testez en pratique une série de réglages différents (mode, sensibilité, mise au point) et choisissez ce qui donne les meilleurs résultats. Si vous êtes plus exigeant, certains points devront être pris en compte pour choisir votre modèle.

Dix millions de pixels au maximum

Les compacts actuels ont une résolution pouvant atteindre les 15 millions de pixels, mais la taille des capteurs n’a pas augmenté au rythme de la multiplication des pixels (un pixel = une unité de capteur photosensible), la technologie permettant seulement d’accumuler de plus en plus de pixels sur une surface qui se réduit. Sa surface individuelle se réduisant, chaque unité photosensible reçoit moins de lumière car la quantité de lumière transmise par l’objectif, reste inchangée. L’électronique permet d’amplifier les informations (couleur, intensité de lumière) transmises par chaque pixel, mais un excès d’amplification provoque un "bruit électronique" croissant. Les images obtenues avec les compacts à très haute définition ont de ce fait un aspect "granuleux". On peut l'éliminer partiellement en lissant les photos avec un logiciel de traitement d'images comme Photoshop, mais cela altère la qualité de l’image. Il faut remarquer que réduire la définition de l’appareil ne change rien à la situation.
Ainsi, en pratique, il ne faut pas dépasser dix millions de pixels (mais il y a des exceptions comme le Fuji Finepix F200EXR et ses 12 millions de pixels qui donne pourtant de bons résultats en digiscopie). Et il faut essayer de choisir les plus grands capteurs possibles (un capteur de 1/1,7 pouce est préférable à un de 1/2,3).

RAW ou JPEG ?

Les compacts experts proposent d’enregistrer les images aux formats RAW, JPEG, ou les deux. RAW signifie "brut" en anglais. Ce format conserve toutes les informations transmises par le capteur, mais chaque photo a alors un poids (en Ko) très important. Le JPEG est un format compressé, mais on peut généralement choisir entre une compression ultra-fine, fine ou standard.
Généralement, ce format est suffisant en digiscopie.

La sensibilité

La digiscopie nécessite le maximum de lumière. Le photographe devra donc être attentif à choisir un appareil qui lui permette de faire manuellement les réglages adéquats pour limiter les flous des bougés. Il devra choisir une forte sensibilité (mesurée en ISO) et la vitesse d'obturation la plus élevée possible.
Pour un compact, la sensibilité maximale au-delà de laquelle le bruit électronique devient gênant est de 400 ISO. Le digiscopeur réglera donc la sensibilité à cette valeur pour bénéficier des meilleures vitesses d’obturation. Il faut donc vérifier soigneusement que le compact offre de bonnes performances à ce niveau de sensibilité. Bien sûr, si les conditions d’ensoleillement sont favorables et autorisent des vitesses d'obturation élevées, on pourra diminuer la sensibilité pour rester au-dessus de la vitesse critique tout en réduisant le bruit autant que possible.

Ouverture et vitesse d’obturation

Le mode A (Aperture) est bien adapté à la digiscopie.

Si votre appareil photo en est équipé, le mode A (Aperture) est bien adapté à la digiscopie; il vous faudra alors sélectionner l'ouverture maximale.
Source : Digiscopie.info

Certains APN compacts disposent d’un mode "priorité à l’ouverture" : le mode A (pour Aperture = ouverture). On impose à l‘appareil photo une valeur d’ouverture du diaphragme et il en déduit la vitesse convenable, compte tenu de la sensibilité choisie et de la lumière disponible. Le digiscopeur privilégiera ce mode en imposant l’ouverture maximale. Mais beaucoup de modèles économiques ne proposent pas ce réglage A. Il faudra alors choisir le mode "Sport" destiné aux sujets en mouvement rapide et qui privilégie l'ouverture maximale du diaphragme.
Le mode "Programme" est parfois satisfaisant car il maintient une vitesse assez élevée. Certains compacts proposent un mode "Manuel" simple à utiliser. Il faut en tout cas éviter les modes "Automatique" et "Paysage".

La réactivité du compact

Lors de chaque prise de vue, le compact calcule automatiquement le couple vitesse/ouverture pour régler l’exposition de la photo et effectue la mise au point. Cela prend un certain laps de temps parfois assez important, et votre sujet peut alors partir ou avoir bougé entre temps. Vérifiez donc que votre modèle est réactif. La réactivité est mesurée en secondes. Par exemple, le Canon Powershot S95, un bon compact pour la digiscopie, met seulement une seconde pour s'allumer et à peine 0,7 seconde de plus pour rendre son autofocus opérationnel. Le temps nécessaire pour effectuer la mise au point (dans le bonnes conditions de luminosité) est dans le meilleur des cas de 0,5 s, latence au déclenchement de 0,15 s comprise.
Un autre point important est la vitesse de transfert des données vers la carte mémoire (en Mo/s) : durant le temps nécessaire, vous ne pourrez pas prendre d’autres photos et il faut par conséquent qu'elle soit la plus grande possible. La performance intrinsèque de la carte mémoire joue un rôle important

Le zoom

Les compacts sont munis de zooms de plus en plus puissants. On pourrait penser qu’un zoom plus fort est une bonne chose pour la digiscopie, mais grossir davantage signifie capter moins de lumière et donc réduire le champ. En pratique, un zoom optique effectif de 2x est suffisant pour limiter le vignettage (bord noir encerclant la photo) provoqué par l’oculaire de la longue vue. Un zoom de 3x (équivalent 35-105mm) est donc parfait. Les bridges équipés de zooms très puissants provoquent en digiscopie un vignettage qu’il est impossible de supprimer.
Certains compacts sont équipés d’un zoom à mise au point interne, ce qui signifie que l’objectif reste immobile lors de la mise au point. C’est évidemment un avantage quand il faut ajuster la position de l’appareil devant l’oculaire de la longue-vue. Le mouvement externe est cependant toujours très limité et rares sont les cas où cette caractéristique soit réellement un problème, sauf avec les adaptateurs-manchons qui se fixent autour de l’objectif et qui ne permettent pas de modifier la distance entre l'appareil-photo et l’oculaire.
Le choix se portera vers un modèle de compact à zoom maximum de 3x ou 4x équipé d’un objectif de faible diamètre, une combinaison optimale pour limiter le vignettage.

Zoom externe

Pour éviter le vignettage, il faudra très certainement actionner le zoom de l’APN. Si ce dernier est de type externe, il avance généralement de plusieurs millimètres et il faudra en tenir compte pour l'adaptation sur une longue-vue.
Source : Digiscopie.info
Olympus Though 6000

Certains compacts "tout-terrain", comme cet Olympyus Tough 6000, ont souvent un zoom interne pour une question de solidité. C’est très pratique en digiscopie mais plutôt rare chez les compacts experts.
Source : Digiscopie.info

Les batteries

Beaucoup de compacts utilisent des accumulateurs dédiés qui demandent un chargeur spécifique. Parfois, la recharge n’est d’ailleurs possible que via l’appareil qui reste inutilisable durant ce temps. D’autres modèles font appel à des batteries classiques AA. Ces dernières ont généralement un temps de service plus court mais elles sont moins coûteuses, se rechargent sans problème et se trouvent au magasin du coin en cas de besoin. Globalement cette dernière option semble préférable, mais elle est moins fréquente.
Comme rien n’est plus frustrant que de ne pas pouvoir prendre une photo parce que la batterie est déchargée, il est conseillé d’emporter assez de batteries ou d’acheter un accumulateur de réserve qui sera chargé avant de partir en balade.

La carte mémoire

Il en existe différentes familles : les "SD", les "Memory Stick" ou encore les "Compact Flash" de moins en moins fréquentes. Pour chaque famille, les capacités sont de plus en plus élevées : 2 Gigas, 4 Gigas, 8 Gigas, etc.
Il est plus facile de trouver si nécessaire une carte SD supplémentaire qu’une Memory Stick plus rare. Mieux vaut de toute manière emporter avec soi une ou plusieurs cartes de rechange. Les SD de qualité et les Memory Sticks ont des performances proches.
Choisissez une capacité de stockage élevée, surtout si vous enregistrez des fichiers au format RAW. A lire sur les cartes mémoire un article paru sur le site web www.lesnumeriques.com.

L'écran LCD

Résolution

Avec une résolution de 115 000 pixels, il ne faut pas espérer pouvoir faire une mise au point correcte sur cet écran...
Source : Digiscopie.info

Même si certains compacts sont pourvus d’un viseur optique, celui-ci est indépendant de l’objectif et c'est donc exclusivement à travers l’écran à cristaux liquides (LCD) que le digiscopeur pourra visualiser ce qu’il photographie.
Trois caractéristiques de l’écran sont importantes : la taille, la définition et la possibilité de l’orienter.
Pour les compacts modernes, l’écran est généralement large, occupant presque tout l'arrière de l’appareil. Un minimum de 2,5 pouces est conseillé.
La définition s’exprime en pixels, et une résolution minimum de 300 000 pixels est conseillée si l’on veut pouvoir modifier le cadrage et la mise au point par le biais de l’écran.
La possibilité d’orienter l’écran LCD est utile, notamment quand la lumière est forte. C'est aussi un gros avantage quand on photographie depuis une voiture ou dans un affût exigu. Mais un écran orientable ne se trouve généralement que sur des compacts haut de gamme (on trouve toutefois des pare-soleil peu chers).

La qualité de l'image

La qualité globale de l’image va dépendre d’une série de critères : la qualité intrinsèque de l’objectif, l’efficacité du programme de compression JPEG (si on ne peut ou ne veut travailler en RAW), l’efficacité du programme d’amplification du signal (en particulier aux sensibilités élevées), la taille du capteur et le nombre de pixels. Il peut y avoir de grands écarts d’un modèle à l’autre et les plus grandes marques ne sont pas nécessairement les meilleures. Il est donc utile de consulter les sites et magazines spécialisés qui réalisent des essais indépendants car la qualité de l’image est évidemment un élément déterminant du choix.

Le pas de vis et le trou de fixation

Si vous préférez les adaptateurs manchons (simples et efficaces mais qu’il est délicat de glisser en place sans faire bouger la longue-vue), il faudra vérifier que le modèle soit équipé d’un pas de vis autour de l'objectif. Il faudra ensuite chercher un convertisseur si le diamètre du pas de vis n’est pas standard. Les compacts ne sont généralement plus munis d’un pas de vis d’objectif et l’adaptateur ne peut donc se fixer que sur le pas de vis prévu pour la fixation sur un trépied. Lorsque ce trou est très décentré par rapport à l’objectif de l’appareil, l’alignement avec l’oculaire de la longue-vue peut être problématique, même avec un adaptateur universel. Il vaut mieux donc éviter par exemple les modèles où l’objectif serait à l’extrême gauche et le trou de fixation à l’extrême droite.

Les menus, options et commandes

Les modes

Les modes SCN (Scène), S (Sport), animaux, enfants ou portrait peuvent donner de très bons résultats en digiscopie.
Source : Digiscopie.info

On classe les compacts en deux catégories : les experts, plus volumineux et offrant plus de possibilités de réglages et de choix pour le photographe, et les bijoux, ultra-compacts et conçus pour la photo familiale proposant une série (d’ailleurs très large) de réglages" tout faits". Sur le plan des performances pures, les seconds ne sont pas nécessairement inférieurs aux premiers. Le digiscopeur dilettante se satisfera d’un bijou en choisissant le mode de prise de vue le plus adapté (le mode Sport) ou en se créant un mode personnalisé. Mais l'utilisateur exigeant voudra créer ses propres réglages et préférera donc un compact expert plus souple. Dans ce dernier cas, la facilité d’accès à une série de réglages-clefs comme la correction d’exposition ou la sensibilité, sera importante. Tous les fabricants font des efforts, mais certains appareils ont des menus de navigation plus clairs que d’autres. Il pourra être utile de consulter des sites web et des magazines spécialisés.

Parmi les options intéressantes au sein de ces menus, on peut citer :

  • la possibilité de régler l’exposition sur l’ensemble du cadrage, la zone centrale ou la zone de mise au point;
  • la possibilité d’effectuer à l’écran un zoom sur la zone de mise au point afin de vérifier cette dernière;
  • le choix du mode de mise au point (le mode Macro est souvent le préféré de nombreux digiscopeurs mais cela reste à débattre).

Bien qu’il soit de plus en plus présent, le stabilisateur d’image optique n’est pas toujours considéré comme une nécessité absolue en digiscopie : en effet, le trépied et le déclencheur souple limitent la plupart des vibrations.
La possibilité de regrouper ses réglages favoris sous un seul mode personnalisable est un critère à prendre en compte au moment du choix.
Enfin, la présence d’un mode vidéo, idéalement HD, peut s’avérer très intéressante.

Déclencheur souple ou télécommande ?

Il faut réduire toutes les sources de vibrations et donc absolument éviter de presser le déclencheur avec le doigt. Deux alternatives existent : la commande à distance ou le déclencheur souple. Bien peu de compacts sont accompagnés (en option généralement) d’un déclencheur à distance.
Il faut étudier la réactivité de la télécommande car si le compact doit à chaque fois consacrer une seconde à sa mise au point et au calcul d’exposition quand on l'utilise, on risque de rater de nombreuses photos.
L'installation d’un déclencheur souple nécessite un adaptateur que l’on achètera ou que l'on bricolera soi-même. Il est plus réactif : on appuie à moitié sur le déclencheur et l’appareil mémorise ses réglages. Lorsque la position du sujet est correcte, on presse à fond et la photo est quasi-instantanée.

En résumé

Le choix d'un compact n'est pas si compliqué qu'il en a l'air : il suffit de savoir ce que l’on veut faire. En cas d'une utilisation occasionnelle, choisissez un compact économique à petit zoom, en évitant la "course aux pixels", et lisez les avis des magazines et sites web à son sujet. Avec de bons réglages et de la pratique, les résultats devraient être corrects. Choisissez un adaptateur qui se fixe au pas de vis situé sous le compact.
Si vous êtes plus exigeant, choisissez un modèle expert et prenez en compte des critères importants comme la résolution et la taille du capteur. Renseignez-vous sur le modèle. Le mieux serait d’emporter votre longue-vue (et votre adaptateur si vous en disposez déjà d'un) pour faire un test chez le vendeur. Si vous achetez sur le net, visitez les forums et posez des questions si vous doutez de la compatibilité.

Une sélection de compacts experts donnat de bons résultats en digiscopie

Compact Olympus XZ-1

L'Olympus XZ-1 donne de bons résultats, mais il faudra gérer le vignettage (Commander sur Amazon).
  • Canon Powershot S95 : probablement le compact expert le mieux adapté à la digiscopie, comme le confirment de nombreux digiscopeurs. Très bonne gestion du bruit à haute sensibilité, vignettage limité et très facile à éliminer.
  • Olympus XZ-1 : un modèle aux qualités impressionnantes et très bien adapté aux mauvaises conditions de lumière. Mais l’objectif assez large occasionne un vignettage considérable mais qui peut être corrigé.
  • Leica D-Lux 5 : il fait partie du kit de digiscopie (compact + longue-vue + adaptateur spécifique) proposé par Leica. Son objectif large provoque cependant un vignettage important assez difficile à corriger. Choisissez plutôt un oculaire de longue-vue grand champ.
  • Panasonic Lumix DMC LX-5 : idem que le Leica D-Lux 5.
  • Panasonic Lumix DMC LX-3 : il n'est hélas plus officiellement commercialisé (mais on peut encore le trouver sur certains sites web comme Amazon), il s'agissait pourtant d'un des meilleurs compacts pour la digiscopie.
  • Fuji Finepix F200EXR : un très bon modèle, même si la définition limitée (230 000 pixels) de l'écran reste un inconvénient.

III - le choix d'un adaptateur pour compact

Le rôle d'un adaptateur

Un adaptateur "manchon" classique, le DCA de Swarovski

Un adaptateur "manchon" classique, le DCA de Swarovski (commander sur Amazon).

La digiscopie consiste donc à placer un appareil photo devant l’oculaire d’une longue-vue. Il peut s'agir d'un compact ou d'un reflex, mais cet article sera limité aux adaptateurs convenant pour la première catégorie d'appareils photo, les plus simples à utiliser.
L'objectif premier d'un adaptateur est d'aligner parfaitement et fermement l’appareil photo avec l’oculaire de la longue-vue. Ce résultat est plus difficile à obtenir "à main levée", notamment à cause des vibrations (tremblements inévitables).
Il existe trois catégories principales d'adaptateurs.

Les adaptateurs "manchons"

Ce sont les premiers adaptateurs qui ont été disponibles sur le marché.
Ils sont de conception simple et pratique : ils se vissent sur l’objectif de l'appareil photo, et un "manchon" permet ensuite de le placer sur l’oculaire de la longue-vue.
Les adaptateurs du type Digimount ou le DCA de Swarovski sont les plus connus, mais il existe aussi des systèmes "maison" astucieux et peu chers. De nombreux exemples ont été décrits sur le web, comme celui de Sylvain Houpert qui relie un Nikon Coolpix et une Leica Televid 77.
Certains fabriquants comme Leica et Nikon proposent des modèles spécifiques pour leurs produits, ce qui peut poser des problèmes de compatibilité si vous changez d'appareil photo.
Bien que pratiques et relativement peu chers, ils ont cependant deux défauts majeurs : un pas de vis (filetage) autour de l’objectif de l'appareil compact est nécessaire, mais cette caractéristique est de moins en moins fréquente. Il existe toutefois des connecteurs universels, comme celui de Zeikos, qui se fixent sur le pas de vis pour trépied du compact et qui possèdent une bague filetée se plaçant autour de l’objectif et permettant la fixation sur l’adaptateur.

Connecteur universel de Zeikos

Connecteur universel de Zeikos permettant de fixer un adaptateur manchon sur l'objectif d'un compact non équipé de filetage. (commander sur Amazon).

D’autre part, si l’appareil photo n’est pas équipé d’un zoom à mise au point interne, il peut venir heurter l’oculaire, ce qui l'empêche de fonctionner correctement : il vaut donc mieux pour ce type d'appareils photo ne plus actionner le zoom une fois l’appareil en place : le niveau de zoom nécessaire pour limiter le vignettage sera sélectionné puis non changé.
Enfin, lorsque on a placé ce type d'adaptateur sur l’oculaire de la longue-vue, on ne peut plus observer et l'on crée un léger déséquilibre qui a tendance à faire basculer la longue-vue vers l'arrière. Il est possible de faire contrepoids en plaçant par exemple ses jumelles à l'avant de la longue-vue, mais ce n'est guère pratique et le cadrage (peu facile avec l'écran d'un compact : ce dernier devra donc être aussi grand que possible et avec une bonne résolution) est à recommencer. Pendant ce temps, l'oiseau est souvent parti...
Ces adaptateurs ont bien sûr des qualités : ils assurent un très bon alignement entre l’oculaire de la longue-vue et l’objectif du compact sans aucun réglage ni ajustement, d'où un gain de temps essentiel pour un digiscopeur. Ce type d'adaptateur est recommandé pour les utilisateurs qui privilégient la photographie sur l'observation.
Une rotule de trépied très fluide est importante pour limiter les vibrations et faciliter les actions rapides.

Les adaptateurs qui se fixent sur la longue-vue

Un adaptateur fixé sur la longue-vue par un étau

Un adaptateur fixé sur la longue-vue par un étau.
Source : Digiscopie.info

Un autre système d'adaptation est disponible, qui se fixe non pas sur l'objectif de l'appareil photo mais sur la longue-vue ou le trépied  : le système de fixation le plus classique est un "étau" qui serre l’oculaire (ou une bague placée sur ce dernier).
Cet étau est relié à un bras mobile sur lequel on fixe l’appareil photo via le pas de vis de sa base (et destiné initialement à le visser sur le plateau d'un trépied).
Lorsque l’on photographie, on place l’appareil photo grâce au bras mobile. Il suffit ensuite de l'écarter quand on a terminé ou si l'on a besoin de faire un recadrage. L’ensemble peut ainsi rester installé sans gêner l'observation.
Mais ce système a aussi des défauts : il nécessite plusieurs serrages et réglages (serrage de l'étau sur l’oculaire de la longue-vue, réglage de la position de l’appareil sur le bras pivotant, serrage de l’appareil sur le bras pivotant, ..) qui augmentent les risques de déréglages.
Il est en outre plus lourd et plus encombrant qu'un simple adaptateur "manchon" fixé à l’appareil, et souvent plus coûteux.
Enfin, il est impossible d’utiliser ce type d’adaptateur avec un compact placé en position verticale (portrait).
Ce système permet d'utiliser presque tous les modèles de compacts du marché : on parle d'adaptateur "universel".
Ce type d'adaptateurs est recommandé pour les utilisateurs privilégiant l’observation, quitte à passer plus de temps en réglages et réajustements.

Les adaptateurs qui se fixent sur le trépied

Un adaptateur qui se fixe sur le trépied

Un adaptateur qui se fixe sur le trépied : le point de gravité (G) de l'ensemble longue-vue + appareil photo est situé avant la rotule du térpied, d'où une plus grande stabilité.
Source : Digiscopie.info

La troisième catégorie d'adaptateurs est solidaire du trépied. Ces accessoires se fixent sur la rotule de ce dernier. La longue-vue et le compact se placent alors sur l'adaptateur qui comprend aussi un bras mobile et qui peut donc être pivoté pour permettre l'observation.
Ces adaptateurs sont encombrants et leur réglage est délicat. Mais il est possible de déplacer l’ensemble longue-vue + appareil photo + adaptateur vers l’avant : le point de gravité se situe alors juste au-dessus de la rotule du trépied, d'où une plus grande stabilité (la longue-vue n’est alors plus basculée vers l’arrière). C'est particulièrement avantageux si l'on utilise un appareil très lourd, comme un reflex.

Un accessoire utile : le déclencheur souple

Le déclencheur souple (ou flexible) permet de limiter les vibrations et donc les flous : une simple pression du doigt sur le déclencheur du compact entraîne un effet de bougé. Pour l'installer, un support spécifique qui se fixe sur le pas de vis de la base de l’appareil photo est nécessaire. L’extrémité du flexible doit se placer précisément au-dessus du déclencheur.
On presse le déclencheur à moitié une fois le cadrage effectué afin que l’appareil fasse ses calculs, et on n’a plus qu’à l'enfoncer entièrement au moment souhaité.
On peut bricoler ce support soi-même, mais il existe aussi sur le marché des modèles universels convenant pour tout type d'appareil photo.
L'utilisation d'un déclencheur souple est plus compliquée pour les adaptateurs fixés à la longue-vue car le pas de vis du compact sert à le fixer à l’adaptateur.

Déclencheur avec son support et son flexible

Déclencheur avec son support et son flexible.
Source : Naturellement Vôtres

Il faut donc bricoler un support de flexible qui enserre l’appareil sans utiliser ce pas de vis, ce qui n'est pas simple à cause des commandes et des compartiments divers du compact.
Il est aussi possible de fixer le support de flexible et l’adaptateur sur le pas de vis de l'appareil avec une seule vis qui doit être assez longue (difficile à trouver).
Vous pouvez essayer d'utiliser pour le support du déclencheur une vis dont la tête est équipée d’un pas de vis où se fixe la seconde vis de fixation à l’adaptateur. Un système simple mais qui a une fâcheuse tendance à se desserrer.
Vous pouvez acheter (quelques modèles existent sur le marché) ou bricoler un adaptateur incluant le support de flexible.
Si l’appareil est un "compact expert" équipé d’une griffe de flash, vous pouvez bricoler un support de flexible qui se fixera à cet endroit.
Il existe pour certains compacts experts une commande à distance qui a pour défaut d'augmenter le temps de réaction (l’appareil doit déterminer l’exposition et faire la mise au point avant le déclenchement).

Un système intéressant, l'adaptateur digixmart 1 avec déclencheur

L'adaptateur DigiXmart 1 est constitué d'un étau qui se fixe sur l'oculaire de la longue-vue par serrage et sur lequel s'articule, grâce à une charnière, un bras mobile qui supporte l'appareil photo. On peut ainsi passer rapidement de la digiscopie à l'observation en déplaçant l'appareil sur le côté.
Vissez fermement mais sans excès la base de l'appareil photo sur le Digixmart 1 en vous assurant du bon alignement du compact sur le bras de support.

Adaptateur digixmart 1 + déclencheur souple universel + appareil photo

Adaptateur digixmart 1 + déclencheur souple universel + appareil photo.
Source : Digiscopie.info

Placez ensuite l'étau autour de l'oculaire de la longue-vue : c'est simple dans le cas d'un oculaire fixe, mais dans le cas d'un zoom, il faudra veiller à ne pas serrer sa bague rotative. Une fois la bonne position trouvée, serrez suffisamment l'étau.
Réglez ensuite l'écartement entre l'objectif de l'appareil photo et l'oculaire de la longue-vue. Pour les compacts à zoom externe, il faut laisser une distance suffisante mais pas excessive pour ne pas gêner la marche du zoom. Une fois que le bon compromis est trouvé, serrez cette vis vigoureusement.
La vis supérieure de serrage du Digixmart 1 permet à la fois l'alignement de l'appareil photo en hauteur et l'alignement de l'objectif de l'appareil photo avec l'oculaire de la longue-vue. Le positionnement exact nécessitera plusieurs essais.
Serrez ensuite cette vis vigoureusement (il ne sera normalement plus nécessaire de modifier la position de l'appareil photo par la suite).
Fixez le support du déclencheur souple sur le bras mobile juste derrière l'appareil photo.
Placez le support du déclencheur universel juste derrière l'appareil photo
Achetez un boulon, un écrou-papillon et deux rondelles de serrage pour cela. Il suffira ensuite de venir positionner précisément le déclencheur flexible au-dessus du bouton déclencheur du compact.
Le flexible fourni étant un peu trop long et légèrement trop rigide, vous pouvez le remplacer par un autre plus court et plus souple, comme ceux proposés par la marque Hama par exemple.
La vis inférieure du DigiXmart 1 sert à verrouiller la position du bras mobile, soit en position rabattue devant l'oculaire, soit en position écartée sur le côté. Cela permet d'éviter des mouvements non désirés, notamment durant le transport de l'ensemble ou alors quand on est en pleine séance de digiscopie.
Il est intéressant d'emporter quelques petits outils sur le terrain pour effectuer d'éventuels réglages.

Serrez l'étau

Serrez l'étau : si l'oculaire de votre longue-vue est un zoom, attention à ne pas gêner la bague relative.
Source : Digiscopie.info
La vis supérieure de serrage du Digixmart 1 est importante

La vis supérieure de serrage du Digixmart 1 est importante, notamment pour assurer le bon alignement de l'oculaire de la longue-vue et de l'objectif de l'appareil photo.
Source : Digiscopie.info
Placez le support du déclencheur universel juste derrière l'appareil photo

Placez le support du déclencheur universel juste derrière l'appareil photo : un boulon, un écrou-papillon et deux rondelles doivent être achetés.
Source : Digiscopie.info
Vis inférieure du Digixmart 1

Vis inférieure du Digixmart 1 : elle permet de verrouiller la position du bras mobile.
Source : Digiscopie.info

En résumé

Pour bien choisir son adaptateur, il faut se poser les questions suivantes :

  • Son montage et son emploi sont-ils rapides et simples ?
  • Suis-je à la recherche d’un adaptateur universel ou spécifique ?
  • Ai-je besoin ou pas de basculer rapidement du mode observation au mode photo ?
  • Le système est-il solide et stable ?
  • Une fois l’appareil installé, le système laisse-t-il encore accès aux trappes de carte mémoire et de batterie ?
  • Comment installer un déclencheur souple ?
  • Le dispositif permet-il d’adapter la distance entre l’oculaire et l’objectif de l'appareil photo de manière précise ?
  • Puis-je transporter la longue-vue montée sur son trépied avec l’adaptateur et l'appareil photo en place sans risque ?
  • Le système est-il utilisable avec les différents oculaires de ma longue-vue (un zoom et oculaire fixe n’ont généralement pas le même gabarit) ?

Note : cliquez sur chaque chapitre pour dérouler son contenu.

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Commentaires postés :

L'équipe d'Ornithomedia.com (en réponse à Elficologue)

bonjour, en effet, la dgiscopie avec un smartphone se développe beaucoup : http://www.ornithomedia.com/pratique/equipement/photographier-oiseaux-avec-smartphone-reglages-manuels-conseils-02181.html

06/06/2016

Répondre

Elficologue

Et la digiscopie avec un smartphone, c'est certainement moins encombrant non ? Certains smartphones sont mieux que d'autres non ?

Merci,

Gil

05/06/2016

Répondre

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