Structure du squelette des oiseaux

Les impératifs de vol ont imposé à à la plupart des squelettes des oiseaux les mêmes caractéristiques : les squelettes d’un pigeon et d’une mouette sont donc semblables. Cependant, chez ceux ayant perdu la faculté de voler comme l’autruche ou les manchots, certains éléments (os des ailes et bréchet) se sont atrophiés ou réduits.

Structure commune des oiseaux.
Schéma : Ornithomedia.com

Détails du squelette d’un oiseau (Survolez les différentes parties de l’oiseau en médaillon pour en apprendre plus.)
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Détails du squelette d’un oiseau

Les os des oiseaux doivent allier robustesse et légèreté. Les os de la cage thoracique (entre autres) se sont renforcés pour se souder à la colonne vertébrale et former une charpente très rigide. Le sternum (carène saillante) a la forme d’une plaque osseuse en « V » offrant un ancrage solide aux énormes muscles porteurs qui peuvent représenter jusqu’à un tiers du poids de l’oiseau (cas des colibris). En règle générale, plus cette carène est développée, plus le vol est puissant. Le bassin doit être assez solide pouvoir supporter les atterrissages et les puissants muscles des pattes. L’humérus (le bras) est renforcé par un enchevêtrement de « traverses ».

Comparaison entre les squelettes des oiseaux et des lézards.
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Comparaison entre les squelettes des oiseaux et des lézards

Si les lézards et les oiseaux possèdent un ancêtre commun, leurs squelettes diffèrent sensiblement.
Les oiseaux disposent en général de moins d’os que ceux des autres vertébrés mais plus de vertèbres cervicales. Leur « main » est composée de trois doigts. Les oiseaux sont les seuls vertébrés à avoir leurs clavicules fusionnées au sein d’une furcula, et un bréchet placé sur le sternum.
Les pattes des lézards comprennent une cheville et  cinq doigts et elles sont bien adaptées à la course. Leurs épaules (ceinture scapulaire) sont larges et leur sternum est étroit. Grâce à leur queue, les lézards équilibrent leur démarche qui est articulée autour de leur bassin (ceinture pelvienne).

Des muscles puissants

L’oiseau est doté de 175 muscles différents qui contrôlent les mouvements des ailes, des doigts, des ailes, de la langue…
Les muscles pectoraux sont les plus développés : ils  représentent près de 15 % de la masse musculaire. Ils sont rassemblés près du centre de gravité. Le corps ainsi ramassé, ce qui garantir la stabilité du vol. En se contractant, ils tirent sur les os auxquels ils sont fixés et les rapprochent les uns des autres.
De longs tendons permettent de transmettre l’action de traction des muscles pectoraux selon un système comparable à une poulie.
Enfin, pour pouvoir marcher et s’agripper, l’oiseau a besoin de pattes très musclées. 

Les organes des oiseaux

Les muscles ont besoin de combustible, et un processus de transformation des aliments est donc nécessaire. La nourriture traversant le gésier est broyée puis transformée dans le foie en glycogène, un sucre très énergétique. Les déchets sont éliminés par les reins et rejetés via le cloaque.
Le cœur des oiseaux bat plus vite que celui des humains : le rythme cardiaque du Rougegorge familier (Erithacus rubecula) est ainsi huit fois plus rapide que le nôtre. Il est composé de deux oreillettes qui reçoivent le sang et de deux ventricules qui le refoulent, il agit telle une pompe. Le sang revient dans l’oreillette droite après avoir traversé tout l’organisme et s’être chargé en gaz carbonique, est envoyé aux poumons par le ventricule droit, pour y être enrichi en oxygène. Une fois arrivé dans l’oreillette gauche, il est distribué à tout l’organisme par le ventricule gauche.
Le cœur tend à être plus gros chez les oiseaux qui vivent à haute altitude ou dans les climats froids.

Des muscles puissants.
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L’énergie motrice (les organes) des oiseaux.
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