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Ingrid Pollet et les déplacements alimentaires des Océanites cul-blanc

Cette jeune biologiste qui a mené une étude sur les déplacements alimentaires des adultes de deux colonies canadiennes d'Océanites cul-blanc a répondu à nos questions.
15/09/2014 | Validé par le comité de lecture

Introduction

Les oiseaux pélagiques passent une grande partie de leur vie en mer, et identifier leurs principales zones de nourrissage est important pour connaître leur rôle dans les écosystèmes marins et pour établir des zones protégées.
Une équipe d’ornithologues a étudié en juillet et en août (= période d’incubation) 2012 et 2013 les déplacements alimentaires d’Océanites cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa) nichant sur les îles Bon Portage et Country en Nouvelle-Écosse (Canada). Les données collectées par des géolocalisateurs posés sur plusieurs oiseaux ont montré qu’ils pouvaient parcourir plus de 1 000 km pour s’alimenter, soit trois à cinq fois plus loin que les estimations précédentes pour cette espèce. Une analyse des rapports isotopiques stables pour le carbone et l’azote a en outre montré que les proies pêchées par les océanites de l’île Country étaient plus riches en énergie que celles capturées par les oiseaux de Bon Portage, peut-être parce que la zone de pêche des premiers est plus éloignée des côtes.
Les résultats de cette étude ont été publiés dans le numéro de juillet 2014 du Journal of Avian Biology. Ingrid Pollet, une doctorante française à l’université d’Acadia qui a dirigé l’étude, a répondu à nos questions.

Abstract

Seabirds spend a large part of their time at sea, and the knowledge of their foraging movements during the breeding season is a key for understanding their role in ocean ecosystems and for identifying sites for the establishment of marine protected areas. A team of Ornithologists have studied in July and August (= during the incubation period) 2012 and 2013 the Leach’s Storm-Petrels (Oceanodroma leucorhoa) foraging movements  of some adults from the colonies on Bon Portage and Country islands in Nova Scotia (Canada). The data collected by geolocators placed on the birds have shown that they can travel up to 1,000 kilometers to feed, i.e. three to five times farther than the previous estimates for this species. Stable isotope analyses for carbon and nitrogen indicated that the preys caught by the Leach’s Storm-Petrels of the Country Island were richer in energy than those caught by birds of Bon Portage Island, perhaps because their fishing areas are farther from the coast.
The results of this study were published in the July 2014 isue of the Journal of Avian Biology. Ingrid Pollet, a French PhD student who led the research, answered our questions.

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Source

Pollet, I. L., Ronconi, R. A., Jonsen, Ian. D., Leonard, M. L., Taylor, P. D. et Shutler, D. (2014), Foraging movements of Leach’s storm-petrels Oceanodroma leucorhoa during incubation. Journal of Avian Biology (45). Pages : 305–314. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jav.00361/full

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