L’Élanion perle (Gampsonyx swainsonii) est un petit rapace mesurant de 20,3 à 23 cm de long pour une envergure de 45 à 55 cm. L’adulte a la tête, le dessus du corps, les ailes et la queue noirs ou très sombres, le cou blanc bordé de roux ou crème, le dessous du corps majoritairement blanc, avec parfois des touches rousses sur les flancs selon la sous-espèce, et le front, les joues et les pattes jaunes. Le juvénile ressemble à l’adulte, mais les plumes de ses parties supérieures sont bordées de roux, et il présente collier beige. 

Il vit dans les savanes ouvertes, les lisières des forêts décidues et les zones herbeuses et agricoles, où il se pose souvent sur des branches isolées ou des fils électriques pour repérer ses proies, principalement des petits lézards (notamment du genre Anolis), mais aussi des petits oiseaux et des insectes.

C’est une espèce répandue, dont l’aire de distribution s’étend du Panama au nord de l’Argentine, avec une population isolée au Nicaragua.  Depuis les années 1970, sa zone de reproduction s’est étendue vers Trinidad et Tobago et au Costa Rica.

Situation de l'aire d'Élanions perle (Gampsonyx swainsonii)

Situation de l’aire d’Élanions perle (Gampsonyx swainsonii) découvert en 2023 le long du fleuve Humuya (Honduras).
Carte : Ornithomedia.com 

Au Honduras, l’espèce a été observée pour la première fois en 2009 et était alors alors considérée comme accidentelle. Par la suite, plusieurs observations répétées (42 données), principalement dans les forêts sèches du versant pacifique, ont suggéré une possible reproduction locale. Le 29 avril 2023, un nid a été découvert pour la première fois le long du fleuve Humuya, à la frontière des départements de La Paz et Comayagua. Le nid, construit avec des brindilles dans une plante parasite de la famille des Santalacées poussant sur un saule, contenait trois oisillons. Les deux parents ont participé au nourrissage, apportant principalement des lézards. 

Il s’agit du site de reproduction le plus septentrional connu, dépassant la limite précédente située au Salvador. Les auteurs proposent deux corridors de dispersion probables de l’espèce vers la côte caraïbe du pays, le long du fleuve Humuya vers la vallée de Sula, et via les rios Grande de Otoro et Ulúa, qui font partie de la dépression hondurienne, un ensemble de zones de basse altitude. 

L’expansion de ce petit rapace au Honduras pourrait être facilitée par la déforestation, qui crée des habitats ouverts adaptés à l’espèce, et les auteurs prévoient ainsi colonisation prochaine des départements plus au nord (Cortés, Santa Bárbara et Yoro), et une possible expansion vers l’est (forêts sèches d’Olancho).

Élanion perle (Gampsonyx swainsonii) mangeant une proie sur la plage de Cuyagua au Venezuela en avril 2025. 
Source : CaroTosta MotoPajarera

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