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Découverte de la présence de la Poulette de Nahan au Cameroun, à plus de 600 km des populations connues les plus proches
Poulette de Nahan (Ptilopachus nahanii) adulte en Ouganda.
Photographie : Tommy Andriollo / Wikimedia Commons
La Poulette de Nahan (Ptilopachus nahanii), parfois appelée aussi Francolin de Nahan, est un petit gallinacé compact mesurant de 23 à 26 cm de long, avec une huppe et une queue ébouriffée. L’adulte est globalement sombre, avec les parties supérieures brun sombre à brun noirâtre et les parties inférieures et la tête tachetées de blanc. La base de son bec, ses pattes et le pourtour de ses yeux sont rouges. Les deux sexes lancent en duo des « chu-wheet ».
Aire de répartition de la Poulette de Nahan (Ptilopachus nahanii) et situation approximative de la découverte d’une possible population au Cameroun (point rouge). Son aire de distribution est mal connue en République Démocratique du Congo. |
Elle vit dans les forêts primaires humides et les zones marécageuses boisées, des habitats touchés par la déforestation, qui a provoqué la fragmentation de sa distribution et une diminution de sa population, également menacée par la chasse. Elle considérée comme vulnérable pour la Conservation de la Nature, avec une population totale probablement inférieure à 100 000 individus
Du fait de sa discrétion et de son habitat forestier, sa biologie est peu connue.
Selon Birdlife Internationale, son aire de répartition confirmée est limitée à quelques forêts du nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC) et du centre et de l’ouest de l’Ouganda.
Dans un article publié en 2026 dans la revue Tropical Zoology, on apprend que grâce à la pose de pièges photographiques (lire Utiliser les pièges photographiques pour étudier et observer les oiseaux), sa présence a été détectée dans le sud-est du Cameroun : entre mai 2016 et décembre 2023, six détections ont en effet permis de recenser au moins neuf individus dans des forêts semi-décidues exploitées, suggérant une extension potentielle de son aire de répartition vers l’ouest de plus de 600 km par rapport aux populations connues de RDC et de plus de 1 000 km par rapport à celles de l’Ouganda.
Ces résultats soulignent la nécessité de mettre à jour les cartes de répartition et les stratégies de conservation de cette espèce vulnérable. Des études écologiques et génétiques futures sont essentielles pour préciser l’étendue complète de son aire de répartition, évaluer la connectivité des populations et orienter les efforts de conservation. Ils confirment en tout cas que l’avifaune d’Afrique centrale reste encore relativement mal connue (lire Découverte de la présence du Picatharte du Cameroun dans la République du Congo et en République Démocratique du Congo).
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Compléments
Ouvrages recommandés
- Field Guide to the Birds of Western Africa de Nik Borrow, Ron Demey
- Birds of Africa South of the Sahara: A Comprehensive Illustrated Field Guide de Ian Sinclair, Peter Ryan
Sources
- Guillaume Baltus, Hugues Dethier, Sarah Tossens, Fructueux Houngbégnon, Raphaël Blervacq, Simon Lhoest et Cédric Vermeulen (2026). Tropical Zoology. Volume : 39 Numéros : 1-2. www.tropical-zoology.it
- Birdlife International. Nahan Partridge. datazone.birdlife.org




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