Distinguer le Macareux moine, le Pingouin torda et le Guillemot de Troïl en hiver

Têtes du Macareux moine (Fratercula arctica) en fonction de l'âge et de la saison

Têtes du Macareux moine (Fratercula arctica) en fonction de l’âge et de la saison.
Schéma : Ornithomedia.com

Le Macareux moine (Fratercula arctica) est un oiseau marin noir et blanc de la taille d’un pigeon appartenant à la famille des Alcidés.  Il niche localement en colonies le long des côtes, depuis le nord-est de l’Amérique du Nord (du Labrador au Maine, et principalement dans le sud-est de Terre-Neuve) à l’ouest jusqu’à la Nouvelle-Zemble en Russie à l’est, en passant par le Groenland, l’Islande et l’Europe de l’Ouest (au sud jusqu’en Bretagne) et la Scandinavie. Près de sept millions de couples nichent en Europe.
Après leur nidification, les macareux se dispersent en haute mer dans l’Atlantique Nord et en mer du Nord et ils restent au large jusqu’au printemps suivant. Certains oiseaux atteignent même l’ouest de la Méditerranée, les Canaries et les Açores.
Le Macareux moine adulte en plumage nuptial a le dos, le cou, la nuque, la calotte et les ailes entièrement noirs qui contrastent  avec le ventre blanc, les joues et les lores pâles. Son œil est cerclé de rouge et est « encadré » par deux triangles bleu-gris.
Son bec est remarquable, coloré (rouge, jaune et gris-bleu), triangulaire, comprimé sur les côtés, et volumineux, légèrement crochu, formé de couches cornées successives. Les pattes palmées sont orange. En dehors de la période nuptiale, la face s’assombrit, l’abdomen devient gris, les pattes et les doigts jaune pâle, le bec devient plus sombre et moins volumineux, et le cercle oculaire rouge disparaît.
Le mâle et la femelle adulte sont identiques, mais le premier est en général un peu plus grand.
L’oiseau de premier hiver est plus petit que l’adulte, son bec est long et pointu et nettement plus petit que celui de l’adulte, et ses pattes sont gris-rose.
Le bec ne prend sa forme et sa taille définitives qu’au bout de quatre à cinq ans : il atteint sa longueur finale à la fin du premier hiver, mais sa hauteur augmente progressivement  (de près de 25 %). Chaque année, leur bec devient plus coloré, les ornements autour des yeux grossissent, et le cercle orbital devient plus rouge. L’âge des immatures (= âgés de un à quatre ans) peut être déterminé en comptant le nombre de rainures (= traces de l’accroissement successif du bec) jaunâtres visibles dans la partie rouge du bec : les oiseaux d’un an ont une seule trace de rainure, ceux de deux ans une rainure plus ou moins complète, ceux de trois ans ont normalement 1,5 rainure, et la plupart des oiseaux de quatre ans et plus en ont deux.
Environ la moitié des juvéniles perdent leur face noire durant la mue de printemps, ressemblant alors à des adultes avec un bec fin et sombre. Les autres conservent quelques plumes sombres durant l’été.
En hiver, quand son bec n’est pas brillamment coloré, le Macareux moine peut être plus facilement confondu avec deux autres Alcidés noir et blanc plus grands, le Pingouin torda (Alca tarda) et le Guillemot de Troïl (Uria aalge) : le premier se reconnaît par son bec court, épais, tronqué, barré d’une barre blanche verticale chez l’adulte ( plus pointu et entièrement noir chez l’oiseau de premier hiver), tandis que le second a un bec allongé et pointu.

Macareux moine (Fratercula arctica) de deuxième hiver

Macareux moine (Fratercula arctica) de deuxième hiver sur la plage du Morin à L’Épine (Vendée) le 4 février 2014. Notez (1) que la seule rainure du bec est peu visible.
Photographie : Dominique Robard

Macareux moine (Fratercula arctica) adulte en hiver

Macareux moine (Fratercula arctica) adulte en hiver sur la plage de la Gournaise sur l’île d’Yeu (Vendée) le 4 février 2014. Notez (1) les trois rainures dans la partie rouge du bec qui indiquent qu’il s’agit d’un adulte.
Photographie : Valérie Auriaux

Pingouins tordas (Alca tarda) adulte en hiver et de premier hiver

Pingouins tordas (Alca tarda) adulte en hiver (médaillon) et de premier hiver. Notez (1) le bec  court et épais, avec une barre blanche verticale chez l’adulte, et (2) la zone blanche derrière l’œil.
Photographies : Erik Christensen et Olivier Joly

Guillemot de Troïl (Uria aalge) adulte en hiver

Guillemot de Troïl (Uria aalge) adulte en hiver. Notez (1) le bec long et pointu et (2) la zone blanche derrière l’œil.
Photographie : M. Buschmann / Wikimedia Commons

Des échouages massifs intermittents d’oiseaux marins dans le monde

Macareux moine (Fratercula arctica) mort

Macareux moine (Fratercula arctica) mort sur une plage de Lège-Cap-Ferret (Gironde) le 2 décembre 2013.
Photographie : Alain Noel

On assiste de façon intermittente à des échouages d’oiseaux marins, et notamment d’Alcidés, sur les rivages de l’Atlantique et dans d’autres régions tempérées du monde (en Nouvelle-Zélande et en Californie par exemple). 14 échouages impliquant cette famille d’oiseaux ont ainsi touché la Grande-Bretagne entre 1856 et 1983, principalement le long de la côte ouest et à la fin de l’été et en automne (19 % des macareux trouvés morts dans les îles Orcades et 39 % dans les Shetland). Ils concernent parfois des milliers d’oiseaux :

  • entre 15 000 et 20 000 oiseaux morts, principalement (90 %) des Guillemots de Troïl, ont été trouvés entre septembre et novembre 1969 le long des côtes de l’ouest de l’Écosse, du nord-est et du sud-est de l’Irlande, de l’île de Man, du nord du Pays de Galles et du nord-ouest de l’Angleterre.
  • Près de 12 800 oiseaux morts ont été comptés à l’est de l’Écosse et au nord-est de l’Angleterre au printemps 1970, et la plupart étaient mazoutés.
  • Au printemps 1970, 100 000 guillemots de Troïl sont morts au large des côtes de l’Alaska.
  • En juillet 1974, 13 000 prions (Pachyptila sp.) se sont échoués sur la côte ouest de la Nouvelle-Zélande.
  • En février 1983, 34 000 oiseaux, principalement des Alcidés, ont été trouvés le long des côtes nord et est de l’Écosse et de l’Angleterre : c’est le plus important noté en Grande-Bretagne.
  • De nombreux Macareux moines morts ont été découverts dans les Orcades (lire Observer les oiseaux dans les îles Orcades) à la fin des hivers 2002-2003 et 2003-2004, durant l’automne et au début de l’hiver 2006  et durant l’automne 2007.
  • Près de 50 000 Alcidés ont été trouvés morts ou échoués sur les côtes atlantiques françaises en janvier et février 2014.

Des échouages de centaines d’Alcidés en janvier et février 2026 le long des côtes atlantiques ouest-européennes

Macareux moine (Fratercula arctica) mort

Macareux moine (Fratercula arctica) trouvé mort sur  l’île d’Ouessant (Finistère) en février 2026.
Photographie : Daniel Manach

Des oiseaux marins échoués, très majoritairement des Alcidés, et en particulier des Macareux moines (plus de 50 % des individus), ont été trouvés dès la mi-janvier 2026 sur le littoral atlantique français, avec une intensification notable en février. Les zones touchées sont les côtes françaises, principalement du Finistère à la Charente-Maritime, mais aussi les Cornouailles (Grande-Bretagne), le nord-ouest de l’Espagne (Galice, Asturies et Pays basque) et le Portugal. 
Probablement plusieurs milliers d’oiseaux marins ont déjà été retrouvés morts ou très affaiblis en France, en Espagne et au Portugal, dont plus de 1 500 Macareux moines entre le 1er et le 12 février dans l’hexagone (voir une carte de localisation des oiseaux trouvés), mais les associations soulignent que la mortalité réelle est probablement beaucoup plus élevée, car pour chaque oiseau retrouvé, plusieurs peuvent mourir en mer sans être repérés. Au total, plusieurs milliers d’oiseaux pourraient donc avoir été touchés. 
En France, les signalements sont recensés par le Réseau Échouage Oiseaux Marins Atlantique (REOMA), un dispositif de surveillance, de suivi scientifique et d’analyse des échouages d’oiseaux marins le long de la façade atlantique composé d’associations naturalistes locales, de bénévoles formés et de coordinateurs scientifiques et coordonné par Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO). Il a été mis en place pour mieux documenter les épisodes de mortalité touchant notamment les Alcidés (macareux, guillemots et pingouins), mais aussi d’autres espèces marines hivernantes.

Un phénomène d’une ampleur moindre que celui de janvier et de février 2014

Bien que préoccupant et sérieux, l’ampleur des échouages d’oiseaux marins de janvier et de février 2026 est moindre que l’épisode de janvier et février 2014 (mais qui a débuté en décembre 2013), qui reste le plus intense jamais documenté sur la façade atlantique européenne (lire Important échouage de Macareux moines le long du littoral atlantique français). Près de 50 000 oiseaux marins échoués avaient été comptabilisés le long des côtes européennes du nord-est de l’Atlantique pendant l’hiver 2013-2014, avec une forte concentration sur les côtes françaises (plus de 42 000 oiseaux). Les espèces les plus touchées étaient aussi des Alcidés (macareux, guillemots et pingouins), avec souvent des oiseaux en très mauvais état (sous-nutrition et épuisement). 

Une succession de tempêtes hivernales sur l’Atlantique Nord 

Succession de dépressions en 2026

En janvier et en février 2026, plusieurs dépressions « coincées » entre des anticyclones ont traversé l’océan Atlantique Nord et ont touché l’Europe de l’Ouest. 
Schéma : Ornithomedia.com

Les échouages d’oiseaux marins sur les plages d’Europe occidentale sont souvent associés aux dépressions accompagnés de vents violents et d’une forte houle qui traversent l’océan Atlantique Nord : c’était le cas en janvier et en février 2014, mais aussi en janvier et en février 2026. En effet, en ce début d’année, l’ouest de notre continent a été traversé par un « train » de dépressions, dont celle appelée Nils, qui étaient « coincées » entre les anticyclones centrés sur le Groenland, la Scandinavie et l’Afrique du Nord et propulsées par le courant-jet (ou « jet stream ») servant de « rail ». Les oiseaux pélagiques doivent lutter contre les vents violents qui accompagnent ces perturbations, brûlant ainsi rapidement leurs réserves.
Toutefois, les oiseaux marins sont robustes et les tempêtes n’expliquent pas forcément les échouages : dans l’Oregon (États-Unis) par exemple, on n’a pas trouvé de lien entre les conditions météorologiques hivernales et le nombre d’oiseaux morts sur la côte. En Californie (États-Unis), on n’a pas non plus pu déterminer de relation claire entre la durée et l’intensité des tempêtes et la densité d’oiseaux échoués.
Les tempêtes sont fréquentes en automne et en hiver au large de l’Écosse, mais les comptages n’ont pas non plus montré de connexion évidente entre les mauvaises conditions atmosphériques et les fortes mortalités de macareux : par exemple, seuls 15 individus (tous mazoutés) ont été trouvés lors d’un comptage intensif mené après l’échouage du Braer en Écosse le 5 janvier 1993 alors que des vents forts avaient frappé la région.
Malgré une population de près de sept millions de macareux dans l’Atlantique Nord, les échouages de cette espèce sont bien plus rares que ceux impliquant des guillemots : en février 1983 en Grande-Bretagne, les macareux ne représentaient ainsi que 5,3 % des 31 000 Alcidés identifiés, et  aucune baisse du nombre de macareux adultes n’avait été constatée le printemps suivant sur l’île de May.
L’arrivée de corps sur les plages pourrait être simplement due à un changement de direction des vents qui poussent alors vers les côtes : les oiseaux pourraient donc être morts depuis plusieurs jours. 

La famine serait la cause principale de la mortalité des oiseaux marins trouvés sur les plages en hiver

Macareux moine (Fratercula arctica)

Macareux moine (Fratercula arctica) mort échoué sur une plage entre le phare de la Coubre et Ronce-les-Bains (Charente-Maritime) en février 2026.
Photographie : Sébastien Genay

Le manque de nourriture serait un facteur de mortalité des oiseaux marins en automne et en hiver bien plus important que les mauvaises conditions météorologiques, la plupart des oiseaux morts trouvés sur les plages étant amaigris, ce qui a été confirmé par les communiqués publiés par la LPO et le réseau REOMA en février 2026.
Du fait des vents violents, ces oiseaux peuvent être poussés vers des zones marines moins riches en nourriture : lors de l’échouage massif d’Alcidés de février 1983 dans les îles britanniques, les vents violents qui ont soufflé en janvier pourraient avoir déplacé ces oiseaux depuis les mers nordiques vers des zones plus abritées de la mer du Nord plus pauvres en proies.
Les dépressions peuvent aussi rendre le nourrissage plus difficile : Birkhead (1976) avait suggéré que les guillemots pouvaient avoir des difficultés à trouver et à capturer des poissons quand la mer est démontée. Les vents forts peuvent aussi déplacer les bancs de poissons vers d’autres secteurs.
Lors du très fort échouage d’Alcidés de 1983 en Grande-Bretagne, la quantité de poissons disponibles, notamment de sprats, était faible en mer du Nord, et la famine avait été avancée comme ayant été la principale cause de la mort de milliers d’oiseaux marins.
Lors d’un échouage important de Macareux moines en mars 2013 en Grande-Bretagne (3 055 oiseaux collectés le long des côtes écossaises et 1 553 le long de celles du nord-est de l’Angleterre), 71 oiseaux autopsiés étaient amaigris et avaient l’estomac vide.
La surexploitation de la ressource alimentaire en mer (pêche intensive) réduit enfin la disponibilité globale des proies pour ces oiseaux, ce qui contribue à les fragiliser en cas de conditions difficiles. 

L’hypothermie

Macareux moines (Fratercula arctica) morts

Quelques-uns des Macareux moines (Fratercula arctica) (deux photos par oiseau) trouvés morts à  Guidel Plages et à Larmor-Plage (Morbihan) les 14 et 15 février 2026.
Photographie : Emmanuel Ontheroad

Les vents forts qui accompagnent les dépressions diminuent la température de surface de l’eau et accentuent l’hypothermie des oiseaux et leurs efforts à fournir pour voler, ce qui contribue encore à épuiser des animaux déjà affaiblis. La combinaison de mauvaises conditions météorologiques et d’un « stress thermique » fait que les oiseaux ont besoin de dépenser plus d’énergie pour survivre, et ce alors que les proies sont plus difficiles à trouver et à attraper.

La présence de parasites

La présence de parasites peut aggraver un état général de faiblesse : lors d’un échouage massif en février 1983 en Grande-Bretagne, une partie des Alcidés était infectée par des vers nématodes (Contarcaecum rudolphii).

Le mazoutage

Les Alcidés sont les victimes fréquentes des marées noires et des dégazages (lire Pourquoi les oiseaux périssent-ils lors des marées noires ?) car ils hivernent en troupes le long de voies maritimes très fréquentées; toutefois le mazoutage ne constitue pas une cause majeure d’échouage des oiseaux. L’analyse de 30 ans de données de comptages de macareux échoués entre mars 1979 et février 2009 dans les îles Orcades et Shetland a montré que moins de 8 % d’entre eux étaient souillés (3 % dans les îles Orcades et 7,5 % dans les Shetland).
En 2014 et en 2026, les proportions d’oiseaux mazoutés par ceux trouvés sur les plages étaient aussi très faibles, et les éventuels corps trouvés peuvent en outre avoir été salis post-mortem lorsqu’ils dérivent vers les côtes. 

Les produits chimiques

Lors de la longue période d’échouage de guillemots en Grande-Bretagne de l’automne 1969, il a été démontré que beaucoup d’entre eux  avaient ingéré du PCB (polychlorobiphényles) : ces oiseaux avaient mobilisé leurs réserves de graisse, provoquant une concentration fatale de ces substances dans leur organisme.

Les modifications des courants marins

Il est aussi possible que ces pics de mortalité soient dus à des causes complexes, par exemple une diminution du phénomène de remontée d’eau profonde (“upwelling »), qui apporte des nutriments en surface et qui nourrit les poissons. En Californie par exemple, le phénomène de l’upwelling se déroule au printemps et sa perturbation affecte gravement des oiseaux nicheurs locaux, comme le Cormoran de Brandt (Phalacrocorax penicillatus) et le Guillemot de Troïl.

Quelle est la conduite à tenir en cas de découverte d’un oiseau vivant sur le littoral ?

Macareux moine (Fratercula arctica) trouvé épuisé

Macareux moine (Fratercula arctica) trouvé épuisé et enveloppé dans une couverture dans les Pyrénées-Atlantiques février 2026.
Photographie : Yenny Malagueña

Observez d’abord l’oiseau sans le toucher : ne le manipulez que s’il est manifestement en difficulté (apathie, aile pendante, incapacité à se tenir ou à voler). Si vous désirez ou si vous devez intervenir vous-même, approchez-le du côté de la mer pour ne pas le repousser vers l’eau et attrapez-le le plus doucement possible. Utilisez une couverture, une veste ou un tissu afin d’immobiliser l’animal sans risque en veillant à maintenir les ailes collées au corps et à couvrir la tête. Lors de la manipulation, tenez l’oiseau écarté de votre visage et faites attention au bec et aux griffes, mais n’utilisez jamais d’élastique ni de ruban adhésif.
En attendant son transport, placez l’oiseau à l’abri dans un carton percé de trous et garni de papier et maintenez-le au chaud et au calme. Il ne faut en aucun cas lui donner à boire ou à manger, ni tenter de le laver vous-même. En cas d’incertitude, appelez un centre de soins (voir plus bas) pour obtenir des conseils.
Attention, le transport des espèces protégées est réglementé et les particuliers qui veulent acheminer un (ou des) oiseau(x) vers un centre de sauvegarde doivent obligatoirement prévenir le centre de sauvegarde de leur arrivée, en précisant le nombre d’oiseaux, et les espèces transportées (si possible) et effectuer le transport dans les plus brefs délais et par l’itinéraire le plus direct.
Contactez ensuite un centre de soins ou une association locale : plusieurs structures en France (centres de soins faune sauvage) ou en Espagne et au Portugal peuvent prendre en charge les oiseaux affaiblis (voir plus bas). Avant d’acheminer un oiseau vers un centre, appelez-le pour expliquer l’état de l’animal et savoir s’ils peuvent l’accueillir. 
Signalez enfin si possible votre observation via les applications NaturaList et iNaturalist ou la plateforme Faune-france.org pour contribuer aux données nationales.

Que faire si vous trouvez un oiseau mort ? 

Macareux moine (Fratercula arctica) mort

Macareux moine (Fratercula arctica) mort échoué sur une plage près de Ronce-les-Bains (Charente-Maritime) en février 2026 : notez la ficelle attachée à sa patte pour indiquer qu’il a déjà été compté.
Photographie : Patrick Arvis

Ne manipulez pas un oiseau mort sans gants jetables ou des protections en cas de contact nécessaire: il peut en effet être porteur d’organismes pathogènes. Il est toutefois généralement conseillé de ne pas le ramasser.
Signalez votre découverte à votre mairie ou via plateformes de science participative pour que les équipes puissent collecter des données utiles.
Vérifiez la présence d’une bague : si l’oiseau est bagué ou équipé, cela peut en effet fournir des informations scientifiques précieuses. Notez les codes ou photographiez-les.
Indiquez l’oiseau comme « déjà comptabilisé » : certains bénévoles utilisent un marquage simple, par exemple une ficelle, pour éviter les doubles comptages lors des recensements.

La liste des centres de sauvegarde de la faune sauvage sur le littoral atlantique français 

Si vous trouvez un oiseau vivant et affaibli, vous pouvez contacter le centre de sauvegarde de la faune sauvage le plus proche :

  • Centre de sauvegarde LPO de l’Île Grande – Station Ornithologique de l’île Grande – 22560 Pleumeur-Bodou – Téléphone : 02 96 91 91 40 – Site web : www.lpo.fr. Il est spécialisé dans les oiseaux marins et accueille les oiseaux sauvages trouvés affaiblis ou blessés, notamment après des échouages.
  • La plate-forme SOS Faune Sauvage fédère les appels concernant la faune sauvage en détresse en Bretagne – Téléphone : +33 257631313 – Site web : www.sosfaunesauvage.bzh.
  • Centre de soins Hegalaldia – Chemin Bereterrenborda – Quartier Arrauntz – 64480 Ustaritz – Téléphones : 05 59 43 08 51 / 06 76 83 13 31 – Site web : www.hegalaldia.org. Il accueille les oiseaux et les autres animaux affaiblis ou blessés trouvés dans le sud-ouest Atlantique.
  • Centre de soins LPO Aquitaine  – Domaine de Certes-Graveyron – 33980 Audenge – Téléphone : 05 56 91 33 81 – Courriel : centredesoins33@lpo.fr. C’est un centre affilié LPO pour les soins et la réhabilitation d’oiseaux sauvages.
  • Réseau des Centres de Soins Faune Sauvage (coordination nationale) – 8, rue Pujos – 17300 Rochefort – Courriel : contact@reseau-soins-faune-sauvage.com – Site web : www.reseau-soins-faune-sauvage.com.

La liste des centres de sauvegarde de la faune sauvage sur le littoral atlantique portugais

Sur la façade atlantique portugaise, plusieurs structures participent à la prise en charge, sauvetage ou orientation des oiseaux sauvages :

  • Centro de Reabilitação de Animais Marinhos (CRAM) – Téléphone : +351 919 618 705 – Site web : cram.org.pt. Il intervient pour le sauvetage, soins et réhabilitation d’oiseaux, mammifères et reptiles marins.
  • Rede Nacional de Arrojamentos – Téléphone : +351 968 849 101 – Site web : www.ralvt.pt. Ce réseau national permet de signaler et de gérer les échouages d’animaux.
  • Serviço de Proteção da Natureza e do Ambiente (SEPNA – GNR) – Téléphone : 808 200 520 (Portugal continental) – Courriel : sepna@sepna.pt. Cette autorité est à contacter en cas de découverte d’oiseau blessé ou mort sur la plage.
  • Associação de Recuperação de Animais Selvagens (RIAS) – Cette organisation est active dans le secours et la réhabilitation de la faune sauvage.
  • Centros de recuperação de fauna selvagem em Portugal. Leur liste est disponible sur vidasilvestreiberica.org.

Et en Espagne ?

En Espagne, il n’existe pas de centres de soins de la faune sauvage, comme en France et au Portugal, mais vous pouvez contacter les autorités environnementales régionales, comme la Dirección General de Medio Natural, ou des associations ornithologiques, comme la SEO BirdLife.
Le signalement via les services officiels ou applications régionales permet d’alerter des équipes qui pourront prendre en charge l’oiseau ou organiser le ramassage.

Reportage sur la découverte de macareux morts sur les plages du sud de la Bretagne en 2026

Reportage sur la découverte de Macareux moines (Fratercula arctica) (essentiellement) sur le littoral du sud de la Bretagne en janvier et février 2026.
Source : France 3 Bretagne

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