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Test des jumelles Swarovski NL Pure 14×52 : comment proposer un fort grossissement sans système de stabilisation ?

Marc Duquet et Philippe J. Dubois ont testé sur terre et en mer ce modèle récent, afin notamment de vérifier comment il était possible d'observer longuement les oiseaux avec des jumelles grossissant 14x sans subir des tremblements gênants de l'image.
20/03/2025 | Validé par le comité de lecture

Introduction

L’observateur qui souhaite acheter une paire de jumelles doit prendre en compte plusieurs critères en fonction de ses besoins et ses priorités (en plus bien sûr de son budget), principalement leur grossissement, leur luminosité, leurs dimensions et leur poids. Or ceux-ci sont souvent liés entre eux : en effet, un modèle grossissant davantage sera naturellement plus lourd (et souvent plus volumineux) qu’un avec un grossissement moindre, et pour laisser pénétrer plus de lumière, le diamètre des objectifs doit être plus important, ce qui augmente mécaniquement le poids du produit.
S’il veut une paire de jumelles lumineuses grossissant beaucoup, afin de pouvoir observer dans de meilleures conditions des oiseaux éloignés, on doit donc accepter qu’elles soient un peu plus lourdes, ce qui finit par poser un problème de stabilité lors des longues séances d’observation ou dans des conditions difficiles, en mer ou par temps venteux par exemple. Plusieurs constructeurs ont mis sur le marché des modèles avec un système de stabilisation électronique, mais Swarovski Optik a choisi d’autres solutions pour ses Swarovski NL Pure 14×52, lancées sur le marché en juillet 2024 : optimiser l’ergonomie, offrir un large champ de vision et proposer un appui-front et un adaptateur pour trépied.
Marc Duquet (blog : Après Ornithos…) et Philippe J. Dubois, deux ornithologues reconnus, membres de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, anciens rédacteurs en chef de la revue Ornithos et auteurs de plusieurs ouvrages naturalistes, ont récemment testé les Swarovski NL Pure 14×52 sur terre et en mer.
Après une présentation de ce modèle, nous vous proposons les comptes-rendus de leurs essais, puis nous revenons sur le choix du constructeur autrichien de proposer des jumelles à fort grossissement sans système de stabilisation.

Abstract

A birder looking to purchase a pair of binoculars must consider several criteria based on their needs and priorities (in addition to their budget, of course), primarily their magnification, brightness, size, and weight. However, these factors are often interrelated: a model with higher magnification will naturally be heavier (and often bulkier) than one with lower magnification, and to let in more light, the objective lens diameter must be larger, which automatically increases the product’s weight.
If they want a pair of bright binoculars with high magnification to better watch distant birds, they will have to accept that the model will be a little heavier, which may pose a stability problem during long birdwatching sessions or in difficult conditions, such as at sea or in windy weather. Several manufacturers have launched models with electronic stabilization, but Swarovski Optik has chosen a different approach for its Swarovski NL Pure 14×52, launched in 2024: optimizing ergonomics, offering a wide field of view, and providing a forehead rest and tripod adapter.
Marc Duquet (« Après Ornithos… » blog) and Philippe J. Dubois, two renowned French ornithologists, members of the Ligue pour la Protection des Oiseaux, former editors-in-chief of Ornithos magazine, and authors of several naturalist books, recently tested the Swarovski NL Pure 14×52 on land and at sea.
After a presentation of this model, we offer you the reports of their reviews, then we speak about the choice of the Austrian manufacturer to offer high-magnification binoculars without a stabilization system.

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Sources

  • Philippe J. Dubois (2025). Les jumelles Swarovski NL Pure 14×52 prennent la mer ! Après Ornithos… Date : 26/02. marcduquet.com
  • Mike Alibone (2025). Swarovski Optik NL Pure 14×52. Birdguides. Date : 21/01. www.birdguides.com
  • Marc Duquet (2024). Mon avis sur les jumelles Swarovski NL Pure 14×52. Date : 28/12. marcduquet.com
  • ScopeViews (2024). Swarovski 14×52 NL Pure Review. www.scopeviews.co.uk
  • Michael et Diane Porter (2024). Swarovski NL Pure Binoculars 52mm Hands-on Review. Birdwatching. www.birdwatching.com
  • Birdforum (2024). NL Pure x 42 in hand. www.birdforum.net

5 commentaire(s) sur ce sujet

Participer à la discussion !

Perso, je pratique l’ornitho depuis 1976, mais surtout 1983, avec carnet de note, avant sans carnet. J’ai toujours connu cet chasse au matos, nous n’avions que deux marques Ziess et Leica, en bonne jumelles tubulaires, et bien d’autres marques en prisme (les classiques). Je suis convaincu que les meilleurs sont celles dont on se sert à longueur d’année, et toute la différence est dans la connaissance des espèces. Avec l’âge 76 ans, j’ai des 8×42, ultravid Leica, la puissance 8X alors que j’avais des 10X Leica BA pendant 20 ans, mais le tremblement arrive avec l’âge. Descendre de grossissement, ne m’a occasionné aucune perte en ornithologie, j’ai gagné un champ plus large.
Ce qui serait un idéal c’est d’avoir des 10x avec stabilisateur afin de garder un large champs et surtout une mise au point minimum à 2 mettres maxi pour les passeraux type pouillot. Je me doit d’être franc, lorsque j’étais jeune ornitho , j’ai aussi cru que le matos faisait l’ornitho, mais aussi le nombre de coches, et là j’ai craqué du fric en Km et hôtels pour quelque chiffres de plus.

Bonsoir, merci beaucoup

Sans présumer de la qualité de ces jumelles (j’ai longtemps été un utilisateur comblé de jumelles Swaro Habicht), la stabilisation me semble indispensable à de tels grossissements. Surtout quand on fait de la digiscopie en cas de rencontre inopinée. Proposer une monture trépied est assez amusant, l’intérêt de la stabilisation parfaite des Kite APC 16×42 le rend inutile. Alors oui, dans le cas de la stabilisation on sort de l’optique pure, c’est indiscutable, mais la perte de qualité d’image est en réalité assez négligeable comparé à l’indice crépusculaire gagné. 16x ou 18x, c’est presque une longue-vue au format jumelles, et la quantité de détails supplémentaires est frappante. reste à préciser un point qui n’est pas vraiment abordé, ce type de grossissement ne s’adresse pas à l’observation des passereaux et des plus petites espèces très mobiles. Un roitelet ou un pouillot va vous rendre fou à 20 mètres, le champ de vision ne permettra pas de le trouver rapidement.

bonjour, merci pour vos remarques !

C’est tout le problème que cela pose, la mise au point minimum pour les passereaux pouillots et autres, et un champ de vision assez large en observation à la mer, je pratique l’observation à la mer, il faut une jumelle reposante, oui reposante, qui ne fatigue la vue durant 4 heurs d’observation et pour cela des 8 ou des 10x, mais pas plus, surtout pas d’autant plus que l’on n’a tous une longue-vue avec un 20w. Je vous rejoint pour l’observation des pouillots et roitelets

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