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Dans les forêts de montagne de Kabylie
| Situation
du Djebel Babor et des marais d'El Kala |
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La Sittelle kabyle (Sitta
ledanti) est le seul oiseau endémique d'Algérie, et pourtant il
n'a été découvert qu'en 1973 !
Cette espèce vit dans seulement quatre zones de montagne au Nord-est du
pays, en Kabylie, sur moins de 250 km².
Elle affectionne les vieilles forêts de chênes, de pins et de Cèdres
de l'Atlas, au-delà de 1000 m d'altitude.
En mai 1993, Dave Farrow, responsable du site web www.shortwing.co.uk,
avait organisé un séjour ornithologique en Kabylie afin de cocher
cette espèce qu'il a pu parfaitement observer.
Il nous a transmis son rapport de voyage, ainsi que plusieurs photos de la Sittelle
kabyle, très rarement disponibles sur le web. S'il a attendu 11 ans pour
écrire son récit, c'est qu'il semble qu'il soit à nouveau
possible de voyager dans cette partie de l'Algérie, après plusieurs
années troublées.
Lire aussi notre article sur le parc
national d'El Kala.
Abstract
The Algerian Nuthatch (Sitta ledanti) is a small passerine bird which is the only
bird species endemic to Algeria, where it is also the only nuthatch.
It was first discovered as recently as 1973. It is a resident bird of four areas
of mountain forest in northeast Algeria. Its range is limited by the availability
of woodland, and it occurs only above 1000m, with the population density increasing
with altitude.
In May 1993, Dave Farrow, webmaster
of the website www.shortwing.co.uk,
decided to get to Djebel Babor and see Algerian Nuthatch, both of which were straightforward
exercises. He has transmitted us his report and some interesting photos of the
species and its habitat.
Présentation de la
Sittelle kabyle
Identification
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Sittelle kabyle
(Sitta ledanti) mâle
Photo : Dave Farrow |
Longueur : 12,5 - 13,5 cm.
Petite sittelle rondouillarde, avec une queue courte.
Le mâle a une petite calotte noire et un sourcil blanc bien net. Le dessus
est gris, la gorge est blanche et la poitrine et le ventre sont orange.
La femelle ne possède pas de noir sur la calotte et est globalement plus
pâle.
Les jeunes sont plus sombres.
Voix : les cris sont proches de celui de la Sittelle torchepot : "tseet tseet
!". Le chant est un "quair-di, quair-di, quair-di, quair-di, quair-di
!" flûté.
Biologie
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Forêt
de cèdres dans le Djebel Babor, Algérie
Photo : Dave Farrow |
La Sittelle kabyle vit dans
les hautes forêts de conifères au-delà de 2 000 m d'altitude,
dans les forêts de chênes entre 350 et 1 120 m, et dans les forêts
dégradées entre 900 et 1 400 m.
En été, elle se nourrit d'insectes à l'extrémité
des branches. En hiver, sur le Djebel Babor, elle se nourrit de noisettes et de
graines de pins et de cèdres.
La saison de nidification s'étale entre mai et juin sur le djebel, mais
peut varier en fonction des conditions météorologiques et de la
disponibilité en nourriture. Dans le parc national de Taza, la saison de
nidification se termine à la fin du mois de juin. La cavité où
est installé le nid est située à 3 à 15 m de haut
dans un pin, un cèdre ou un chêne mort. L'oiseau l'a creusé
elle-même, ou a utilisé un nid de pic.
En hiver, les oiseaux peuvent se mêler à d'autres espèces
(mésanges, pinsons).
Population et statut
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Sittelle kabyle
(Sitta ledanti) mâle
Photo : Dave Farrow |
La Sittelle kabyle est une
espèce endémique du Nord-est de l'Algérie. On estime qu'il
reste moins de 1 000 oiseaux, sur 240 km² environ.
Environ 80 couples vivent sur le Djebel Babor, où son habitat ne représente
que 2,5 km². Un population de 350 oiseaux vit dans le Parc National de Taza
(massif de Guerrouch), et deux autres petites populations vivent à Tamentout
et Djimla. Ces quatre sites ne sont pas éloignés de plus de 30 km
les uns des autres, séparés entre eux par des zones défavorables.
Menaces
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Sittelle kabyle
(Sitta ledanti) mâle
Photo : Dave Farrow |
Les forêts de montagne
du Djebel Babor, bien que protégées par un parc national, ont été
en partie détruites par le feu, qui a également transformé
la forêt mixte en une cédraie uniforme. Les troupeaux de chèvres
empêchent la régénération des arbres et limitent le
développement du sous-bois. La construction dans les années 70 d'une
route carrossable a provoqué une érosion de la zone, et augmenté
les risques d'incendies et les perturbations humaines.
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