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Des savanes du centre à la
base de Guantanamo
Remarque : la saison conseillée pour observer les espèces citées
dans le texte est par défaut le printemps (avril-mai). Sinon, la période
est précisée.
Voir notre carte
de Cuba.
Le parc national de Caguanes
Cette zone protégée
est située dans la région centrale du pays et couvre sur surface
de 22 690 hectares. Elle protège une belle mangrove atteignant parfois
une hauteur de 25 mètres. Les nombreuses grottes abritent de nombreux vestiges
archéologiques. Les fonds sous-marins sont superbes.
Le Belén Nacional Parque
Ce parc est situé
au sud de la grande ville de Camaguey, et c'est un spot connu pour le Tyran géant
et la Corneille palmiste (Corvus palmarum). L'Epervier de Gundlach, le Pigeon
simple, la Conure de Cuba and le Sporophile négrito sont également
à chercher. Il est conseillé de rejoindre la maison de Pedro Regalado
à Najasa près de La Belen. C'est un ornitho local qui peut vous
faire découvrir les oiseaux locaux. Le Tyran géant et la corneille
peuvent être vus le long de la route près de son jardin, tôt
le matin. L'épervier est difficile à trouver.
Najasa
La région près
de Najasa, au sud de Camaguey, est assez loin de La Havane, mais elle est incontournable.
Les collines boisées et la savane à palmiers sont fréquentées
par plusieurs spécialités : Conure de Cuba, Viréo de Cuba,
Paruline d'Oriente, Pigeon simple et Tyran géant. Mais c'est surtout la
Corneille palmiste qui attirera ici le visiteur.
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Corneille
palmiste (Corvus palmarum)
Photo : Jon Gallagher |
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Nid
de Corneille palmiste (Corvus palmarum)
Photo : Jon Gallagher |
Trinidad
Le sentier qui
longe la plage près de la superbe ville de Trinidad est connu pour être
un spot pour l'Épervier de Gundlach et le Petit Carouge.
Le parc de Trinidad est situé dans la chaîne de montagne de Guamuhaya
(Sierra del Escambray) à 19 kilomètres de la ville de Trinidad,
et protège une forêt humide. La flore y est très riche, avec
de nombreuses espèces d'orchidées, de lichens et des fougères
arborescentes. Des oiseaux endémiques comme le Trogon et le Todier de Cuba
y nichent.
Le parc national Desembarco del Granma
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Colombe à tête bleue (Starnoenas cyanocephala)
Photo : Jon Gallagher |
Ce site désigné
comme patrimoine mondial de l'humanité couvre 26 180 ha de zone terrestre
et 6 396 ha de zone marine. Le littoral calcaire est unique, avec de nombreuses
grottes terrestres et sous-marines. La végétation est adaptée
à un sol pauvre et à de faibles précipitations.
512 espèces de plantes, dont 60% d'endémiques ont été
recensées. 13 espèces de mammifères, 110 d'oiseaux, 44 de
reptiles et sept amphibiens ont été notés. Le Lamantin (Trichechus
manatus) et la Colombe à tête bleue (Starnoenas cyanocephala) sont
deux animaux phares.
Les récifs coralliens sont superbes, et quatre tortues marines (Caretta
caretta, Chelonia mydas, Lepidochelys olivaceas et Eretmochelys imbricata) sont
présentes.
Humedal Delta del
Cauto
Ce parc de 47 836 ha protège
le plus vaste delta de Cuba et l'un des plus importants des Antilles. Il s'agit
d'un système complexe d'estuaires, de lagunes et de marais à la
beauté singulière. D'accès difficile, le site est resté
relativement bien à l'abri des effets des activités humaines. Les
mangroves y sont parmi les mieux préservées de Cuba. Plusieurs espèces
animales vulnérables et en danger sont présentes, comme la Conure
de Cuba (Aratinga euops), le Dendrocygne des Antilles (Dendrocygna arborea) ou
le lézard Anolis birama. On considère aussi que cette zone humide
est capitale pour la productivité halieutique du golfe de Guacanayabo où
le Río Cauto se jette.
La base américaine
de Guantanamo
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Vue de la base américaine de Guantanamo depuis les collines boisées
environnantes
Photo : Tyler L. Hicks / Uplandsandpiper |
La base américaine
de Guantanamo est devenue célèbre depuis que des centaines de terroristes
islamiques y sont détenus. Elle toutefois également située
dans une région riche en oiseaux. Le climat de la région est semi-aride.
La partie ouest de la baie est bordée de prairies, de vasières,
de forêts de palmiers, et de mangroves. La partie est est montagneuses et
couverte de forêts sèches épineuses. On y trouve aussi des
semi-déserts à cactus.
L'abondance des oiseaux sur la base est étonnante, et l'US marine a fait
un gros effort de protection des habitats naturels. Elle représente un
refuge pour l'Iguane de Cuba, le Hutia et le Lamantin.
Le Pélican brun, les Sternes hansel (Sterna niloticus), caugek (Sterna
sandvicensis), caspienne (Sterna caspia), Petite Sterne (Sterna antillarum) et
la Frégate superbe pêchent sur la baie. Le Tournepierre à
collier et le Bécasseau sanderling (Calidris alba) cherchent leur nourriture
sur les rochers. Le Pluvier de Wilson (Charadrius wilsonia) niche sur les sommets
herbeux des falaises côtières. Le rare Phaéton à bec
jaune (Phaethon lepturus) pourrait nicher dans une zone destinée à
la protection des tortues marines.
Sur les vasières, les limicoles sont nombreux aux passages, tandis que
l'Échasse d'Amérique (Himantopus mexicanus) et le Pluvier neigeux
(Charadrius nivosus) sont nicheurs. Les marais côtiers sont très
riches en ibis, hérons et spatules. Le Canard des Bahamas (Anas bahamensis)
est parfois observé.
Les mangroves accueillent de très nombreuses parulines aux passages. Les
Hirondelles de Cuba et à front brun chassent les moustiques. L'Anhinga
d'Amérique, le Cormoran vigua (Phalacrocorax brasilianus), le Pigeon à
couronne blanche, l'Épervier de Gundlach, le Tyran gris et le Viréo
à moustaches nichent dans cet habitat.
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Engoulevent
piramidig (Chordeiles gundlachii)
Photo : Jon Gallagher |
Le Crécerelle d'Amérique,
l'Engoulevent piramidig (Chordeiles gundlachii) et les Martinets petit-rollé
sont communs. Le Pic à sourcils noirs est présent dès qu'il
y a un arbre, et le superbe Pic poignardé est aussi répandu. Les
"tot-tot-tot ! " du Todier de Cuba peut être entendu près
de la base. Le Tyran de La Sagra, le Merle vantard, le Sporophile négrito
fréquentent les jardins, et cette dernière espèce semble
remplacer ici nos moineaux. Le Quiscale violet fréquente les décharges.
Le Petit Carouge est facile à observer sur le golf.
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Pic
à sourcils noirs (Melanerpes superciliaris)
Photo : Jon Gallagher |
La Buse à queue rousse,
le Caracara huppé et l'Urubu à tête rouge planent au dessus
des forêts sèches. Le chant monotone de la Chevêchette de Cuba
peut être entendu dans les zones semi-désertiques. Dans le même
milieu, le Tacco de Cuba, un oiseau étrange qui semble résulter
d'un croisement entre un Géocoucou terrestre et un Coulicou à bec
jaune émet son cri guttural " ka-kow!" , alors que l'Ani à
bec lisse est plus discrète. Le Viréo de Cuba fréquente les
pentes épineuses, tout comme le Gobemoucheron de Cuba. La Paruline d'Oriente
et le Colibri d'Helen sont deux autres endémiques typiques des zones boisées
sèches de cette portion de côte.
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