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Les cayes au nord de Cuba
Remarque : la saison conseillée pour observer les espèces citées
dans le texte est par défaut le printemps (avril-mai). Sinon, la période
est précisée.
Voir notre carte
de Cuba.
Cayo Coco
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Gobemoucheron
de Cuba (Polioptila lembeyei)
Photo : Jon Gallagher |
Cette île est reliée
à la ville de
Moron par une chaussée de 27 km de long. Elle a été aménagée
pour le tourisme, et par conséquent les logements et la nourriture y sont
chers.
Les amateurs viennent ici pour observer les endémiques orientaux de Cuba,
à savoir la Paruline d'Oriente, le Gobemoucheron de Cuba, la sous-espèce
varonai du Bruant de Zapata, le Moqueur des Bahamas (Mimus gundlachii)
et le Viréo à bec fort (Vireo crassirostris).
Les zones buissonneuses sont aussi le domaine du Viréo de Cuba et de nombreux
migrateurs comme la Paruline rayée (Dendroica striata). Le Viréo
ne semble être visible qu'à l'extrémité orientale du
Cayo (on peut le chercher dans la forêt buissonneuse à l'extrémité
de la route).
Dans les mangroves, le Tangara à tête rayée et le Bruant de
Zapata sont visibles.
Les lagunes de Cayo Coco longées
par la chaussée accueillent en hiver de belles troupes de Canards souchets
(Anas clypeata), de Sarcelles à ailes bleues (Anas discors), de Harles
huppés (Mergus serrator) et de Foulques d'Amérique (Fulica americana).
Le Dendrocygne des Antilles est aussi visible.
Le Crécerelle d'Amérique peut être vu perché sur les
arbres morts, et la Buse noire de la sous-espèce cubaine, à la bande
blanche caudale bien visible, est souvent notée. Le Caracara huppé
(Caracara plancus) se nourrit des poissons morts, tout comme l'Urubu à
tête rouge qui est commun.
Les limicoles présents en hiver sont le Chevalier à pattes jaunes,
le Pluvier kildir, le Tournepierre à collier (Erenaria interpres) et le
Chevalier semipalmé.
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| Flamants
roses (Phoenicopterus ruber ruber) sur le Cayo Coco. Photo : Jon Gallagher |
Le Flamant rose (Phoenicopterus
ruber ruber) est abondant, et niche dans les environs.
La Spatule rosée
(Ajaia ajaja) est assez commune, tout comme le Grand Héron (attention à
la confusion avec la Grande Aigrette, car sa forme blanche également visible),
les Aigrettes neigeuses, tricolores, la Grande Aigrette (Egretta alba) et le Héron
vert. Le Martin-pêcheur d'Amérique n'est pas rare.
L'Ibis blanc est le symbole de Cayo Coco, et il est observable en grand nombre.
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Moqueur
des Bahamas (Mimus gundlachii)
Photo : Jon Gallagher |
Les zones boisées de
l'île sont le domaine du Merle ventard, du Tacco de Cuba, du Todier de Cuba,
du Tangara à tête rayée et du Tyran géant.
L'Ani à bec lisse (Crotophaga ani) est localement présente, notamment
dans le secteur appelé " Parque naturale ", mais il ne faudra
pas la confondre avec les très nombreux Quiscales noirs.
La zone de dunes de sables ('Sand Dunes') qui domine la partie sud de Cayo Coco
est superbe. C'est un bon secteur pour le Pélican blanc (Pelicans occidentalis)
et la Sterne royale (Sterna maxima).
L'Émeraude de Ricord fréquent dans les jardins de Cayo Coco, appréciant
notamment les fleurs d'hibiscus. Le Pic à ventre roux (Melanerpes carolinus)
fréquente les plantations de cocotiers.
Le Sporophile négrito est répandu, et les migrateurs sont nombreux.
La diversité des parulines est impressionnante en hiver : Parulines du
Canada (Wilsonia canadensis), des près, de Bachman, à ailes dorées
(Vermivora chrysoptera), à couronne rousse ...
Le Cayo Paredón
Grande
Le Caye située au nord-est
de Cayo Coco, le Cayo Paredón Grande, mérite une visite. Près
du phare se développe un maquis qui rappelle celui du pourtour méditerranéen,
avec quelques palmiers nains. C'est un bon secteur pour le Gobemoucheron de Cuba
et le Viréo à bec fort (migrateur en octobre). Un peu de seawatching
vous permettra de voir des Sternes fuligineuses (Sterna fuscata) et bridées
(Sterna anaethetus).
Le Cayo Guillermo
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Vue
du Cayo Guillermo
Photo : Jon Gallagher |
Cayo Guillermo est hélas
dégradé par de nombreux hôtels. C'est pourtant un spot important
pour le Moqueur des Bahamas. L'oiseau est plus timide que le Moqueur des savanes
(Mimus gilvus) qui est aussi présent, mais il répond aux sons enregistrés.
Cette île accueille également la sous-espèce cubaine de la
Buse noire. Le Bruant de Zapata, qui est plus facile à voir qu'ici qu'aux
marais de Zapata, est visible près de la côte nord, par exemple aux
Cuevas de Jabali et près du parking de l'Ecological Trail.
Le Cayo Romano
Riche en moustiques, cette
île est également intéressante pour les oiseaux : Caracara
huppé, Buse noire, Tantale d'Amérique (Mycteria americana) , Ibis
blanc, Paruline d'Oriente, Parulines de Fernandina et des près, Tyran de
La Sagra et de nombreux migrateurs comme les Parulines flamboyante et la à
couronne rousse.
La Grue du Canada (Grus canadensis nesiotes) y nicherait en petit nombre.
Gran Humedal del Norte
de Ciego de Ávila
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Viréo
de Cuba (Vireo gundlachii)
Photo : Jon Gallagher |
Cette zone protégée
occupe la partie nord de la province de Ciego de Ávila et couvre pratiquement
toute le littoral, la zone maritime immédiate et les îlots adjacents.
La zone humide comprend deux lagunes côtières, celle de la Leche
et celle de La Redonda, qui alimentent les bassins souterrains de la région.
Les principaux types de végétation entourant les lagunes comprennent
des forêts marécageuses, des prairies et des mangroves. Dans le site,
on trouve de grandes populations d'oiseaux d'eau: Flamants roses (Phoenicopterus
ruber ruber) et Cormorans à aigrettes (Phalacrocorax auritus), ainsi que
d'autres espèces plus rares telles que l'Anhinga d'Amérique (Anhing
anhinga) et le Dendrocygne des Antilles (Dendrocygna arborea). La riche plate-forme
marine du site permet le développement d'abondantes ressources halieutiques.
Buenavista
Cette réserve de
la biosphère de l'UNESCO couvre 313 500 ha. Située dans la région
centrale de Cuba, Buenavista se compose de plusieurs habitats, notamment de vastes
plages, des systèmes dunaires, de lagunes côtières, des mangroves
et des reliefs karstiques. Les formations karstiques de la baie de Buenavista
sont uniques dans tout l'archipel cubain. Le site possède une faune et
une flore très riches ainsi que des sites d'une très grande valeur
archéologique, spéléologique et culturelle. Il n'y a actuellement,
aucun habitant dans le parc, mais une pêche commerciale et sportive, des
activités forestières, agricoles d'élevage et touristique
y sont autorisées.
Humedal Río Máximo-Cagüey
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Moucherolle
tête-fou (Contopus caribaeus)
Photo : Jon Gallagher |
Ce parc de 22 000 ha protège
un écosystème côtier marin extrêmement fragile en voie
de salinisation. Cette zone humide est située à l'embouchure des
fleuves Máximo et Cagüey et comprend plusieurs cayes (=îles
coralliennes). La région est le principal site de nidification des Flamants
roses (Phoenicopterus ruber ruber) aux Antilles et c'est aussi un refuge pour
d'autres oiseaux migrateurs d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale
et d'Amérique du Sud. On y trouve de grandes populations de Crocodiles
américains (Crocodylus acutus) et de Lamantins des Antilles (Trichechus
manatus manatus), deux espèces vulnérables. Les types de végétation
dominants comprennent des mangroves, des forêts sempervirentes, des marécages
et des forêts sempervirentes à Conocarpus erectrus et Bucida
spp.
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