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De La Havane à la
péninsule de Guanahacabibes
Remarque : la saison conseillée pour observer les espèces citées
dans le texte est par défaut le printemps (avril-mai). Sinon, la période
est précisée.
Voir notre carte
de Cuba.
Autour de La Havane
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Hirondelle
de Cuba (Progne cryptoleuca)
Photo : Jon Gallagher |
La Havane est considérée
comme le "Paris des Antilles", et mérite donc une visite approfondie
pour ses anciens quartiers, sa promenade en bord de mer et ses voitures américaines
des années 50. Mais c'est aussi une bonne occasion de prendre un premier
contact avec les oiseaux de l'île.
Une promenade dans les National Botanical Gardens situés en périphérie
vous permettront de voir des Martinets petit-rollé (Tachornis phoenicobia),
des Petits Carouges et des Hirondelles de Cuba (Progne cryptoleuca). Les Hirondelles
noires (Progne subis) passent en avril-mai.
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| L'impressionnante
Hirondelle noire (Progne subis) est un migrateur à Cuba. Photo : Jon Gallagher |
Le colibri le plus commun de
Cuba, l'Émeraude de Ricord (Chlorostilbon ricordii), est visible partout.
La Moucherolle tête-fou (Contopus caribaeus), le Tyran de La Sagra (Myiarchus
sagrae) et le superbe Guit-guit saï (Cyanerpes cyaneus) qui a été
introduit sont faciles à observer. Le Viréo de Cuba au cercle oculaire
bien net et l'impressionnant Tacco de Cuba (Saurothera merlini) sont à
chercher.
Dans la campagne alentour, la sous-espèce cubaine de la Sturnelle des prés
(Sturnella magna) émet un chant très différent des oiseaux
américains, et il est possible qu'elle soit un jour considérée
comme une espèce à part entière. La Crécerelle d'Amérique
(Falco sparverius) est commune : outre les oiseaux nord-américains hivernant,
il existe deux morphes locales : l'une est claire,avec une poitrine blanche, tandis
que l'autre est rougeâtre, avec une poitrine roux sombre, une tête
grise et un dessus gris et roux sombre.
Le Pic poignardé est
également observable dans la périphérie de la capitale.
La Sierra del Rosario
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Trogon
de Cuba (Priotelus temnurus)
Photo : Jon Gallagher |
La réserve de la
biosphère de la Sierra del Rosario couvre 25 000 hectares de forêts
montagnardes à feuilles caduques traversées de nombreux fleuves
et chutes d'eau. Presque 100 espèces d'oiseaux peuvent être vues,
dont la moitié des 22 endémiques de Cuba comme le Trogon de Cuba
(l'oiseau national de Cuba), le Todier de Cuba, le Pic poignardé et le
Colibri d'Helen.
Cette réserve de la biosphère est la plus ancienne du pays (1985).
Elle est située à l'extrémité orientale de la Sierra
de Guanibanico, dans la province de Pinar del Río. Cette réserve
abrite une flore et une faune riche, grâce à des précipitations
abondantes. Les arbres y atteignent parfois 30 mètres, et 34 % des 800
espèces de plantes y sont endémiques.
Soroa
Près de Soroa, il
existe des sentiers forestiers qui vous permettront de chercher la splendide Colombe
à tête bleue.
Un chemin qui part de l'hôtel Les Horizontes permet de voir facilement le
Guit-guit saï, et les National Botanical Gardens de Soroa sont excellents
pour observer plusieurs endémiques.
Le parc national de La
Guira
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Todier
de Cuba (Todus multicolor)
Photo : Jon Gallagher |
C'est un spot situé
à deux heures de route à l'ouest de La Havane, en suivant la direction
de Pinar del Río. Il faut tourner à droite au kilomètre 101,
juste après un pont inachevé qui passe au-dessus de la route, puis
à droite à un croisement en suivant les panneaux vers le parc. Il
n'y a aucun frais d'entrée. Il existe des chalets en bois où il
est possible de rester, mais il est aussi possible de loger à Soroa à
environ 30 kilomètres.
Les oiseaux les plus remarquables sont le Solitaire de Cuba et la Paruline à
calotte verte (Dendroica pityophila). Le premier peut être trouvé
assez facilement le long des cours d'eau, tandis la Paruline est à chercher
dans les pins. Vous pourrez également essayer de voir le Pigeon à
cou rouge (Columba squamosa). Le paysage est superbe, mais la plupart des spécialités
du secteur peuvent être trouvés dans le Cienaga de Zapata.
Autres espèces présentes dans le parc : Tourterelle à ailes
blanches (Zenaida asiatica), Crécerelle d'Amérique, Pics poignardé
et à sourcils noirs, Hirondelle de Cuba, Parulines bleue et à gorge
noire (Dendroica virens), Tangara à tête rayée, Todier de
Cuba, Solitaire de Cuba, Sporophile négrito.
Le parc Valle de Vinales
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| Paysage
typique d'un mogote dominant un champ de tabac. Source : Trek
in Cuba |
Ce parc est situé
dans la province de Pinar del Río, dans la Sierra de Los Organos. Il couvre
une surface de 21 600 hectares et constitue l'une des zones naturelles les mieux
connues de Cuba au niveau international en raison de ses richesses botaniques
et avifaunistiques. Vous pourrez y découvrir la végétation
typique des collines typiques calcaires, les mogotes, qui comprend des espèces
endémiques comme le Ceibón, le Chêne des Cayman, le Palmita
de Sierra et parfois le Palmier de Corcho.
La vallée de Vinales est célèbre pour ses plantations de
tabac : pour éviter la foule et pouvoir découvrir les oiseaux de
la région, il est conseillé de se garer à Campismo de Dos
Hermanos et de parcourir un sentier qui descend vers le bas de la vallée.
A environ 50 mètres du parking, après plusieurs petites maisons,
prendre sur la droite un chemin qui mène vers des mogotes.
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Tangara
à tête rayée (Spindalis zena)
Photo : Jon Gallagher |
Le chemin du retour traverse
des zones buissonneuses intéressantes pour observer le Sporophile négrito
(Melopyrrha nigra), le Tangara à tête rayée (Spindalis zena),
le Tyran tête-police (Tyrannus caudifasciatus), le Pigeon à couronne
blanche (Columba leucocephala) et la Colombe à queue noire (Columbina passerina),
tandis que les Martinets petit-rollé émettront leurs cris stridents
au dessus de vous.
Dans les petits réservoirs agricoles, il est possible de voir en migration
des limicoles comme le Chevalier solitaire (Tringa solitaria).
La zone agricole autour des mogotes est composée de champs de maïs
et de tabac. Dans les bosquets autour des mogotes on peut chercher l'Ani à
bec lisse (Crotophaga ani), la Moucherolle tête-fou, la Paruline à
couronne rousse (Dendroica palmarum), les Sporophile petit-chanteur et cici (Tiaris
bicolor) ainsi que la Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita).
Le secteur autour de la Cuevo
del Indio (= la grotte de l'indien) au cur de la vallée doit être
visité, en observant le long de la route. Autour de l'entrée de
la grotte, les espèces déjà observées ont été
la Paruline flamboyante, la Paruline noir et blanc, le Guit-guit saï, l'Émeraude
de Ricord et le Quiscale noir (Quiscalus niger). Près du complexe de la
Villa San Vincente, le splendide Merle vantard (Turdus plumbeus) est commun. Au
crépuscule, les chauves-souris sont abondantes.
Pour atteindre le réservoir au Nord-est du village de Vinales, il faut
prendre la route qui passe devant l'hôtel de La Ermita. Un chemin non indiqué
(avant que la route ne tourne sur la gauche vers des bâtiments de style
militaire) vous mènera vers le lac. Les espèces à chercher
sont la Sturnelle des près, le Chevalier semipalmé (Catoptrophorus
semipalmatus) en migration, le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) et
l'Anhinga d'Amérique (Anhinga anhinga).
Las Terrazas
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Pic
poignardé (Xiphidiopicus percussus)
Photo : Jon Gallagher |
Pour visiter cette zone,
il est possible de loger dans l'écolodge de La Moka, situé sur une
colline dominant Las Terrazas. Près du lodge, les Pics à sourcils
noirs et maculé (Sphyrapicus varius) sont présents.
Dans la forêt alentour, il est possible d'observer le Trogon de Cuba, la
Paruline de Fernandina, le Sporophile négrito, le Tacco de Cuba, la Paruline
noir-et-blanc, le Pic flamboyant (Colaptes auratus), le Moqueur chat, le Sporophile
petit-chanteur, la Tourterelle triste, le Quiscale violet, la Moucherolle tête-fou,
l'Oriole à capuchon (Icterus dominicensis), le Todier de Cuba et le discret
Colibri d'Helen.
Le Rio San Jose est un autre spot remarquable dans le secteur, accessible en suivant
la route descendant vers Banos : le Pic poignardé, la Crécerelle
d'Amérique, le Martin-pêcheur d'Amérique et la Paruline hochequeue
(Seiurus motacilla) ont déjà été vues.
Le secteur de l'Union Jardin, indiqué depuis la route, est aussi à
visiter. Vous pouvez garer votre véhicule près d'une petite maison.
La plantation arborée de café est excellente pour le Trogon de Cuba,
le Pic poignardé et le Tyran tête-police. La Paruline couronnée
est à chercher le long du cours d'eau.
Réserve de la
Biosphère de la Peninsula de Guanahacabibes
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Colibri
d'Helen (Mellisuga helenae)
Photo : Jon Gallagher |
Cette péninsule est
située à l'extrémité occidentale du pays, dans la
province de Pinar del Río. Les habitats y sont variés : forêts
sèches, décidues, semi-décidues, humides, mangroves, marais,
maquis côtier, prairies, zones rocheuses, dunes et récifs coralliens.
La forêt semi-décidue à Byrsonima roigii, Callicarpa
roigii et Eugenia roigii pousse sur des zones calcaires parsemées
de nombreuses grottes où plusieurs vestiges archéologiques ont été
trouvés. Le Colibri d'Helen est commun, tout comme le Trogon de Cuba. Le
récif de corail est très bien conservé, grâce à
deux zones protégées appelées "EL Veral" et "Cabo
Corrientes".
Un gros rongeur endémique, le Jutía Conga (Capromys pilorides),
mais aussi l'Iguane et le Boa de Cuba sont présents, ainsi que beaucoup
de plantes uniques.
Cette péninsule
est d'une grande importance pour les espèces migratrices (parulines notamment)
grâce à sa situation géographique qui en fait une sorte de
pont vers la péninsule de Yucatan.
Le complexe de plongée de Maria La Gorda constitue une bonne base pour
découvrir ce secteur sablonneux, ourlé de mangroves. La forêt
sèche autour du complexe est le domaine du Tacco de Cuba, de la Colombe
rouviolette (Geotrygon montana), du Tangara à tête rayée,
de la Paruline de Fernandina (Teretistris fernandinae), des deux espèces
de sporophiles et du Tyran géant.
A 500 mètres du complexe en quittant la route un chemin mène à
deux petites lagunes intéressantes : le Pluvier kildir (Charadrius vociferus)
y est le limicole le plus régulier en migration. Parmi les autres espèces
déjà observées, on note l'Ani à bec lisse, l'Émeraude
de Ricord, le Colibri à gorge rubis (Archilochus colubris) en migration
et la Colombe de Gundlach.
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