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Lesbos, un hotspot à découvrir
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Jean-Claude et Michèle Bonnet (bonnet.michele@wanadoo.fr) nous ont transmis le rapport de leur séjour sur l'île grecque de Lesbos du voyage du 3 au 17 mai 2003. Lire aussi Lesbos, l'île aux oiseaux.
Il s’agissait pour ma femme et moi du deuxième séjour sur cette île grecque située à l’est de la Mer Egée, à une trentaine de km des côtes turques. Un premier séjour effectué en juillet 1997 m’avait donné un avant-goût de la richesse et de l’originalité de son avifaune et le désir de revenir sur les lieux – si possible au printemps – moment idéal pour ajouter aux oiseaux locaux le spectacle magnifique de la migration de printemps sur la voie orientale du continent européen.
Très prisée des ornithologues britanniques – il y en avait sans doute au moins 300 sur les lieux en ce début de mois de mai – l’île de Lesbos est également appréciée des naturalistes allemands, belges et néerlandais. En revanche, pendant toute la durée du séjour, nous n’avons rencontré qu’un couple d’ornithos français, originaires de la région lyonnaise.
L’un des principaux « points chauds » de l’avifaune européenne reste donc largement méconnu en France. La complexité de l’organisation des trajets aller et retour n’y est sans doute pas pour rien…
Abstract
Lesvos is known to the birding world as one of the best locations in Europe to
see migrating birds. The island's vast and varied landscape offers numerous species
of birds exactly what they want and thus it is a haven not only for birds but
for birdwatchers too who arrive in droves in the spring. This is also the best
time to see the beautiful display of wildflowers.
Two French birders, Jean-Claude et Michèle Bonnet (bonnet.michele@wanadoo.fr), stayed on the Island from the 3d to the 17th of May 2003 and they sent to us their report.
We propose you a detailed map of Lesvos.
You can also read Lesbos, l'île aux oiseaux.
Quelques renseignements sur l’île
Une grande île
Voir la carte
de Lesbos.
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| Lesbos possède plusieurs zones humides remarquables, comme celle de Parikala. Photo : Jean-Claude Bonnet |
Elle ne fait que 70 km de long sur environ 45 km dans sa plus grande largeur. Avec sa superficie de 1600 km², c’est cependant la deuxième plus grande île de la Grèce derrière la Crète, et son caractère montagneux explique qu’en fait les distances par la route paraissent nettement plus longues que celles indiquées sur la carte.
Elle possède dans sa partie sud deux golfes qui s’enfoncent assez profondément dans les terres (le Golfe de Geras et le Golfe de Kalloni) et qui sont les secteurs les plus intéressants pour observer l’avifaune des zones humides. Une partie du Golfe de Kalloni a d’ailleurs été classée récemment en Zone Natura 2000 .
Garrigues et forêts
En ce qui concerne le climat, les seules pluies importantes et régulières tombent en hiver. Il peut faire froid en cette saison. L’été est franchement chaud et très sec. Les mois d’avril - mai, là encore, apparaissent le moment idéal pour visiter l’île.
L’intérieur de l’île est de caractère assez montagneux mais l’altitude maximum n’atteint pas tout à fait les 1000m. On peut observer quatre grands types de paysages. Au Sud et à l’Est dominent les forêts de pins et de vastes plantations d’oliviers. A l’Ouest le paysage devient très aride avec prédominance de la garrigue.
Au bord du Golfe de Kalloni subsistent quelques marais et sansouires et deux marais salants sont toujours exploités.
Architecture et gastronomie
Pour ceux qui apprécient l’architecture, l’île possède bien entendu des sites archéologiques gallo-romains mais aussi des traces de l’occupation turque. Enfin, deux villages traditionnels sont de vrais bijoux : Molivos (Molyvos) sur la côte nord et Agiassos dans les montagnes du Sud. Je n’oublierai pas de signaler le charme si particulier du petit port de Skala Sikamias.
Les amateurs de crevettes, gambas et autres poissons de mer pourront s’offrir ces plaisirs culinaires pour des sommes modiques. Arrosés d’un bon vin de Crête, ils ne peuvent qu’agrémenter une journée bien remplie , où il est habituel de se lever vers 6 heures du matin en quête des volatiles.
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