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  Le Tonlé Sap, un lac unique


Date de mise en ligne : 20/10/11 - Visé par le Comité de Lecture

Situation du Tonlé Sap (Cambdodge)
Situation du Tonle Sap (Cambdodge)
Le Tonlé Sap est le plus grand lac naturel d'eau douce d'Asie du Sud-Est, et il a été désigné comme Réserve de Biosphère par l'UNESCO en 1997 pour sa valeur écologique, économique, sociale et culturelle. Il est relié au fleuve Mékong par la rivière Tonlé Sap.
Sa superficie pendant la saison sèche (de février à mai), de près de 2 700 km² pour une profondeur d'environ un mètre, est quasiment multipliée par six quand arrive la mousson. Quand la profondeur du Mékong dépasse environ les neuf mètres, ses eaux affluent dans la rivière Tonlé Sap, provoquant de grandes inondations.
Ces inondations cycliques sont à l'origine de la grande richesse naturelle du secteur. On y trouve en particulier des forêts et des prairies inondables importantes pour de nombreuses espèces d'oiseaux.
Nous remercions Bruno Tredez (http://bruno.tredez.com) et Arnaud Delberghe (http://notjes.over-blog.com) pour nous avoir aidés à illustrer cet article.

Cet article a été soumis à notre Comité de Lecture virtuel (En savoir plus)

Abstract

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The Tonle Sap Lake is one of the largest freshwater lakes in Asia, swelling to an expansive 12,000 km2 during the wet season. During the dry half of the year the Lake shrinks to as small as 2500 km2, draining into the Tonle Sap River, which meanders southeast, eventually merging with the Mekong River at the 'chaktomuk' confluence of rivers opposite Phnom Penh. But during the wet season a unique hydrologic phenomenon causes the river to reverse direction, filling the lake instead of draining it. The engine of this phenomenon is the Mekong River, which becomes bloated with snow melt and runoff from the monsoon rains in the wet season. The swollen Mekong backs up into the Tonle Sap River at the point where the rivers meet at the 'chaktomuk' confluence, forcing the waters of the Tonle Sap River back upriver into the lake. The inflow expands the surface area of lake more than five-fold, inundating the surrounding forested floodplain. The seasonally inundated forests and grasslands are unique and very important for numbers of birds, but they are threatened by the agriculture.


Le Tonlé Sap, un lac unique

Des habitats originaux

Fonctionnement hydrologique de l'ensemble Mékong-Tonlé Sap : lors de la saison des pluies (flèches bleues), une partie des eaux du Mékong remonte vers le Tonlé Sap en passant par la rivière Tonlé Sap, inondant de vastes zones (zones bleu clair). A la fin de la saison des pluies, une partie des eaux repart ensuite vers l'aval (flèche rouge)
Carte : Ornithomedia.com
Fonctionnement hydrologique de l'ensemble Mékong-Tonlé Sap

La superficie du Tonlé Sap passe d'environ 3 000 km² durant la saison sèche à plus de 12 000 km² lors de la saison des pluies (mi-mai à mi-octobre) suite à l'afflux des eaux du Mékong qui se déversent dans le lac après avoir remonté les eaux de la rivière Tonlé Sap, qui voit son cours s'inverser. Le lac déborde alors largement dans les plaines et les forêts voisines, et sa profondeur peut atteindre jusqu'à 10 mètres.
Le lac est bordé par plusieurs écosystèmes originaux, souvent menacés par le développement de l'agriculture :

Arbre sous l'eau en novembre 2010
Arbre sous l'eau en novembre 2010, Tonlé Sap
Photo : Bruno Tredez

- de grandes surfaces de forêts buissonneuses inondables ne dépassant pas les 4 mètres de haut composées notamment de Barringtonia acutangula et de tout un cortège d'Euphorbiacées, de Fabacées et de Combretacées. Des roselières se forment dans les zones dégradées par le pâturage ou le feu
- des forêts-galeries inondables discontinues atteignant de 4 à 8 mètres de haut dominées par Barringtonia acutangula et Diospyros cambodiana
- des forêts humides toujours vertes, par exemple le long de la levée de Stung Sen, pouvant atteindre 15 mètres de haut, aux essences variées et avec une grande richesse en lianes (notamment Calamus palustris)

Végétation herbacée sur les rives
Végétation herbacée sur les rives du Tonlé Sap, novembre 2010
Photo : Bruno Tredez

- une végétation herbacée de 1 à 3 mètres de haut (Sesbania javanica, Brachiaria muticus, Polygonum barbatum) poussant sur les rives du lac ou formant des radeaux flottants
- différents types de prairies plus ou moins dégradées et plus ou moins inondées selon leur altitude. Elles couvraient environ 2 000 km² en 2004. Oryza rufigpogon est l'espèce dominante, s'associant par endroit avec Leersia hexandra
- des rizières et des cultures régulièrement inondées.

Les plaines au nord du Tonlé Sap, vers la frontière laotienne, sont encore couvertes en parties de forêts sèches dominées par des arbres de la famille des diptérocarpes.


Carte du Tonlé Sap

Voir notre carte du Tonlé Sap avec les principales zones ornithologiques
à visiter.

Prek Toal

Prek Toal, Tonlé Sap
Prek Toal, Tonlé Sap, janvier 2011
Photo : Arnaud Delberghe

La grande richesse naturelle du Tonlé Sap a été reconnue par l'UNESCO qui l'a désigné comme Réserve de la Biosphère en 1997. Le décret royal approuvant la création d'une réserve est paru en avril 2001.
Trois zones strictement protégées, entourées de zones-tampons où certaines activités humaines sont permises, ont été délimitées : Prek Toal (31 282 hectares), Moat Khla - Boeng Chhmar (32 969 hectares) et Stoeng Sen (6 586 hectares). boeung tonle sap
En 2005, 210 espèces d'oiseaux avaient été notées jusqu'à présent sur l'ensemble de la réserve, dont 17 globalement menacées.

Pélican à bec tacheté (Pelecanus philippensis)
Pélican à bec tacheté (Pelecanus philippensis), Prek Toal, Tonlé Sap, janvier 2011
Photo : Arnaud Delberghe

Le Tonlé Sap est particulièrement connu pour ses grandes colonies mixtes, les plus importantes d'Asie du Sud-est et aussi parmi les dernières ... La meilleure période pour les observer est la saison sèche (mi-novembre à mi-avril), quand les oiseaux sont moins dispersés.
Les espèces les plus remarquables sont le Maraboutt argala (Leptoptilos dubius), du Marabout chevelu (Leptoptilos javanicus) (la plus forte population asiatique), du Pélican à bec tacheté (Pelecanus philippensis) (la plus forte population mondiale), le Tantale blanc (Mycteria cinerea), le Tantale indien (Mycteria leucocephala), l'Ibis à tête noire (Threskiornis melanocephalus) et l'Anhinga roux (Anhinga melanogaster).
Prek Toal accueille de 10 à 30% de la population totale de chacune de ces espèces (à part le Tantale blanc).
C'est aussi le seul site d'Asie du sud-est où la nidification du Jabiru d'Asie (Ephippiorhynchus asiaticus) a été confirmée.
Le Grébifoulque d'Asie (Heliopais personata) est un nicheur rare.

Becs-ouverts indiens (Anastomus oscitans)
Becs-ouverts indiens (Anastomus oscitans), Tonlé Sap, novembre 2010
Photo : Bruno Tredez

D'autres espèces nichent en nombre : Cormoran de Vieillot (Phalacrocorax niger), Cormoran à cou brun (P. fuscicollis), Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo), Grande Aigrette (Casmerodius albus), Bec-ouvert indien (Anastomus oscitans), Cigogne épiscopale (Ciconia episcopus), Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus), Héron cendré (Ardea cinerea), Héron pourpré (Ardea purpurea).
Le Pygargue à tête grise (Icthyophaga ichthyaetus) est l'une des attractions de Prek Toal : au moins 15 couples y nichent durant la saison sèche (plus de 100 couples seraient présents autour du Tonlé Sap, soit la plus forte concentration d'Asie). Les Milans sacrés (Haliastur indus) sont toutefois plus communs.
Sur le lac lui-même, de nombreuses Mouettes du Tibet (Chroicocephalus brunnicephalus) et Guifettes moustacs (Chlidonias hybridus) se rassemblent en hiver.

Guêpier à queue d'azur (Merops philippinus)
Guêpier à queue d'azur (Merops philippinus), Tonlé Sap, janvier 2011
Photo : Arnaud Delberghe

Autres espèces visibles : Siffleur cendré (Pachycephala grisola), (spécialiste de la mangrove), Martin-chasseur à coiffe noire (Halcyon pileata), Guêpier à queue d'azur (Merops philippinus) ...
Pour visiter Prek Toal (en dehors d'un tour organisé), il est possible de louer une moto ou de prendre un taxi depuis Siem Reap jusqu'aux quais de Phnom Krom ou de Chong Khneas. Il est possible de faire une visite guidée en bateau avec la Prek Toal Environmental Research Station gérée par la WCS (Wildlife Conservation Society)
(www.wcscambodia.org).

Les zones protégées de Boeng Chhmar et de Moat Khla

Cormoran à cou brun (Phalacrocorax fuscicollis)
Cormoran à cou brun (Phalacrocorax fuscicollis), Tonlé Sap, janvier 2011
Photo : Arnaud Delberghe

Le Boeng Chhmar (voir notre carte) est un lac permanent de 4 000 hectares entouré de forêts inondables et de forêts galeries. Moat Khla est aussi un secteur forestier sillonné par de nombreux canaux. En mai-juillet, on y observe de grandes concentrations postnuptiales de Maraboutts argala, de Pélicans à bec tacheté, de Cormorans à cou brun, de Grands Cormorans ...
Le Pygargue à tête grise est nicheur le long du Boeng Chhmar.
Ces forêts accueillent aussi le Macaque crabier (Macaca fascicularis) et le Semnopithèque à crête (Semnopithecus cristatus). Quelques Crocodiles du Siam (Crocodylus siamensis) sont encore présents à Moat Khla.

Chhnuk Tru

Guifette moustac (Chlidonias hybridus ) adulte en plumage internuptial
Guifette moustac (Chlidonias hybridus) adulte en plumage internuptial, Tonlé Sap, janvier 2011
Photo : Arnaud Delberghe

Au sud-est du Tonlé Sap, le Chhnuk Tru (voir notre carte) regroupe le secteur où débute la rivière Tonlé Sap et le delta de la rivière Stung Sen. Ces zones humides comprennent de vastes roselières et des vasières sillonnées de nombreux canaux qui accueillent de grandes populations de Cormorans à cou brun, de Talèves sultanes (Porphyrio porphyrio) et d'Echasses blanches (Himantopus himantopus), mais aussi de nombreux limicoles qui se nourrissent au passage au plus fort de la saison sèche (en mars-mai). De nombreuses Guifettes moustacs pêchent pendant la période internuptiale.

Les prairies autour de Kompong Thom

Bengale florican (Houbaropsis bengalensis)
Bengale florican (Houbaropsis bengalensis), prairies du bassin du Tonlé Sap
Photo : Allan Michaud / WCS Cambodia

Les prairies inondables du Tonlé Sap accueillent probablement la plus grande population mondiale de Bengales floricans (Houbaropsis bengalensis).
Cette espèce menacée niche entre mars et août dans une mosaïque de prairies et de zones boisées ouvertes.
On peut les observer tôt le matin ou le soir. Entre mars et mai, les mâles effectuent leur parade nuptiale, ce qui augmente les chances de les repérer.
Les plus fortes concentrations se rencontrent notamment dans les prairies du secteur de Kompong Thom (Stung-Chi-Kraeng, Kru Krom, ...)
(voir notre carte).
Les rongeurs attirent entre décembre et avril de nombreux rapaces : Aigles criards (six oiseaux ont été comptés en une seule journée en mars 2004) et Aigles impériaux (Aquila heliaca), Busards d'Orient (Circus spilonotus), Busards tchoug (Circus melanoleucos), Milans noirs (Milvus migrans), Milans sacrés (Haliastur indus), ...
La Grue antigone (Grus antigone) peut aussi s'arrêter (rarement) dans les prairies en dehors de la saison nuptiale (décembre-avril).
Quelques-unes des espèces à chercher : Rousserolle mandchoue (Acrocephalus tangorum) (herbes hautes et buissons), Tisserin doré (Ploceus hypoxanthus) (ripisylves le long des cours d'eau), Tisserin manyar (Ploceus manyar), Bengali rouge (Amandava amandava), Turnix mugissant (Turnix sylvaticus), Caille peinte (Coturnix chinensis), Mégalure des marais (Megalurus palustris), Alouette de Java (Mirafra javanica), Alouette gulgule (Alauda gulgula), ...
L'
Ibis de Davison (Pseudibis davisoni) a disparu comme nicheur du secteur de Kompong Thom et il est désormais un rare visiteur.

Les rizières près de Roluos

Rizières proches du Tonlé Sap
Rizières proches du Tonlé Sap, janvier 2011
Photo : Arnaud Delberghe

Les rizières, par exemple celles du secteur de Roluos (voir notre carte), fournissent un habitat intéressant pour les passereaux granivores hivernants, dont des troupes de Bruants auréoles (Emberiza aureola), une espèce en déclin. Des migrateurs y font une halte comme la Glaréole orientale (Glareola maldivarum), le Drongo royal (Dicrurus macrocercus), la Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), le Pipit à gorge rousse (Anthus cervinus), la Bergeronnette printanière (Motacilla flava), ... Les Hirondelles rustiques (Hirundo rustica) chassent au-dessus des cultures et du Tonlé Sap.
D'autres oiseaux s'y nourrissent, notamment au début de la saison des pluies, comme le Blongios de Chine (Ixobrychus sinensis), le Blongios cannelle (Ixobrychus cinnamomeus), le Crabier malais (Ardeola speciosa), le Râle à crête (Gallicrex cinerea), la Talève sultane (Porphyrio porphyrio), ...

Dans les villages

Dans les villages, vous verrez certainement des Gardeboeufs d'Asie (Bubulcus coromandus), des Martinets batassia (Cypsiurus balasiensis), des Moineaux friquets (Passer montanus) et des Martins tristes (Acridotheres tristis).

Les ruines d'Angkor

Forêt à diptérocarpes près d'Angkor
Forêt à diptérocarpes près d'Angkor, janvier 2011
Photo : Arnaud Delberghe

Il n'est pas possible d'explorer le Tonlé sap sans visiter les célèbres ruines d'Angkor, l'ancienne capitale Khmer, redécouvertes alors qu'elles étaient enfouies dans la jungle par Henri Mouhot entre 1858 et 1860.
On peut y observer ou entendre une belle variété d'espèces comme la Perruche à moustaches (Psittacula alexandri), le Barbu rayé (Megalaima lineata), le Barbu à plastron rouge (Megalaima haemacephala), la Chevêchette cuculoïde (Glaucidium cuculoides), le Baza huppard (Aviceda leuphotes), le Bulbul cap-nègre (Pycnonotus atriceps), le Bulbul goiavier (Pycnonotus goiavier), le Bulbul de Blanford (Pycnonotus blanfordi) ou le Gobemouche de Hainan (Cyornis hainanus).

Monticole bleu (Monticola solitarius philippensis)
Monticole bleu (Monticola solitarius philippensis), Angkor, janvier 2011
Photo : Arnaud Delberghe

Quelques-unes des espèces possibles : Minivet cendré (Pericrocotus divaricatus), Souimanga à dos vert (Cinnyris jugularis), Couturière à longue queue (Orthotomus sutorius), Mainate religieux (Gracula religiosa), Drongo à raquettes (Dicrurus paradiseus), Drongo royal (Dicrurus macrocercus), Rolle oriental (Eurystomus orientalis), Monticole bleu (Monticola solitarius) (sur les temples), ...

Le parc national de Phnom Kulen (ne figure pas sur la carte)

Perruche à moustaches (Psittacula alexandri)
La Perruche à moustaches (Psittacula alexandri) est commune autour des temples
Photo : Arnaud Delberghe

Le parc national de Phnom Kulen est situé au nord-est d'Angkor : c'est une zone de collines boisées riche en temples avec quelques chutes d'eau (qui se forment pendant la saison humide).
La diversité d'espèces y est plus élevée qu'à Angkor, et on peut espérer voir d'autres espèces comme le Serpentaire bacha (Spilornis cheela), le Martin-chasseur mignon (Lacedo pulchella), le Bulbul de Finlayson (Pycnonotus finlaysoni), le Bulbul pâle (Alophoixus pallidus), le Malcoha sombre (Phaenicophaeus tristis) ...

Le réservoir d'Ang Trapaeng Thmor (ne figure pas sur la carte)

Au nord-ouest du Tonlé Sap, le réservoir d'Ang Trapaeng Thmor, au sud dOtdar Meanchey, construit pour l'irrigation des rizières durant la terrible période des Khmers Rouges, est devenu une importante zone ornithologique où des centaines de Grues antigone (Grus antigone sharpii) viennent se nourrir en septembre (lire Bonne nouvelle pour la sous-espèce sharpii de la Grue antigone).
La diversité des espèces y est remarquable : Canard casqué (Sarkidiornis melanotos), Anserelle de Coromandel (Nettapus coromandelianus), Talève sultane (Porphyrio porphyrio), Jacana à longue queue (Hydrophasianus chirurgus), Busard tchoug (Circus melanoleucos), Busard d'Orient (Circus spilonotus), Râle à crête (Gallicrex cinerea), Turnix mugissant (Turnix sylvaticus), Alouette de Java (Mirafra javanica), ... L'Aigle criard (Aquila clanga) y hiverne.

Pour la visiter, il faut demander un permis auprès de la Wildlife Conservation Society (WCS) (www.wcscambodia.org).


Le secteur de Tmatboey
(ne figure pas sur la carte)

Ibis de Davison (Pseudibis davisoni)
Ibis de Davison (Pseudibis davisoni)
Photo : Eleanor Briggs / WCS Cambodia

Plus au nord, le secteur de Tmatboey est connu pour ses belles forêts sèches de diptérocarpes d'une grande richesse ornithologique. On peut y observer la Perruche alexandre, la Perruche à tête rose (Psittacula roseata), 16 (!) espèces de Picidés dont le Pic à tête noire (Picus erythropygius), le Pic à ventre blanc (Dryocopus javensis) et le Pic meunier (Mulleripicus pulverulentus), le Tisserin manyar, le Busautour pâle (Butastur liventer), le Fauconnet à pattes jaunes. (Polihierax insignis), la Pirolle à bec rouge (Urocissa erythroryncha), la Témia vagabonde (Dendrocitta vagabunda), le Téphrodorne de Pondichéry (Tephrodornis pondicerianus), l'Échenilleur indochinois (Coracina polioptera), le Rhipidure à grands sourcils (Rhipidura aureola), la Sittelle indienne (Sitta castanea), la Prinia des montagnes (Prinia polychroa), le Pigeon marron (Columba punicea), la Cigogne épiscopale, mais surtout les deux "stars" du secteur, l'Ibis géant (Pseudibis gigantea) et l'Ibis de Davison (Pseudibis davisoni), (visibles dans les environs du village de Tmatboey).

Le secteur d'Okoki
(ne figure pas sur la carte)

Encore plus au nord, autour de Choam Khsant, près de la frontière laotienne, s'étend la Preah Vihear Protected Forest, l'une des plus belles forêts de diptérocarpes d'Asie du Sud-est. On peut y observer des espèces rares et méconnues comme le Canard à ailes blanches (Asarcornis scutulata).
A noter qu'une station de nourrissage pour vautours a été installée près du village de Chhep : c'est d'autant plus intéressant que les vautours asiatiques ont subi depuis une dizaine d'années un véritable effondrement de leurs populations à cause d'un produit vétérinaire, le diclofenac (lire Un espoir pour les vautours du sous-continent indien). On peut y voir le Vautour royal (Sarcogyps calvus), le Vautour chaugoun (Gyps bengalensis) et le Vautour à long bec (Gyps tenuirostris).

A lire aussi sur Ornithomedia.com

Le parc national de Keoladeo (Inde), un eden menacé


A visiter

- Le séjour illustré de Bruno Tredez au Cambodge en novembre 2010 sur http://bruno.tredez.com/
- Le séjour illustré d'Arnaud Delberghe au Cambodge en janvier 2011 : http://notjes.over-blog.com/article-cambodge-janvier-2011-69619570.html
- Le site web de la Wildlife Conservation Society au Cambodge : www.wcscambodia.org
- Un récit d'un séjour à Angkor, Tonle Sap et Mondolkiri en 2009 : http://www.chezfred.info/ornitho_KHM.php

Sources

- Canby. Tonle Sap Lake and the Prek Toal Bird Sanctuary. http://www.canbypublications.com/siemreap/srtonlesap.htm
- Birdingpaltours (2011). Birdingpaltours around the world. Birdwatching in Cambodia. http://www.birdingpal.org/tours/CambodiaItinerary.htm
- Birdlife International. Boeung Chhmar / Moat Khla. http://www.birdlife.org/datazone/sitefactsheet.php?id=16666
- Peter J.A. Davidson (2006). The biodiversity of the Tonle Sap Biosphere Reserve 2005 status review. http://www.tsbr-ed.org/docs/reports/comp3/Peter%20Report%20Final%20JSRC%20OK.pdf



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