Recherche sur Ornithomedia.com

  Voyages ornitho
   Guide recommandé
 
Birds of the Middle East de Richard Porter (Auteur), Simon Aspinall (Auteur)
34,41 €
Commander
sur Amazon

  Le Sud de la Jordanie du 9 au 21 avril 2010


Date de mise en ligne: 17/06/10 - Visé par le Comité de Lecture

Situation des secteurs visités lors du séjour en Jordanie
Situation des secteurs visités lors du séjour
La Jordanie est un petit pays du Moyen-Orient situé à la croisée de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, permettant d'observer des espèces originaires de ces trois continents. Elle accueille aussi une grande variété de nicheurs grâce à ses habitats variés (collines boisées, déserts, côtes de la Mer Rouge, zones humides, ...).
Hellin de Wavrin a visité le sud du pays du 9 au 21 avril 2010, alliant tourisme classique et ornithologie. Le rapport qu'il nous a transmis reflète ainsi ce qu'il est possible d'observer facilement à cette saison autour d'Aqaba, à Petra et dans le Wadi Rum.
A cause du nuage de cendres du fameux volcan islandais qui a entraîné la fermeture de plusieurs aéroports européens, son séjour a été prolongé de cinq jours aux frais du tour-opérateur, mais il ne devait pas s'éloigner de l'hôtel dans l'attente d'un éventuel vol de retour.

Cet article a été soumis à notre Comité de Lecture virtuel.
Pour participer à ce comité, vous pouvez nous contacter.

Abstract

Publicité

Jordan is a small Middle-Eastern country situated at the crossroads of Europe, Africa and Asia, which means that birds from these three continents can sometimes be spotted.
The country's remarkable variety of habitats, from rugged mountains and evergreen woodlands to scrubby steppe and hot deserts, also makes for a large variety of bird species. Jordan's Great Rift Valley is something of a high-traffic crossroads on the main migration routes for birds moving between Eastern Europe, Central Asia, Russia, and Africa.
Hellin de Wavrin visited the South of the country from the 9th to the 21th of April 2010, visiting the surroundings of Aqaba, Petra and the Wadi Rum.


Autour d'Aqaba et de Petra


Aqaba Tala Bay

Hypolaïs pâle (Hippolais pallida)
Hypolaïs pâle (Hippolais pallida), Jordanie, avril 2010
Photo: Hellin de Wavrin

Le séjour principal a eu lieu à Aqaba Tala Bay, ayant supposé au préalable que cette nouvelle station représentait davantage la nature que la ville d'Aqaba proprement dite, située une dizaine de kilomètres plus au nord.
Rien de naturel malheureusement et les derniers terrains inoccupés en bordure de mer avaient tous été nivelés au bulldozer en vue de nouveaux aménagements.
Il n'existe plus une touffe de végétation sauvage dans ce paysage de désert montagneux bordé par le Golfe d'Aqaba. Les rares arbres et buissons sont tous dans les jardins des hôtels, accueillant quelques migrateurs en halte. L'avifaune locale est réduite, cet oasis récent étant isolé au milieu des étendues désertiques. Les Moineaux domestiques (Passer domesticus) y sont toutefois abondants, tout comme les Tourterelles maillées (Streptopelia senegalensis). Quelques Hypolaïs pâles (Hippolais pallida) chantaient, certaines étant peut-être locales.
Bien que non nicheur, le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) était visible de temps en temps, et l'Hirondelle isabelline (Ptyonoprogne fuligula) assez régulièrement.
Des Pigeons bisets (Columba livia) ont été observés au-dessus des premières collines. Le Héron garde-bœufs (Bulbucus ibis) a été vu une seule fois à Tala Bay, puis un autre en vol traversant Aqaba.

Une migration peu abondante

Cette période de l'année était supposée correspondre au pic de la migration. Or celle-ci semble peu importante en Jordanie, la plupart des oiseaux transitant par l'ouest du Moyen-Orient semblant passer plus à l'ouest, en Israël, au-dessus du Golfe de Suez et du Sinaï.
C'était surtout net pour les rapaces. Malgré des vents plus ou moins favorables, seul un Épervier d'Europe (Accipiter nisus) a été noté. Un Elanion blanc (Elanus caeruleus) le 13 avril et un Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) le 15 étaient sans doute de passage.
Les principaux migrateurs étaient le Moineau espagnol (Passer hispaniolensis) dont quelques petites bandes étaient notées tous les matins, l'Hirondelle rustique (Hirundo rustica) et la Tourterelle turque (Streptopelia decaocto). Cette dernière espèce migrait toute la journée, seule ou par petits groupes de quatre ou cinq oiseaux au maximum.
Seules deux Bergeronnettes printanières (Motacilla flava), l'une de la sous-espèce flava et une thunbergii, ont été repérées.
Les oiseaux en halte dans les rares buissons des hôtels étaient principalement des Fauvettes à tête noire (Sylvia atricapilla), des Fauvettes babillardes (Sylvia curruca) et des Hypolaïs pâles. Les 17 et 18 avril, j'ai noté un Pouillot véloce (Phylloscopus collybita tristis), au dos gris, au sourcil bien marqué et au ventre pâle, et dont les "tsiii" m'avaient longtemps interpellés avant que je ne le vois dans une haie. Le 18, il y avait dans la même haie deux Rousserolles verderolles (Acrocephalus palustris), espèce considérée comme rare en Jordanie, probablement parce que sous-détectée. Une des deux est restée jusqu'à la fin du séjour.
Une Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus fuscus) s'y tenait aussi. Cette sous-espèce se distingue de la sous-espèce nominale par son croupion brun visible se distinguant des parties supérieures grises et par son ventre nettement plus clair. Enfin, pour bien finir le séjour en attendant l'avion, une Locustelle fluviatile (Locustella fluviatilis) s'est montrée furtivement le 21 avril, au pied de la même haie. Elle était facilement reconnaissable par sa silhouette, sa poitrine brune aux rayures floues et son ventre clair contrastant avec les sous-caudales brunes marquées de demi-lunes blanches.
De rares limicoles ont été notés, souvent venant du sud et s'arrêtant sur l'estran en pleine journée. Il s'agissait d'espèces communes comme le Chevalier gambette (Tringa totanus), le Chevalier Sylvain (Tringa glareola), le Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) et le Chevalier aboyeur (Tringa nebularia). Au bord de la mer, un groupe de cinq Grands Cormorans (Phalacrocorax carbo) migrait le 15, un Pipit à gorge rousse (Anthus cervinus) s'est posé le 19 et un Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax) immature est passé le 20.

Sur la côte de la Mer Rouge

Les oiseaux marins étaient très peu abondants et se cantonnaient le long de la côte. Goélands à iris blanc (Larus leucophtalmus), Sternes pierregarins (Sterna hirundo) et Sternes caspiennes (Sterna caspia) étaient régulières, tandis que le Goéland ichthyaète (Larus ichthyaetus) et le Goéland de la Baltique (Larus fuscus fuscus) étaient plus rares. Le 15, un Fou brun (Sula leucogaster) immature m'a survolé à quelques mètres.

Aqaba

La traversée de la ville d'Aqaba permet de voir facilement les Corbeaux familiers (Corvus splendens). Originaire d'Inde, cette espèce est sans doute arrivée ici transportée par des bateaux. Elle ne semble pas quitter la zone urbaine où elle est bien implantée.
En prenant la route vers le nord, toute la zone entre la ville d'Aqaba et les premières montagnes est dénudée et les traces de bulldozers sont omniprésentes. Seule végétation, quelques rares acacias isolés subsistent. Bien qu'elle permette quelques observations sympathiques, l'avifaune d'Aqaba et de la côte sud est peu diversifiée étant donnée la rareté des habitats favorables.
Plus riche en végétation, Aqaba offre sans doute plus de possibilités que la station de Tala Bay. Lors d'un passage ou un séjour dans cette région il faudrait sûrement essayer de visiter l'Aqaba Birds Observatory situé juste au nord-ouest de la ville. Il s'agit de bassins de lagunage ("sewage works") et d'un parc qui semblent accueillir une avifaune très riche. La visite est recommandée sur le site web de l'ambassade de Jordanie et par plusieurs sites internet. Étant situé le long de la frontière, il est compris dans une zone militaire et son accès est soumis à autorisation préalable. Celle-ci doit être demandée par e-mail à l'adresse : aqaba@jssd-jo.org. Je l'avais fait deux semaines à l'avance, mais cela n'a pas à priori été suffisant. Dommage, ce site est sûrement un très bon spot.

Autour de l'hôtel Beit Zaman

Oliveraie près de Petra
Oliveraie près de Petra, Jordanie, avril 2010
Photo: Hellin de Wavrin

Le 10 avril, départ en car vers Petra. En cours de route, quelques petits groupes de Buses des steppes (Buteo buteo rufinus) en migration, surtout dans la plaine au nord d'Aqaba, ont été vus. Les Hirondelles isabellines étaient très abondantes partout et les Tourterelles maillées omniprésentes.
J'ai aussi observé aussi de rares Tourterelles turques (Streptopelia decaocto), un Traquet à capuchon (Oenanthe monaca), des Linottes mélodieuses (Carduelis cannabina), un Milan noir (Milvus migrans) et un Milan brun (Milvus lineatus), ce dernier étant reconnaissable par ses couleurs rougeâtres et les larges plages claires dans les ailes.
Par chance, l'hôtel choisi à Petra, le Beit Zaman, est situé au milieu d'oliveraies mélangées de grenadiers qui forment une véritable oasis au milieu des montagnes désertiques. Il domine la vallée qui mène au site archéologique. Un après-midi et une matinée ont été consacrés à leur prospection. Beaucoup d'hirondelles bien sûr ont été observées, surtout des Hirondelles isabellines, mais également des Hirondelles de rochers (Ptyonoprogne rupestris), des Hirondelles rustiques, des Hirondelles rousselines (Hirundo daurica) et quelques Hirondelles de fenêtre (Delichon urbica). Des Martinets pâles (Apus pallidus) et mes premiers Martinets noirs (Apus apus) de l'année ont été notés.
Des Buses des steppes, certaines en migration, et un Faucon crécerelle, ont été notés. Outre les Moineaux domestiques, un Moineau espagnol, des Linottes mélodieuses et des Verdiers d'Europe (Carduelis chloris) ont été repérés. Des Souimangas de Palestine (Nectarinia osea) étaient présents ici et là, le bleu métallique des mâles resplendissant au soleil.
Les Fauvettes à tête noire étaient bien représentées, suivies en nombre par les Fauvettes babillardes (Sylvia currucea) et quelques Fauvettes mélanocéphales (Sylvia melanocephala). Un Hypolaïs pâle chantait.
Les Bulbuls d'Arabie (Pycnonotus xanthopygos) s'entendaient et étaient visibles un peu partout. Parmi les autres espèces vues on retiendra un Loriot d'Europe (Oriolus oriolus), un Traquet oreillard (Oenanthe hispanica), une Pie grièche masquée (Lanius nubicus), un Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros), un Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus), des Tourterelles maillées, si abondantes dans tous les milieux en Jordanie, et quelques Tourterelles turques.
Mais ce qui fut pour moi la plus grande surprise dans cet oasis est la présence d'une population à priori nicheuse de Merles noirs (Turdus merula) et de Mésanges charbonières (Parus major).

Le site archéologique de Petra

Traquet deuil (Oenanthe lugens)
Traquet deuil (Oenanthe lugens), Jordanie, avril 2010
Photo: Hellin de Wavrin

Une journée a été consacrée à la visite du site archéologique de Petra, en formule individuelle. Encore quelques Buses des steppes sont passées haut dans le ciel, tandis qu'un couple de Faucons crécerelles nichait dans les parois rocheuses.
Un Corbeau à queue courte (Corvus rhipidurus) s'est montré brièvement. Les Moineaux domestiques étaient très abondants, de même que les Pigeons bisets. La plupart de ces derniers sont malheureusement féraux. Comme toujours, les Tourterelles maillées étaient nombreuses, à l'inverse des Tourterelles turques. Une Tourterelle des bois (Streptopelia turtur) et un Rougequeue à front blanc ont été repérés.

Roselin du Sinaï (Carpodacus synoicus) mâle
Roselin du Sinaï (Carpodacus synoicus) mâle, Monts d'Eilat (Israël)
Photo: Thomas Krumenacker / Galerie de Thomas

Un couple de Bulbuls d'Arabie était présent dans quelques arbrisseaux.
Espèce particulièrement recherchée, un mâle de Roselin du Sinaï (Carpodacus sinoicus) a été trouvé à l'ombre dans les rochers qui bordent la vallée juste après le Siq (la faille qui constitue le seul accès à la ville de Petra). Il a malheureusement été aussitôt dérangé et a disparu. Trois autres mâles ont été vus brièvement en vol un peu plus loin.
Un couple de Traquets deuil (Oenanthe lugens) nourrissait sa nichée dissimulée dans un muret en contrebas du chemin principal.

  Suite de l'article
 
Autour d'Aqaba et de Petra
Le Wadi Rum
  Pratique


   Débuter
   Identification
   Conseils
   Equipement
   Voyages ornitho
   Enfants
   Téléchargement
   Handi-spots

   Guide recommandé
 
Le guide Ornitho de Killian Mullarney
28,50 €
Commander
sur Amazon

   Publicité
  
  
  
    Produit recommandé


Carte Jordanie : 1/700 Freytag & Berndt (Auteur)
9,45 €
Commander
sur Amazon
 
 
   Newsletter

   Recevez chaque mois
   notre lettre d'infos
   gratuite.
    Inscription
   
Desinscription
        
         

Produit recommandé

 
A Photographic Guide to Birds of Israel and the Middle East
de Richard Porter (Auteur), David Cottridge (Photographies)
67,9 €
Commander
sur Amazon

ORNITHOMEDIA (c) 2000 Tous droits réservés