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Date de mise en ligne: 30/10/2007 - Validé par le Comité de Lecture - Mise à jour: le 02/11/07
| Situation des
Snow Mountains (Province de Papua, Indonésie) |
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La découverte en 1938 de la Baliem Valley sur l'île de Nouvelle-Guinée par le mammalogiste, explorateur et millionnaire américain Richard Archbold, qui fut suivie par une expédition de 14 mois financée par l'American Museum of Natural History . Celle-ci pourrait bien avoir été le dernier épisode majeur de l'époque des grandes découvertes; 40 oiseaux non encore décrits furent en effet décrits, quatre ayant reçu le statut d'espèce.
Dominant cette vallée, les Snow Mountains accueillent une avifaune typique et variée, depuis les cultures des vallées jusqu'aux forêts montagnardes en passant par la haute vallée d'Ibele et le lac alpin d'Habbema à 3 200 m d'altitude au pied du Pic Trikora. Dans ces superbes paysages, il est notamment possible d'observer le Paradisier de Macgregor (Macgregoria pulchra).
Charles Davies (daviesc1973@hotmail.com)
a organisé un trek dans le secteur du 3 au 17 juillet 2007, nous vous
proposons une traduction de son rapport de voyage.
Cet article a été soumis à notre Comité de Lecture virtuel.
Pour participer à ce comité, vous pouvez nous contacter.
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Abstract
| Publicité |
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The central mountains of New
Guinea are up there among the world's highest - at just over 4 750 m, Mount Trikora
is the second highest peak in New Guinea after Puncak Jaya (5 040 m).
Of the two highest peaks in New Guinea, Mount Trikora is by far the easier to
visit, since it is only a few days hike from Wamena, the major town in the mountains
of West Papua, and only one day or two from Lake Habbema, a tourist destination
that is (at least in theory) accessible by road from the town.
Charles Davies did a trek from the adjacent Baliem Valley to the Trikora Mount
through the Ibele valley villages, the Habbema Lake and the Ue Valley from the
3rd to the 17th July 2007
Informations pratiques sur le voyage
Le Mont Trikora
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Paysage au pied du Mont
Trikora, à 4 000 m d'altitude: il faut s'équiper chaudement!
Photo: Charles Davies
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Les montagnes centrales
de Nouvelle-Guinée sont parmi les plus hautes du monde, atteignant plus
de 4 750 m pour le Mont Trikora (ou Mont Pirgin pour les locaux), dans les Snow
Mountains.
Cette montagne est le second plus haut sommet de l'île après le Puncak
Jaya (5 040 m). Le Mont
Trikora est le plus facile à visiter, car il n'est qu'à quelques
jours à pied de Wamena, la principale ville dans ces montagnes de la province
de Papua, et seulement à un jour ou deux de marche du lac Habbema, une
destination touristique qui est (en théorie) accessible par la route depuis
Wamena.
L'avifaune des Snow Mountains
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Le Miro des rochers (Petroica
archboldi) est une espèce endémique des Snow Mountains
Photo: Charles Davies
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Les Snow Mountains accueillent
une avifaune typique et diverse, grâce à l'existence d'habitats
variés allant des cultures des vallées jusqu'aux forêts montagnardes,
en passant par la haute vallée d'Ibele et le lac alpin d'Habbema situé
à 3 200 m d'altitude sur un plateau, au pied du Mont Trikora.
Dans ces superbes paysages, il est possible d'observer le Paradisier de McGregor
(Macgregoria pulchra), qui appartient à un genre monotypique et qui est
considéré comme un Oiseau de paradis par pratiquement tous les auteurs.
Cependant, T. Iredale, qui a pu observer plusieurs oiseaux en 1956, a indiqué
que Macgregoria pulchra pourrait appartenir à la famille des Meliphagidés,
une conclusion récemment confirmée par des éléments
moléculaires et morphologiques.
Les forêts nébuleuses
de la région sont le royaume du superbe Myzomèle de Rosenberg (Myzomela
rosenbergii), du mystérieux Grand Égothèle (Aegotheles insignis)
et du talentueux Siffleur de Schlegel (Pachycephala schlegelii).
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Méliphage des Snow
(Oreornis chrysogenys)
Photo: Charles Davies
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Seules trois espèces,
le Méliphage des Snow (Oreornis chrysogenys), le Miro des rochers (Petroica
archboldi) et le Capucin à poitrine noire (Lonchura teerinki) sont strictement
confinées aux Snow Mountains, tandis que la Caille de montagne (Anurophasis
monorthonyx), l'Égothèle d'Archbold (Aegotheles archboldi), le Méliphage
à barbe courte (Melidectes nouhuysi), le Siffleur de Lorentz (Pachycephala
lorentzi), le Paradisier splendide (Astrapia splendidissima) et le le Capucin
des Snow (Lonchura montana) se rencontrent également plus à l'est,
dans les Star et les Victor Emanuel Mountains; ces deux chaînes se situent
en Papouasie-Nouvelle-Guinée et ont été découvertes
par le grand explorateur italien L. M. D'Albertis pendant qu'il naviguait en 1967
sur le cours supérieur de la Fly River.
Vol
J'ai pris un vol sur Garuda
Airlines à destination de Jayapura depuis Jakarta.
Malgré des inquiétudes sur les normes de sécurité de
la Garuda, il s'agissait du vol le plus rassurant que j'ai pu prendre pour me
rendre dans la province de Papua (ouest de la Nouvelle-Guinée), sur un
avion à la fois grand et raisonnablement moderne.
Il y avait deux escales, l'une à Ujung Pandang (Makassar), puis sur l'île
de Biak.
J'ai ensuite pris un avion des Trigana Airlines entre Jayapura et Wamena, sans
pré-réservation, une heure seulement après être arrivé
à Jayapura. Il est conseillé de se loger dans un hôtel
de qualité à Jayapura ou à Wamena, qui peut réserver
le vol pour vous.
L'avion est le seul moyen pour atteindre Wamena. Une route aurait été
construite entre Jayapura et Wamena, mais certains ponts n'ont pu être achevés
et le projet entier a été suspendu. D'après l'étendue
de la forêt que l'on survole pour atteindre Wamena, une telle route permettrait
d'explorer le secteur, avant que les colons ne déboisent la région
Le vol sur la Trigana dure une heure, avec un avion vieillissant à
hélices. Il y a plusieurs vols quotidiens entre Jayapura et Wamena. Des
retards de quelques heures sont fréquents, et des vols ont même été
annulés pendant une journée à cause de problèmes
techniques. J'imagine que les retards et les annulations sont plus fréquents
pendant la saison des pluies.
Change
Il y a deux banques dans
la rue principale de Wamena. Elles changent des Dollars américains et probablementaussi
la plupart des monnaies courantes. Mais si, comme moi, vous n'avez pas apporté
assez d'argent liquide, vous pourriez avoir quelques problèmes.
La carte utilisée était une carte ATM (système Cirrus). Il ne semble pas y avoir des possibilités de facilités de paiement à Wamena.
Les deux banques ont des guichets automatiques, mais seulement l'un acceptait
ma carte (marque non précisée), avec une limite quotidienne de 2 500.000 Rupiah (1 Euro = 1287 Rupiah).
Si vous restez longtemps ou bien si vous séjournez dans un hôtel
cher comme le Baliem Valley Resort, il est plus prudent de calculer exactement
la somme que vous dépenserez, et de vous assurer que vous amenez assez
d'argent liquide.
Sécurité et permis
Vérifiez sur le site
web du Ministère des affaires Etrangères de votre pays les dernières
informations concernant la sureté des voyages vers la province indonésienne
de Papua. Les membres du Free Papua Movement (OPM) ont enlevé un groupe de
biologistes occidentaux et indonésiens dans un secteur retiré des
montagnes de la province en 1996.
Vous avez toujours besoin d'un "Surat jalan" (permis) pour visiter Wamena,
mais il est possible de l'obtenir sur place. Vous pouvez avoir besoin d'un permis
supplémentaire pour visiter le Lac Habbema et/ou le sommet du Mont Trikora.
Ces permis pourraient être supprimés dans le futur
Il est possible d'obtenir des informations sur la situation actuelle en contactant
un hôtel local (comme le Baliem Valley Lodge) ou un guide (comme Jonas,
le guide de ce voyage).
Hôtels
Je suis resté deux
nuits dans le Baliem Valley Lodge (www.baliem-valley-resort.de),
dans le Nord-est des collines de Wamena. Il n'est qu'à quelques kilomètres
de la ville, mais le voyage dure près deux heures car la route est mauvaise.
Une chambre coûte 950 000 Rupiah la nuit, avec des charges supplémentaires
pour le dîner, la lessive ...
Il y a aussi quelques hôtels à Wamena, mais je n'ai pas réussi à trouver leurs noms sur Internet.
Transport
Un taxi entre l'aéroport
et le Baliem Valley Lodge coûtera à peu près 300 000 Rupiah
(à négocier). Un taxi entre l'hôtel et la ville coûte
davantage, à peu près 500 000 Rupiah. Une fois, j'ai essayé
d'économiser de l'argent et de louer une motocyclette entre la ville et
l'hôtel pour à peu près 100 000 Rupiah, mais il faut marcher
dans la dernière section de la route.
Communications.
On peut utiliser un téléphone
mobile à Wamena, et la plupart du temps dans le Baliem Valley Resort. J'ai
perdu le signal après avoir marché quelques kilomètres dans
les montagnes de Wamena, et je ne l'ai pas retrouvé avant de retourner
en ville.
Wamena a aussi un cybercafé, et la connexion fonctionne.
La logistique
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Kipenus, l'un des porteurs,
rencontré dans le village de Taila
Photo: Charles Davies
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J'ai réalisé
mon trek avec Jonas Wenda, qui s'occupe de la logistique pour les touristes qui
visitent le lac Habbema, et organise des excursions pour
de petits groupes vers le sommet du Mont Trikara.
Jonas a engagé quatre porteurs pour deux semaines: son neveu Netius, Perus
(un ami de sa ville natale), Thomas (un gardien du Baliem Valley Resort) et Kipenus,
que nous avons rencontré en route dans le village de Taila.
Les prix sont chers pour le pays, soit 350 000 Rupiah par jour (plus 80 000 Rupiah
par jour et par porteur). J'ai payé aussi un supplément de 3 000
000 Rupiah pour la nourriture et les taxes de villages pour les deux semaines.
Mais le rapport qualité-prix était très bon.
Tout le monde était très sympathique, les porteurs étaient courageux et
il y avait assez de nourriture. Vous pouvez contacter Jonas directement par e-mail
à l'adresse jonaswenda@hotmail.com
ou par téléphone mobile au 0852-44220825.
Conditions et équipement
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Charles Davies et Tomas près du sommet du Mont Trikora
Photo: Charles Davies
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Avec quatre porteurs
vous n'aurez à porter ce que ce dont avez besoin pour
la journée.
La randonnée n'est pas trop difficile, seulement 10 km par jour au rythme
de l'observation. Les pistes peuvent être tout à fait détrempées.
Une bonne partie de la piste s'effectue sur un terrain humide, avec de nombreux
troncs tombés. C'est merveilleux si vous avez le sens de l'équilibre
et si vous marchez pieds nus, mais c'est très glissant avec des bottes.
Il fait froid au-dessus de la limite des arbres. J'ai dormi avec mes vêtements
dans mon sac de couchage, mais il faisait encore trop froid, et il y
avait de la glace sur ma tente au petit matin. J'ai emporté aussi un chaud
manteau d'hiver, mais il n'était souvent pas suffisant.
Bien qu'étant en saison sèche, nous avons subi de fortes pluies
pendant la journée et la nuit. J'imagine que la pluie au-dessus de la limite
des arbres doit être assez désagréable, mais nous avons pu
l'éviter.
Le mal de l'altitude est aussi un risque. Même en arrivant au sommet à
pied en plusieurs jours, j'ai eu un peu mal à la tête le premier
jour au-dessus de la limite des arbres.
Remarque: notre Comité a regretté
le manque de précisions dans la description de la végétation de ce rapport: mais Charles Davies précise qu'il n'est pas un spécialiste en botanique :-)
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