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Les sites autour de Beidaihe: autres secteurs
Les "sandflats"
Carte2- Autour du réservoir
1) Pont, 2) Etangs à limicoles, 3) Chemin boisé, 4) Etangs "dissumulés", 5) Rizières, 6) Bois, 7) Etang, 8) "Sandflats" (bancs de sable)
Carte: Ornithomedia.com
d'après Steve Arlow |
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Ce vaste estran sablo-vaseux se situe à 10 min environ au nord de l'hôtel Jin Shan par taxi.
Il s'agit d'un vaste estran sablo-vaseux structuré autours du tout petit estuaire du fleuve Daihe, permettant principalement l'observation des limicoles.
Selon les jours, et en fonction de la fréquentation touristique sur la plage, on y trouvera en nombre variable, des Bécasseaux à cou roux (Calidris ruficollis), Gravelots de Leschenault (Charadrius leschenaulti) et mongol (C. mongolus), et des Bargettes du Terek (Xenus cinereus).
C'est également un "easy spot" pour le Chevalier de Sibérie (Heteroscelus brevipe)s et le Courlis de Sibérie (Numenius madagascariensis).
Outre ces limicoles, lors de nos deux brefs passages, une dizaine de Goélands à queue noire (Larus crassirostris) et quelques Goélands de Vega (Larus vegae) se nourrissaient sur la plage. Un Martinet du Pacifique (Apus pacificus) et un mâle de Faucon de l'Amour (Falco amurensis) ont été observés en migration active au dessus de la plage.
Sur mer, peu de mouvements, peu d'oiseaux, un jeune Garrot à œil d'or (Bucephala clangula) mâle constituant une donnée intéressante, puisque très tardive.
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L'un des migrateurs les plus représentatifs d'Happy Island, la Pie-grièche brune (Lanius cristatus). Deux sous-espèce sont distinguables, l'une à tête grise, l'autre à tête rousse
Photo: Jacques-André Leclercq
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Quelques centaines de mètres plus au nord, un bosquet attenant à la plage mérite par sa position d'être prospecté pour les passereaux migrateurs.
En plus des espèces omniprésentes, comme les Pouillots à grands sourcils (Phylloscopus. Inornatus) et de Pallas (P. proregulus), nous y avons vu en moins d'une heure notre premier mâle de Calliope sibérienne (Luscinia calliope), une Locustelle lancéolée (Locustella lanceolata) une dizaine de Tariers de Sibérie (Saxicola maura), une femelle de Bruant de Pallas (Emberiza pallasi,) et des dizaines de Pie-grièches brunes (Lanius cristatus) . Se nourrissant dans un minuscule bouquet de phragmites en bordure de plage, un groupe de plus de 200 Remiz de Chine (Remiz (pendulinus) consobrinus) nous a offert un spectacle grandiose.
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Tarier de Sibérie (Saxicola maura)
Photo: Jacques-André Leclercq
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Au sud du pont, au-delà du chenal, il y a deux petits bois séparés par une petite mare. Ces bois sont très attractifs pour les migrateurs. La mare attire quant à elle des limicoles comme les Bécassines des marais (Gallinago gallinago) et à queue pointue (G. stenura), et les Bruants de Pallas (Emberiza pallasi) et du Japon (E. sulphurata), tandis que les roseaux le long du petit chenal sont très favorables à la Rémiz de Chine et au Pipit de la Petchora (Anthus gustavi).
Les buissons au sud des bancs de sable sont favorables aux bruants comme le Bruant auréole (Emberiza aureola), de Pallas, nain (E. pusilla) ou masqué (E. spodocephala), ainsi qu'à d'autres passereaux comme le Tarier de Sibérie (Saxicola maura) et la rare Alouette de Mongolie (Melanocorypha mongolica). Les bords du chenal principal doivent être inspectés pour les limicoles et les aigrettes (chercher la rare Aigrette chinoise (Egretta eulophotes)).
Le réservoir
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Vue du fond du réservoir de Beidaihe, site essentiel pour les Blongios de Schrenk et chinois...mais pas avant leur retour après la mi-mai :-(
Photo: Jacques-André Leclercq
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En contrebas de la route principale, qui longe la côte, le réservoir est un étang créé artificiellement sur un petit ruisseau. Un agréable chemin boisé en fait entièrement le tour.
Le réservoir, peu profond et envahi de typhas et de roseaux, est propice aux ardéidés et aux rallidés, les spécialités locales étant à partir de la mi-mai le Râle à poitrine blanche (Amauromis phoenicurus et le duo de Blongios de Schrenck (Ixobrychus eurhythmus) et chinois (I. sinensis).
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Omniprésent en milieu humide, le Canard à bec tacheté (Anas poecilorhynca)
Photo: Jacques-André Leclercq
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Etant arrivés un peu trop tôt dans la saison, nous avons dû nous contenter de Bihoreaux gris (Nycticorax nycticorax), de Crabiers chinois (Ardeola bacchus) et de quelques Canards à bec tacheté (Anas poecilorhynca).
L'apparition d'un Hibou des marais (Asio flammeus) au dessus du plan d'eau fut une étonnante surprise, peu banale pour la région à cette période.
L'étang est entouré d'une mosaïque de milieux favorables à la pose des passereaux migrateurs:
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Pouillot de Temminck (Phylloscopus coronatus): observé assez régulièrement, toujours isolé, ce très joli pouillot est immanquable, avec son énorme sourcil blanc-jaune, sa raie sommitale, son manteau vert contrastant avec la nuque sombre gris sombre, et ses deux barres alaires
Photo: Jacques-André Leclercq
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petits plans d'eau envahis de roselières (nombreux Tariers de Sibérie, Paradoxornis de Webb (Paraxodornis webbianus), Pouillots brun (P. fuscatus ) et de Schwarz (P. Schwarzi), buissons de saules en dépressions humides (pouillots divers dont le Pouillot de Temminck (P. coronatus) observable dans d'excellentes conditions), boisements de saules et de peupliers sur sable plus secs (Gobemouche doré (Ficedula zanthopygia), Gobemouche brun (Muscicapa dauurica), Pics cendrés (Picus canus), …), jardins, petite rizière (Bécassines à queue pointue (Gallinago stenura), Bruants masqué (E. spodocephala) et de Tristram (E. tristrami), Bergeronnette grise (Motacilla alba lugens)), bassins (chevaliers, Bargette du terek, Echasses blanches (Himantopus himantopus)…).
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Le Bruant masqué (Emberiza spodocephala), omniprésent à Beidaihe et sur Happy Island... Des bandes de plusieurs dizaines/centaines d'oiseaux ont été observées dans les steppes à mi distance entre Beidaihe et Happy island
Photo: Jacques-André Leclercq
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Côté raretés locales, nous avons trouvé une femelle de Gobemouche narcisse de Chine (F. (narcissina) elisae).
La fréquentation humaine est intense (pêche, promenade…) mais ne nuit visiblement pas trop à la tranquillité des oiseaux en quête de nourriture. Cependant, des aménagements, dont la logique n'est pas évidente à cerner, sont en cours.
Ils sont encore relativement discrets, mais pourraient à terme modifier les milieux (remblais, création de chemins, plantations …).
Bois du Yang He et les étangs
Le bois de Yang He est situé à environ 700 m au sud de l'estuaire du Yang He.
Une piste sablonneuse sur le côté gauche de la route permet d'y accéder facilement.
Carte3- Bois du Yang He
Carte: Ornithomedia.com
d'après Steve Arlow |
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Ce petit bois est relativement ouvert, bien qu'un peu plus broussailleux à l'ouest. C'est un secteur excellent pour les Rossignols calliope et bleu, différents pouillots, les bruants et les grives; des raretés y ont été vues comme le Turnix indien (Turnix tanki) !. Il faut presque une demi-journée pour explorer convenablement ce secteur.
Il y a quelques petites mares bordées de roseaux entre le bois et la route qui attirent des limicoles; la Rousserolle de Schrenk (Acrocephalus bistrigiceps) y a été vue.
De l'autre côté de la route, en face du petit pont, une longue piste mène à une série de mares favorables aux hirondelles, pipits, bergeronnettes, bruants, traquets, guifettes, hérons et aigrettes. Le Martinet épineux est possible.
La plantation de l'autre côté du fossé principal est bonne pour les Rossignols calliope et bleu.
L'estuaire du Yang He
Cet estuaire peut être atteint en 20 minutes en taxi depuis l'hôtel Jun Shan. On peut observer sur les berges nord ou sud, la berge méridionale permettant d'accès plus facilement au bois du Yang He.
Cet estuaire attire de nombreux limicoles, et le Chevalier de Sibérie (Tringa brevipes) y est possible.
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