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Présentation du Brownsberg Natuurpark
Le Brownsberg, un site pour les espèces d'altitude
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Le Brownsberg Natuurpark est bien organisé, avec plusieurs sentiers balisés
Photo: Philippe Boré |
Ceux qui veulent obtenir une longue liste d'espèces forestières au Suriname en un temps record devront
aller dans une forêt de plaine, comme au Voltzberg, où la diversité est importante (220 à 250
espèces en 15 jours). En revanche, ceux qui recherchent la qualité et quelques spécialités
d'altitude seront comblés au Brownsberg (nous avons contacté 176 espèces).
Cet espace protégé est géré par le STINASU (www.stinasu.com), la fondation pour la protection de la nature au
Suriname.
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L'une des nombreuses espèces de champignons du Brownsberg Natuurpark
Photo: Alexandre Renaudier |
Le Brownsberg Natuurpark est situé à 130 km au sud de Paramaribo et protège notamment un plateau de 530 m de haut (le Mazaroni Plateau). Il couvre une surface de 12 200 ha (Fitzgerald et al., 2002). Il s'agît d'une zone d'une grande biodiversité, contenant de nombreuses espèces endémiques, surtout des plantes.
Le plateau
Mazaroni est très humide, souvent dans le brouillard, et les arbres sont couverts de plantes épiphytes.
Il y a des possibilités d'hébergement en lit, en petit chalet ou en carbet, selon les
goûts et les budgets; cette dernière option, la plus sympa à notre goût, nécessite d'apporter
son propre hamac mais il est aussi possible d'en louer pour quelques euros. Un restaurant
propose la pension complète à des tarifs très compétitifs. Il y a de l'eau potable, des sanitaires
propres ...
Et plusieurs sentiers permettent de se promener en forêt.
Réservation
La réservation doit se faire au préalable auprès du STINASU, mais cet
organisme n'a pas encore compris que pour les français, téléphoner au Suriname, parler
anglais avec un interlocuteur non anglophone, envoyer des arrhes en devise locale… C'est
assez compliqué et on s'en passerait bien !
On a envoyé un mail mais le STINASU ne nous a
jamais répondu. Donc nous nous sommes pointés sans réserver, comme beaucoup d'autres
Guyanais, et on a payé directement: il y a toujours de la place (nombreux carbets).
Budget
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Atélope d'Hoogmoed (Atelopus spumarius): amphibien de mesure
de 26 à 38 mm, peu fréquent, peu étudié, et surtout présent en montagne
Photo: Alexandre Renaudier |
Il faut demander au taxi de s'arrêter dans un bureau de
change (il y en a un juste avant d'arriver à Paramaribo).
Je donne ci-dessous les tarifs en euros, mais à part à Albina, la monnaie exigée est bien
entendu le dollar surinamais. Il est parfois possible de faire un peu de change en dépannage
avec Rocky, le très sympathique cuisinier du Brownsberg.
Il faut cCompter environ 8 €/pers/nuit en hamac (ce qui est assez cher pour le pays: l'écotourisme
est là aussi réservé aux riches !). Nous avons ainsi payé 212 € pour 12 nuits pour 2
personnes.
Repas (toujours copieux) : breakfast à 3 €, repas à 5 €.
Attention, les bières sont relativement chères.
Climat
Humide. Chaque matin, le plateau baigne dans les nuages, qui se lèvent dans le cours de la
matinée.
Les nuits sont fraîches (prévoir un pull léger et une petite couverture pour la nuit).
Nous avons eu un temps anormalement beau pour la saison, avec de rares et brefs orages,
en général vers 16 heures. Seules deux journées de pluie (les deux derniers jours de notre
séjour).
Les sites d'observation
Le camp
Carte des sentiers du Brownsberg, avec situation des hébergements:
G: Gogini, Ka: Kapasi, T: Tapir, K: Kwatta, B: Babun (Baboen), Ko: Koejak, W: Wanaku, P: Powisie
Carte: Ornithomedia.com, d'après Balades au Suriname de P. Boré |
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Bon site d'observation. Autour des carbets, effets de lisière intéressants avec Grisin sombre (Cercomacra tyrannina) et Batara d'Amazonie (Thamnophilus amazonicus) assez faciles à voir, quand ils vous sortent du hamac avec les
premières strophes lancées au lever du jour.
Les points de vue sur la canopée permettent des observations de rapaces, psittacidés et
martinets.
L'Organiste de Finch (Euphonia finschii) est l'une des spécialités à ne pas louper (un endémique des Guyanes,
assez localisé).
Les Agamis trompettes (Psophia crepitans) viennent manger les restes de riz que leur jette le
cuisinier et sont donc d'observation facile (ce qui n'est pas le cas en Guyane).
Sur le camp même, une Chouette à lunettes (Pulsatrix perspicilata) nous a honorée de sa présence: facile à voir, elle
a miaulé toutes les nuits… Un régal!
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Tropidure plissé (Plica plica): c'est un gros
lézard qui se nourrit principalement de fourmis
Photo: Alexandre Renaudier |
Enfin, l'oiseau star du camp est sans conteste l'Aigle orné (Spizaetus ornatus), qui depuis des années semble s'être spécialisé dans la chasse aux gros lézards.
Discret, posté à l'affût entre les carbets "baboen" et le restaurant, il profite des pelouses
comme terrain de chasse. C'est dans ce contexte que nous l'avons photographié.
La piste "Mazaroni road"
C'est la piste carrossable qui va du camp jusqu'à l'antenne. C'est un des meilleurs sites
d'observation pour les mammifères. Plate, avec de grandes avenues, elle traverse la forêt de
plateau sur sols drainés.
A l'embranchement antenne/Mazaroni Val se trouve le lek de l'oiseaux-cloche, l'Araponga blanc (Procnias albus), également un quasi-endémique des Guyanes.
Nous y avons noté les Tocros de Guyane (Odontophorus gujanensis), des hoccos, les trois espèces de grallaires, le Râle de Cayenne (Aramides cajanea),…
Mazaroni top
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Observateurs sur la route Mazaroni (le sentier sur le
plateau)
Photo: Marion Rodet |
Petit parcours qui mène à un point de vue peu dégagé, mais il nous fait passer sur une crête
envahie de lianes assez intéressante pour quelques passereaux. Nous y avons observé
notre unique Tangara orangé (Piranga (flava) haemalea).
Witi creek
Balade qui descend à travers de la belle forêt, jusqu'à une superbe rivière. Observation
assurée de quelques rondes et troupes de singes. En bas, la rivière forme une vasque
naturelle qui permet une baignade rafraîchissante avant la remontée.
Irene val et Leo val
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A. Renaudier devant la cascade d'Irene Val
Photo: Marion Rodet |
Deux courtes balades, mais avec du dénivelé. Toujours quelques oiseaux intéressants.
Koemboe val
Les premières centaines de mètres de ce sentier coïncident avec le "rondwandeling" (tour
circulaire du plateau); c'est également une belle descente jusqu'à une jolie rivière avec
cascade pittoresque.
Belle futaie en descendant avec Grimpar de Perrot (Hylexetastes perrotii), Trogon rosalba (Trogon collaris) et
Oxyrhinque huppé possibles.
Rondwandeling ("round trail on plateau")
Circuit assez court, sans dénivelés, assez sympa car passant dans des milieux intéressants,
avec beaucoup de lianes et broussailles par moment. Le chemin traverse un lek d'Ermites à
brins blancs (Phaethornis superciliosus).
Les points de vue
Des petites séances d'affût permettent de se reposer les pieds et les cervicales… Certains
points de vue sont vraiment très bien situés avec une vue dégagée sur la canopée et
permettent de belles observations. Naturellement la longue-vue est indispensable.
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L'un des panoramas visible depuis les points
d'observation dominants la canopée: il est excellent de s'y poster quelques heures
avec une longue-vue!
Photo: Marion Rodet |
Au camp même, les points de vue du carbet tapir (le plus spectaculaire) et celui situé vers les
carbets "baboen" et "koejak" sont vraiment sympas.
Le point de vue de Mazaroni top est décevant car non entretenu, les arbres bouchent la
vue… De plus, il est totalement à contre jour le matin. L'intérêt de s'y rendre est avant tout le
court trajet d'accès qui passe par des milieux très lianescents avec une canopée assez
basse en crête.
Le point de vue Est, tout près du camp, moins connu, est pourtant l'un des plus intéressants,
y compris le matin. Pour s'y rendre, il faut emprunter le Rondwandeling depuis le restaurant (petit
sentier discret partant juste à droite de la piste) et tourner à droite. Il est indiqué sur la carte
du site qu'on vous remet à l'accueil. Nombreux rapaces et martinets.
Le bilan
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Le Fer-de-lance (Bothrops atrox) peut
atteindre la taille d'1,20 mètres, venimeux et peut infliger une
morsure fatale à l'homme. Mais ce serpent est extrêmement peu
agressif, calme, serein, et les morsures infligées à l'homme sont
parfois sans venin.
Il est présent dans presque toute l'amérique du sud et
certaines îles des petites Antilles. Nocturne, terrestre, très
commun, il se nourrit de petits vertébrés. Il est souvent vu près des
habitations et sur les sentiers en forêt.
Photo: Alexandre Renaudier |
En 11 jours nous avons contacté 176 espèces dont 7 spécialités d'altitude :
Petit-duc de Roraima (Megascops roraimae),
Pic or-olive (Piculus rubiginosus),
Tyranneau nain (Phyllomyias griseiceps),
Moucherolle à bavette blanche (Contopus albogularis),
Araponga blanc (Procnias albus), Troglodyte à poitrine blanche (Henycorhina leucosticta), et
Tangara orangé (Panga flava) (taxon haemalea candidat au statut d'espèce)
Les espèces les plus fréquentes, contactées au moins 9 jours sur 11 ont été :
Agami trompette (Psophia crepitans), Pigeon vineux (Patagioenas subvinacea),
Colombe à front gris (Leptotila rufaxilla), Toui para (Brotogeris chrysopterus),
Pione à tête bleue (Pionus menstruus), Piaye écureuil (Piaya cayana),
Cabézon tacheté (Capito niger), Toucan à bec rouge (Ramphastos tucanus),
Toucan ariel (Ramphastos vitellinus),
Pic à cou rouge (Campephilus rubricollis),
Grimpar bec en coin (Glyphorhynchus spirurus),
Grimpar des cabosses (Xiphorhynchus guttatus), Grimpar flambé (Xiphorhynchus pardalotus), Batara souris (Thamnophilus murinus), Grisin de Todd (Herpsilochmus stictocephalus), Grisin ardoisé (Cercomacra cinerascens),
Alapi à tête noire (Percnostola rufifrons), Alapi à cravate noire (Myrmeciza ferruginea), Grallaire grand béffroi (Myrmothera campanisona), Tyranneau à petits pieds (Zimmerius gracilipes), Piauhau hurleur (Lipaugus vociferans),
Manakin à gorge blanche (Corapipo gutturalis), Manakin à front blanc (Lepidotrix serena), Manakin à tête d'or (Pipra erythrocephala), Troglodyte à poitrine blanche (Henicorhina leucosticta), Cassique vert (Psarocolius viridis).
Nous avons également observé trois nouvelles espèces pour le Brownsberg :
Urubu noir (Coragyps atratus), Faucon orangé (Falco deiroleucus), et Grisin étoilé (Microrhopias quixensis).
Les espèces (réputées) rares au Brownsberg
Les espèces (réputées) rares au Brownsberg, pour lesquelles nous avons
effectué l'équivalent d'au moins 50% des mentions existantes dans la base de
données des oiseaux du Suriname sont listées ci-dessous; entre parenthèses à
la suite du nom scientifique, le premier chiffre indique le nombre de données que
nous avons effectué, et le second le nombre de données contenues dans la base
de J.H. Ribot (http://webserv.nhl.nl/~ribot/english/ind_com.htm).
Cela s'explique certainement par le fait qu'habitant en Guyane nous sommes
familiers de plusieurs cris ou chants, que nous détectons "comme à la maison"...
Nous avons pu enregistrer les vocalisations de certaines de ces espèces
(marquées d'un astérisque) que nous conservons comme preuves,
éventuellement disponibles pour archivage auprès des ornithologues du
Suriname (ce présent compte-rendu de voyage a été transmis à J. Ingels, O.
Ottema/STINASU, J.H. Ribot, et est téléchargeable sur le site de la LPO).
- Grande Aigrette (Ardea alba) (1-2)
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Amazone de Dufresne (Amazona dufresniana) (1-1)
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Petit-duc du Roraima (Megascops roraimae) (2-3)*
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Chouette à lunettes (Pulsatrix perspicilata) (1-2)*
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Tamatia à gros bec (Notharchus macrorhynchos) (3-6)
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Grimpar de Perrot (Hylexetastes perrotii) (1-2)
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Elénie de Gaimard (Myiopagis gaimardii) (5-7)*
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Tyranneau minute (Ornithion inerme) (5-3)*
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Tyranneau à petits pieds (Zimmerius gracilipes) (11-13)*
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Todirostre zosterops (Hemitriccus zosterops) (2-3)*
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Platyrhynque poliocéphale (Tolmomyias poliocephalus) (5-1)
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Tyran olivâtre (Myiarchus tuberculifer) (4-2)*
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Smaragdan oreillard (Vireolanius leucotis) (6-9)*
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Microbate à long bec (Ramphocaenus melanurus) (1-2)
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Tangara à dos jaune (Hemitraupis flavicollis) (1-1)
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Tohi silencieux (Arremon taciturnus) (8-13)*
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Organiste de Finsch (Euphonia finschii) (8-16)*
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