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Les 3ème et 4ème jour
Le troisième jour
Nous nous concentrons sur le parc Henri Pittier et marchons en sous-bois par le sentier Andy Field, situé dans la station biologique Rancho Grande.
Au cours de la montée vers la station, nous faisons un arrêt près d'un petit ruisseau de montagne pour y voir une Picerthie de Saint-Hilaire (Lochmias nematura).
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Conure à oreillons (Pyrrhura hoematotis)
Photo : J. Gallagher |
Nous arrivons au pied du sentier Andy Field et les premiers oiseaux à se manifester sont les endémiques Conures à oreillons (Pyrrhura hoematotis) qui sont en train de broyer des graines dans les grands arbres.
Une Pione à bec rouge (Pionus sordidus) partage leur festin.
Près du batiment principal, une petite fuite d'eau crée un petit ruisseau dont profite une Paruline des ruisseaux (Seiurus noveboracensis). Au-dessus de la station biologique passe une bande de Martinets de Vaux (Chaetura vauxi) mêlés à des Martinets montagnards (Aeronautes montivagus).
Dans les premiers mètres du sentier, nous voyons un couple de Toucanets à bec sillonné (Aulacorhynchus sulcatus) occupés à manger des baies vertes.
Un Pic or-olive (Piculus rubiginosus) examine un tronc vermoulu. Une Pénélope à queue barrée (Penelope argyrotis) vient se poser très discrétement devant nous.
Queleques migrateurs nord-américains sont présents: deux Parulines rayées (Dendroica striata) et une Paruline azurée (Dendroica cerulea). Une Paruline ardoisée (Myioborus miniatus) locale est en train de construire son nid au bord du sentier.
Au lointain, nous entendons le chant lanscinant d'un Tinamou de Bonaparte (Nothocercus bonapartei), mais aussi l'appel d'un Tocro du Venezuela (Odontophorus columbianus).
Coincé entre trois lianes et quelques fougères, un Tamatia à moustaches (Malacoptila mystacalis) entame aussi son chant, ce qui déclenche l'appel d'un Anabate à gouttelettes (Syndactyla guttulata), espèce endémique.
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Cotinga magnifique (Pipreola formosa)
Photo : N. Davies |
Nous arrivons avec peine à suivre aux jumelles le déplacement nerveux d'un Synallaxe huppé (Cranioleuca subcristata) ainsi qu'une Sclérure à gorge grise (Sclerurus albigularis).
Ensuite, un beau spectacle s'offre à nous, avec ce mâle de Cotinga magnifique (Pipreola formosa) qui porte bien son nom! Et le femelle n'est pas loin non plus !
Je suis particulièrement content de voir enfin un Troglodyte siffleur (Microcerculus marginatus), espèce que j'avais en vain essayé de voir lors de voyages précedents en Équateur et au Brésil !
Des baies semblent intéresser au plus haut point un Merle leucomèle (Turdus leucomelas) ainsi qu'un Merle à col blanc (Turdus albicollis).
Nous entendons un Geai vert (Cyanocorax yncas) caché dans la canopée, puis l'alarme d'un Sourciroux mélodieux (Cyclarhis gujanensis).
Nous repérons ensuite une couple de Viréons à front d'or (Hylophilus aurantiifrons), l'endémique Tyranneau du Venezuela (Phylloscartes venezuelanus), un Platyrhynque à moustaches (Platyrinchus mystaceus), un Tyranneau de Zeledon (Phyllomyias zeledoni) et un Batara gorgeret (Dysithamnus mentalis).
Un Grimpar varié (Dendrocolaptes picumnus) est en quête de larves le long d'un tronc couvert de mousse.
Après quelques minutes d'attente, nous repérons enfin une Grallaire à dos uni (Grallaria haplonota) puis quelques minutes plus tard un Tétéma flambé (Chamaeza campanisona).
Après cette belle et double rencontre, nous voyons deux Myrmidons ardoisés (Myrmotherula schisticolor).
L'observation d'un Tyranneau masqué (Phylloscartes flaviventris) nous apporte aussi un bon moment, mais j'accorderais une mention spéciale à ce petit mais élégant Microtyran chevelu (Lophotriccus pileatus) dont la crête est bien dressée sur son crâne !
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Calliste doré (Tangara arthus)
Photo : J. Gallagher |
De retour vers le bâtiment principal: nous nous reposons quelques minutes… mais nous ne pouvons résister à regarder les oiseaux qui viennent à la mangeoire gouter de la pastèque: ce sont des Tangaras à bec d'argent (Ramphocelus carbo) et des Tangaras des palmiers (Thraupis palmarum) ainsi que des Callistes dorés (Tangara arthus) et des Callistes tiquetés (Tangara guttata). Des Guits-guits émeraude (Chlorophanes spiza) et des Guits-guits céruléens (Cyanerpes caeruleus) viennent également au banquet, sans oublier des Oganistes à ventre orange (Euphonia xanthogaster) et un Organiste à nuque bleue (Chlorophonia cyanea) qui reste à distance de la tentation !
Un Merle à froc noir (Turdus olivater) vient à la mangeoire et Nick en fait une belle photo.
Je pointe ma longue-vue sur un Tityre masqué (Tityra semifasciata) perché dans un grand arbre.
Un Ermite à gorge rayée (Phaethornis striigularis) vient chercher de quoi se sustenter avant la nuit mais ne trouve rien qui lui convienne dans les mangeoires.
Nous entendons un Evêque bleu-noir (Cyanocompsa cyanoides) appeler du haut d'un grand palmier.
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Petit-duc de Roraima (Megascops roraimae)
Photo : J. Gallagher |
Des Martinets à croupion gris (Chaetura cinereiventris) passent en rase-mottes au-dessus de la station.
Nous repartons sur le sentier et la lumière du jour commence à baisser : une Colombe bridée (Geotrygon linearis) passe furtivement au-dessus de nos têtes.
Pepe repère le chant d'un nocturne, et nous mettons de longues minutes à trouver deux Petits-ducs de Roraima (Megascops roraimae) qui nous observent d'une manière très martiale !!
Nous allons dîner et dormir à la Posada El Limón, qui retrouve son calme. Nous sommes dimanche soir et les gens sont retournés en ville.
Nombre d'espèces pour la journée (vues et entendues): 76, dont 46 nouvelles espèces
Quatrième jour
Nous prospectons toute la journée le parc Henri Pittier le long de la route Choroní.
Nous arrivons tôt en haut de cette route forestière et repérons un son sourd qui vient de la pente en contrebas du parking: il est produit par l'impressionant Hocco à pierre (Pauxi pauxi).
Sur le sol du parking, ce sont les Colombes rousses (Columbina talpacoti) qui cherchent les miettes du week-end!
Dans le grand arbre fruitier, quelques Conures de Wagler (Aratinga wagleri) sont en train de déguster méthodiquement tout ce qui est bien mûr. Un petit colibri sort de sa léthargie: c'est un Colibri moucheté (Adelomyia melanogenys).
Quelques minutes plus tard, passe au même endroit un Haut-de-chausses à palettes (Ocreatus underwoodii) puis un Colibri de Geoffroy (Augastes geoffroyi).
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Anabate à tête striée (Thripadectes virgaticeps)
Photo : N. Davies |
La lumière commence à être belle !
Un bruit dans le sous-bois attire notre attention: un Anabate à tête striée (Thripadectes virgaticeps) est en train de s'acharner sur un cocon d'araignée qui semble recéler des choses délicieuses, mais la chose resiste, pour notre plus grand bonheur !
Ensuite c'est un Anabate montagnard (Anabacerthia striaticollis) et un Anabate roux (Philydor rufus) qui examinent les branches à mi-hauteur pour y trouver quelques délices. Une Sittine striée (Xenops rutilans) fait de même quelques minutes plus tard.
Pepe est content de nous montrer un Tétéma festonné (Chamaeza (ruficauda) turdina) bien caché dans le sous-bois épais.
Les chanteurs commencent à se déchaîner: c'est le Troglodyte à poitrine grise (Henicorhina leucophrys) qui est le plus puissant, mais le Solitaire des Andes (Myadestes ralloides) n'est pas mal non plus avec son bruit métallique.
Un Troglodyte à favoris (Thryothorus mystacalis) nous montre aussi qu'il est bon chanteur.
Les Pigeons à queue barrée (Columba fasciata) sont plus discrets mais chantent aussi en sous-bois.
Un petit groupe de Touis à sept couleurs (Touit batavica) passe dans le ciel.
Un couple de Tohis demi-roux (Atlapetes semirufus) s'agite; et ensuite, c'est un Tohi à nuque brune (Atlapetes brunneinucha) qui se montre après avoir bouger les branches.
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Pipromorphe olive (Mionectes olivaceus)
Photo : J. Gallagher |
Nous nous déplaçons de quelques centaines de mètres et arrivons à voir une Grallaire maillée (Grallaricula loricata): l'oiseau est perché sur la pente en dessous de nous, à un mètre au-dessus du sol couvert de branches et de feuilles sombres.
Non loin de là, nous repérons un Tyranneau trompeur (Zimmerius improbus), un Pipromorphe olive (Mionectes olivaceus) et un Viréo à calotte brune (Vireo leucophrys).
Quelques migrateurs nord-américains sont aussi tout autour de nous : surtout des Parulines à gorge orangée (Dendroica fusca) et quelques Parulines obscures (Vermivora peregrina).
Nous voyons aussi la locale Paruline triligne (Basileuterus tristriatus).
Pepe est le seul à voir dans la canopée des Callistes à joues rousses (Tangara rufigenis), espèce endémique.
Nous nous consolons avec une belle observation d'un Cotinga à poitrine d'or (Pipreola aureopectus) ainsi qu'un Percefleur bleuté (Diglossopis caerulescens).
De retour vers la voiture, nous voyons deux Tohis demi-roux (Atlapetes semirufus) picorer quelques graines au sol.
Deux Merles lustrés (Turdus serranus) se font la course de buisson à buisson.
Juste avant de rentrer à la posada, nous repérons le vol d'un Engoulevent à miroir.(Caprimulgus longirostris).
Nous passons une dernière nuit à la Posada El Limón.
Nombre d'espèces pour la journée (vues et entendues): 68, dont 20 nouvelles espèces.
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