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Mercredi 6 avril 2005
Voir notre carte
du Maroc
avec la situation de la plupart des spots visités.
Le vilage de Tadoula
Une autre journée ensoleillée
et très chaude. A l'aube, nous observé le long de la route dans le désert et dans
les zones buissonneuses à l'ouest d'Ouarzazate le long de la N9.
Nous avons vu deux Traquets du désert, plusieurs Traquets à tête blanche, de nombreuses
Pies-grièches à tête rousse et un Rougequeue noir. Juste au delà de l'intersection
de la N10 et la N9 et en continuant au nord sur la N9, nous sommes arrivés dans
le village de Tadoula.
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Traquet
deuil (Oenanthe lugens) femelle, Tadoula, Maroc, mars 2004 : ressemble à celle
de la sous-espèce orientale lugens, excepté un dessus gris-chamois, une
gorge gris mat et un sourcil clair
Photos : Chris Batty |
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Traquet deuil (Oenanthe lugens halophila) mâle, Tadoula, Maroc, mars 2004 : le mâle de la sous-espèce halophila
Photo : Chris Batty |
C'est un très bon spot pour le Traquet deuil, et en effet nous avons rapidement localisé deux mâles chanteurs sur des fils au bord de la route.
En fait, mon très bon ami Arnoud van den Berg était venu ici enregistré l'espèce pour le prochain CD "Definitive Western Palearctic Bird Sounds". Ensemble, nous avions fait de très belles observations d'oiseaux de la sous-espèce halophila tout à fait distincte.
Le secteur de Tadoula abritait aussi de nombreux Roselins githagines, ainsi qu'un Traquet rieur, quelques Bruants du Sahara, des Bulbuls des jardins, de nombreuses Pies-grièches à tête rousse et 3 Linottes mélodieuses.
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Traquet deuil (Oenanthe lugens halophila) femelle, Maroc, avril 2005
Photo : Alan Clewes
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Environs de Taddert
Plus au nord le long de la route vers Taddert, un couple de Cigognes blanches (Coconia ciconia) à Tiourjdal était notre premier depuis plusieurs jours.
Sur les collines, les prairies alpines étaient le domaine de Pigeons ramiers (Columba palumbus) et de Merles noirs. Environ 14 km au sud de Taddert, nous sommes tombés soudain sur un groupe de 250 corvidés, la majorité étant des Chocards à bec jaune (Pyrrhocorax graculus) avec quelques Craves à bec rouge (P. pyrrhocorax).
Plus de 10 Moineaux soulcies ont été vus, de même qu'une Bergeronnette grise.
Le café Ait Barka
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Rougequeue de Moussier (Phoenicurus moussieri)
Photo : James Lidster |
Un groupe d'observateurs belges nous a indiqué un emplacement où un mâle de Fauvette de l'Atlas chanteur avait été vu il y a quelques jours. Nous avons trouvé le site (23 km au sud de Taddert), mais malheureusement nous n'avons noté que 3 chanteurs de Fauvettes passerinettes dans le maquis. Nous avons également observé un Pic de Levaillant, un mâle de Rougequeue de Moussier, deux Rougequeues noirs, une Fauvette mélanocéphale (Sylvia melanocephala), plusieurs Bruants zizi (Emberiza cirlus) et un beau mâle de Bruant fou.
Réserve de Grouka
Alors que nous empruntions la N9 vers Marrakech, nous avons traversé plusieurs plantations de conifères qui semblaient favorables au Beccroisé des sapins de la sous-espèce marocaine. Nous avons fait quelques haltes, et dans la réserve de Grouka, nous avons noté les espèces suivantes : Pinson des arbres d'Afrique du Nord, Aigle botté, Milan noir, Verdier d'Europe (Carduelis chloris) et Gobemouche gris (Muscicapa striata). L'essence est extrêmement rare dans ce secteur, mais nous avons pu faire le plein à Ait-Ourir.
Oukaïmeden
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Roselin à ailes roses (Rhodopechys sanguinea aliena), Oukaïmeden, Maroc, mars 2005
Photo : James Lidster |
Nous sommes arrivés à la station de ski à 13h30. Ce site du Haut-Atlas est spectaculaire, et est situé sur le Djebel Toubkal, la plus haute montagne du Maroc à 4 167 mètres d'altitude. L'hiver, et régulièrement jusqu' à mars, la route d'accès est infranchissable, particulièrement après les chutes de neige nocturnes.
L'oiseau vedette est le Roselin à ailes roses (Rhodopechys sanguinea aliena), et le second parking en dessous du remonte-pente est le meilleur spot. James Lidster avait vu jusqu'à 30 oiseaux il y a quelques semaines.
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Roselin à ailes roses (Rhodopechys sanguinea aliena), Oukaïmeden, Maroc, avril 2005
Photo : Arnoud Van der Berg |
C'est la sous-espèce aliena qui est visible au Maroc. Les mâles ont la nuque grise, le dessus rose pâle sauf le croupion et le dessus de la queue brun sombre. Les ailes sont ternes et les rémiges secondaires se terminent par du blanc. Les plumes externes de la queue sont blanches. Le menton et la gorge sont blancs, faiblement teintés de rose. Les femelles sont similaires, mais ont une couronne plus pâle et moins de rose sur la tête. Le menton et la gorge sont aussi blancs.
Alors que nous conduisions le long des restaurants et à des hôtels, nous avons vu 45 Craves à bec rouge se nourrir dans une prairie.
En ce début d'après-midi, le parking est plein de voitures et de touristes, et des marchands locaux essayaient de nous vendre des chameaux en plastique, des bracelets et des colliers … Sans surprise, il était sûr que nous n'allions pas observer des roselins près du parking.
Nous avons escaladé la pente escarpée, mais rapidement nous nous sommes rendus compte que la cause était perdue.
Nous sommes passés devant la cabine d'arrivée du téléski et avons continué un peu plus de 600 yards pour explorer la pente sur la gauche, aux nombreuses installations dispersées. Un superbe mâle de Monticole de roche (Monticola saxatilis), trois Rougequeue noirs, deux Alouettes haussecol de l'Atlas et deux mâles de Traquets de Seebohm ont été notés.
Les Moineaux soulcies étaient particulièrement abondants dans le secteur, avec plus de 100 vus autour des installations..
Geoff et Tim ont pris le téléski jusqu'au sommet de la montagne. Le coût était de 25 dirhams. Cela leur a pris environ 40 minutes au total, et ils ont vu de nombreux Roselins à ailes roses. Etant borgne, le vertige est un problème sérieux pour moi, mais j'ai du le surmonter. Tim m'a proposé de m'accompagner.
Malgré le vent, j'ai pu compter 12 individus, se nourrissant à mi-pente. Ils étaient très bruyants, volaient dans tous le sens et semblaient apprécier les plaques de neige.
Le trajet en téléski nous a permis de voir quelques Accenteurs alpins (Prunella collaris), une espèce aussi trouvée autour de la station radar.
Vers Ait-Lekak
En descendant de la montagne par la route vers Ait-Lekak, j'ai noté un petit fringille au sommet d'un pin et j'ai été agréablement surpris de voir un chanteur soudain un petit pinson sur un des Pins et ai été enchanté de constater qu'il s'agissait d'un chanteur de Bec-croisé des sapins du Maroc (Loxia curvirostra poliogyna). Le plumage était rouge terne, avec un bec très fort évoquant celui du Bec-croisé perroquet, et son chant était étonnamment musical. J'avais pourtant lu que cette sous-espèce était plutôt silencieuse.
La traversée de Marrakech
Quittant les prairies alpines, nous sommes retournés vers le chaud désert. Nous devions traverser la ville de Marrakech, et sans panneau routier déchiffrable, c'était un vrai cauchemar ! Ajouter à cela les embouteillages …
Après beaucoup d'erreurs, nous avons réussi à prendre la route d'Agadir, la N8. Dans la ville, nous avons vu de nombreux Martinets pâles, et des Pies maghrébines dans la périphérie.
Nous avons atteint Agadir à 22h00, après cinq heures de route. Les chauffeurs marocains sont fous, et conduire de nuit est dangereux : camions doublant sans précaution, routes non éclairées, … Arrivés à Agadir, nous avions couvert 2.527 km.
L'Oued Sous (Agadir)
Avec d'un chauffeur de taxi local, nous avons réussi à trouver dans l'obscurité l'Oued Sous et le Palais Royal voisin. Nous avons tenté de conduire vers les murs du palais mais avons du faire demi-tour devant le portail à cause des gardes. Dans les arbres du parking, un juvénile de Moyen-duc (Asio otus) appelait ses parents. Nous avons ensuite pris la route du terrain de golf et avons observé le long des clôtures. Un Petit-duc scops (Otus scops) a été
vu perché sur une clôture, de même qu'un bref Engoulevent à collier roux (Caprimulgus ruficollis), ce dernier refusant de répondre à un enregistrement de l'espèce alors qu'il s'est mis à chanter pendant une demi-heure dans les broussailles.
Un couple d'Oedicnèmes criards était aussi présent. A minuit nous nous sommes couchés, malgré les aboiements des chiens errants.
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