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Du 15 novembre au 3 décembre 2005
| Emplacements
des principaux sites visités |
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La Nouvelle-Zélande
est un archipel situé dans l'Océan Pacifique, au sud-est de l'Australie,
composé d'environ 700 îles et îlots, dont trois principales
: l'île du Nord, l'île du Sud et l'île Stewart.
Du fait d'un isolement très ancien, l'archipel possède un grand
nombre d'espèces endémiques, dont certaines sont devenues aptères
(comme le fameux Kiwi) étant donné l'absence de prédateurs.
L'arrivée de l'homme (des Maoris d'abord, puis des Européens) et
des animaux commensaux (chat, rats, ..) a eu des conséquences désastreuses
sur les oiseaux notamment, avec par exemple la disparition rapide dès le
17ème siècle des différentes espèces de Moas, un oiseau
gigantesque qui ne pouvait voler.
Mais il reste encore un grand nombre d'espèces endémiques à
découvrir. Georges Olioso (georges.olioso AT wanadoo.fr) et cinq autres
observateurs (dont l'accompagnateur Alain Guillemont de la société
Destination Nature) ont effectué un séjour sur les Iles du Nord
et du Sud du 15 novembre au 3 décembre 2005 : voici leur rapport.
Abstract
New Zealand consists of
two large islands, North Island and South Island, plus several smaller ones of
which Stewart Island is the largest and often referred to as 'our third island'.
North and South Islands are separated by the 32km / 20mile wide Cook Strait. To
the north and east lies the Pacific Ocean and between ourselves and Australia
lies the Tasman Sea.
During New Zealand's early time of isolation, birds continued to arrive and develop
without large predators, making them vulnerable to foreign and more recent arrivals.
The predators that have really been widely destructive were the mustelids, cats
and European rat species. The most important impact of pre-Europeans was the widespread
burning used in moa-hunting especially in the drier areas of the South Island.
New Zealand has the worlds largest (and probably only flightless) parrot (the
Kakapo ), the only truly alpine parrot ( kea ) and many of the rarest birds in
the world....
Far too many species of bird have become extinct since humans arrived on NZ including
the various species of Dinornis (moa) the largest of which stood up to 2.5 metres
high. While the rare Takahe (Notornis australis) can be seen in semi-wild conditions
at Te Anau, the Kakapo is too endangered to be on display anywhere.
Georges Olioso (georges.olioso AT wanadoo.fr) and five others birders (including
Alain Guillemont from Destination Nature) have visited the Northern Island, the
Southern Island and the Stewart Island from the 15th of November to the 3rd of
December 2005.
See our map
of New Zealand.
Informations pratiques
Voir notre carte
de la Nouvelle-Zélande, avec les emplacements des principaux sites
visités.
Transports
Vols :
- Roissy - Londres et Londres - Roissy avec BMI
- Londres - Los Angeles - Auckland et retour avec Air New Zealand (ainsi que le
vol intérieur Queenstown - Auckland).
Sur place, nous avons utilisé un minibus Toyota dans l'île du nord
et un Ford Transit dans l'île du sud. Disons que le second était
nettement plus adapté pour le transport de 6 personnes et de leurs bagages...
Les routes sont bien entretenues, même celles de terre. La circulation (qui
se fait à gauche) est peu dense (sauf à Auckland en semaine) et
plutôt tranquille, même si par moments nous avons trouvé les
poids lourds envahissants...
Le carburant est nettement moins cher qu'en France puisqu'il est à peu
près au même prix en dollars néo-zélandais que chez
nous en euros (1 euros = 1,68 dollars NZ). Ainsi le litre de gasoil était
aux environs de 0,97 dollars, soit 0,57 €.
Logements
La plupart du temps nous
avons dormi dans des motels confortables (ils sont nombreux dans le pays) avec
parfois des logements beaucoup plus simples comme à Milford Sound, Bluff
ou Queenstown.
Nourriture
L'organisation des journées a fait que les deux principaux repas étaient
le petit déjeuner (copieux) le plus souvent de type anglo-saxon (ufs
et bacon en général) et celui du soir, pris au restaurant. Il y
a peu de variété dans les menus d'un restaurant à l'autre.
Assez curieusement on n'y trouve pratiquement jamais de viande de mouton... Nous
avons particulièrement apprécié la langouste mangée
au bord de la mer (et de la route) près de Kaikoura et le dernier repas
en commun à Queenstown.
Pas de repas important au milieu de la journée, mais un sandwich et des
fruits achetés dans un libre service ou une station service. Les prix sont
équivalents aux prix français, parfois même légèrement
moins élevés.
Météo
Apparemment, nous avons eu beaucoup de chance. Du beau temps durant tout le séjour,
à l'exception d'un violent orage le 21 au soir un peu avant d'arriver à
Kaikoura et beaucoup de vent le lendemain ce qui a obligé le report des
sorties en mer.
Si non, pas une goutte de pluie jusqu'au samedi matin de notre départ,
une mer d'huile et un soleil resplendissant à Milford Sound !
Bien entendu, c'était la fin du printemps... Les températures tournaient
autour de 6° à 8°C le matin et de 20° à 25° l'après-midi,
l'idéal quoi !
Paysages
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Forêt
à Tangarino
Photo : Georges Olioso |
Ils ne sont pas trop dépaysants
sauf certains sites particulier comme les zones volcaniques actives ou les grandes
forêts de l'île du sud. Les villes ressemblent beaucoup aux petites
agglomérations d'Amérique du nord (petites maisons de bois avec
jardins) et sont très étendues. Il faut dire qu'il y a de la place
!
Sauf dans l'île du nord où nous avons vu quelques vergers (kiwis,
pommes), les paysages agricoles sont surtout constitués de vastes herbages
où paissent beaucoup de vaches et de moutons, mais aussi de beaux troupeaux
de biches.
C'est dans l'île du sud que la végétation autochtone a été
le mieux conservée. Les forêts originelles y couvrent encore d'immenses
étendues, surtout dans le Fiordland. Malheureusement, en maints endroits,
elles ont souvent été remplacées par des plantations d'eucalyptus
et de pins.
Les Southern Alps qui s'étendent comme une colonne vertébrale à
travers l'île du sud offrent des paysages grandioses avec des sommets couverts
de neige, de larges vallées glaciaires et de nombreux lacs. Au-dessus de
1000 m, on est déjà dans le milieu alpin...
Faune
La question des mammifères terrestres sera vite réglée puisque
les seules espèces autochtone sont quelques chauves-souris (nous n'en avons
vu aucune). Par contre, les espèces introduites, si elles ne sont pas nombreuses,
sont abondantes. Belette, Possum, Chat, Vison ont fait des dégâts
considérables dans la faune autochtone. Lapin et cerf dans la végétation.
Les mammifères marins sont facilement visibles, surtout les otaries Arctocephalus
forsteri que l'on peut admirer de très près un peu partout le long
des côtes.
Nous n'avons vu aucun des reptiles (2 gros lézards, un gecko et 2 scinques)
et amphibiens (du genre Leiopelma) autochtones, tous devenus très rares
et en voie d'extinction.
Pour les oiseaux endémiques, la situation n'est pas particulièrement
brillante. Si l'on excepte quelques espèces de passereaux et le tadorne,
la plupart des espèces ne sont pas dans un très bon état
de conservation. La destruction des milieux et l'introduction de nombreux prédateurs
ont déjà fait disparaître plusieurs espèces tandis
que d'autres sont en grave danger.
Les Néo-zélandais ont pris des mesures draconiennes pour stopper
ce déclin. De petites îles côtières ont été
débarrassée des prédateurs qui y avaient été
introduits et des espèces menacées y ont été déplacées,
certaines d'entre elles ne subsistant plus que dans ces refuges. Ce type d'opération
continue à l'heure actuelle...
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Le
Verdier d'Europe (Carduelis chloris) est l'une des nombreuses espèces introduites
en Nouvelle-Zélande
Photo : Aurélien Audevard |
Chez les passereaux nicheurs,
le taux d'endémisme est de 87 % si on ne prend pas en compte les espèces
introduites. Il reste de 45 % en prenant en compte les introduits. Sur les 131
espèces observées, 30 (23 %) figurent dans la liste des espèces
menacées de BirdLife International.
Il faut leur ajouter sept autres espèces "Near Threatened" et,
bien entendu, Oceanites maorianus qui était considéré
comme éteint lors de la parution de la liste.
Un ornithologue européen qui arrive à l'aéroport d'Auckland
n'est pas trop dépaysé... les premières espèces observées
y sont le Merle noir (Turdus merula), la Grive musicienne (Turdus philomelos),
le Chardonneret élégant (Carduelis carduelis), le Verdier d'Europe
(Carduelis chloris), le Moineau domestique (Passer domesticus), mais aussi le
Martin triste (Acridotheres tristis). Comme égarée au milieu de
ce cortège d'espèces introduites, quelques Hirondelles messagères
(Hirundo neoxena)... En beaucoup de sites, les oiseaux introduits dominent largement
les autochtones...
Livres utilisés
Deux ouvrages emportés
seulement, et pas épais !
- The
Hand Guide to the birds of New Zealand (Robertson & Heather). 168 pages,
petit format, complet (planches, sites, cartes). Il existe une version plus développée
de ce guide, mais nettement plus lourde.
- The
Field guide to New Zealand Seabirds (Parkinson). 136 pages. Chaque espèce
est représentée par une photo. Malheureusement, pour les albatros
par exemple, ces photos représentent des oiseaux posés, aucune d'oiseau
en vol. Le seul intérêt réside dans le fait qu'il utilise
la nouvelle classification. On peut s'en passer.
J'avais également
emporté un CD de chants d'oiseaux acheté sur internet. Peut être
utile ; nous l'avons utilisé pour rechercher avec succès le mohoua
à tête jaune ; sans succès par contre pour le coucou de Nouvelle
Zélande.
Sites internet intéressants
- www.wrybill-tours.com
sur lequel vous trouverez toutes sortes de renseignements sur les espèces
et les sites ainsi qu'une liste à jour des oiseaux de Nouvelle Zélande.
- www.osnz.org.nz
le site de la société ornithologique de Nouvelle-Zélande
- www.miranda-shorebird.org.nz
- www.camacdonald.com/birding/panewzealand.htm
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