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Identification

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Identification d’un Pluvier bronzé adulte en Alsace en juin 2019

L'été est une bonne période pour chercher ce limicole américain accidentel : suite à l’observation d'un oiseau dans le Bas-Rhin en juin 2019, rappel des critères permettant de distinguer les Pluviers bronzé, fauve, argenté et doré adultes nuptiaux.

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Identification d’un Pluvier bronzé adulte en Alsace en juin 2019

Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial, plan d'eau de Plobsheim (Bas-Rhin), le 13/06/2019. 
Photographie : Denis Dujardin

L’identification des différentes espèces de pluviers (genre Pluvialis) est souvent problématique, même dans le cas d’adultes en plumage nuptial. Le 13 juin 2019, alors qu’il observait les oiseaux sur le plan d’eau de Plobsheim (Bas-Rhin), Denis Dujardin a repéré un oiseau isolé sous le soleil du matin qui avait rendu les couvertures sous-alaires et les aisselles (axillaires) très claires, et il l’avait donc identifié comme étant un Pluvier doré (P. apricaria). Une nouvelle visite en fin d'après-midi lui a permis de mieux distinguer les teintes gris-brun du dessous des ailes. Par ailleurs, la grande étendue de blanc sur les côtés du cou, la longue projection primaire, les motifs et les couleurs des parties supérieures, la date atypique pour un Pluvier doré adulte et les avis d’autres observateurs l’ont conduit à l’identifier comme étant un Pluvier bronzé (P. dominica) adulte en plumage nuptial, une espèce nord-américaine accidentelle en Europe.
Après une description de cette observation remarquable si loin à l'intérieur des côtes, nous rappelons les critères permettant de différencier les Pluviers bronzé, fauve, doré et argenté adultes en plumage nuptial. Nous remercions Denis Dujardin pour ses photos et ses informations, ainsi que tous les autres photographes qui nous ont permis d'illustrer cet article et dont les noms figurent sous leurs clichés.

Abstract

The identification of different species of plovers (genus Pluvialis) is often problematic, even in the case of adults in almost perfect breeding plumage. The 13th of June 2019, while watching birds on the Plobsheim reservoir, in the department of Bas-Rhin, Eastern France, Denis Dujardin found an isolated plover, which presented very clear underwing covers and axillaries under the morning sun, and which he thus identified as a European Golden Plover (P. apricaria). A new visit in the afternoon allowed him to better distinguish the gray-brown hues of the underwings. The large extent of white on the neck, the long primaries, the patterns and colors of the upperparts, the atypical date and the opinions of other birders led him to identify the bird as an adult American Golden Plover (P. dominica), an accidental North American vagrant in Europe.
After a presentation of this remarkable record, so far from the Atlantic Ocean or the Channel coasts, we enumerate the field criteria to distinguish the breeding adults of the European Golden, Grey, American Golden and Pacific Golden Plovers. We thank Denis Dujardin and all the other photographs.  

Observation d’un probable Pluvier bronzé adulte sur le plan d'eau de Plobsheim (Bas-Rhin) en juin 2019

Situation du plan d'eau de Plobsheim (Bas-Rhin)

Situation du plan d'eau de Plobsheim (Bas-Rhin).
Carte : Ornithomedia

Le plan d'eau de Plobsheim (Bas-Rhin) est un grand bassin servant à réguler les débits de la rivière Ill, un affluent du Rhin. D’une superficie totale d'environ 660 hectares, il a été mis en eau le 4 juillet 1970 par EDF lors de travaux d'aménagement du Rhin. C'est devenu depuis un site apprécié pour la pratique des sports et des loisirs de nature, mais c’est aussi une importante zone d'hivernage des oiseaux aquatiques (lire Observer les oiseaux en hiver dans la vallée du Rhin) : de 10 000 à 15 000 canards plongeurs et de surface y stationnent chaque année, et des espèces moins communes les rejoignent parfois, comme le Fuligule milouinan (Aythya marila), la Macreuse brune (Melanitta fusca), les Cygnes de Bewick (Cygnus bewickii) et chanteur (Cygnus cygnus) ou les Plongeons catmarin (Gavia stellata) et imbrin (Gavia immer). Ces rassemblements hivernaux attirent des rapaces, dont le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) et parfois le Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla).
Ce plan d’eau est aussi intéressant durant les passages de printemps et d’automne : sternes, guifettes, Mouette pygmée, Balbuzard pêcheur et limicoles sont alors visibles.
Le 13 juin 2019, Denis Dujardin a ainsi repéré un intéressant pluvier adulte du genre Pluvialis sur la rive sud du bassin, qu’il avait initialement identifié comme étant un Pluvier doré (Pluvialis apricaria) sous le soleil du matin qui avait en effet rendu très clair le dessous de ses ailes. Une nouvelle visite en fin d'après-midi lui a permis de mieux distinguer la teinte gris-brun des axillaires et des couvertures sous-alaires. Après plusieurs échanges par courriels et sur la liste de diffusion ObsAlsace avec d’autres observateurs (Adrien Mauss, Jan Daniels-Trautner, et Nicolas Minéry notamment), l’oiseau a été identifié en tant que Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial, un limicole néarctique qui niche de l’Alaska à la Terre de Baffin (Canada) et qui hiverne normalement en Amérique du Sud. La donnée a été publiée sur le site web coopératif www.faune-alsace.org. 
C’est une espèce accidentelle en Europe. En France, c'est également un visiteur rare, avec 115 données confirmées entre 1966 et 2015 d'après le site web du Comité d’Homologation National, ainsi que quelques autres observations non encore homologuées effectuées depuis (voir une synthèse d'observations récentes en France). Ce limicole étant d'origine américaine, la majorité de ces oiseaux a logiquement été observée le long du littoral atlantique, et la découverte d'un oiseau dans la vallée du Rhin est donc remarquable. Il faut signaler qu'un adulte en mue (voir des photos dans notre galerie) avait séjourné quelques jours en septembre 2017 dans la gravière de Vincent dans le Jura, donc également très loin de la mer.

Voici les éléments permettant de distinguer l'oiseau du Bas-Rhin d'un Pluvier doré adulte en plumage nuptial :

  • sa silhouette est plus fine, avec l'arrière plus allongé, et il semble donc plus élégant (plus facile à remarquer en comparaison directe)
  • son cou est plus fin
  • son bec est un peu plus long 
  • le manteau et le dessus des ailes sont plus fortement tachetés de noir, d'où un aspect globalement plus sombre dessus
  • ses flancs sont entièrement noirs (pas de ligne blanche sur les flancs). Attention toutefois, les oiseaux en mue peuvent parfois présenter une sorte de ligne claire
  • ses sous-caudales sont très majoritairement noires et non pas blanches 
  • ses aisselles (= axillaires) et ses couvertures sous-alaires sont gris brunâtre et non pas blanches
  • ses pattes, et en particulier la partie exposée (= visible) des tibias, sont plus longues
  • la date d'observation est enfin plutôt atypique pour un Pluvier doré adulte en plumage nuptial.

La distinction avec un Pluvier fauve (Pluvialis fulva) adulte en plumage nuptial est plus délicate car ces deux espèces ont des silhouettes comparables (arrière allongé et longues pattes). En Europe, le Pluvier fauve est encore plus rare que le Pluvier bronzé (44 données confirmées contre 94 entre 1994 et 2015 d'après le site web du Comité d'Homologation National).

Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial

Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial, plan d'eau de Plobsheim (Bas-Rhin), le 13/06/2019. Notez (1) le bec plus long que celui d'un Pluvier doré, (2) le dessus jaune or fortement tacheté de noir, (3) la grande étendue de blanc sur les côtés du cou, (4) les flancs noirs et (5) les longues pattes (en particulier longs tibias visibles au-dessus de l'articulation).
Photographie : Denis Dujardin
Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial

Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial, plan d'eau de Plobsheim (Bas-Rhin), le 13/06/2019. Notez (1) les aisselles et les couvertures sous-alaires gris-brun, (2) les flancs noirs et (3) les sous-caudales noires.
Photographie : Denis Dujardin


Voici les critères permettant de distinguer l'oiseau du Bas-Rhin d'un Pluvier fauve du même âge (lire aussi notre article Distinguer les Pluviers fauve et doré adultes en plumage nuptial):

  • ses flancs sont entièrement noirs, alors que le Pluvier fauve présente une ligne blanche (marquée de noir) sur les flancs. Attention toutefois, chez le Pluvier fauve, les ailes fermées peuvent cacher partiellement cette ligne blanche
  • ses sous-caudales sont en grande partie noires, et non pas seulement tachetées de noir (toutefois, certains Pluviers fauves ont aussi les sous-caudales entièrement noires)
  • la zone blanche sur les côtés du cou est plus étendue 
  • ses ailes et sa projection primaire sont plus longues (quatre à cinq extrémités des rémiges primaires sont visibles, contre deux à trois chez le Pluvier fauve). C'est un très bon critère pour distinguer ces deux espèces.

Les autres observateurs qui sont venus sur les rives du plan d'eau de Plobsheim après le 13 juin 2019 (il était encore présent le 16 juin au moins) ont également confirmé cette identification. Cette donnée a été soumise au Comité d’Homologation National.

Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial

Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial, plan d'eau de Plobsheim (Bas-Rhin), le 13/06/2019. Notez (1) les flancs noirs, (2) les sous-caudales noires et (3) les longues ailes (avec une longue projection primaire).
Photographie : Denis Dujardin
Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial

Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial, plan d'eau de Plobsheim (Bas-Rhin), le 13/06/2019. Notez (1) la grande étendue de blanc sur les côtes du cou, (2) le dessus fortement marqué de noir et paraissant globalement sombre de loin, (3) les flancs noirs, (4) les sous-caudales noires et (5) les longues ailes.
Photographie : Denis Dujardin


Distinguer les adultes en plumage nuptial de quatre espèces de pluviers

Pluvier argenté (Pluvialis squatarola) adulte en plumage nuptial

Pluvier argenté (Pluvialis squatarola) adulte en plumage nuptial, Sanibel Island, Lee County, Floride (États-Unis), le 12/05/2011. Notez (1) le dessus gris et noir, sans trace de jaune, (2) les flancs noirs et (3) les sous-caudales blanches.
Photographie : Hans Hillewaert / Wikimedia Commons

Le Pluvier doré niche dans les landes et la toundra des îles britanniques à la Sibérie, et le Pluvier argenté (Pluvialis squatarola) se reproduit dans les mêmes habitats de l’est de la Mer Blanche (Russie) à la Terre de Baffin (Canada). Ils sont communs en migration et en hiver en Europe de l’Ouest (lire Identifier les limicoles communs en Europe : seconde partie).
Deux autres espèces plus petites et plus élancées, qui se ressemblent étroitement, peuvent être vues occasionnellement en Europe : le Pluvier fauve, qui niche du centre de la Sibérie à l’ouest de l’Alaska, et le Pluvier bronzé, dont l’aire de nidification s’étend de l’Alaska à la Terre de Baffin (Canada).
Ces quatre espèces ont des plumages similaires, et leur identification n’est donc pas simple, en particulier pour les adultes en mue postnuptiale et en plumage internuptial (hivernal), les immatures et les juvéniles. Durant la période nuptiale (d'avril à juillet), les adultes sont plus colorés et contrastés. Durant la période de reproduction, les femelles adultes ressemblent aux mâles, mais le noir de leurs parties inférieures est marqué de blanc, et leurs sourcils blancs sont plus larges. 
Les adultes nuptiaux de ces quatre espèces sont en théorie plus faciles à identifier que dans les autres plumages, mais les hésitations et erreurs sont possibles, comme cela fut le cas du Pluvier bronzé adulte découvert le 13 juin 2019 et d'abord identifié comme un Pluvier doré. Notons qu’il existe des oiseaux atypiques, intermédiaires ou hybrides, qui ne pourront donc pas être distingués de façon certaine.

Pluvier argenté (Pluvialis squatarola) juvénile

Pluvier argenté (Pluvialis squatarola) juvénile, réserve naturelle des marais de Séné (Morbihan) le 31/10/2017. Notez les aisselles noires, une caractéristique unique parmi les quatre espèces de pluviers et visible à tous les âges.
Photographie : Marc Le Moal
Pluvier fauve (Pluvialis fulva) adulte en plumage nuptial

Pluvier fauve (Pluvialis fulva) adulte en plumage nuptial, Buir Nuur (Mongolie), le 30/05/2014. Notez (1) la ligne blanche (tachetée de noir) sur les flancs, (2) les aisselles et les couvertures sous-alaires gris-brun, ainsi que les longues ailes étroites), (3) les sous-caudales tachetées de noir et (4) les longues pattes dépassent de l'extrémité de la queue.  
Photographie : Mathis Putze / Birds in Flight
Pluvier doré (Pluvialis apricaria) adulte

Pluvier doré (Pluvialis apricaria) adulte en plumage nuptial. Notez (1) les flancs blancs, (2) les aisselles et les couvertures sous-alaires blanches, (3) les ailes assez larges et (4) les sous-caudales blanches.
Photographie : Sergey Yeliseev / Wikimedia Commons
Pluvier doré (Pluvialis apricaria) adulte en plumage nuptial

Pluvier doré (Pluvialis apricaria) adulte en plumage nuptial, Thorshofn (Islande), le 16/07/2013. Notez (1) les flancs blancs, (2) le dessus jaune et gris finement tacheté de noir, (3) les ailes assez courtes et (4) les sous-caudales blanches.
Photographie : Brian Gratiwicke / Wikimedia Commons


Pluvier fauve (Pluvialis fulva) adulte en plumage nuptial le 03/04/2016. Notez (1) le bec assez long (plus long que celui d'un Pluvier doré), (2) le dessus fortement marqué de noir, (3) l'étendue de blanc sur les côtés du cou moins large que chez le Pluvier bronzé, (4) la ligne blanche sur les flancs, (5) les longues pattes (long tibia exposé), (6) les sous-caudales marquées de noir et (7) les ailes longues, mais la projection primaire assez courte.
Photographie : Dominic Sherony / Wikimedia Commons
Pluvier fauve (Pluvialis fulva) adulte en plumage nuptial

Pluvier fauve (Pluvialis fulva) adulte en plumage nuptial, le 03/04/2016. Notez (1) le bec assez long (plus long que celui d'un Pluvier doré), (2) le dessus fortement marqué de noir et (3) l'étendue de blanc sur les côtés du cou moins large que chez le Pluvier bronzé. Notez aussi les longues pattes (long tibia exposé).
Photographie : Dominic Sherony / Wikimedia Commons


Pluvier fauve (Pluvialis fulva) adulte en plumage nuptial le 03/04/2016. Notez les ailes allongées, la courte projection primaire (seulement deux ou trois extrémités des rémiges primaires visibles au-delà des rémiges tertiaires) et les sous-caudales blanches tachetées de noir.
Photographie : Dominic Sherony / Wikimedia Commons
Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial

Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) adulte en plumage nuptial. Notez les ailes allongées, la longue projection primaire (quatre ou cinq extrémités des rémiges primaires visibles au-delà des rémiges tertiaires) et les sous-caudales majoritairement noires.
Photographie : Glenn Bartley / Breeding Birds of British Columbia


Tableau de synthèse des critères d'identification des adultes en plumage nuptial

Pluvier bronzé
(Pluvialis dominica)
Pluvier fauve (Pluvialis fulva)
Pluvier doré (Pluvialis apricaria)
Pluvier argenté (Pluvialis squatarola)
Longueur 24-27 cm 21-25 cm 25-28 cm 26-29 cm
Silhouette

Plus fin et plus allongé que les trois autres espèces

Il se tient plus droit que le Pluvier argenté

Sa tête semble proportionnellement plus grosse que celle du Pluvier doré car son cou est plus fin

Silhouette proche de celle du Pluvier bronzé, mais un peu moins allongée Un peu plus corpulent que le Pluvier bronzé, plus compact, moins allongé à l'arrière et avec une poitrine plus large Plus massif et se tient penché vers l'avant
Bec

Bec un peu plus long que celui du Pluvier doré et un peu plus court que celui du Pluvier fauve (22,8 mm contre 24,3 mm en moyenne pour ce dernier)

Quand on projette de façon imaginaire le bec vers l’arrière de sa tête, il atteint à peine les yeux, alors qu’il va bien au-delà chez le Pluvier fauve.

Bec un peu plus long que celui du Pluvier bronzé Plus épais et plus court que celui des Pluviers bronzé et fauve Bec plus massif que celui des trois autres pluviers
Sourcils et front

Sourcils blancs plus nets et plus larges que ceux du Pluvier fauve

Le blanc sur le front est plus étendu que chez du Pluvier bronzé

Sourcils blancs un peu moins larges que ceux du Pluvier bronzé Sourcils blancs moins larges que ceux du Pluvier bronzé Sourcils blancs larges
Couleurs et motifs des parties supérieures (manteau et dessus des ailes)

Le dessus jaune et gris est plus fortement et plus grossièrement tacheté de noir que chez le Pluvier doré, mais les parties jaunes sont plus brillantes. Le dessus semble globalement plus sombre de loin

Le dessus jaune et gris est plus finement tacheté de noir que le Pluvier bronzé  Le dessus jaune est plus finement tacheté de noir que le Pluvier bronzé Dessus gris et noir sans trace de jaune
Couleurs des parties inférieures (côtés du cou, flancs, ventre et sous-caudales) Le noir des parties inférieures s'étend sur les flancs et atteint les ailes : il n'y a pas de ligne blanche de démarcation sur les flancs, comme chez les Pluviers fauve et doré

Les sous-caudales sont majoritairement noires

Le blanc sur les côtés du cou est plus étendu que chez le Pluvier fauve
Une étroite bande blanche est visible sur les flancs, avec toutefois plus ou moins de taches noires

Les sous-caudales blanches sont marquées de noir

Le blanc sur les côtés du cou est moins étendu que chez le Pluvier bronzé
Une bande blanche est visible sur les flancs

Les sous-caudales sont blanchâtres

Le blanc sur les côtés du cou est moins étendu que chez le Pluvier bronzé
Il n'y a pas de ligne blanche sur les flancs

Les sous-caudales sont blanchâtres

Blanc étendu sur les côtés du cou
Dessous des ailes La couleur du dessous des ailes est un critère important pour repérer un Pluvier bronzé en vol : ses aisselles (= axillaires) et ses couvertures sous-alaires sont gris-brun, alors qu'elles sont blanches chez le Pluvier doré et noir chez le Pluvier argenté. Chez le Pluvier fauve, elles sont également gris brunâtre Aisselles (axillaires) et couvertures sous-alaires gris-brun comme le Pluvier bronzé Aisselles (axillaires) et couvertures sous-alaires blanches Aisselles noires (la seule espèce dans ce cas) et couvertures sous-alaires blanches
Longueur des ailes

Le Pluvier bronzé a des ailes plus longues que celles des Pluviers doré et fauve (184 mm en moyenne, contre 172 mm pour ce dernier)  

Ses ailes fermées dépassent de 12 à 22 mm de l'extrémité de la queue, contre de 0 à 9 mm chez le Pluvier fauve

Sa projection primaire (= le nombre des extrémités des rémiges primaires visibles au-delà des rémiges tertiaires quand l’aile est repliée) est plus longue que celle du Pluvier bronzé, et c'est le meilleur critère pour distinguer ces deux espèces : quatre à cinq extrémités (= pointes) des rémiges primaires sont visibles au-delà des rémiges tertiaires, contre deux à trois chez P. fulva

Ses ailes sont plus courtes que celles du Pluvier bronzé

Sa projection primaire est un peu plus courte que celle du Pluvier bronzé : deux à trois extrémités des rémiges primaires sont visibles au-delà des rémiges tertiaires quand l'aile est repliée

Ailes et projection primaire plus courtes que celles du Pluvier bronzé Ailes plus courtes que celles du Pluvier bronzé
Forme des ailes
En vol, ses ailes sont plus étroites que celles des trois autres pluviers Ailes étroites  Ailes plus larges que celles du Pluvier bronzé Ailes plus larges que celles du Pluvier bronzé
Pattes
Ses pattes, et en particulier la partie exposée (visible) du tibia, sont plus longues que celles du Pluvier doré, mais elles ne dépassent généralement pas de l'extrémité de la queue en vol
 
Ses pattes et en particulier la partie exposée du tibia, sont encore plus longues que celles du Pluvier bronzé : ses doigts dépassent de l'extrémité de la queue en vol Pattes (tibia exposé) un peu plus courtes que celles du Pluvier bronzé
 
Pattes un peu plus courtes que celles du Pluvier bronzé
 
Cris

Le cri habituel du Pluvier bronzé est plus aigu que celui des autres pluviers et il est très différent de celui du Pluvier doré. C'est une répétition de "klu-i" ou "chw-ee", avec la première syllabe plus accentuée et une seconde à peine audible

Il lance aussi des "dlu-i-u-i-uh" trisyllabiques, avec une deuxième syllabe plus aiguë et tremblante

Son cri est plus court que celui du Pluvier argenté, et il est plus accentué sur la première syllabe contrairement au Pluvier fauve

Le cri du Pluvier fauve en vol est un "tch-itt" ressemblant à celui du Chevalier arlequin (Tringa erythropus), ou des "tchu-ii" et "uu" ressemblant aux cris du Pluvier doré Les cris du Pluvier doré sont des "puh" ou des "tuu" sifflés et mélancoliques, légèrement descendants Les cris de contact du Pluvier argenté sont des sifflements trisyllabiques et mélancoliques, avec la syllabe intermédiaire plus basse et accentuée : "puu-aa-u"



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Sources

  • Andy Stoddart (2018).  Golden plover photo ID guide. Date : 14/07. www.birdguides.com/articles/golden-plover-photo-id-guide/
  • Mark Beaman et Steve Madge (2010). The Handbook of Bird Identification: For Europe and the Western Palearctic. Pacific Golden Plover. Pages : 308-309.
  • Alvaro Jamarillo (2004). Featured photo identification of adult Pacific and American Golden Plovers in their southbound migration. Western Birds. Volume : 35. Pages : 120 - 124. www.researchgate.net

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