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Pratique | Identification

Distinguer les Sizerins cabaret et flammé (boréal)

Les critères pour différencier le Sizerin cabaret et la sous-espèce nominale du Sizerin flammé.
01/04/2017 | Validé par le comité de lecture

Introduction

En hiver, il est parfois possible de voir des troupes de sizerins, de petits passereaux beige-gris striés se nourrissant de façon acrobatique dans les bouleaux et les aulnes. Ils sont aussi agiles que les Tarins des aulnes ou les Mésanges bleues et ils arrivent à se suspendre aux rameaux les plus fins, parfois avec la tête complètement en bas. Ils peuvent aussi se poser au sommet des plantes herbacées.
Mais leur identification n’est pas toujours simple : en effet, la taxonomie des sizerins est complexe. Ils sont désormais classés dans le genre Acanthis (Carduelis précédemment). On considère actuellement qu’il existe deux espèces, le Sizerin cabaret (Acanthis cabaret) (autrefois considéré comme une sous-espèce du Sizerin flammé) et le Sizerin flammé (A. flammea), cette dernière étant elle-même divisée en plusieurs sous-espèces. Seule la sous-espèce nominale, appelée parfois Sizerin boréal (A. f. flammea) est vraiment susceptible d’être observée en France (et en Belgique et en Suisse), et c’est celle-ci que nous décrirons dans notre article.
Le Sizerin cabaret niche en Europe de l’Ouest, y compris en France (nord-est, Alpes), où il est sédentaire, tandis que le Sizerin flammé (boréal) se reproduit de la Scandinavie au nord de l’Amérique du Nord. En automne et en hiver, des troupes d’oiseaux nordiques, composées d’adultes et de jeunes, peuvent arriver en Europe de l’Ouest, centrale et du Sud-est lorsqu’une bonne reproduction est suivie par une diminution de la fructification des bouleaux dans les zones normales d’hivernage. Ils repartent en mars et en avril.
Dans cet article, nous vous rappelons les critères importants pour différencier ces deux espèces. Nous remercions Jules Fouarge, Didier Vieuxtemps, Ulf Gotthardsson, Mike et Brenda Gough et Stefan Gerrits pour leurs photos.

Abstract

In winter, it is sometimes possible to find a flock of Redpolls, small striated grey-brown passerines feeding acrobatically in birches and alders. They are as agile as Siskins and Blue Tits to reach seeds. In other cases, they can perch at the top of herbaceous plants. But their identification is not always simple. Indeed, their taxonomy is complex: it is currently admitted that there are two species, the Lesser Redpoll (Acanthis cabaret) (considered recently as a subspecies of A. flammea) and the Common or Mealy Redpoll (Acanthis flammea), the latter being divided into several subspecies.
The Lesser Redpoll nests in Western Europe, including France (North-east, Alps) and it is sedentary, while the  nominal subspecies A. f. flammea of the Common Redpoll breeds from Scandinavia to Northern North America. In autumn and winter, flocks of Northern birds, composed of adults and juveniles, can reach Central and Southeastern Europe, sometimes in large numbers when a good reproduction is followed by a weak fructification of birches in their normal wintering areas. They leave their wintering grounds in March or April.  Among the different subspecies of the Common Redpoll, A. f. flammea is the only one that can be reasonnably expected in France, Belgium and Switzerland.
In this article, we present you some important tips to separate Acanthis cabaret and A. f. flammea.

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