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Distinguer les Grimpereaux des bois et des jardins

En février et en mars, les grimpereaux chantent déjà beaucoup, mais quand ils sont silencieux, les deux espèces nichant en Europe sont très difficiles à différencier l’une de l’autre.

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Distinguer les Grimpereaux des bois et des jardins

Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla), Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire), le 11/03/2017.
Photographie : Philippe Bouvier

Les grimpereaux sont de petits oiseaux discrets, assez peu farouches, au plumage brun et blanc, au bec fin légèrement arqué et aux rectrices rigides qui les aident à s’appuyer contre les troncs (comme la Sittelle torchepot). En effet, comme leur nom l’indique, ils grimpent agilement, en "spirale", le long des troncs et des grosses branches, un peu comme des souris, à la recherche d’insectes. Une fois qu’ils ont exploré un arbre, ils s’envolent et gagnent la base d’un autre tronc pour refaire de même. On rencontre en Europe deux espèces très similaires, le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) et le Grimpereau des bois (Certhia familiaris), très difficiles à distinguer l’un de l’autre, sauf par la voix : leurs chants sont en effet bien différents. Quand ils sont silencieux, il existe toutefois plusieurs critères d’identification, certains étant utilisables sur le terrain tandis que d'autres sont surtout exploitables avec les oiseaux en main ou à partir de photos. Nous remercions les photographes, dont les noms sont indiqués sous les clichés, qui nous ont permis d’illustrer cet article.

Abstract

Treecreepers are small, pretty tame, brown and white birds, with slightly arched bills and stiff tail feathers that help them to lean against the tree trunks. Indeed, as their name suggests it, they climb nimbly along trunks and large branches, like mice, looking for insects. Once a tree has been explored, they fly and go to the basis of another to redo the same. Two very similar species can be found in Europe, the Short-toed Treecreeper (Certhia brachydactyla) and the Eurasian Treecreeper (Certhia familiaris), very difficult to distinguish except by the voice. When they are silent however, there are several criteria to distinguish them: some can be used in the field while others are mostly usable with birds in hand or from photos.

Le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla)

Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla)

Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla). Notez : (1) le bec assez long, (2) la zone chamois à l'avant de l'oeil, (3) la calotte brune (plus rouille chez le Grimpereau des bois), (4) l'alule bordée de pâle, (5) la limite "en escalier" de la barre alaire, (6) la zone sombre rectangulaire sur les quatre secondaires externes, (7) les extrémités pointues de la barre alaire, (8) les taches claires espacées à l'extrémité des primaires, (9) les flancs nettement chamois et (10) l'ongle postérieur assez court (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : Marc Fasol

Longueur : 12 – 12,5 cm.

Description : il est très proche du Grimpereau des bois, mais est plus brun dessus et d’un blanc plus "sale" dessous, avec une teinte chamois plus prononcée sur les flancs (les Grimpereaux des bois "continentaux", que l'on trouve en France, ont aussi une légère teinte chamois). Il y a de petites différences dans les dessins des ailes qui sont assez difficiles à voir sur le terrain (voir le paragraphe "les différences de motifs alaires"). Son bec est un peu plus long (critère peu fiable à cause de variations individuelles) et l’ongle postérieur est plus court.
Les deux sexes sont identiques. Le juvénile a un plumage très proche de celui de l’adulte, mais son dos est davantage ponctué de blanc et sa poitrine est légèrement striée de marron.

Voix : c’est le meilleur critère. Le cri de contact est un puissant "tir" ou "ti-tuit" rappelant la Mésange noire, clair et perçant, souvent répété selon un rythme vaguement accéléré. Plus rarement, il pousse un "zrii" strident comme le Grimpereau des bois. Le chant est plus bref que celui du Grimpereau des bois, nettement plus audible et plus "véhément" : c’est une brève strophe "tit-tit-titiroi-itit" au rythme "sautillant" et à la hauteur constante, bien cadencée.

Écoutez ci-dessous un enregistrement du chant et des cris du Grimpereau des jardins réalisé en Espagne le 10/03/2015 par Jordi Calvet (source : Xeno-Canto Foundation) :



Aire de répartition et sous-espèces : son aire de répartition est limitée à l’Europe et aux régions adjacentes, et elle chevauche en grande partie celle du Grimpereau des bois sur notre continent, d’où les risques de confusion.
On reconnaît cinq sous-espèces très proches les unes des autres :

  • C. b. megarhyncha (îles anglo-normandes, nord-ouest de l’Espagne, ouest et nord de la France, Belgique, Pays-Bas et ouest de l’Allemagne) : plus pâle et plus rousse que C. b. brachydactyla;
  • C. b. brachydactyla (Europe continentale à l’est de l’aire de C. b. megarhyncha, Sicile et Crète) : plus sombre et plus grise que C. b. megarhyncha, avec des sourcils blanchâtres plus nets;
  • C. b. mauritanica (Afrique du Nord) : plus sombre et plus “froide” dessus, avec un dessous plus chamois. Le chant est un peu différent;
  • C. b. dorotheae (Chypre) : dessus plus gris et dessous plus blanc que C. b. brachydactyla. Son chant est un peu différent;
  • C. b. harterti (Asie Mineure et Caucase) : proche de C. b. megarhyncha, mais dessus plus roux.

Habitat : il vit dans les bois, les forêts, les parcs, les jardins, et les allées avec de grands arbres (lire Identifier les oiseaux des jardins et des villes en hiver). Il est plutôt lié aux feuillus et vit généralement à plus basse altitude que le Grimpereau des bois. Mais dans certaines forêts françaises, par exemple en Normandie, les deux espèces peuvent cohabiter dans les mêmes parcelles. Dans la zone méditerranéenne, il fréquente volontiers les forêts de conifères.

Grimpereaux des jardins adulte et juvénile

Grimpereaux des jardins adulte (gauche) et juvénile (droite). Notez (1) le bec assez long, (2) et (3) le sourcil assez peu défini. Le dos (4) est plus tacheté chez le juvénile.
Source :Javier Blasco-Zumeta et Gerd-Michael Heinze / Laboratorio Virtual Ibercaja
Grimpereau des jardins

Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla). Notez (1) le bec assez long, (2) le sourcil blanchâtre et l'avant de l'oeil sombre, (3) les flancs chamois et (4) l'ongle postérieur assez court.
Photographie : Jimfbleak / Wikimedia Commons

Le Grimpereau des bois (Certhis familiaris)

Grimpereau des bois

Grimpereau des bois (Certhia familiaris macrodactyla) (photographié en Tchéquie) . Notez : (1) le bec assez court, (2) la zone sombre à l'avant de l'oeil comme chez le Grimpereau des jardins, (3) les sourcils clairs comme ceux du Grimpereau des jardins (plus nets chez le Grimpereau des bois nordique), (4) l'alule non largement bordée de pâle, (5) la bordure droite de la barre alaire (pas en "escalier"), (6) la grande encoche dans la barre alaire,  (7) les extrémités droites de la barre alaire, (8) les flancs légèrement chamois (blanc pur chez les oiseaux nordiques) et (9) l'ongle postérieur assez long.
Photographie : Martin Mecnarowski / Wikimedia Commons

Longueur : 12,5 – 14 cm.

Description : il est très semblable au Grimpereau des jardins mais il est globalement plus marqué, d’un brun moins chaud dessus et plus blanc dessous (surtout en plumage frais); toutefois, les oiseaux de la sous-espèce C. f. macrodactyla (ceux qui nichent en France, en Suisse et en Belgique) présentent une légère teinte chamois sur les flancs (les oiseaux nordiques de la sous-espèce nominale sont blanc pur dessous). Les sourcils clairs sont assez semblables à ceux des oiseaux de la sous-espèce C. f. macrodactyla : ceux des oiseaux nordiques sont toutefois plus blancs, cette couleur atteignant le front.
La calotte est plus roussâtre que celle du Grimpereau des jardins. Il existe des différences subtiles de motifs alaires avec le Grimpereau des jardins, assez difficiles à noter sur le terrain sur un oiseau en mouvement (voir le paragraphe suivant intitulé "les différences de motifs alaires").

Voix : la voix est le meilleur critère pour l’identifier (même si l’on a déjà observé que les Grimpereaux des bois et des jardins pouvaient s’imiter !). Le cri de contact est composé de fins sifflements répétés et aigus "srrrii" (écoutez un enregistrement). Il pousse aussi parfois des "tiiih" purs et fins répétés par intervalles. Le chant est une strophe aigüe, dansante, durant de deux à trois secondes, descendante, stéréotypée, rappelant la tonalité du Troglodyte mignon. Il commence par des notes rappelant les cris et se termine en trille accéléré "ti-ti-ti-teu-toï-tiititirrrr".

Écoutez ci-dessous un enregistrement du chant et des cris du Grimpereau des bois réalisé aux Pays-Bas le 17/02/2019 par Joost van Bruggen (source : Xeno-Canto Foundation) :



Aire de répartition et sous-espèces : son aire de répartition est très vaste, allant de l’Irlande au Japon et à l’Himalaya. On distingue de neuf à douze sous-espèces, très proches les unes des autres et pouvant se croiser entre elles.

Globalement, les oiseaux sont plus gris dessus et plus blanc dessous au fur et à mesure que l’on va vers l’Est et le Nord :

  • C. f. britannica (Grande-Bretagne et Irlande) : légèrement plus sombre que C. f. macrodactyla;
  • C. f. macrodactyla (Europe de l’Ouest) : plus pâle dessus et plus blanc dessous que C. f. britannica;
  • C. f. corsa (Corse) : dessous teinté de chamois et dessus plus contrasté que C. f. macrodactyla;
  • C. f. familiaris (Scandinavie et Europe de l’Est jusqu’à la Sibérie occidentale) : plus pâle dessus que C. f. macrodactyla, dessous blanc;
  • C. f. daurica (Sibérie orientale, nord de la Mongolie) : plus pâle et plus gris dessus que C. f. familiaris;
  • C. f. orientalis (bassin du fleuve Amour, nord-est de la Chine et péninsule de Corée) : ressemble à C. f. familiaris mais davantage strié dessus;
  • C. f. japonica (Japon) : plus sombre et plus roux que C. f. daurica;
  • C. f. persica (de la Crimée et de la Turquie au nord de l’Iran) : plus terne et moins roux dessus que C. f. familiaris;
  • C. f. tianchanica (nord-ouest de la Chine et anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale) : plus pâle et plus roux que C. f. familiaris;
  • C. f. hodgsoni (ouest de l’Himalaya, Kashmir) : souvent considéré comme une espèce à part entière, le Grimpereau d’Hodgson (C. hodgsonii);
  • C. f. mandellii (Himalaya oriental, Népal) : considéré comme une sous-espèce du Grimpereau d’Hodgson;
  • C. f. khamensis (province du Sichuan en Chine).

Habitat : forêts mixtes et de conifères. En France, le Grimpereau des bois est moins répandu que le Grimpereau des jardins et est davantage inféodé aux forêts mixtes et de conifères, et on le trouve globalement à une altitude supérieure. Il rejoint souvent les rondes de mésanges en automne et en hiver (lire Les rondes d'oiseaux).

Aires de répartition des Grimpereaux des jardins et des bois

Aires de répartition des Grimpereaux des jardins  (en jaune) et des bois (en rouge). En orange, la zone de chevauchement.
Carte : Ornithomedia.com d'après le Guide Ornitho
Grimpereaux des jardins et des bois

Comparaison du Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) et du Grimpereau des bois continental (Certhia familiaris macrodactyla) (= la sous-espèce qui niche en France). Notez (1) le bec plus court du Grimpereau des bois, (2) les sourcils très similaires chez les deux oiseaux (plus nets et avec le blanc atteignant le front chez le Grimpereau des bois nordique), (3) les extrémités pâles des primaires plus "individualisées" chez le Grimpereau des jardins (plus diffuses chez le Grimpereau des bois), (4) les flancs légèrement teintés de chamois chez le Grimpereau des bois (pour la sous-espèce C. f. macrodactyla) et (5) l'ongle postérieur plus court chez le Grimpereau des jardins.
Schéma : Ornithomedia.com d'après Winfried D. Daunicht
Grimpereau des bois

Grimpereau des bois continental (Certhia familiaris macrodactyla) (= la sous-espèce qui niche en France). Notez (1) le bec assez court, (2) les sourcils semblables à ceux du Grimpereau des jardins, (3) l'alule non bordée de pâle, (4) les flancs légèrement teintés de chamois et (5) les extrémités pâles des primaires larges et donc peu individualisées.
Photographie : Peter Mulligan / Wikimedia Commons
Grimpereau des bois nordique

Grimpereau des bois nordique (Certhia familiaris familiaris). Notez (1) le bec court, (2) le sourcil blanc allant jusqu'à la base du bec, (3) la grande encoche dans la barre alaire et formant un angle droit et (4) les flancs blanc pur.
Photographie : Serguei Yeliseev / Sa galerie sur Flickr

Les différences de motifs alaires

Topographie de l'aile d'un passereau

Schéma 1- la topographie de l'aile d'un passereau.
Schéma : Ornithomedia.com

Les dessins des ailes des Grimpereaux des bois et des jardins sont compliqués et sont formés de motifs blancs, chamois, marron et blancs : en les observant de près, on peut distinguer des différences. Ces critères sont assez difficiles à voir sur le terrain et sont plutôt utilisables sur des oiseaux en main ou à partir de photos. Ils sont représentés dans le schéma 2 ci-dessous.

  • la bordure pâle de l'alule est petite chez le Grimpereau des bois alors qu'elle est importante chez le Grimpereau des jardins;
  • chez le Grimpereau des bois, les chevauchements des zones pâles des rémiges P3 et P4 est généralement plus grand que celui des P4 et P5, tandis qu'ils sont à peu près de la même longueur chez le Grimpereau des jardins;
  • les extrémités de la barre alaire (= les pointes des zones pâles des vexilles externes des rémiges primaires P3, P4 et P5) sont droites chez le Grimpereau des bois, tandis qu'elles sont plutôt pointues chez le Grimpereau des jardins;
  • la zone noire qui s'étale sur les quatre rémiges secondaires les plus externes se rétrécit à son extrémité chez le Grimpereau des bois, tandis que sa largeur est à peu près constante chez le Grimpereau des jardins;
  • le contraste entre les extrémités des vexilles externe et interne de la tertiaire la plus longue (T7) est assez faible chez le Grimpereau des bois alors qu'il est plus net chez le Grimpereau des jardins;
  • l'extrémité pâle de la rémige primaire P4 est large, tandis qu'il n'y a qu'un point blanchâtre, parfois très petit, chez le Grimpereau des jardins;
  • les extrémités pâles des rémiges primaires sont plus larges et donc peu individualisées chez le Grimpereau des bois, tandis qu'elles sont bien délimitées et forment des points distincts chez le Grimpereau des jardins;
  • chez le Grimpereau des bois, la distance entre les extrémités des primaires P3 et P4 est nettement plus faible que celle entre extrémités des P4 et P5, tandis que la différence entre ces deux distances est plus faible chez le Grimpereau des jardins.
Schéma 4

Schéma 2- Les différences des dessins des ailes des Grimpereaux des jardins et des bois (cliquez sur l'image pour l'agrandir).
Schéma : Ornithomedia.com d'après Winfried D. Daunicht
Structure d'une plume

Schéma 3- La structure d'une plume.
Schéma : Ornithomedia.com
Chevauchements des zones pâles des primaires P3, P4 et P5

Schéma 4- Les longueurs de chevauchements des zones pâles des primaires P3, P4 et P5 constituent un critère d'identification : chez le Grimpereau des jardins (= sur ce dessin), ces deux longueurs sont proches, tandis que chez le Grimpereau des bois, le chevauchement entre les P3 et P4 est plus grand que celui entre les P4 et P5.
Schéma : Ornithomedia.com d'après Winfried D. Daunicht
Schéma 5

Schéma 5- Différences du dessin de la barre alaire chez les Grimpereaux des bois et des jardins.
Schéma : Ornithomedia.com d'après Winfried D. Daunicht
Détail du dessin de l'aile du Grimpereau des jardins

Détail du dessin de l'aile du Grimpereau des jardins. Notez (1) l'alule bordée de pâle sur quasiment toute sa longueur, (2) les "marches" régulières le long de la barre alaire, (3) les extrémités pointues de la barre alaire, (4) la zone sombre sur les secondaires les plus externes dont les bords restent parallèles (pas de rétrécissement à son extrémité), (5) les extrémités pâles des rémiges bien individualisées, (6) les flancs chamois, et (7) l'ongle postérieur assez court.
Photographie : Marc Fasol
Détail du dessin de l'aile du Grimpereau des bois

Dessin de l'aile d'un Grimpereau des bois (Certhia familiaris macrodactyla) photographié en Europe centrale. Notez (1) l'alule non bordée de pâle (= réduite à un point clair), (2) la bordure droite de la barre alaire, (3) les extrémités droites de la barre alaire, (4) la grande encoche dans la barre alaire, (5) les extrémités pâles des rémiges larges et mal individualisées, (6) les flancs très légèrement chamois et (7) l'ongle postérieur long.
Photographie : Jimfbleak / Wikimedia Commons

Tableau de synthèse des critères d’identification

Voici ci-dessous un tableau récapitulant les critères pouvant aider à distinguer les Grimpereaux des jardins et des bois : nous avons indiqué dans la colonne la plus à droite s’il s’agissait de critères exploitables sur le terrain. Il faut combiner le maximum de critères pour avoir le plus de chance de distinguer les deux espèces quand elles ne chantent pas. C'est encore plus vrai chez les oiseaux continentaux (de la sous-espèce C. f. macrodactyla) du Grimpereau des bois, qui sont assez proches du Grimpereau des jardins : leurs sourcils sont similaires et leurs flancs sont aussi faiblement teintés de chamois.

Critère Grimpereau des bois Grimpereau des jardins "Utilité" sur le terrain
Chant Le chant est une strophe aigüe, dansante, durant de deux à trois secondes, descendante, stéréotypée (imite parfois le Grimpereau des jardins), rappelant la tonalité du Troglodyte mignon. Il commence par des sons rappelant les cris et se termine en trille accéléré "ti-ti-ti-teu-toï-tiititirrrr" Le chant est plus bref que celui du Grimpereau des bois, nettement plus audible et plus "véhément" : c’est une brève strophe "tit-tit-titiroi-itit" au rythme "sautillant" et à la hauteur constante, bien cadencée Très bon critère (le meilleur)
Cris Le cri de contact est composé de fins sifflements répétés et aigus "srrrii". Parfois ausi des "tiiih" purs et fins répétés par intervalles Le cri de contact est un puissant "tir" ou "ti-tuit" rappelant la Mésange noire, clair et perçant, souvent répété selon un rythme vaguement accéléré. Plus rarement, il pousse un "zrii" strident comme le Grimpereau des bois. Bon critère
Front et avant de l'oeil Blanchâtres chez les oiseaux nordiques (= de la sous-espèce nominale) mais beige-chamois chez les oiseaux continentaux de la sous-espèce C. f. macrodactyla (= ceux qui nichent en France et en Belgique), comme chez le Grimpereau des jardins Beige-marron Utile seulement pour les Grimpereaux des bois  nordiques
Sourcils Très blancs et nets chez les oiseaux nordiques, moins nets chez les oiseaux continentaux (très semblables à ceux du Grimpereau des jardins) Très proches de ceux des Grimpereaux des bois continentaux (= de la sous-espèce C. f. macrodactyla nichant en France) Faible utilité
Calotte De couleur rouille et striée de clair Plus marron, plus sombre et striée Faible utilité
Croupion Rouille brun-jaunâtre, généralement plus clair que celui du Grimpereau des jardins et contrastant nettement avec le bas du dos Plus brun et contrastant moins avec le bas du dos Utile mais difficile à voir
Sous-caudales Blanchâtres Blanchâtres à grisâtres Faible utilité (surtout utile pour les Grimpereaux des bois nordiques)
Flancs Blanc pur à chamois pâle (variable selon les populations : plus blancs dans le nord de l'Europe) Brun-jaunâtre à chamois Utilité moyenne, surtout efficace pour les Grimpereaux des bois nordiques
Alule Généralement pas ou faiblement bordée de pâle Généralement bordée de pâle sur toute sa bordure externe Assez utile
Barre alaire centrale : chevauchement des zones claires sur les vexilles externes des rémiges primaires P3, P4 et P5 Le chevauchement entre les rémiges P3 et P4 est généralement plus grand que celui entre les P4 et P5 Le chevauchement entre les rémiges P3 et P4 est généralement de la même longueur que celui entre les P4 et P5 Utile mais très peu visible sur le terrain
Bordure supérieure de la barre alaire "marches" régulières, en escalier droite puis grande encoche formant un angle droit Utile mais très peu visible sur le terrain
Extrémités de la barre alaire pâle centrale = allure des extrémités distales de la zone pâle des vexilles externes des rémiges primaires P3, P4 et P5 Généralement droites Généralement pointues Utile mais très peu visible sur le terrain
Forme de la zone noire qui s'étale sur les quatre rémiges secondaires les plus externes Elle se rétrécit souvent à son extrémité Sa largeur est à peu près constante (les bords restent parallèles) Peu utile et très peu visible sur le terrain
Contraste entre les vexilles externe et interne de la tertiaire la plus longue Faible : le vexille interne est assez pâle et contraste peu avec l'extrémité blanche du vexille externe Plus net : le vexille interne est assez sombre et contraste nettement avec l'extrémité blanche du vexille externe Assez utile mais très peu visible sur le terrain
Extrémité de la rémige primaire P4 Largement gris pâle Seulement un point blanchâtre, parfois très petit Utile mais très peu visible sur le terrain
Extrémités pâles des rémiges primaires gris pâle, larges bien délimités et forment des points pâles espacés Utile
Distances entre les extrémités des rémiges primaires P3, P4 et P5 La distance entre les extrémités des rémiges primaires P3 et P4 est nettement plus faible que celle entre les extrémités des P4 et P5 La distance entre les extrémités des P3 et P4 est assez proche de celle entre les extrémités des P4 et P5 Assez utile mais très peu visible sur le terrain
Longueur du bec Relativement court (critère discriminant si < 15 mm), assez fort, très recourbé (forme de l'ongle du pouce) Relativement long (critère discriminant si > 21mm), plus mince, moins courbé Moyennement utile car difficile à évaluer sur le terrain
Longueur de l'ongle postérieur Relativement long (> longueur du bec 0,14 x bec + 5,6). Il mesure entre 7,6 et 11,5 mm Relativement court (< 0,14 x longueur du bec + 5,6). Il mesure entre 6,8 et 8,9 mm Moyennement utile car difficile à évaluer sur le terrain
Habitat Forêts mixtes et de conifères, souvent en altitude (en France) Bois de feuillus, parcs, grands jardins, allées, cimetières Parfois assez utile

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