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et chercher le Goéland ... | Biologie, statut et conservation |
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Biologie, statut et conservation
Biologie
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Goélands
d'Audouin (Larus audouinii) sur la colonie de Punta
de la Banya, Delta de l'Ebre (Catalogne)
Photo: Ricard
Gutiérrez |
Il
se nourrit près des côtes, principalement de petits poissons attrapés
en surface grâce à un vol bas et lent. Les oiseaux de l'ouest de
la Méditerranée se nourrissent principalement des poissons rejetés
par les chalutiers.
Ils pêchent aussi en rasant l'eau, surtout la nuit, dans le sillage des
bateaux de pêche, isolément, par deux ou plus rarement par trois
ou quatre, le plus souvent à 100 mètres du rivage environ. L'oiseau
saisit un poisson en immergeant son bec ou toute sa tête. Les proies sont
surtout des sardines et des anchois.
Les oiseaux arrivent sur les sites de nidification de la fin du mois de mars au
début du mois d'avril. Au moment des parades nuptiales, on entend sa voix
rauque que l'on distingue d'emblée de celles des goélands argentés.
Les sites de nidification sont variables, mais la plupart d'eux sont localisés
sur des îlots isolés à la végétation
dispersée (toutefois la plus grande colonie du monde, dans le delta de
l'Ebre en Catalogne, est installée sur une péninsule sablonneuse).
La femelle pond de 2 à 3 ufs
et leur incubation dure trois semaines. Les ufs sont couvés à
la mi-mai et les oisillons restent dans le nid quelques jours.
Les juvéniles, au plumage brun-gris, s'envolent après 30-35 jours
et à la mi-juillet, les adultes et les juvéniles quittent la colonie.
En
hiver, l'espèce part sur les côtes d'Afrique du Nord et de l'Ouest.
Statut
Dans
le passé, le Goéland d'Audouin était plus rare, mais ses
effectifs ont augmenté et sa population actuelle est estimée à
18 700 coules. Cette augmentation soudaine est principalement liée à
la grande disponibilité de la nourriture dans l'ouest de la Méditerranée.
Néanmoins, l'espèce est toujours considérée comme
vulnérable car 90% de sa population est concentré dans deux colonies
(le Delta de l'Ebre et les Îles Chafarinas au Maroc).
L'espèce est classée par BirdLife International comme une espèce
dépendante des mesures de protection et est classée comme "
en danger " dans certains pays, comme la Grèce. Elle est aussi incluse
dans l'Annexe I de la Directive 79/409/EEC sur la protection d'oiseaux, dans l'Annexe
II de la Convention de Berne et dans l'Annexe I de la Convention de Bonn.
Répartition
Aire
de répartition du Goéland d'Audouin (Larus audouinii): en
rouge, zones de nidification, en jaune, zones de passage, en bleu, zones d'hivernage
Carte: Ornithomedia.com |
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Le
Goéland d'Audouin est le seul Laridé endémique de Méditerranée
(même si on note aussi quelques colonies sur la côte atlantique du
Maroc).
Il niche dans plusieurs colonies dispersées
en Algérie, à Chypre, en France (Corse), en Grèce, en Italie,
au Maroc, en Espagne (majorité de la population), en Tunisie et en Turquie.
Les menaces
La principale menace qui pèse sur cet oiseau sont les dérangements
que l'on constate sur certains sites de nidification, du fait de plusieurs activités
(pâturage, tourisme, pêche, chasse, construction immobilière
de routes).
Une autre menace est la diminutions des stocks de poissons disponibles à
cause de la pêche industrielle et de la pollution. En effet, le Goéland
d'Audouin est très dépendant des activités de pêche
industrielle, notamment dans l'ouest de la Méditerranée; ainsi,
dans une étude menée en 1992 et en 1993 dans la colonie des îles
Columbretes (Espagne), on a constaté que la plupart des oiseaux quittaient
la colonie quand les chalutiers remontaient leurs filets, tandis qu'ils restaient
sur leur dortoir les jours de non-pêche (Aurora M. Castilla, Juan Jimenez
Perez).
L'ingestion de matériel de pêche abandonné (hameçons
et fils) est aussi préjudiciable.
La pollution chimique de la Mer Méditerranée constitue également
un problème.
La compétition avec le Goéland leucophée sur les sites d'alimentation
et de reproduction semble aussi avoir un impact négatif sur l'espèce,
de même que le changement de la végétation des îlots
du fait du surpâturage. Daniel Oro et Albert Martinez-Vilalta, qui ont étudié
la plus grande colonie de Goélands d'Audouin du monde (delta de l'Ebre,
Catalogne) en 1992, ont noté que le klepto-parasitisme
du Goéland leucophée pendant
la phase d'élevage de ses poussins constituait
la principale source de dérangement du Goéland d'Audouin. La plupart
des attaques avaient lieu tôt ou tard dans la journée, quand les
Goélands d'Audouin retournaient dans leur colonie. La prédation
sur les poussins et les oeufs du Goélands d'Audouin était faible
et apparemment n'affectait pas le taux de succès de la reproduction.
Des mesures de protection en Grèce
La Grèce accueille la seconde population au monde de Goélands d'Audouin.
Depuis 1997, l'HOS (www.ornithologiki.gr)
mène un programme LIFE pour la protection de l'espèce , qui comprend
des mesures immédiates et la désignation de sites Natura 2000. L'objectif
direct est la réduction des dérangements dans les colonies et le
suivi sur les sites de nidification.
Des actions sont aussi menées pour empêcher des troupeaux d'approcher
des colonies (par la construction de murs de pierre sèche et la redistribution
du bétail). En même temps, un programme de sensibilisation et d'information
des autorités locales, des habitants et des touristes a été
mené via des réunions, des prospectus et la création de deux
centres d'information.
On estime qu'actuellement il y a en Grèce approximativement 600 couples
de Goélands d'Audouin répartis dans 20 colonies, soit la plus grande
population de Méditerranée orientale. L'objectif est d'étendre
ces actions sur toutes les côtes de la Mer Égée.
Des mesures de protection en Espagne
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Goélands
d'Audouin (Larus audouinii) sur la colonie de Punta
de la Banya, Delta de l'Ebre (Catalogne)
Photo: Ricard
Gutiérrez / www.rarebirdspain.net
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La
plus grande partie de la population mondiale est concentrée dans une seule
colonie, aux environs de la Punta de la Banya, dans le delta de l'Ebre (Catalogne).
La colonie la plus proche, celle des îles Columbretes (province de Valence),
est fortement influencée par celle du delta, et toute perturbation qui
affecterait la première affecterait la seconde. Mais il n'y a a pas de
"colonie-relais" entre celle des Columbretes et celle de l'Illa Grossa
(région de Murcie).
Le projet LIFE mené entre 2003 et 2006 dans la région de Valence
au Sud-est de l'Espagne a permis de renforcer les colonies de Goélands
d'Audouin, mais aussi d'en créer de nouvelles dans les ZICO (Zones Importantes
pour la Conservations des Oiseaux) suivantes: les îles Columbretes, l'îlot
rocheux de Benidorm, la lagune d'Albufera, l'île Tabarca et les réservoirs
de La Mata et de Torrevieja.
Un projet de conservation, cofinancépar
la Commission Européenne (à 60%) et la Generalitat Valenciana (à
40%), et signé en juillet 2005, a été
mis en place. Il a plusieurs objectifs:
- favoriser la reproduction du Goéland d'Audouin dans les îles Columbretes
et établir une nouvelle colonie sur l'îlot de Benidorm (face à
la célèbre station balnéaire): pour cela, 176
poussins prélevés dans le delta de l'Ebre ont été
relâchés dans les îles Columbretes (74) et sur l'îlot
de Benidorm (102); la plupart d'entre eux retourneront sur leurs sites de naissance,
mais on espère en fixer en certain nombre; pour cela, des individus blessés
incapables de voler et soignés ont été installés dans
des volières sur les nouveaux sites de nidification, et des goélands
artificiels ont été mis en place
- surveiller les récentes colonies établies sur l'Albufera et la
Mata
- stabiliser
les populations de Goélands leucophées sur les îles Columbretes
et sur l'îlot de Benidorm par différents moyens (subtilisation des
ufs, installation d'obstacles)
- améliorer les conditions d'hivernage dans les eaux de la province de
Valence
- un DVD, un livre illustré pour enfant, des expositions itinérantes,
une site web, des posters, des t-shirts sont ou vont être créés
pour sensibiliser le public
Grâce à
ces mesures, la population dans la région
de Valence est passée de 28 couples avec une seule colonie en 2003, à
417 couples en quatre colonies en 2006.
En Corse aussi
En France, il se reproduit exclusivement en Corse, et l'on compte
entre 80 et 110 couples nicheurs, répartis principalement dans trois sites
de nidification:
- les îles Cerbicales, classées réserve naturelle depuis 1981
- les îles du Cap Corse (depuis 1987
- le site artificiel de la base d'Aspretto à Ajaccio, où les Goélands
d'Audouin nichent depuis 1990. C'est un site protégé qui fait l'objet
d'une étude dirigée par la marine Nationale en collaboration avec
la D.I.R.E.N. et avec l'aide du Club Sportif et Artistique de la Marine.
Des mesures de protection et d'étude ont été mises en place
en Corse, comme la pose d'abris artificiels pour protéger les poussins
des Goélands leucophées ou le baguage des poussins qui permet de
suivre leur déplacement les années suivantes.
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L'identification
du Goéland d'Audouin
Biologie, statut et conservation
Le chercher en avril-mai
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