Thunbergi et feldegg
Bergeronnette à tête grise (M.
f. thunbergi)
Cette
sous-espèce niche en Scandinavie et dans le Nord de la Russie. De passage
régulier en migration dans la moitié est de la France.
Bergeronnette
des Balkans (M.
f. feldegg)
Cette sous-espèce niche dans les Balkans, près de la Mer
Noire et au Moyen-Orient. Rare, mais quelques oiseaux sont vus chaque printemps
dans l'Est et le Sud-est de la France.
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Bergeronnette
printanière feldegg (Motacilla flava feldegg) :
1- dessous et gorge jaune brillant. Pas de tâches pectorales vertes, mais
parfois une légère teinte olive sur les flancs
2- calotte noire brillante (pas de distinction possible des parotiques)
3- barres alaires assez nettes
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
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Bergeronnette
printanière feldegg (Motacilla flava feldegg) :
1- dessous et gorge jaune brillant. Pas de tâches pectorales vertes, mais
parfois une légère teinte olive sur les flancs
2- calotte noire brillante (pas de distinction possible des parotiques)
Photo : Charly Farinelle |
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Bergeronnettes
printanières feldegg (Motacilla flava feldegg) :
1- dessous et gorge jaune brillant. Pas de tâches pectorales vertes, mais
parfois une légère teinte olive sur les flancs
2- calotte noire brillante (pas de distinction possible des parotiques)
3- barres alaires assez nettes
Photo : James P. Smith / www.birdingisrael.com |
Distinction
thunbergi et feldegg : rien de simple !
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Cette
Bergeronnette printanière avait d'abord été identifiée
comme une feldegg, puis après réflexion a plutôt été
cataloguée comme thunbergi suite aux critères suivants :
1- légère moustache blanche entre la calotte et la gorge jaune
2- calotte sombre non brillante, avec une légère teinte grise
3- limite avec la dos peu nette
4- barres alaires peu nettes
5- quelques taches pectorales
6- dos vert assez clair
Photo : Rémi Rufer / www.alula-ornitho.com |
En mai 2005, Rémi Rufer
avait soumis sur notre forum Identification
les photos d'une bergeronnette identifiée à priori comme une feldegg,
mais qui se révélera plutôt (observation restant soumise à
homologation bien sûr) être une thunbergi.
Nous présentons ci-dessous une conclusion des propos échangés
entre Marc Giroud, Rémi Rufer, Laurent Chevallier, Jean-Yves Barnagaud,
Jérémy Savioz, Luc B. "will" et "TB" (j'espère
n'oublier personne !).
Pour Marc Giroud, "la variété de thunbergi à
tête presque parfaitement noire (à l'exception de quelques plumes
grises sur la nuque) est signalée dans l'ouvrage Pipits
and Wagtails of Europe, Asia and North America de Per Alstrom.
Le Comité d'Homologation
National refuse plusieurs fiches de feldegg du
fait de la seule présence de quelques plumes grise sur la nuque.
La feldegg pousse un cri très râpeux bien différent
de flava, mais qui peu éventuellement se retrouver chez iberiae,
cinereocapilla et les hybrides.
Personnellement, l'identification des sous-espèces nécessite une
très grande prudence [...]. La totalité des critères du type
doivent être notés pour avoir une assurance (somme toute très
relative) de l'origine géographique de l'oiseau observé. Toutes
les sous-espèces peuvent présenter des taches pectorales, mais l'écoute
du cri est "obligatoire" pour déterminer l'identité d'une
feldegg, ainsi qu'une très bonne observation de la nuque (pour éliminer
les plumes grises). Normalement,
aucune thunbergi n'est parfaitement noire sur la tête, ni ne possède
une calotte brillante comme la feldegg. L'oiseau présenté
par Rémi est somme toute très matte."
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Cette
Bergeronnette printanière avait d'abord été identifiée
comme étant une feldegg, puis après réflexion a été
cataloguée comme thunbergi suit aux critères suivants :
1- légère moustache blanche entre la calotte et la gorge jaune (critère
variable)
2- calotte sombre non brillante, avec une légère teinte grise
3- quelques taches pectorales (peu visibles ici)
4- barres alaires peu nettes
Photo : Rémi Rufer / www.alula-ornitho.com |
Raymond F. Schmutz propose
l'hypothèse d'un hybride thunbergi x feldegg, mais Marc Giroud Marc
rappelle que leurs leurs aires de répartition respectives sont séparées
de plusieurs centaines de kilomètres, avec la sous-espèce flava
entre les deux. Marc ajoute : "en outre, bien que le flux de gènes
entre ces deux populations en cours de spéciation (sinon, il n'y aurait
pas autant de différence de cris entre elles) soit possible, il apparaît
évident (à mes yeux) qu'il doit être faible et insuffisant
pour expliquer la fréquence de ce phénotype suivant les règles
de génétique actuellement en vigueur".
LB explique son raisonnement pour faire de cet oiseau une thunbergi :
"Il est difficile de se forger un avis définitif sur base des photos
que Rémi nous a transmises. Elles sont un peu trop floues pour être
certain d'apprécier correctement tous les critères. Toutefois, si
je devais absolument poser un pronostic, je miserais sur une Motacilla flava
thunbergi pour plusieurs raisons:
- le capuchon : chez M. f. feldegg, il est entièrement noir et ...
brillant (expérience personnelle de cet oiseau sur la base de mes observations
en Turquie). Concernant M. f. thunbergi, les avis divergent : selon HERREMANS
(1981), HERROELEN (1982) et VAN DEN BERG & OREEL (1985), la sous-espèce
boréale thunbergi peut avoir le dessus de la tête tout à
fait noir, tandis que selon SVENSSON (1988) cela n'est jamais le cas. Il me semble
que sur l'une des photos j'aperçois une zone vaguement grise sur la calotte.
Par conséquent, je suis tenté d'éliminer la feldegg.
.- les parties inférieures : chez la feldegg, la poitrine, le ventre, les
sous-caudales sont jaune vif avec des flancs parfois un peu plus pâles et
un voile vert olive sur les côtés de la poitrine. Il n'y a pas de
bande pectorale [...] or il semble apercevoir une vague bande pectorale sur l'un
des clichés. Sur la base de ce critère, j'aurais également
tendance à éliminer la feldegg. Je ne prétends que
toutes les M. f. thunbergi (ou prétendues telles) que j'ai eu l'occasion
d'observer en Belgique présentaient sans exception une bande pectorale,
par contre je n'ai jamais relevé une telle bande pectorale sur les M.
f. feldegg observées en Turquie.
- les barres alaires : chez
la feldegg, elles sont larges, surtout celles formées par les couvertures
médianes et sont d'une couleur blanche, voire blanc-jaune pâle. Toutefois,
ces barres alaires sont moins larges en plumage usé qu'en avril-mai. Chez
la thunbergi, elles sont généralement plus diffuses et moins
pâles. Les barres
alaires présentes sur les photos de Rémi me font plus penser à
une thunbergi."
LB donne la précision suivante : " STRESEMANN a noté que sur
62 mâles adultes de feldegg, 5 oiseaux (=8%) présentaient
un trait malaire blanc [...]". L'absence de ce trait n'est donc pas un critère
suffisant.
LB ajoute :
" En fait, sur le terrain, si j'ai le moindre doute sur un taxon en dehors
d'une zone habituelle de passage ou de reproduction, j'élimine. C'est peut-être
un peu simpliste, mais les différents taxons de la Bergeronnette printanière
me semblent encore assez "volatiles" et les critères sont loin
d'être complètement stabilisés. Ceci dit, une feldegg en Europe
du Nord-ouest est toujours possible. Dans le Hainault en Belgique, un mâle
de Bergeronnette des Balkans apparié à une femelle de printanière
de sous-espèce indéterminée a élevéau moins
2 jeunes en 1992. Ce couple découvert par Dirk VERROKEN et a également
été validé par Hugues DUFOURNY de loin plus compétents
que moi!".
Crazytwitcher précise : "quand
on voit une feldegg, cela saute aux yeux (forme, cris et plumage : tête,
moustache, barre alaires, couleur du manteau). Quand
on hésite, c'est toujours une thunbergi."
Marc Giroud conclu
: "beaucoup de personnes imaginent que seules les feldegg peuvent
avoir la tête noire... Or c'est pas le cas ! Donc y a beaucoup de refus
de la part du Comité d'Homologation National. N'oublions pas non plus les
oiseaux qui proposés comme des feldegg mais qui sont en effet des
feldegg X flava, des feldegg x lutea ou encore des feldegg x
beema..."
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