Les ailes
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Fig.15-
Aile de Pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis): adulte.
Dessin : Daniele Occhiato
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Fig.16-
Aile de Pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis): adulte.
Dessin : Daniele Occhiato |
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Fig.
17- Aile de Pie-grièche grise (Lanius excubitor): adulte, individu avec
une bande alaire blanche à la base des scondaires (population d'Europe
de l'Ouest).
Dessin : Daniele Occhiato |
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Fig.
18- Aile de Pie-grièche grise (Lanius excubitor): adulte, individu avec
une bande alaire blanche à la base des scondaires (population d'Europe
de l'Ouest).
Dessin : Daniele Occhiato |
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Fig.
19- Aile de Pie-grièche grise (Lanius excubitor): adulte, individu avec
très peu de blanc à la base des secondaires (population du Nord
de l'Europe).
Dessin : Daniele Occhiato |
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Fig.
20- Aile de Pie-grièche grise (Lanius excubitor): adulte, individu avec
très peu de blanc à la base des secondaires (population du Nord
de l'Europe).
Dessin : Daniele Occhiato |
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Fig.
21- Aile de Pie-grièche "orientale" (Lanius e. homeyeri): adulte.
Dessin : Daniele Occhiato |
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Fig.
22- Aile de Pie-grièche "orientale" (Lanius e. homeyeri): adulte.
Dessin : Daniele Occhiato |
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Fig.
23- Aile de Pie-grièche des steppes (Lanius m. pallidirostris): adulte.
Dessin : Daniele Occhiato |
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Fig.
24- Aile de Pie-grièche des steppes (Lanius m. pallidirostris): adulte.
Dessin : Daniele Occhiato |
Chez les adultes
Les ailes constituent un très bon critère d'identification.
La structure générale est identique pour les Pies-grièches
grise et méridionale et pour homeyeri, avec une projection primaire
plus plutôt courte, composée de 4 primaires visibles au-delà
des tertiaires (fig. 12.,15.,19, et 21). Chez pallidirostris par contre,
la projection est plus longue et proche de celle de la Pie-grièche à
poitrine rose : elle est composée de 5 à 6 primaires visibles (fig.
14, 23 et 29).
Tous les taxa considérés dans cet article présentent
des ailes blanches et noires, avec une disposition du blanc à première
vue semblable sur les ailes fermées : à la base des rémiges
primaires (exceptée la plus externe, complètement noire), sur les
bords terminaux des secondaires et des tertiaires (critère souvent peu
net dans le cas d'un plumage usé) et sur le bord terminal des primaires
(subtil). On note aussi un léger bord clair pour les grandes couvertures
après la mue, lorsque les plumes sont neuves (on le note aussi pour les
couvertures petites et moyennes, mais c'est moins visible et de courte durée).
Toutefois, il existe des différences qui, quand elles sont connues,
aident considérablement dans la détermination spécifique.
Chez la Pie-grièche grise (fig. 12), la base blanche des primaires,
pour l'aile fermée est légèrement plus gimportante que chez
la Pie-grièche méridionale; toutefois, pour les populations nordiques,
elle a souvent une dimension comparables à celle de la méridionale.
En outre, pour la Pie-grièche grise, on remarque une seconde barre blanche
à la base des secondaires, plus petite mais toujours visible. Chez certaines
populations nordiques, cette seconde barre n'est souvent pas visible quand l'aile
est repliée (fig. 19). Pour les populations méridionales de la Pie-grièche
grise, les mâles ont presque toujours plus de blanc sur les ailes que les
femelles.
Chez la Pie-grièche
méridionale, la base blanche des primaires est toujours plus petite (fig.
15).
Les deux espèces, dans
leurs formes nominales, présentent de larges extrémités blanches
sur les secondaires et les tertiaires, bien visibles quand l'aile est repliée.
Une fine zone blanchâtre est présente à la pointe des primaires
pour les deux espèces.
Quand l'aile est ouverte, les différences entre les deux sont plus
visibles. Chez la Pie-grièche méridionale (fig. 16), on observe
une bande blanche localisée à la base des primaires, semblable à
celle notée chez la Pie-grièche à poitrine rose. Chez la
Pie-grièche méridionale par contre, cette bande s'étend de
la
deuxième primaire la plus externe à la base de toutes les secondaires;
cette bande en outre devient de plus en plus étroite en allant des primaires
les plus externes vers les secondaires les plus internes. Toutefois, chez les
Pies-grièches grises nordiques (fig. 20), la bande blanche à la
base des secondaire est très réduite et souvent n'est pas visible.
La sous-espèce homeyeri est le taxon qui présente
le plus de blanc sur les ailes. En effet, quand l'aile est repliée (fig.
21), la base blanche des primaires est nettement plus importante que chez la forme
nominale et que chez la Pie-grièche méridionale. En outre, une large
bande claire est formée par la base blanche des secondaires, qui présentent
elles-mêmes une grande zone blanche terminale. Lorsque l'aile est ouverte
(fig. 22), le dessin est semblable à celui de la forme nominale, mais la
bande formée par les bases blanches des secondaires est bien visible.
Chez la Pie-grièche des steppes, le dessin des ailes fermées
(fig. 23) est semblable à celui d'homeyeri : bande blanche à
la de base du primaires très
étendue et vaste zone distale blanche sur les tertiaires et les secondaires.
Contrairement à homeyeri, les secondaires de pallidirostris
n'ont pas de base blanche. En outre, les bords du vexille interne des secondaires
est blanc, critère visible seulement quand l'aile est ouverte. Toujours
quand l'aile est ouverte (fig. 24), la base blanche de la primaire forme une large
bande semblable à celle de la Pie-grièche à poitrine rose.
Chez les juvéniles
Dans tous les taxa examinés ici, les ailes des juvéniles
sont brun sombre, et elles présentent toujours plus de blanc que chez les
adultes. En particulier,
les grandes couvertures, et dans une moindre mesure les petites et moyennes couvertures
présentent toujours une large marge blanche (plus ou moins importante suivant
la sous-espèce considérée), et souvent un subtil bord sub-
terminal noir.
Les ailes des jeunes
homeyeri et pallidirostris sont celles qui ont le plus de blanc,
qui souvent (et spécialement pour homeyeri) prévaut sur les
zones sombres quand l'aile est repliée.
Pour les individus de premier
hiver, le dessin général est similaire à celui des juvéniles,
avec les marges claires des grandes couvertures moins visibles. Les petites et
moyennes couvertures par contre ne présentent plus de zones blanches.
Chez les oiseaux de seconde année, les marges claires des couvertures
peuvent apparaître brunes, surtout quand elles sont usées. Souvent,
avant la mue, ces couvertures ont complètement perdu leur marge claire,
et ces oiseaux peuvent être confondus avec des adultes; toutefois, la couleur
brune des rémiges (et des grandes couvertures) n'a pas encore disparu.
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