Discussion
: le cas du Goéland mongol
Des particularités
Yésou (2001) met en avant les particularités de mongolicus par rapport
à cachinnans et à barabensis, et il conclut qu'il devrait lui être
accordé le statut d'espèce d'après le Phylogenetic Species
Concept (PSC) sur la base du pattern des ailes et selon le fait qu'il ne s'hybride
que très rarement (Biological Species Concept). En 2002, il avait adopté
une position plus
conservatrice, classant provisoirement mongolicus dans une "nouvelle espèce",
le Goéland de Sibérie Orientale (L. vegae mongolicus).
On peut avancer avec certitude
que la majorité des oiseaux du type A (considérés comme des
mongolicus selon des critères phénotypiques) peuvent aisément
être séparés des vegae pour tous les plumages non nuptiaux,
du juvénile à l'adulte. D'ailleurs, mongolicus a une distribution
clairement distincte en Corée du Sud, étant plus nombreux dans les
habitats d'eau douce, et beaucoup plus rare que vegae dans les estuaires.
Ce choix d'habitat est encore renforcé par des tendances distinctes dans
le comportement alimentaire. Même lorsque les deux taxa sont ensemble, mongolicus
est habituellement beaucoup plus agressif, tuant les petits oiseaux aquatiques
ou volant des poissons. Pour Yésou (2001), ces oiseaux devraient porter
le nom de L. mongolicus.
Beaucoup de questions
subsistent
Cependant, il reste beaucoup
de questions en suspens. Il existerait par exemple plusieurs types présentant
des éléments de mongolicus (structure globale, blancheur de la tête
en hiver, bec à bords parallèles, sihouette élancée
et ailes allongées en vol, et noir étendu sur les primaires externes).
De telles formes, si elles
sont correctement rattachées à mongolicus, élargissent considérablement
la description phénotypique de cette espèce.
Comme de tels oiseaux n'ont pas été notés par Yésou
dans les colonies du lac Baïkal et par des observateurs de Hong Kong, ils
n'apparaissent pas aléatoirement, et ne font pas partie de la variation
phénotypique prévue dans les populations connues données.
En prenant en compte la distribution sporadique de mongolicus, du Sud-est de l'Altaï
au Nord-est de la Mongolie et de la Chine"(Yésou 2001), il paraît
plausible que plusieurs populations phénotypiquement distinctes, des sous-espèces
ou même des hybrides aient pu évoluer, certains oiseaux présentant
un manteau plus foncé que des vegae, tandis que d'autres ont une structure
intermédiaire entre mongolicus et vegae.
Sites
à visiter
- Wbkenglish : www.wbkenglish.com
- Le site web de Kim Hyun-tae : websitehome.megapass.co.kr/~skua/
-
Le site de Martin Reid : www.martinreid.com/gullsp24.html
- Le site web d'Ujihara
: larus.hp.infoseek.co.jp/gullidentifi_.htm
Bibliographie
- Dierschke J., & F. Heintzenberg. (1994). Happy Island and Beidaihe Bird
Report. Unpublished.
- Grant, P. (1986). Gulls. A Guide to Identification. T & AD Poyser.
- P. Hoogendoorn, T. & M. Chalmers. (1995). Identification and Systematics
of Large White-headed Gulls in Hong Kong. Hong Kong Bird Report 1994: 127=156.
Dec 1995.
- Hoogendoorn W., Moores N., & T. Morioka. (1996). The occurrence and field
identification of adult "Herring Gulls" with yellow legs in Japan. Birder
4: 64-73 (en japonais).
- Lee, W., Koo, T. & J-Y Park.(2000). A Field Guide To the Birds of South
Korea. Evergreen Foundation.
- Moores C. & N. Moores.(2002). Birds of South Korea. Video. Charlie Moores
Video Productions.
- Robson, C. (2000). A Field Guide to the Birds of South-east Asia. New Holland
Publishers (UK).
- Yésou, P. (2001). Phenotypic variation and systematics of Mongolian Gull.
Dutch Birding 23: 65-82.
- Yésou, P. (2002). Systematics of Larus argentatus-cachinnans-fuscus complex
revisited. Dutch Birding 24 (5): 271-298.
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