Identification des Goélands
d'Heuglin et de Baraba
Goéland d'Heuglin (L heuglini)
En étudiant les descriptions des Goélands d'Heuglin (sous-espèce
nominale) réalisées par Grant (1986) ou Kennerley et al. (1995),
et en les comparant aux Goélands du Taïmyr observés en Corée
du Sud, il apparaît que des adultes heuglini sont observés de temps
en temps en Corée du Sud (et au Japon). L'auteur a ainsi noté 3
à 4 adultes et un juvénile/1er hiver entre 1998 et 2002.
Bien que les adultes heuglini soient proches des petits taimyrensis par leur coloration,
les taches sur leur tête sont plus nombreuses et davantage confinées
derrière la nuque. En outre, ils présentent des différences
structurales nettes : corps plus massif et allure plus puissante, avec des pattes
sensiblement plus longues.
A noter que dans les groupes multispecifiques, les Goélands d'Heuglin sont
souvent dominants et plus aggressifs.
 |
Images
15 et 16- Possible adulte de Goéland d'Heuglin (Larus heuglini heuglini)
à Song Do en février.
Un possible premier hiver (photographié en décembre 2002) montre
également de longues pattes, semble avoir un bec puissant et un plumage
plus "froid" que taimyrensis, rappellant davantage un Goéland
marin (L. marinus) qu'un Goéland brun.
Photo
: Charlie Moores |
 |
 |
Image
17 et 18- Possible juvénile/1er hiver de Goéland d'Heuglin de la
sous-espèce nominale (oiseau au premier plan) avec un juvénile/1er
hiver de Goéland à manteau ardoisé (Larus schistisagus).
Busan, novembre 2002.
Des juvéniles très semblables à cet oiseau sont très
réguliers dans l'Est du Japon en automne et en hiver et sont considérés
comme des mongolicus en mue tardive (Ujihara in lit.).
Semblable à certains mongolicus foncés, cet individu montre cependant
une barre sombre sur les grandes couvertures externes, une queue en grande partie
foncée, et il lui manque les marques sombres de l'arrière de la
nuque typique de ce taxon selon Ujihara.
Photos : Nial Moores. |
 |
Goéland
de Baraba (L. barabensis)
Le Goéland de Baraba (Larus barabensis) est considéré
parfois comme une espèce distincte ou comme une sous-espèce du Goéland
d'Heuglin (Yesou, 2002). Des individus de type barabensis ont été
observés une ou deux fois en Corée, dont un a été
photographié par A. Van Den Berg et M. Robb en octobre 2002.
 |
Image
19- Possible Goéland de Baraba (à gauche), octobre.
Cet oiseau semble beaucoup plus allongé et foncé sur les parties
supérieures qu'un taimyrensis typique, avec une tête sans stries
(fait peu commun, mais non exceptionnel chez un taimyrensis à ce moment
de l'année). Il montre un léger croissant sur les scapulaires comme
dans la description du barabensis en été de Yésou (2002).
Cependant, son identification reste incertaine, en raison des méconnaissances
des variations possibles chez barabensis (notamment concernant la taille des taches
foncées sur le bec) et chez taimyrensis.
Bien que structurellement distinct d'un taimyrensis, cet individu est considéré
par Ujihara (in lit.) comme étant inclus dans la plage de variation du
taimyrensis en plumage d'été.
Photo : Arnoud van Den BERG. |
|
|