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Puffins majeur et
semblable
Puffin majeur (Puffinus
gravis)
- Distribution mondiale.
Il s'agit d'une espèce fascinante. Elle niche dans l'Atlantique Sud
sur uniquement quatre îles, principalement dans l'archipel de Tristan da
Cunha, où près de 2 000 000 de couples s'installent entre septembre
et avril-mai. L'espèce est une migratrice trans-équatoriale, partant
vers le nord en avril-juin avant de se rassembler au large de l'Est de l'Amérique
en juin-août. La plupart des oiseaux sont de retour dans les colonies en
septembre.
- Où et quand le voir dans le Golfe de Gascogne ?
Dans lae Golfe, le pic est noté en août-octobre et la quasi-totalité
de ces oiseaux sont des non nicheurs ou des "pré-nicheurs", qui
suivent les vents dominants d'Ouest pour se nourrir (sans muer) dans les secteurs
riches en plancton de la baie. La plupart des oiseaux nicheurs retournent vers
l'Atlantique Sud par un trajet semi-direct au milieu de l'océan, ce qui
pourrait expliquer pourquoi les oiseaux observés en juillet-août
dans le Nord-est de l'Atlantique sont moins nombreux que ceux observés
dans les eaux nord-américaines, là où la plupart des adultes
hivernent.
Le Puffin majeur est noté de juillet à novembre dans le Golfe. Moins
de 1% des oiseaux sont observés en juillet, le pic étant enregistré
en août et en septembre. Mais il est aussi possible de voir de beaux effectifs
en octobre.
- Biologie.
Les oiseaux se rassemblent en grand nombre, avec des troupes de plus de 1 000
oiseaux se nourrissant. Les plus beaux chiffres sont notés principalement
au-dessus des eaux profondes (> 1000 m) entre les latitudes 44° N et 47° N. Certaines
années, toutefois, peu d'oiseaux sont observés dans le Golfe, du
fait de la présence de forts vents d'ouest perturbants dans leur recherche
de la nourriture. Cette espèce est aussi observée dans les eaux
irlandaises, et on a ainsi obtenu de beaux chiffres depuis le Cape Clear.
Il est rare au nord de la latitude 55° N, excepté au Sud-est du Groenland.
De belles densités seraient aussi visibles au Nord-ouest de l'Espagne,
et jusqu'à 3 000 oiseaux ont y ont ainsi été comptés
en une journée en septembre-octobre lors de vents de Nord-ouest.
- Identification.
La principale confusion peut se produire avec le Puffin cendré, même
si un doute avec de petites espèces de puffins est possible en raison de
sa méthode de vol similaire. Son
vol est plus rigide et plus direct que celui du Puffin cendré, avec des
ailes plus droites et moins arquées. Même s'il vole en décrivant
de grands arcs, il plane rarement et ses battements sont plus rapides. Il glisse
plus fréquemment entre ces battements. Quand il se nourrit, le Majeur plonge
depuis une faible hauteur (moins d'un mètre).
Il se nourrit en grands groupes, parfois de nuit car il apprécie les calmars
qui se rassemblent à la surface après le coucher du soleil.
Son plumage est typique. Le Puffin majeur possède plus critères
distinctifs visibles à grande distance. Son bec est plus sombre que celui
du Puffin cendré. Sa calotte noire est typique, accentuée par par
son "collier" blanchâtre. Son croupion blanc est très net.
Il y a généralement moins de contraste entre le dos et la "selle"
sombre au dessus des ailes (visible chez les deux espèces) que chez le
Cendré. A une distance moyenne, le Puffin majeur a les marques sombres
du dessous moins nettes, surtout au niveau des épaules, du ventre et des
points et des lignes sombres du dessous des ailes.
Puffin semblable (Puffinus assimilis)
- Distribution mondiale.
Dans l'Atlantique Nord, moins de 10 000 couples nichent dans les Acores, les îles
Canaries, Madère et les îles du Cap Vert. L'espèce a une distribution
fragmentée mais vaste dans l'hémisphère sud. Ce puffin s'éloigne
peu de ses sites de nidification. Toutefois, récemment, plusieurs données
ont été enregistrées loin de ses quartiers habituels. IL
y a eu ainsi des observations à l'Est des États-Unis et il est d'observation
annuelle au large des côtes de Grande-Bretagne et d'Irlande. La sous-espèce
qui est vue régulièrement dans le Golfe est P.a.baroli, mais la
sous-espèce de Cap Vert P.a.boydi y a récemment été
notée.
- Où et quand le voir dans le Golfe de Gascogne ?
Le Puffin semblable est l'une des espèces les plus recherchées des
observateurs dans le Golfe, à la fin de l'été et en automne.
Il y est vu en petit nombre, entre les mois de juillet et d'octobre. En août,
qui est le mois le plus favorable, certains observateurs ont eu la chance de voir
de 15 à 20 oiseaux lors d'une seule croisière.
- Identification.
:Quand il est bien observé, le Puffin semblable est très facile
à identifier. La "règle" générale est d'ailleurs
que si vous avez le moindre doute, il ne s'agit probablement pas d'un Semblable
! Le vol est le principal critère : Il est composé d'une série
de battements rapides et courts, alternant avec une courte glissade, les ailes
tenues parallèles à la surface de l'eau. Même lors des forts
vents, le Puffin semblable pratique rarement le vol "en cisailles" (alternance
dessus-dessous du corps). Du fait de son corps compact, de ses ailes courtes et
arrondies, il fait penser à un Mergule nain, même s'il ne vole pas
de la même façon. Son vol fait aussi penser à celui du Chevalier
guignette, avec ses battements rapides alternant avec des glissés, les
ailes étant tenues à l'horizontale.
Son plumage est semblable à celui du Puffin des Anglais, principalement
noir dessus et blanc dessous. Le dessus des ailes toutefois possède une
teinte grisâtre sur les secondaires et sur les grandes couvertures, certaines
étant parfois mêlées de blanc. La tête de P.a.baroli
a un aspect très différent de celui du Puffin des Anglais : cette
sous-espèce possède une calotte noire bien définie qui n'atteint
pas les yeux, laissant un sourcil et des "oreilles" blancs. Ceci fait
ressortir l'il noir. Chez P.a.boydi, la calotte atteint l'il, comme
chez le Puffin des Anglais. Cette sous-espèce, vue dans le Golfe, a le
dessous de la queue noir, et une bordure sombre plus large sous les ailes.
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