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  Observer et identifier les oiseaux en haute mer
 
Observer et identifier les oiseaux dans le Golfe de Gascogne et dans la Manche

Situation du Golfe de Gascogne
Le Golfe de Gascogne et la Manche sont de très bons secteurs pour pratiquer des croisières ornithologiques en haute mer.

Les croisières en haute mer à but ornithologique font de plus en plus d'adeptes parmi les observateurs.
En effet, il s'agit parfois du seul moyen d'observer des espèces qui ne s'approchent jamais ou rarement des côtes, comme les albatros, les océanites ou certaines espèces de puffins.
Les premières sorties en haute mer avaient essentiellement comme but l'observation des mammifères marins (dauphins, baleines, etc.). Mais petit à petit, l'objectif ornithologique est devenu primordial.
Il existe des possibilités de sorties pélagiques partout dans le monde, en particulier dans des zones très favorables comme la Baie de Monterey en Californie, la Mer de Tasmanie entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ou le Golfe de Gascogne au large de la France et de l'Espagne.

Dans cet article, nous vous présentons des conseils pour participer à une sortie pélagique et pour apprendre à identifier les oiseaux marins typiques du Golfe de Gascogne et de la Manche.

Abstract


Seabirds are a group of birds which are pelagic in nature. This means they spend most of their time at sea and only come to land to nest and rear young. This can make them difficult to observe, especially when many species choose remote offshore islands for their procreation and many only come to their nest sites at night, spending all day gathering food at sea.
In this article, we propose you to give you some informations to do pelagic trips through the Channel and through the Bay of Biscay (Golfe de Gascogne) off the Western coast of France, and to identify the main Shearwaters, Storm Petrels and other Seabirds of this large marine area.

Introduction

Pourquoi faire une sortie en haute mer ?

Puffin des Anglais (Puffinus puffinus)
Les sorties pélagiques sont l'occasion de réaliser de très bonnes observations d'oiseaux marins, comme le Puffin des Anglais (Puffinus puffinus).
Photo : Jean-Paul Moulin.

Bien qu'il soit possible de voir des espèces terrestres (passereaux, ..) lors d'une sortie hauturière (en haute mer) dans le cas où ces dernières se poseraient sur votre navire, épuisées lors de leur traversée, l'amateur s'attendra logiquement à voir des espèces marines pélagiques, c'est-à-dire passant la plus grande partie de leur vie en mer et ne se posant sur terre que pour nicher et élever leurs petits. Cela rend certaines espèces particulièrement difficiles à observer, notamment quand ces espèces ne nidifient que dans des îles isolées. Il existe certes une possibilité de voir une petite partie de ces espèces depuis des caps s'avançant en mer (comme le Cap Gris-Nez et la digue du Clipon à Dunkerque en France ou le Cap de Barres en Espagne du Nord), mais les conditions d'observations sont souvent difficiles (distance, etc.) et les vues furtives.

Conseils pratiques

La période la plus favorable pour l'observation des espèces pélagiques s'étale d'août à novembre, lors des migrations post-nuptiales (= après la nidification), lorsque les jeunes de l'année et les adultes se dispersent pour rejoindre leurs quartiers d'hivernage. Bien qu'il existe un passage printanier en avril-mai, le nombre d'oiseaux est beaucoup plus faible, et donc cette période est plutôt déconseillée (même si les conditions atmosphériques sont souvent plus agréables ...).
Il semble que les distances d'observation soient moindres à bord de bateaux de taille moyenne (chalutier, catamarans), mais les conditions de confort (roulage, tangage) sont moindres. Si vous avez le mal de mer, ou si vous voulez prendre des photos relativement facilement, il est préférable de choisir de grands bateaux (ferries).
Il est vaut mieux ne pas choisir une journée avec très peu de vent, car dans ce cas les oiseaux répugnent à voler pour limiter leur consommation d'énergie. Les oiseaux restent alors posés et difficiles à repérer.
Le meilleur moment pour observer est le début de la matinée. Il est conseillé d'emporter des vêtements chauds et imperméables (dont des gants) : vous pourrez toujours les retirer s'il fait trop chaud. Une crème solaire, une bouteille d'eau et un chapeau sont conseillés lors des longues séances d'observation sur le pont du bateau. Attention à l'éblouissement causé par le reflet du soleil sur l'eau.
Une longue-vue est recommandée, avec un oculaire 20X ou 30X, grand angle de préférence pour avoir le plus large champ de vue possible.
Le télescope peut être utilisé jusqu'à une vitesse maximum du vent de 20 miles par heure.

Homologation française des espèces vues en mer

Zones de météo marine françaises de la Manche et de l'Atlantique
Fig. 1 : Zones de météo marine françaises de la Manche et de l'Atlantique (source : Météo France).
1 : Tamise - 2 : Pas-de-Calais - 3 : Antifer - 4 : Casquets - 5 : Ouessant - 6 : Iroise - 7 : Yeu - 8 : Rochebonne - 9 : Cantabrico - 10 : Finisterre - 11 : Pazenn - 12 : Sole - 13 : Fastnet - 14 : Lundy.

Lorsque vous observez une espèce remarquable dans l'Atlantique Nord, au large de la France, de l'Espagne ou de la Grande-Bretagne, il peut être intéressant de noter votre position (lattitude et longitude) exacte : en effet, le Comité d'Homologation National (CHN) français a choisi, pour déterminer si une donnée se situe ou non dans les eaux françaises, de se référer au découpage des zones météorologiques marines (voir figure 1). De telles données figureront désormais au rapport du CHN avec la mention "en mer" suivie des coordonnées précises du lieu d'observation et du nom de la zone météo marine concernée (exemple : Cantabrico). Par ailleurs, une carte sera insérée au rapport annuel pour localiser ces observations.

Pourquoi voit-on mieux les oiseaux pélagiques lors d'une croisière ?

Les oiseaux de haute mer, comme les puffins ou les océanites, ont pris l'habitude de suivre les navires, notamment des chalutiers, dans l'espoir de récupérer des poussins rejetés lors de la remontée des filets. Mais ces espèces suivent toutes sortes de navires,comme les ferries ou les cargos.
Les trajets en bateau permettent d'observer certaines espèces marines qui suivent des voies de migration loin des côtes, ou/et qui se nourrissent à la limite du plateau continental, au large, là où le plancton et donc les poissons sont présents en grand nombre .


Les cétacés

Les sorties pélagiques sont aussi l'occasion d'observer de nombreuses espèces de cétacés : Marsouin, Grand Dauphin, Petit Rorqual, ...
vous pouvez envoyer vos observations de mammifères marins à différents organismes :
- En Grande-Bretagne, au Biscay Cetacean Research Group (Andy.Williams@Biscay_dolphin.org.uk) ou à la Seawatch Foundation, 11 Jersey Road, Oxford OX4 4RT.
- En France, au Groupe d'étude des cétacés du Cotentin (http://perso.wanadoo.fr/gecc/)
.

 
  Suite de l'article
 
Introduction
Quelques navires disponibles
Fulmar et Puffin cendré
Puffins majeur et semblable
Puffins des Anglais, fuligineux et de Méditerranée

Océanites
Autres espèces

  Pratique


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