Date de mise
en ligne: 10/09/09 - Visé par le Comité de Lecture
Chez
près de 2% des espèces d'oiseaux, des parents autres que
les parents génétiques jouent un rôle dans l'élevage des petits.
Mais il existe des cas plus rares où des parents d'une autre espèce
nourrissent les poussins appartenant à une autre espèce,
en dehors des cas bien connus de parasitisme (comme le Coucou gris
et les autres passereaux par exemple).
Ce type de comportement est d'autant plus difficile à comprendre
qu'il ne procure, à priori, aucun avantage évolutif et constitue
même une perte d'énergie pour l'espèce adoptive.
Certains auteurs estiment toutefois que le nourrissage interspécfique
pourrait aider de jeunes parents inexpérimentés à
apprendre à élever des poussins pour les saisons de
nidification futures.
Daniel Magnin et Jean-Luc Potiron nous ont transmis une photo très
intéressante prise en juin 2009 en Bretagne d'une Sittelle
torchepot nourrissant un jeune Pic épeiche. Cette observation
remarquable nous donne l'occasion d'énumérer les situations
possibles pouvant entraîner un nourrissage interspécifique
et les explications de ce comportement.
Cet article est basé en grande partie sur l'étude
de Marilyn Muszalsk Shy intitulée "Interspecif feeding
among birds: a review" publiée en 1982 dans le Journal
of Field Ornithologists.
Cet
article a été soumis à notre
Comité de Lecture virtuel.
Pour participer à ce comité, vous pouvez nous
contacter.
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Abstract
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Interspecific
feeding refers to behaviour reported in wild animals, particularly
birds where adults of one species feed the young of another species.
This usually excludes the case of birds feeding brood parasites.
The behaviour has been of theoretical interest since it appears
to be provide little evolutionary benefit to the feeding bird.
Several situations have been suggested that lead to this behaviour
including a mixed clutch, an original nest or brood of bird destroyed,
or nests in very close proximity.
Daniel Magnin
and Jean-Luc Potiron sent us a photo taken in June 2009 in Brittany
(France) showing an European Nuthatch feeding a young Greater Spotted
Woodpecker: we present you the different situations which could
explain such a behaviour, and the advantages of interpsecific feeding.
This article is mainly based on the Marilyn Muszalski Shy's study
titled "Interspecific feeding among birds: A review" and published
in 1982 in the Journal of Field Ornithologists.
L'observation et les explications possibles du nourrissage interspécifique
L'observation
remarquable
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Sittelle
torchepot (Sitta europaea) femelle
nourrissant un jeune Pic épeiche (Dendrocopos major),
Monts d'Arrée (Finistère), juin 2009
Photo: Daniel Magnin |
En juin 2009,
dans les Monts d'Arrée dans le Finistère (Bretagne),
accompagné par Jean-Luc Potiron, Daniel Magnin a eu l'occasion
de photographier une Sittelle torchepot (Sitta europaea)
venant nourrir régulièrement un jeune Pic épeiche (Dendrocopos
major), lequel était par ailleurs également nourri
"normalement" par ses parents.
Daniel et Jean-Luc avaient repéré cette loge de
pic la veille de la prise de la photo au bruit que faisaient les
jeunes, et ils avaient alors déjà remarqué cette sittelle sur
le tronc. Comme il y avait deux loges proches, les deux observateurs
pensaient que les deux espèces nichaient peut-être côte à côte,
et c'est pour vérifier cette hypothèse que Daniel a installé un
affût le lendemain. Il n'a fait qu'une demi-journée d'affût, au
cours duquel il a observé plusieurs nourrissages (5 ou 6 de mémoire)
de la part de cette sittelle. Lorsqu'il est revenu trois jours
plus tard, après avoir vainement attendu une amélioration de la
météo, la loge était vide.
Apparemment, seule la femelle de Pic épeiche nourrissait aussi
très régulièrement ses petits, le mâle n'ayant pas été
vu. Dès que la sittelle s'apprêtait à nourrir un petit
pic, elle s'enfuyait aussitôt à l'arrivée de la
vraie mère. Elle semblait également "impressionnée" par
la taille de son "poussin d'adoption", ne lui donnant la becquée
qu'après plusieurs hésitations.
Nidifications proches
L'une des causes possibles du nourrissage interspécifique
est la nidification de deux espèces à proximité
l'une de l'autre.
Il existe beaucoup d'exemples de deux espèces nichant proches
l'une de l'autre et se montrant de l'intérêt pour leurs nids respectifs.
Des observateurs ont relaté le cas d'un couple attaquant
une autre espèce apportant de la nourriture à ses poussins ou
celui de couples nourrissant tous les poussins (les leurs et ceux
de l'espèce voisine) sans distinction.
On ne sait pas à quelle fréquence une nidification peut échouer
du fait de la négligence des parents plus intéressés par les petits
du nid voisin.
Un mâle de Sittelle pygmée (Sitta pygmaea) a nourri des
poussins de Merlebleus azurés (Sialia currucoides)
installés dans un nid situé dans le même arbre à
5 m au dessus du sien; sa propre nidification a échoué car elle
a été attirée par les appels des petits merlebleus avant que ses
ufs n'éclosent. Un couple de Plongeons arctiques (Gavia
arctica) a élevé une nichée de cinq Eider à lunettes (Somateria
fischeri): leurs nids étaient séparés de 10 m. Les canetons
étaient nourris par les plongeons même s'ils n'en avaient pas
besoin. On ne sait pas si la nidification des plongeons a échoué.
Le calendrier d'éclosion des ufs des deux nids est un facteur
important: si les poussins sortent selon un intervalle de temps
réduit, ceux qui ont éclos les premiers peuvent retenir toute
l'attention de l'un ou des deux parents de l'autre couple; ce
fut le cas quand un mâle d'Hirondelle bicolore (Tachycineta
bicolor) a été observé nourrissant des petits Merles migrateurs
(Turdus migratorius) dans un nid installé au sommet
d'une maison où son propre nid était placé: les poussins d'hirondelles
étaient environ une semaine plus jeunes que ceux des merles.
Des mâles nourrissent parfois des poussins d'un autre nid
alors que leurs propres ufs sont en train d'être incubés:
un Troglodyte familier (Troglodytes aedon) a nourri des
Pics flamboyants (Colaptes auratus) pendant que sa femelle
couvait, et il a continué à le faire même après que ses
propres ufs aient éclos.
Dans le cas de l'observation de Daniel Magnin, la sittelle ne
nichait pas à côté du Pic épeiche comme cela avait été
imaginé la veille de l'affût. Les observations n'avaient
alors pas permis de voir la sittelle venir nourrir les petits,
ni les parents des pics non plus d'ailleurs (pas d'affût).
Des mâles nourrissant des petits d'une autre espèce
pendant que leurs partenaires couvent
Johann Pitois, qui a déjà capturé
et bagué des Sittelles torchepots en hiver et au printemps,
nous signale que l'oiseau vu par Daniel Magin serait plutôt
une femelle (peu de rouille sur le ventre et surtout les flancs).
Donc la scène à laquelle a assisté Daniel
Magnin ne correspondrait pas au cas, déjà noté
à plusieurs reprises pour différentes espèces,
d'un mâle nourrissant les poussins d'une autre espèce
alors que sa femelle couve les ufs du couple. Wight (1934)
(in Shy 1982) a observé par exemple un Troglodyte de la
Caroline (Thryothorus ludovicianus) nourrissant pendant
une courte période des Tyrans huppés (Myiarchus
crinitus): après les "protestations" des
vrais parents, il abandonna.
Skutch (1982) (in Shy (1982)) a noté que certains mâles
ont un tel besoin de nourrir leurs poussins qu'ils offrent de
la nourriture aux ufs non éclos! le nourrissage des
petits d'autres espèces pourrait constituer alors un "dérivatif"
à cette énergie refoulée.
De jeunes oiseaux appelant
Dans certains cas, dont peut-être celui de la sittelle et
du pic de Daniel Magnin, ce sont les appels des jeunes d'une autre
espèce qui peuvent déclencher le nourrissage par des alloparents:
une petite Mésange bicolore (Baeolophus bicolor) réclamait
de la nourriture et s'est dirigée vers un Pic à ventre roux (Melanerpes
carolinus) qui l'a nourri (Curry 1969 in Shy 1982).
Bien sûr, quand les nids sont proches, les stimuli auditifs et
visuels des poussins appelant sont à priori encore plus
efficaces. Mais les stimuli entraînant un nourrissage par des
alloparents restent rares Et le nourrissage de jeunes volants
par des parents d'une autre espèce est encore plus rare.
Des parents sans partenaire
La situation décrite par Daniel Magnin pourrait correspondre
à un autre contexte: quelques cas de nourrissage interspécifiques
ont en effet été documentés chez des oiseaux n'ayant pas
trouvé de partenaires ou s'étant rapprochés d'un
oiseau dont le partenaire avait disparu. Une femelle de Pic tridactyle
(Picoides tridactylus), en dehors de l'aire de répartition
normale de l'espèce, avait ainsi nourri les poussins d'un Pic
à dos noir (Picoides arcticus) qui criaient dans
leur nid (Hickey com. pers. in Shy 1982).
Un mâle de Troglodyte familier qui avait perdu son partenaire
alors qu'il avait déjà rempli un nichoir de matériaux
a nourri trois Cardinaux à tête noire (Pheucticus melanocephalus)
jusqu'à ce qu'ils s'envolent, puis il apporté de la nourriture
à des poussins de Moineaux domestiques (Passer domesticus)
(Hills 1924 in Shy 1982).
Un nid ou une couvée détruits
Il existe aussi plusieurs données d'oiseaux nourrissant des poussins
d'autres espèces quand leurs propres nids avaient été détruits.
Par exemple, un couple de Rougegorges familiers a été
vu nourrissant des Grives musiciennes (Turdus philomelos)
(Lack 1953 in Shy 1982). Southern (1952) (in Shy 1982) a observé
un couple de Gobemouches gris (Muscicapa striata) nourrissant
des Merles noirs après que leur nid ait été détruit par un orage.
Un mâle de Cardinal rouge (Cardinalis cardinalis)
a apporté de la nourriture à des Merles migrateurs
après que son premier nid ait été détruit et pendant que sa femelle
incubait sa seconde couvée (Logan 1951 in Shy 1982).
Quand un chercheur a retiré les ufs d'un petit-duc (Megascops
sp), celui-ci a élevé des poussins de Pics flamboyants installés
dans une cavité dans le même arbre, et il leur a même apporté
un petit oiseau mort (Lyon 1922 in Shy 1982)! Un Étourneau
sansonnet (Sturnus vulgaris) a nourri des poussins d'Hirondelles
noires (Progne subis) après que les quatre ufs de
l'étourneau aient été retirés et détruits (Brown 1977 in Shy 1982).
Ce type de situation est sûrement plus fréquent qu'il n'y
paraît. Dans beaucoup de cas, l'influence du propre passé
des parents adoptifs est inconnue.
Dans le cas de l'observation de Danil Magnin, on ne sait pas si
la couvée de la sittelle n'a pas échoué puisque son site de nidification
(si elle a niché) n'a pas été trouvé.
Couvées mixtes
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Sterne
pierregarin (Sterna hirundo) et poussin d'Echasse blanche
(Himantopus himantopus), réserve naturelle de
Lilleau des Niges (Charente-Maritime), le 11 juin 2004. Depuis
presque une semaine, une famille de Sternes pierregarins compte
parmi ses poussins une jeune Échasse blanche. Il n'y
a aucun couple d'échasses à proximité. Il s'agit donc selon
toute vraisemblance d'une échasse qui aurait pondu dans un
nid de sternes. Aucune tentative de nourrissage n'a été observée.
La jeune échasse se nourrit seule, au pied de l'îlot
où se trouve le nid. Les adultes sternes la prennent sous
leur aile et la défendent à la moindre alerte (notamment lorsqu'une
échasse s'est approchée du nid)
Photo: LPO île de Ré |
Un autre cas
pouvant entraîner un nourrissage interspécifique
(mais qui ne semble pas correspondre à la situation observée
par Daniel Magnin) est l'existence de couvées mixtes. Ce type
de couvées a fréquemment été observé, notamment chez des
espèces nichant dans des cavités et quand la compétition
pour les sites de nidification est sévère. Macjenzie (1954) (in
Shy 1982) avait délibérément retiré 30 des
60 nichoirs dans une zone en automne pour étudier les effets de
la compétition des oiseaux cavernicoles.
Le printemps suivant, un Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros)
avait à priori déposé des ufs dans les nids de deux
mésanges (Mésange charbonnière (Parus major) et
Mésange noire (Parus ater)). Ces deux mésanges ont
élevé les jeunes rougequeues avec leurs propres petits.
Occasionnellement, des Mésanges charbonnières ont pondu des ufs
dans d'autres nids, dont ceux de la Mésange bleue (Parus caeruleus)
et de la Sittelle torchepot (Arn 1955 in Shy 1982).
Gustavsson (in Mackenzie 1954, in Shy 1982) a découvert
une Mésange noire et une Mésange nonette (Parus palustris)
qui avaient pondu dans le même nid: la Mésange nonette avait fini
par élever une couvée mixte composée de ses quatre poussins et
de deux petites Mésanges noires. On ne sait pas si les Mésanges
nonettes avaient fait fuir les occupants ou si les Mésanges noires
avaient déserté ou furent tuées et que les Mésanges nonettes occupèrent
ensuite leur nid.
Au moins trois cas de Merles migrateurs partageant leur nid avec
une autre espèce ont été observés: avec une Tourterelle triste
(Zenaida macroura) (Raney 1939 in Shy 1982) avec un Moqueur
polyglotte (Mimus polyglottos) (Benton 1961 in Shy 1982)
ou avec un Roselin familier (Carpodacus mexicanus) (Bailey
et Niedrach 1936 in Shy 1982). Un Rougegorge familier avait partagé
son nid avec une Bergeronnette grise (Motacilla alba) (Lack
1953 in Shy 1982) , et un Cardinal rouge et un Bruant chanteur
(Melospiza melodia) ont élevé une couvée mixte (Brackbill
1952 in Shy 1982).
Des oiseaux orphelins
Dans plusieurs cas, des espèces ont été vues
apportant de la nourriture à des poussins orphelins. Cette
situation pourrait être stimulée par les cris de
jeunes affamés. Snyder (1913) (in Shy 1982) a par exemple
observé une nichée de Tyrans tritri (Tyrannus
tyrannus) appelant après un fort orage. Les vrais parents
n'ont pas été vus, et un Pioui de l'Est (Contopus
virens) a alimenté les orphelins pendant 10 jours jusqu'à
ce qu'ils s'envolent.
Un mâle de Rougegorge familier (Erithacus rubecula)
a nourri des petits Merles noirs (Turdus merula) sans mère
pendant que sa femelle couvait les ufs du couple. Les merles
se sont ensuite envolés grâce aux soins du parent
adoptif (Armstrong et Whitehouse 1997 in Shy 1982).
Autres causes
Il existe d'autres situations pouvant expliquer des nourrissages
interspécifiques mais ne pouvant pas être classés
dans les catégories ci-dessous, comme une forte compétition
pour des sites de nidification: c'est une raison possible expliquant
pourquoi un Grand-duc de Virginie (Bubo virginianus) a
élevé une couvée de trois Buses à queue rousse (Buteo jamaicensis).
On cite aussi le cas d'un Merle noir qui, après avoir élevé sa
propre portée, a continué à offrir de la nourriture pendant deux
à trois semaines à tous les oiseaux qui s'approchaient:
un Rougegorge familier avait accepté cette nourriture.
Autre hypothèse évoquée pour le cas
de la sittelle et du pic
Parmi les hypothèses avancées par les ornithologues qui
ont répondu à Daniel Magnin figure celle-ci: la sittelle
s'installe dans une loge pour nicher, se fait expulser par les
pics à la recherche d'une loge et continue ensuite à la considérer
comme la sienne. Des observations de Pics épeiches expulsant une
sittelle sont connues. Le "hic", c'est qu'on n'observe pas de
traces de maçonnage à l'entrée de la loge, comme les sittelles
ont l'habitude de faire (même si les Pics épeiches ont détruit
ce maçonnage, il devrait en rester quelques traces). Hypothèse
"personnelle" de Daniel: la sittelle s'était peut-être installée
dans la loge très proche et a été chassée par les pics qui se
sont finalement installés dans l'autre loge: mais il faudrait
vérifier si la loge non occupée par les pics a des traces de maçonnage...
Les informations de Bertrand Posse
Daniel Magin a reçu les informations suivantes très
intéressantes de la part de Bertrand Posse, de la revue
suisse Nos Oiseaux, à propos de son observation:
un cas de ce genre impliquant une Sittelle torchepot et un Pic
épeiche a tout au moins déjà été décrit: Müller, Y. (2003): Une
Sittelle torchepot (Sitta europaea) aide au nourrissage
d'une nichée de Pics épeiches (Dendrocopos major). Ciconia
27: 41-42.
Les prémices de ces observations pourraient être recherchées dans
des comportements tels que celui évoqué dans les notes:
- Boser, M. 1990. Un Pic épeiche Dendrocopos major déloge
une Sittelle Sitta europea d'un nichoir pour y pondre ses
oeufs. Nos Oiseaux 40: 305
Willenegger, L. & P.-A. Ravussin (1995). Une nichée de Pic épeiche
(Dendrocopos major) nourrie par des Mésanges huppées (Parus
cristatus). Nos Oiseaux 43: 179-180
Pour d'autres espèces, on peut aussi relever la contribution suivante:
Contejean, G. (1998). Elevage particulier d'un jeune Torcol fourmilier
Jynx torquilla. Nos Oiseaux 45: 250, qui relate l'élevage
d'un jeune torcol par un couple de Pics épeichettes et
un torcol. La compétition pour les cavités disponibles paraît
constituer un facteur clé.
Les remarques de J-L Grangé
J-L Grangé, de la revue Casseur d'Os, également sollicité
par Daniel Magnin, a apporté les précisions suivantes:
il s'agit d'un phénomène assez régulier chez certaines espèces
proches taxonomiquement et d'habitats semblables. Concernant ce
cas, certaines hypothèses peuvent être émises:
-la sittelle a perdu ses jeunes en bas âge, à proximité de ce
nid de pic et, vu son état physiologique (il lui faut nourrir
des juvéniles au nid), elle s'est rabattue sur ce nid
-la sittelle avait déjà pondu dans ce nid avant que les pics l'expulsent
et elle le considère toujours comme le sien (cependant, l'aspect
du trou d'entre ne montre aucune trace d'un éventuel travail de
"maçonnage").
En tout état de cause, ce comportement implique que cette sittelle
était en un état physiologique de reproduction qui correspond
à la phase de nourrissage au nid de jeunes peu âgés: sinon, elle
n'aurait pas tenté de nourrir de jeunes pics, sauf s'il s'agit
d'un nourrissage ponctuel, non suivi d'autres apports ultérieurs
et réguliers.
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