Le
fonctionnement de l'appareil respiratoire d'un oiseau - Ornithomedia
(c)
L'appareil respiratoire d'un oiseau est différent de celui d'un mammifère
: tout d'abord, il est proportionnellement beaucoup plus petit,
ce qui peut sembler étrange pour des animaux dépensant
beaucoup d'énergie pour voler.
Les oiseaux ensuite ne possèdent pas d'alvéoles
pulmonaires, qui servent à l'échange gazeux
gaz carbonique-oxygène, mais des sacs aériens
(abdominal, thoraciques) : ils jouent un rôle très
important dans la circulation de l'air, celui-ci pénétrant
dans ces derniers.
L'appareil respiratoire des oiseaux est formidablement adapté
à leur mode de vie : l'air pénètre classiquement
par la trachée, et se dirige vers le sac (abdominal)
postérieur (voir schéma ci-dessus). Il se dirige
ensuite vers les sacs antérieurs (un seul est figuré
dans notre animation) puis ressort par la trachée : l'air
circule donc dans un seul sens, ce qui est plus efficace pour
un renouvellement presque complet de l'air.
La circulation du sang est inversée par rapport au circuit
de l'air : le sang pauvre en O2 arrive par l'avant des poumons,
où l'air s'est déjà appauvrie en O2 : au fur
et à mesure qu'il parcourt le poumon vers l'arrière,
il rencontre un air de plus en plus riche en O2, ce qui optimise
l'absorption de celui-ci. En effet, un sang riche en O2 absorbe
moins bien celui-ci. Le sytème est semblable (mais inversé)
pour le CO2.
Ces
adaptations permettent aux oiseaux de voler à de très
hautes altitudes (6000 m par exemple pour des oies au dessus de
l'Himalaya) !