Le baguage
des oiseaux a permis de déterminer les aires d'hivernage de nombreuses
espèces migratrices.
Mais il reste une énigme que les chercheurs ont cherché à
comprendre: comme les oiseaux font-ils pour s'orienter sur de telles distances
? De multiples expériences et observations ont permis de mieux comprendre
ce "sixième sens", en démontrant le rôle des astres
(soleil et étoiles) comme repères.
Abstract
Publicité
The birds ringing has allowed to determine the wintering areas of numerous migrants.
But there is still an enigma : How do birds manage to find their way ? Thanls
to numerous experiments and multiple and observations, we now understand that
they use the positions of the sun or the stars as marks.
Two Flash animations explain to you how a bird manages to return on its breeding
territory by correcting the longitude and the latitude, thanks to the comparison
of the remembered and the real positions of the sun.
Le rôle du soleil
et des étoiles
Une horloge interne
Pour s'orienter, les navigateurs ont besoin de la position précise du soleil
et de connaître l'heure. Les oiseaux peuvent s'orienter uniquement grâce
au soleil et aux étoiles, ce qui suppose qu'ils possèdent une "
horloge interne " et qu'ils savent évaluer le mouvement des astres
dans le ciel.
A la fin de leur migration, les oiseaux doivent revenir sur leur territoire. Il
est possible qu'ils gardent en mémoire des repères géographiques
afin de se guider sur les derniers kilomètres.
Mais le fait le plus remarquable est que de nombreux oiseaux peuvent retrouver
leur gîte même après avoir été déplacés
loin de tout repère connu. C'est l'exemple typique des pigeons migrateurs.
De remarquables performances
Correction
de la latitude : un
migrateur est
capable de corriger sa latitude. L'expérience suivante est menée
: un oiseau espagnol est déplacé dans le Nord de l'Europe puis relâché.
Dans son nouveau lieu d'accueil, il voit le soleil à une certaine hauteur,
alors que dans sa mémoire il devrait être à une autre hauteur.
L'oiseau vole alors vers le Sud jusqu'à ce que le mouvement et la hauteur
du soleil correspondent à ce qu'il pourrait voir depuis son territoire
à ce moment-là.
A la fin de leur migration,
les oiseaux doivent revenir sur leur territoire.
Il est possible qu'ils gardent en mémoire des repères géographiques
afin de se guider sur les derniers kilomètres.
Mais le fait le plus remarquable est que de nombreux oiseaux peuvent retrouver
leur gîte même après avoir été déplacés
loin de tout repère connu.
C'est l'exemple typique des pigeons migrateurs. Les plus grandes performances
ont été notées sur des oiseaux marins : un Albatros de Laysan
ne mit ainsi que 32 jours pour retrouver son nid de l'île de Midway dans
le Pacifique, alors qu'il avait été lâché dans les
Philippines !
Les repères
astronomiques
Correction
de la longitude : supposons que l'on déplace un oiseau à l'Ouest
de son territoire natal : par exemple, on l'emporte sur un bateau dans l'Atlantique,
alors qu'il est originaire de l'Ouest de la France. Il doit corriger sa longitude
pour y retourner.
Au milieu de l'océan, l'oiseau voit le soleil avec une certaine inclinaison
par rapport à la surface. Dans sa mémoire, le soleil devrait être
positionné avec un autre angle à cette heure-ci s'il était
sur son territoire. Il va donc se diriger vers son point initial, vers l'Est,
pour retrouver une position du soleil qui lui semble cohérente à
une heure donnée de la journée. Les corrections de latitude et longitude
sont en fait simultanées.
Plusieurs hypothèses
ont été avancées : les oiseaux seraient sensibles aux effets
du magnétisme terrestre. Mais l'hypothèse la plus probable est qu'ils
se servent de repères astronomiques : le soleil et les étoiles.
Pour cela , ils doivent pouvoir se rappeler quelle est la position de ces astres
au dessus de leur territoire familier, et ceci à n'importe quelle heure.
La comparaison entre l'image enregistrée, mémorisée et celle
qu'ils voient à un endroit donné les aiderait à choisir leur
direction, volant jusqu'à superposer ces deux images.