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Séjour en septembre 2017 dans une région peu connue de la Colombie : le département d'Antioquia

Nous avons pu découvrir du 17 au 22/09 des forêts et des mangroves peu visitées accueillant des oiseaux remarquables.

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Séjour en septembre 2017 dans une région peu connue de la Colombie : le département d'Antioquia

Promenade dans la mangrove près de Bocas del Atrato (Colombie), septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com

Lorsque l'on parle de la Colombie, beaucoup pensent au café, aux cartels de la drogue de Medellín ou aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), mais peu à la nature et aux oiseaux : or c'est pourtant le pays qui possède la plus grande diversité ornithologique du monde, avec plus de 1 903 espèces recensées. En outre, la situation politique et sécuritaire s'est beaucoup améliorée depuis quelques années (les cartels ont été démantelés et les responsables des Farc ont créé un parti politique), et le tourisme est en progression.
Le gouvernement tente de montrer une autre image du pays, et notamment de développer l'écotourisme. Du 17 au 22 septembre 2017, l'agence publique Procolombia, en coopération avec l'agence spécialisée Manakin Nature Tours, a invité des représentants de magazines, de compagnies de voyage et de sites web spécialisés dans l'ornithologie (dont Ornithomedia.com) à découvrir le nord du département d'Antioquia, non loin de la frontière panaméenne. Il y a quelques années encore, certaines forêts de cette partie du pays étaient le théâtre d'affrontements entre les Farc et l'armée, mais désormais, les choses se sont calmées et il est à nouveau possible (accompagné toutefois d'un guide local) de découvrir les oiseaux des mangroves qui bordent le golfe d'Urabá et les forêts qui couvrent les pentes des montagnes, comme la Serrania del Abibe. En effet, longtemps restées inexplorées par les ornithologues à cause des problèmes sécuritaires, elles révèlent depuis peu toute leur richesse : des espèces rares pour le pays y ont été observées, comme le Dacnis vert (Dacnis viguieri), la Grallaire à sourcils noirs (Pittasoma rufopileatum), la Harpie féroce (Harpia harpyja), les Cassiques noir (Psarocolius guatimozinus) et de Cassin (Psarocolius cassini), le Jacamar sombre (Brachygalba salmoni) ou le Tamatia de Colombie (Bucco noanamae). Après un arrêt dans "l'observatoire des colibris" de La Calera, situé près de Bogota, nous avons visité différents sites dans le département d'Antioquia : nous vous proposons un compte-rendu illustré de ce séjour.

Abstract

Colombia is often associated with coffee, and for some of us, with the drug cartels of Medellín and the Revolutionary Armed Forces of Colombia (Farc). But this vast and varied South American country is much more than that: it has the largest birds list of any country in the world, with over 1903 recorded species! In addition to that, the political and security situation has improved considerably during the last years (the cartels have been dismantled and the FARC leaders have created a political party), and tourism is developing. The authorities are also trying to show another image of the country and develop ecotourism.
From the 17th to the 22nd of September 2017, the public agency Procolombia, in cooperation with the birding tours company Manakin Nature Tours, invited some representatives of magazines, travel companies and birding websites (including Ornithomedia.com) to discover the north of the department of Antioquia, not far from the Panamanian border. A few years ago, some forests in this part of the country were the scene of clashes between the FARC and the army. Now, things have calmed down and it is now possible to discover the birds of the mangroves that border the Gulf of Uraba and the forests that cover the slopes of the mountains, such as the Serrania del Abibe. Indeed, for a long time unexplored by ornithologists because of the security problems, they have recently revealed their biodiversity: rare bird species for the country have been found there, observed there, like the Viridian Dacnis Dacnis viguieri, the Rufous-crowned Pittasoma Pittasoma rufopileatum, the Harpy Eagle Harpia harpyja, the Black Oropendola Psarocolius guatimozinus, the Baudó Oropendola Psarocolius cassini, the Dusky-backed Jacamar Brachygalba salmoni or the Sooty-capped Puffbird Bucco noanamae.
After a visit of the "Hummingbirds Observatory" in La Calera near Bogota, we discovered several good biding spots in the department of Antioquia. We propose you a report of this Fam trip.

Les secteurs visités en septembre 2017

Emplacements des secteurs visités en Colombie en septembre 2017.
Carte : Ornithomedia.com

Informations pratiques

Ce (court) séjour était organisé par Manakin Nature Tours, une agence spécialisée dans les voyages ornithologiques en Colombie. Notre guide principal était Cristian Daza, un jeune homme passionné d'ornithologie, serviable et souriant.
Avant tout séjour en Colombie, il est actuellement conseillé de se faire vacciner contre la fièvre jaune car une épidémie touche le bassin amazonien.
Comme dans toute région tropicale, il faut emporter un bon répulsif anti-moustiques (on nous a conseillé la marque "Insect Écran"), un grand chapeau, une crème solaire avec un fort indice de protection, des chaussures de marche légères et imperméables et un sac hermétique pour protéger les vêtements et le matériel électronique et photographique.
Il y a actuellement un guide de référence sur les oiseaux de Colombie, le "Field Guide to the Birds of Colombia (2014)" de Miles McMullan, Thomas M Donegan et Alonso Quevedo. Une nouvelle édition du guide "Birds of Colombia" de Robin L. Restall et Steven L. Hilty devrait paraître en 2018. Un bon guide sonore est très utile, comme le MP3-CD "Birds of Colombia" de Peter Boesman.
Sur le terrain, plusieurs participants avaient chargé sur leur iPhone : l'application "All Birds Colombia" de Sunbird Images (lire Applications pour smartphones pour l’identification des oiseaux) ce qui s'est révélé être très utile pour écouter les chants et les cris des oiseaux forestiers. Il existe aussi une application (plus simple) pour Android : "Birds of Colombia mobile guide" de la société EnVus.
Remarque : dans ce rapport, nous n'avons indiqué que les oiseaux vus ou entendus par la rédaction d'Ornithomedia.com, mais des membres du groupe ont également observé d'autres espèces.

17/09/2017 : arrivée à Bogotá

Les secteurs visités dans le département d'Antioquia en septembre 2017

Les secteurs visités dans le département d'Antioquia (Colombie) en septembre 2017.
Carte : Ornithomedia.com

Les participants de ce séjour provenaient des États-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne et de France. De notre côté, nous avons pris un vol d'Air France à Paris-Charles de Gaulle à 13 heures et nous avons atterri à l’aéroport international El Dorado de Bogotá à 17 heures (dix heures de vol et six heures de décalage horaire). Nous avons passé notre première nuit à l'hôtel Dann Norte à Bogotá.

18/09/2017 : observatoire des colibris de La Calera et Instituto Colombiano Agropecuario Tulenapa

Nous nous sommes réveillés très tôt : à 5 heures du matin, Cristian Daza, notre jeune guide ornithologue de Manakins Nature Tours, accompagné de Julia Natalia Correa Vásquez, de Procolombia, nous attendaient à l'entrée de l'hôtel. Nous sommes vite montés à bord d'un van pour nous rendre à l'observatoire des colibris de La Calera (voir sa localisation sur Google Maps), à environ une heure de route de Bogotá, à près de 3 000 mètres d'altitude sur la cordillère Orientale. En route, nous avons fait un arrêt dans un petit "restaurant" fait de tôles et de planches comme il en existe beaucoup en Colombie, et nous avons mangé un petit-déjeuner typique composé d'arepas (galettes de maïs), d'oeufs brouillés, de fromage et de chocolat (les locaux n'hésitent pas à mettre des bouts de fromage dans leur chocolat !). À proximité, nous avons observé nos premiers oiseaux, un Tyran mélancolique (Tyrannus melancholicus) sur un fil électrique (probablement l'une des espèces les plus communes du pays) et un Merle géant (Turdus fuscater) sur un toit.
Nous avons repris notre route dans un paysage de prairies, de forêts montagnardes et de plantations d'eucalyptus. Des Sturnelles des prés (Sturnella magna) perchées sur des piquets lançaient leur chant mélodieux..
Nous nous sommes garés sur l'aire de stationnement d'une jolie petite ferme appelée "La Muchareja", aux murs de couleur rosée. Le temps était frais et nuageux, comme c'est souvent le cas dans cette région où les températures dépassent rarement les 15 °C. Les propriétaires, très intéressés par la protection de la nature et des oiseaux en particulier, ont commencé il y a plusieurs années à planter des espèces locales, dont une grande variété de fleurs de la famille des broméliacées. Ils ont ensuite installé des distributeurs d'eau sucrée (lire Attirer et nourrir les colibris et les souimangas dans les jardins) pour aider les colibris à se nourrir et à prendre des forces dans un environnement frais et menacé par l'intensification de l'agriculture et la déforestation.

Vue du jardin de la ferme "La Muchareja"

Vue du jardin de la ferme "La Muchareja" (Colombie) en septembre 2017 : les propriétaires ont planté des essences indigènes et installé des distributeurs d'eau sucrée pour les colibris.
Photographie : Ornithomedia.com

Voyant que leur initiative avait du succès et que de plus en plus de colibris visitaient leur jardin, ils  ont ouvert celui-ci au public en 2013 et créé l'"Observatorio de Colibries", dans lequel il est possible de venir observer les colibris après avoir payé une entrée (ce qui contribue à l'entretien du refuge). On peut aussi manger et loger sur place. La Colombie est le pays du monde où l'on peut observer la plus grande diversité de colibris, et 18 espèces sont visibles à "La Muchareja" !
Après un discours de Luis Urueña, le directeur de Manakin Nature Tours, nous avons observé les espèces suivantes : Colibris anaïs (Colibri coruscans) (le plus commun), porte-épée (Ensiferra ensifera) au bec incroyablement long,  de Mulsant (Cheatocercus mulsant) et à ailes saphir (Pterophones cyanoptera), Porte-traîne lesbie (Lesbia victoriae) à la très longue queue, Érione pattue (Eriocnemis vestitata), et Inca porphyre (Coeligena helianthea) (lire Les colibris, des oiseaux étonnants). D'autres membres du groupe ont aussi observé le Métallure émeraude (Metallura tyrianthina) et les Ériones à gorge bleue (Eriocnemis isabellae) et à ventre cuivré (Eriocnemis cupreoventris)
Nous avons pu noter un comportement intéressant : un Percefleur noir (Doglossa humeralis), dont le bec était trop épais pour pouvoir entrer entièrement dans les orifices des distributeurs d'eau, insérait uniquement sa mandibule inférieure.
Le Bruant chingolo (Zonotricha capensis) chantait dans le jardin et dans les environs, et dans des eucalyptus voisins, nous avons aperçu un superbe Tangara à ventre rouge (Anisognathus igniventris).

Colibri anaïs (Colibri coruscans)

Colibri anaïs (Colibri coruscans).
Photographie : Cristian Daza
Distributeur d'eau sucrée et colibri

Distributeur d'eau sucrée, ferme "La Muchareja" (Colombie), septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com


Il était prévu que nous visitions ensuite le parc national de Chingaza, dans la cordillère Orientale, pour observer des oiseaux typiques du páramo (végétation arbustive d'altitude) et de la forêt nébuleuse comme le Synallaxe flammé (Asthenes flammulata), les Colibris casqué (Oxypogon guerinii), à petit bec (Ramphomicron microrhynchum), le Métallure à queue bronzée (Chalcostigma heteropogon) et le Tohi à nuque claire (Atlapetes pallidinucha), mais à cause d'un programme très dense, nous avons dû hélas renoncer à cette étape. Nous avons repris notre route vers l'aéroport El Dorado de Bogotá pour prendre un vol pour Medellín, la deuxième ville colombienne, tristement célèbre pour ses cartels de trafiquants de cocaïne démantelés dans les années 1990. Nous nous sommes posés à l'aéroport international José-María-Córdova construit sur un plateau assez éloigné de la ville (qui est encaissée dans une vallée).
Nous avons pris un minibus pour nous rendre à l'aéroport domestique Enrique Olaya Herrera et prendre un avion vers Apartadó, une petite ville du nord du pays. Le long des pistes, nous avons observé un Vanneau téro (Vanellus chilensis).

Grand arbre à l'entrée de l'Instituto Colombiano Agropecuario Tulenapa

Grand arbre à l'entrée de l'Instituto Colombiano Agropecuario Tulenapa (Colombie), septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com

Nous sommes arrivés à destination après un vol de moins d'une heure : alors que le climat de Medellín, située à près de 1 400 mètres d'altitude, était agréable et tempéré, celui d'Apartadó était chaud et humide, et le contraste était saisissant lorsque nous sommes sortis de l'avion ! Nous avons été accueillis par William Bran, un guide biologiste très dynamique.  : avec son frère Carlos, ils ont fondé la société Uraba Birding et ils travaillent sur des projets de conservation et de promotion de l'écotourisme dans la région du golfe d'Urabá. Au cours des deux dernières années, ils ont exploré des zones autrefois inaccessibles à cause des affrontements entre les Farc et les militaires, et ils ont découvert la présence de plusieurs oiseaux rares en Colombie comme le Dacnis vert (Dacnis viguieri), la Grallaire à sourcils noirs (Pittasoma rufopileatum), la Harpie féroce (Harpia harpyja), les Cassiques noir (Psarocolius guatimozinus) et de Cassin (Psarocolius cassini), le Jacamar sombre (Brachygalba salmoni) ou le Tamatia de Colombie (Bucco noanamae).
Nous sommes montés à bord d'un van (climatisé !) et avons traversé un paysage de bananeraies, de pâturages et de boisements pour nous rendre à l'Instituto Colombiano Agropecuario Tulenapa, près de la ville de Carepa : il s'agit d'un centre de recherche agronomique entouré de 193 hectares de cultures, de prairies et de forêts tropicales secondaires. L'objectif de cette visite était d'observer une espèce localisée en Colombie, le Coulicou à tête grise (Coccyzus lansbergi) (que nous ne verrons pas). Même à 16 h 30, il faisait encore près de 30 °C, mais la richesse ornithologique était remarquable.

Engoulevent minime (Chordeiles acutipennis)

Engoulevent minime (Chordeiles acutipennis), Colombie.
Photographie : Cristian Daza

Sur un grand arbre couvert d'épiphytes planté à l'entrée du centre, nous avons repéré un discret Engoulevent minime (Chordeiles acutipennis) posé sur branche, une Colombe de Verreaux (Leptotila verreauxi) et quelques Troglodytes à miroir (Donacobius atricapilla). Une Buse cendrée (Buteo nitidus) criait, perchée sur un arbre voisin, tandis que dans le ciel planaient des Urubus noirs (Coragyps atratus) et passait un Caracara à tête jaune (Milvago chimachima). Nous avons entendu puis vu un superbe Geai à poitrine noire (Cyanocorax affinis), et un Tyran quiquivi (Pitangus sulphuratus) lançait son chant monotone (que nous entendrons par la suite à plusieurs reprises dans toutes les zones boisées que nous visiterons). Dans l'herbe se nourrissaient quelques Colombes rousses (Columbina talpacoti). Un Jacarini noir (Volatinia jacarina) faisait de petits sauts incessants sur un piquet métallique.
Nous avons marché le long d'un sentier qui longeait une végétation luxuriante, et nous avons noté deux Aras sévères (Ara severus) mangeant des fruits dans un grand arbre. Dans ce dernier chantaient aussi deux Tyrans audacieux (Myiodynastes maculatus). Un peu plus loin, un Paresseux à deux doigts (Choloepus didactylus) dormait dans un arbuste, non loin d'un terrain de basket où jouaient des adolescents pourtant bien bruyants...
Des colonnes de fourmis parasol (du genre Atta ?) portant des morceaux de feuilles parcouraient le sol de la forêt. Dans une partie grillagée, nous avons repéré un Capucin moine (Cebus capucinus) : nous aurions aimé voir aussi le Tamarin pinché (Saguinus oedipus), un rare primate endémique de Colombie également présent, mais sans succès. Au même endroit, nous avons observé deux Pics à croupion rouge (Veniliornis kirkii), deux Troglodytes bicolores (Campylorhynchus griseus) (très bruyants), un Tyran de Cayenne (Myiozetetes cayanensis) et un Ani des palétuviers (Crotophaga major). Un superbe papillon bleu du genre Morpho est passé près de nous, et une dizaine d'Ibis à face nue (Phimosus infuscatus) nous ont survolés.
La nuit commençant à tomber, nous avons regagné notre véhicule pour aller dans notre hôtel Los Amigos à Carepa. Le repas était composé d'une soupe de haricots rouges, d'un plat de viande et de riz et d'arepas, le tout arrosé d'une limonade "maison".

Ara sévère (Ara severus)

Ara sévère (Ara severus), Colombie.
Photographie : Cristian Daza
Geai à poitrine noire (Cyanocorax affinis)

Geai à poitrine noire (Cyanocorax affinis), Colombie.
Photographie : Cristian Daza


19/09/2017 : forêt tropicale près de Mutatá

Moucherolle noir (Sayornis nigricans)

Moucherolle noir (Sayornis nigricans), Colombie.
Photographie : Cristian Daza
Nous avons quitté l'hôtel à 5 heures du matin : le but de la journée était la visite d'une grande forêt tropicale s'étendant au sud de Mutatá. Le long de la route vers ce village, nous avons pris notre petit-déjeuner (composé d'arepas, oeufs brouillés et de café) dans un petit restaurant appelé Behuquillos installé au bord de la route. Les Urubus noirs étaient très familiers et fréquentaient les abords immédiats des bâtiments. Dans les pâturages proches, nous avons observé quelques Tyrans mélancoliques, un Moucherolle querelleur (Machetornis rixosa) et deux Moucherolles noirs (Sayornis nigricans). Quelques Hirondelles chalybées (Progne chalybea) étaient posées sur des fils électriques, et les Quiscales à longue queue (Quiscalus mexicanus) étaient bien présents.
À 7 heures, nous avons fait un arrêt près du restaurant La Sopresa et nous avons acheté un ananas frais pour le groupe. Nous avons observé sur place deux Tangaras évêques (Thraupis episcopus) et des Quiscales à longue queue, tandis qu'en vol passaient rapidement deux Touis à menton d'or (Brotogeris jugularis). Un élégant Tyran des savanes (Tyrannus savana), à la surprenante longue queue fourchue, s'est posé sur un fil électrique.
Nous nous sommes garés vers 7 heures 30 au niveau du Puente Bedo (voir notre carte plus haut), près d'un petit commerce vendant des boissons. Nous avons marché le long de la route sur une centaine de mètres et avons commencé notre marche vers la finca La Bonga, une ferme isolée située dans une clairière au sein d'une vaste forêt tropicale secondaire connectée avec le parc naturel national Paramillo. Des membres des Farc se cachaient encore dans cette zone il y a quelques années !
Pâturages près de Mutatá 
Pâturages près de Mutatá (Colombie), septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com
Il s'agit d'une zone très riche, où Carlos et William Bran ont observé des espèces remarquables : Fourmilier ocellé (Phaenostictus mcleannani), Ibijau à longue queue (Nyctibius aethereus), Caïque à joues roses (Pyrilia pulchra), Coracine casquée (Cephalopterus penduliger) (lire Les coracines : des oiseaux originaux, voire bizarres), Tinamou de Berlepsch (Crypturellus berlepschi), Géocoucou de Geoffroy (Neomorphus geoffroyi), Pénélope panachée (Penelope purpurascens), Grand Hocco (Crax rubra), Ermite yaruki (Phaethornis yaruqui), Colibri d'Équateur (Androdon aequatorialis), Manakin orné (Corapipo leucorrhoa), Ara de Buffon (Ara ambiguus), Cassique de Cassin (Psarocolius cassini), Grallaire écaillée (Grallaria guatimalensis)...
Au début de notre promenade, nous sommes passés près de quelques serres construites près de la route, et nous y avons vu des Sporophiles variables (Sporophila corvina). Nous avons ensuite traversé des pâtures parsemées de quelques arbres : elles étaient survolées par des Caracaras à tête jaune, des Martinets polioures (Chaetura brachyura) et à collier blanc (Streptoprocne zonaris) et des Hirondelles chalybées (Progne chalybea) et rustiques (Hirundo rustica).
Sur un arbre isolé, nous avons repéré une dizaine de nids (inoccupés) de Cassiques huppés (Psarocolius decumanus). Un couple de Crécerelles d'Amérique (Falco sparverius) s'est posé dans un arbuste. Dans ces pâtures parsemées d'arbres et de souches gagnées sur la forêt, nous avons aussi observé un Moucherolle cendré (Contopus cinereus), un Tyran des savanes (Tyrannus savana), un Pic à cravate noire (Celeus torquatus) et deux Buses à gros bec (Rupornis magnirostris).
Nous avons pénétré dans la forêt et avons alors profité d'une ombre bienvenue : curieusement, il y avait peu d'insectes piqueurs... Les oiseaux étaient discrets, plus souvent entendus que vus, et la connaissance de l'avifaune locale par nos guides s'est avérée très utile ! Nous avons entendu un Myrmidon du Pacifique (Myrmotherula pacifica), un Grisin étoilé (Microrhopias quixensis) et un Batara à nuque noire (Thamnophilus atrinucha), et nous avons observé une Sittine brune (Xenops minutus), un mâle et une femelle de Dacnis à cuisses rouges (Dacnis venusta), un Tangara à dos rouge (Ramphocelus dimidiatus) et un Araçari à collier (Pteroglossus torquatus). Les papillons étaient superbes : nous avons noté des représentants des genres Heliconius et Morpho. Nous avons fait une halte (méritée) au bord d'un torrent encaissé bordé de palmiers et de lianes dans lequel nageaient de petits poissons au dos jaune (non identifiés).

Forêt tropicale près de Mutatá

Forêt tropicale près de Mutatá (Colombie), septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com
Halte dans la forêt le long d'un torrent près de Mutatá

Halte dans la forêt le long d'un torrent près de Mutatá (Colombie), septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com

Ibijau à longue queue (Nyctibius aethereus)

Ibijau à longue queue (Nyctibius aethereus), Colombie.
Photographie : Cristian Daza
Nous avons ensuite entamé une petite montée vers une grande clairière dominée par des collines boisées. Le temps était chaud et humide, mais les oiseaux étaient bien là : un Aigle noir et blanc (Spizaetus melanoleucus) planait, deux Tityres à tête noire (Tityra inquisitor) étaient tranquillement posés sur un arbuste, non loin d'un Todirostre à tête noire (Todirostrum nigriceps) et d'un Tyranneau du Chocó (Zimmerius albigularis). Un Moucherolle à côtés olive (Contopus cooperi), un passereau migrateur venu d'Amérique du Nord, a aussi été repéré.
Vers midi, nous avons mangé un repas original composé de riz et de poulet, le tout enveloppé dans des feuilles de bananiers. Deux Sarcoramphes rois (Sarcoramphus papa) planaient haut dans le ciel, et nous avons vu une grande couleuvre jaune et noire sur une branche (non identifiée).
Nous avons repris notre marche vers la finca La Bonga, l'objectif de nos guides étant de nous montrer un Ibijau à longue queue repéré il y a quelques semaines : après une demi-heure de marche, nous avons en effet pu très bien voir un oiseau dormant tranquillement sur une branche. Nous avons aussi admiré un Métallure à queue bronzée (Chalcostigma heteropogon) très actif et un Alapi à dos roux (Myrmeciza exsul) au chant sonore.
Nous voulions atteindre la ferme, mais un orage menaçant, nous avons décidé de repartir vers notre point de départ. En retraversant la clairière, nous avons observé une Buse roussâtre (Buteogallus meridionalis) et un Toucan de Swainson (Ramphastos ambiguus). Nous avons aussi entendu un ou deux Cassiques de Cassin, un oiseau endémique rare, mais nous n'avons hélas pas réussi à les observer.
Nous sommes ensuite retournés à notre hôtel Los Amigos à Carepa et avons mangé dans le même restaurant que la veille.

20/09/2017 : golfe d'Urabá et Bocas del Atrato

Ce matin encore, nous nous sommes levés tôt (à 5 heures). En attendant notre départ, nous avons observé les oiseaux depuis le balcon de notre hôtel Los Amigos : un Troglodyte familier (Troglodytes aedon) chantait sur le toit, des Quiscales à longue queue passaient en criant, des Touis à menton d'or étaient posés sur un arbre proche, des Tyrans mélancoliques chantaient sur les fils électriques, des Hirondelles à ailes blanches (Tachycineta albiventer) chassaient les insectes et deux Touis à lunettes (Forpus conspicillatus) sont passés rapidement et bruyamment.

Martin-pêcheur d'Amazonie (Chloroceryle amazona)

Martin-pêcheur d'Amazonie (Chloroceryle amazona).
Photographie : Cristian Daza

Le but de cette journée était de découvrir le golfe d'Urabá et les mangroves s'étendant autour du village de Bocas del Atrato. Dans ce secteur, Carlos et William Bran avaient observé plusieurs espèces intéressantes, comme le Grébifoulque d'Amérique (Heliornis fulica), l'Ortalide à tête grise (Ortalis cinereiceps), le Kamichi chavaria (Chauna chavaria), l'Onoré du Mexique (Tigrisoma mexicanum), les Colibris faux-saphir (Lepidopyga coeruleogularis) et de Lillie (Lepidopyga lilliae), le Pic cannelle (Celeus loricatus), le Carnifex à collier (Micrastur semitorquatus), le Batara noir (Thamnophilus nigriceps) et surtout le Tamatia de Colombie (Bucco noanamae).
Après moins d'une heure de route, nous sommes arrivés à Zunco Embarcadero, un petit port très actif où transitent de nombreux conteneurs transportés sur des barges sur le fleuve León jusqu'au golfe d'Urabá, où mouillaient d'immenses navires.
Après avoir pris notre petit-déjeuner sur le port, nous sommes montés à bord d'une barque à moteur pour remonter le fleuve León. Un Martin-pêcheur d'Amazonie (Chloroceryle amazona) était posé sur le quai du port.
Les rives du fleuve étaient couvertes d'une végétation dense dominée par de grandes Aracées, et nous avons observé plusieurs espèces d'oiseaux : Tantale d'Amérique (Mycteria americana), Ibis blanc (Eudocimus albus) (un groupe de dix sur un buisson), Spatule rosée (Platalea ajaja) (un oiseau), Bihoreau violacé (Nyctanassa violacea) (plus de dix), Urubus à tête rouge (Cathartes aura) et noir, Caracara à tête jaune, Buses à tête blanche (Busarellus nigricollis) (une bien vue) et noire (Buteogallus anthracinus) (assez commune et parfois bruyante), Coulicou à bec jaune (Coccyzus americanus) (deux oiseaux) et Tyrans quiquivi et mélancolique (communs). Des Cormorans viguas (Phalacrocorax brasilianus) pêchaient dans le fleuve, et des Chevaliers grivelés (Actitis macularius), des limicoles migrateurs originaires d'Amérique du Nord, s'envolaient au passage de notre barque, comme le font les Chevaliers guignettes (Actitis hypoleucos) le long des cours d'eau d'Europe. Un groupe de Dendrocygnes à ventre noir (Dendrocygna autumnalis) est passé en vol.
Au fur et à mesure que nous nous rapprochions du golfe, le cours du fleuve était de plus en plus encombré de branches, et notre embarcation devait les éviter. Les Cormorans viguas étaient nombreux, tout comme les Pélicans bruns (Pelecanus occidentalis). Nous avons observé deux Sternes royales (Thalasseus maximus) et quelques Frégates superbes (Fregata magnificens).

Vue du fleuve León

Nous avons descendu avec une barque à moteur le fleuve León en direction du golfe d'Urabá.
Photographie : Ornithomedia.com
Cormorans viguas (Phalacrocorax brasilianus)

Cormorans viguas (Phalacrocorax brasilianus), Colombie.
Photographie : Cristian Daza

Vue du village Bocas del Atrato

Les abords du village de Bocas del Atrato (Colombie) en septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com

Après une traversée rapide du golfe, nous avons débarqué dans le petit village lacustre de Bocas del Atrato, peuplé d'habitants originaires d'Afrique. Cette communauté, soutenue par le gouvernement, souhaite développer l'écotourisme et accueillir des visiteurs. Dans une maison sur pilotis, des enfants nous ont fait une démonstration d'une danse locale très rythmée.
Nous sommes remontés dans notre barque à moteur et nous nous sommes enfoncés dans la mangrove. Il y avait très peu de moustiques, peut-être à cause de l'eau légèrement saumâtre. Nous avons entendu et observé le Batara noir (Thamnophilus nigriceps), le Martin-pêcheur nain (Chloroceryle aenea) et le Tyran quiquivi, et nous avons aperçu un primate, le Hurleur roux (Alouatta seniculus).
Nous avons débarqué (avec difficulté, tant le sol était glissant) sur une petite île couverte de palétuviers, de palmiers et des bambous à la recherche du Tamatia de Colombie, la "star" des lieux, et après environ vingt minutes d'attente, nous avons vu un individu ! Nous avons noté aussi d'autres oiseaux partageant son habitat : Pic cannelle (Celeus loricatus), Paruline jaune (Setophaga petechia), Colibri de Lillie (Lepidopyga lilliae), Geai à poitrine noire et Trogon à queue noire (Trogon melanurus).
Nous sommes remontés à bord de notre barque pour revenir vers le village de Bocas del Atrato : sur le trajet, nous avons pu plonger dans l'eau fraîche couleur cola de la mangrove et nous avons vu un Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), des Pélicans bruns et un groupe d'une cinquantaine de Frégates superbes profitant d'un courant thermique pour prendre de la hauteur.
Nous avons mangé du poisson et du riz dans une cabane sur pilotis bien abritée du soleil : pendant le repas, nous avons très bien observé un Martin-pêcheur nain et un Gobemoucheron tropical (Polioptila plumbea). Nous avons ensuite retraversé le golfe d'Urabá, remonté le rio León jusqu'à Zunco Embarcadero, et repris notre véhicule jusqu'à Carepa et notre hôtel.

Mangroves près de Bocas del Atrato

Mangrove près de Bocas del Atrato (Colombie), septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com
Progression dans la mangrove

Progression dans la mangrove près de Bocas del Atrato (Colombie), septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com
Trogon à queue noire (Trogon melanurus)

Trogon à queue noire (Trogon melanurus).
Photographie : Cristian Daza
Tamatia de Colombie (Bucco noanamae)

Le Tamatia de Colombie (Bucco noanamae), l'oiseau endémique "vedette" du golfe d'Urabá (Colombie).
Photographie : Cristian Daza


21/09/2017 : Centro Educativo Rural El Guineo

Tamarin pinché (Saguinus oedipus)

Tamarin pinché (Saguinus oedipus) : nous avons observé deux ou trois de ces primates endémiques à El Guineo.
Photographie : Cristian Daza

Nous avons quitté notre hôtel vers 5 heures 30 le matin pour aller visiter la forêt proche du Centro Educativo Rural El Guineo, un secteur où ont déjà été vus entre autres le Motmot nain (Hylomanes momotula), les Cassiques de Cassin et noir (Psarocolius guatimozinus), l'Alapi à tête nue (Gymnocichla nudiceps), le Barbacou à joues grises (Nonnula frontalis) et le Microtyran à calotte noire (Myiornis atricapillus).
Nous avons pris notre petit-déjeuner à Apartadó : tout près du restaurant, un Pic à couronne rouge (Melanerpes rubricapillus) s'est posé sur un poteau téléphonique.
Nous avons repris notre minibus vers notre destination. Après avoir quitté la route principale, nous avons traversé de grandes cultures de bananes, puis zigzagué entre les pâturages avant d'arriver au Centro Educativo Rural El Guineo. Il s'agit d'une sorte de centre aéré installé en lisière de forêt.
Une fois descendus de notre véhicule, nous avons marché sur un sentier longeant un torrent et s'enfonçant entre les collines boisées. Dans le ciel planaient des Urubus noirs. Dans les herbes, nous avons repéré des Sporophiles variables (Sporophila corvina) et un Sporophile à ventre jaune (Sporophila nigricollis). Deux Amazones à lores rouges (Amazona autumnalis) nous ont rapidement survolés.
Nous avons ensuite successivement noté un Todirostre de Desmarest (Poecilotriccus sylvia), un Sporophile à bec fort (Oryzoborus funereus), un Tyran mélancolique et un Myrmidon du Pacifique (Myrmotherula pacifica). Au sommet d'un grand arbre dominant la forêt de l'autre côté du torrent, un Cassique huppé chantait en se penchant vers l'avant, un comportement typique du genre. Un Naucler à queue fourchue (Elanoides forficatus), un rapace migrateur venu d'Amérique du Nord, est passé haut dans le ciel. Soudain, notre guide nous a signalé la présence de deux Tamarins pinchés évoluant dans des bananiers : il s'agit d'un primate très rare endémique de Colombie. Non loin de là, un Pic ouentou (Dryocopus lineatus) criait sur un palmier.
Sur le chemin du retour, un Troglodyte à calotte noire (Cantorchilus nigricapillus) chantait dans la végétation, mais nous n'avons pas réussi à le voir...
Il était hélas temps de retourner à l'hôtel puis de se rendre à l'aéroport d'Apartadó afin de rejoindre Medellín. Dans des pelouses de l'aéroport Enrique Olaya Herrera, nous avons repéré un petit groupe de Sicales bouton-d'or (Sicalis flaveola). Nous avons roulé vers l'aéroport international de Medellín et avons pris un avion de la compagnie nationale Avianca vers Bogotá. Nous avons passé la nuit à l'hôtel Dan Carlton.

Vue du Centro Educativo Rural El Guineo

Vue du Centro Educativo Rural El Guineo (Colombie), septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com
Arbre géant à El Guineo

Arbre géant près du Centro Educativo Rural El Guineo (Colombie), septembre 2017.
Photographie : Ornithomedia.com


22/09/2017 : Bogotá

Les membres du groupe se sont dispersés et ont pris différents avions pour rejoindre leur pays d'origine. Pour notre part, nous avons passé une journée tranquille dans le quartier de l'hôtel Dann Carlton en attendant notre vol vers l'aéroport Paris-Charles de Gaulle. Nous aurions aimé visiter le centre historique de la capitale colombienne, mais 40 minutes de taxi étaient nécessaires... Nous nous sommes donc promenés dans le quartier et avons observé nos derniers oiseaux de Colombie dans le parc Las Americas : des Tourterelles oreillardes (Zenaida auriculata), des Merles géants, très confiants et aux pattes étonnement longues, et un Colibri anaïs territorial au chant répétitif et un peu mécanique. Dans les jardins des immeubles voisins, le Bruant chingolo était commun.

En conclusion

Ce voyage de presse a été court, mais il nous a permis d'avoir un aperçu de la diversité des paysages et des richesses ornithologiques de la Colombie, un pays qui devrait dans le futur devenir l'une des principales destinations ornithologiques du continent américain.

Contact

Manakin Nature Tours - Courriel : sales@manakinnaturetours.com - Site web : www.manakinnaturetours.com

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"Séjour en septembre 2017 dans une région peu connue de la Colombie : le département d'Antioquia"

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