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Environs du Mas d'Agon
Mas d'Agon
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| Les environs
du Mas d'Agon sont parmi les plus riches de Camargue.
Photo : Ornithomedia. |
En venant du hameau de Villeneuve,
prendre la route D37 "Nord Vaccarès", vers l'Ouest. La route conduisant au Mas
d'Agon se trouve environ 10 km plus loin sur la droite. C'est d'ailleurs la seule
route goudronnée partant sur la droite. Vous êtes donc maintenant sur une petite
route allant vers le nord et vous tournez le dos au Vaccarès. Dépassez le Mas
(qui est imposant).
Les marais intéressants commencent plus au Nord. Vous atteignez ensuite une autre
petite bâtisse sur le gauche de la route. A droite s'étend un petit bois de Peupliers
blancs. Continuez encore et franchissez une série de deux ou trois virages. Arrêtez-vous
à la fin de ceux-ci, alors que la route redevient droite, et passe entre deux
roselières. Un second arrêt est vivement conseillé plus loin.
A la fin de la ligne droite entre les roseaux, il a un pavillon sur la gauche
et vous franchissez un petit canal. Arrêtez vous sitôt le petit pont franchi.
Situation des
sites ornithologiques de Camargue présentés
C'est l'un des sites les plus chassés en Camargue. En hiver, il n'y a donc presque
rien, sauf coup de chance. Mais dès la fermeture de la chasse, le marais du Mas
d'Agon devient l'un des tous meilleurs sites du delta. Il y a de tout, et en nombre.
Canards, limicoles, échassiers, laridés, passereaux... C'est un autre endroit,
avec la Capelière, où la Lusciniole à moustaches est facile à voir.
Les Butors étoilés (Botaurus stellaris) et les Blongios nains (Ixobrychus minutus)
ne sont pas bien loin.
Passages importants de canards (Nettes rousses, Sarcelles d'été, Canards chipeaux...),
d'échassiers (Cigognes blanches et noires, Spatules blanches, Grandes Aigrettes...).
Possibilité de voir l'Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus), avec par exemple
une troupe de 17 ensemble fin mars et tout le mois d'avril.
Le petit bois de Peupliers blancs abrite une grande colonie de Hérons (Héron cendré,
Aigrette garzette, Héron gardeboeufs, Crabier chevelu et Bihoreau gris).
Les limicoles sont abondants : sur ce site, Laurent Chevallier et Sophie Brierre
ont établi leur "record" d'Echasses blanches (540 ensembles !), et de
Chevaliers sylvains (Tringa glareola) (95).
C'est aussi un excellent site à laridés. Les trois guifettes y sont communes (surtout
la moustac) en mai principalement.
Les Sternes hansel (Sterna nilotica) s'y montrent également en nombre (souvent
plus de 50 ensembles) surtout en juin et juillet. Et levez le nez, les Glaréoles
à colier (Glareola pratincola) ne sont pas très loin et viennent régulièrement
survoler le site.
Mas de la Chassagne
Après vous être régalé avec l'avifaune du Mas d'Agon, continuez votre route vers
le Nord. Quelques kilomètres plus loin, sur votre gauche, vous verrez un petit
terrain militaire avec de curieuses antennes au centre. C'est là. Garez vous,
et restez bien sur le bord de la route.
Situation des
sites ornithologiques de Camargue présentés
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La Glaréole
à ailes noires (Glareola nordmanni) a déjà été observée
au Mas de la Chassagne.
Photo : Dave Trotter. |
Braquez les jumelles et les
télescopes sur les herbes de ce milieu "steppique". Des surprises vous y attendent.
Il faut venir dès fin mars et jusqu'à juillet-août. En hiver, c'est un peu moins
intéressant, quoique l'on ne soit jamais à l'abri d'un "gag" (on est
en Camargue après tout). Là hivernent Vanneaux huppés (Vanellus vanellus) et Pluviers
dorés (Pluvialis apricaria) . Quelques Courlis cendrés (Numenius arquata) et corlieux
(Numenius pheopus) aux passages. L'Outarde canepetière (Tetrax tetrax) est possible
en automne (L. Chevallier).
Mais c'est en période de nidification que le secteur est le plus intéressant.
On y trouve le Cochevis huppé (Galerida cristata), l'Oedicnème criard (Burhinus
oedicnemus) (nicheur).
La très rare Glaréole à ailes noires (Glareola nordmanni) y a été
observée (L. Chevallier et S. Brierre l'ont vu en 2000, et d'autres observateurs
l'ont de nouveau contactée en 2001), parmi des Glaréoles à collier.
Cela vaut donc la peine de chercher un peu.
Quelques trucs pour la reconnaître (il en existe certainement d'autres) : au vol,
zones sous allaires noires (vaut mieux avoir le soleil dans le dos), et pas de
bord blanc en arrière de l'aile comme chez la collier (qui a une petite barre
ailaire type " gambette ", mais bien plus fine) ; posée, la queue est toujours
dépassée par les ailes repliées (l'inverse chez la Glaréole à collier),
elle est un peu plus haute sur pattes, et possède moins de rouge au niveau
de la base du bec.
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