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Espèces et sites touchés
Introduction
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Les
petites îles boisées, comme ici dans l'archipel indien des Andaman,
pourraient avoir souffert des intrusions d'eau de mer
Source : www.amb-inde.fr |
Une étude préliminaire
réalisée par Birdlife International montre que 27 espèces
globalement menacées sont présentes dans les zones touchées
par le tsunami, qui sont souvent des zones importantes au niveau de la biodiversité.
Toutefois, toujours d'après cette étude, peu d'espèces sont
susceptibles d'avoir été sérieusement affectées par
les effets directs de la catastrophe, et aucune extinction n'est prévue
en raison du tsunami. Mais des études complémentaires seront nécessaires,
comme par exemple sur les îles Nicobar (au large du Myanmar), pour analyser
notamment les modifications des habitats littoraux.
Quelques secteurs forestiers côtiers, en particulier sur de petites îles
des archipels des Nicobar ou des Andaman pourraient avoir souffert de l'intrusion
d'eau de mer. Mais c'est
surtout les déplacements de populations dans des secteurs boisés
plus élevés qui pourraient impacter le plus sérieusement
les forêts de la région.
Les îles Andaman
Épicentre
du tsunami et côtes les plus touchées (en rouge)
1) Lacadives - 2) Iles Andaman - 3) Iles Nicobar - 4) Pulau Simeulue - 5) Pulau
Nias - 6) Kepulan Batu, Pulau Siberut et Sipara - 7) Kepulan Mentawai - 8) Pulau
Enggano |
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Huit espèces sont
endémiques aux îles d'Andaman, et quatre autres espèces ont
une distribution limitée à cet archipel, et à celui voisin
des Nicobar.
Le Calao de Narcondam (Aceros narcondami) en particulier est confiné sur
l'île minuscule de
Narcondam (surface de moins de 7 km² !). Toutes ces espèces sont forestières,
et étant donné le relief prononcé de ces archipels, leur
habitat a sûrement été largement conservé. La Sarcelle
d'Andaman (Anas (gibberifrons) albogularis) pourrait par contre avoir été
davantage touchée étant donné sa distribution côtière.
Les îles Nicobar
Cinq espèces sont endémiques aux îles Nicobar. Trois sont
globalement menacées : l'Epervier des Nicobar (Accipiter butleri), le Mégapode
des Nicobar (Megapodius et nicobariensis) et le Bulbul des Nicobar (Bulbul
Hypsipetes). Le mégapode est potentiellement le plus touché, car
il est surtout présent dans la forêt côtière. L'habitat
des deux autres espèces
endémiques, le Serpentaire menu (Spilornis (minimus) klossi) et la Perruche
des Nicobar (Psittacula caniceps), présentes sur les îles méridionales
très proches de l'épicentre du tsunami, a pu être durement
affecté.
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Le
Pigeon argenté (Columba argentina)a une distribution limitée à
quelques petites îles d'Indonésie
Source : klub.wz.cz |
Pulau Simeulue
Un oiseau est endémique
à l'île indonésienne de Simeulue, le Petit-duc de Simeulue
(Otus umbra), et le Pigeon argenté (Columba argentina), une espèce
globalement menacée, est présente sur l'île. L'île se
trouvant près de l'épicentre du tsunami, leurs habitats ont pu être
sévèrement touchés.
Kepulan Mentawai
L'île indonésienne de Mentawai abrite un oiseau endémique,
le Petit-duc de Mentawai (Otus mentawi), ainsi que le rare Pigeon argenté.
L'île se trouvant près de l'épicentre du tsunami, les habitats
ont pu être sévèrement touchés.
Pulau Enggano
Deux espèces sont endémiques à la petite île indonésienne
de Pulau Enggano: Le Petit-duc d'Enggano (Otus enganensis) et le Zosterops d'Enggano
(Zosterops salvadorii). Ce sont des oiseaux forestiers, mais étant donné
le relief accidenté de l'île, il est peu probable qu'ils seront sensiblement
affectés.
Forêts de plaine
de la Sonde
Les forêts de plaine des îles de Sumatra, de Bornéo, de Java,
de Thaïlande et de Malaisie constituent l'un des habitats les plus riches
de la planète, mais aussi parmi les plus menacés .
Les forêts de plaine Sumatra accueillent 14 espèces globalement menacées.
Bien que seuls des secteurs limités de ces forêts soient susceptibles
d'avoir été directement endommagés par le tsunami, le déplacement
des villages côtiers détruits pourrait occasionner de vastes défrichages.
Les mangroves
Couvrant autrefois de vastes zones dans les régions affectées par
le tsunami, les mangroves ont été largement défrichées
par l'homme, et le tsunami n'a sûrement rien arrangé ... Deux espèces
très spécialisées, le Martin-chasseur à ailes brunes
(Pelargopsis amauropterus) et la Brève des palétuviers (Pitta megarhyncha),
ont pu être sévèrement affectées par la catastrophe.
Espèces marines
potentiellement affectées
Plusieurs espèces globalement menacées fréquentent certains
marais affectés par le tsunami : le Pélican à bec tacheté
(Pelecanus philippensis), le Tnatale blanc (Mycteria cinerea), le Marabou chevelu
(Leptoptilos javanicus), le Chevalier tacheté (Tringa guttifer), le Bécasseau
spatule (Eurynorhynchus pygmeus) et le Bec-en-ciseaux à collier (Rynchops
albicollis).
Trois espèces en déclin très sérieux sont aussi présentes
dans les zones humides côtières de la zone : la Cigogne de Storm
(Ciconia stormi), le Canard à ailes blanches (Cairina scutulata) et le
Grébifoulque d'Asie (Heliopais personata).
Deux oiseaux marins menacés se reproduisent dans la partie de l'Océan
Indien affectée par le tsunami : le Fou d'Abbott (Papasula abbotti) et
la Frégate d'Andrews (Fregata andrewsi). Mais il est peu probable qu'ils
aient été affectés.
Quelques-unes de ces espèces nichaient au moment où le tsunami a
frappé la région, et donc une mortalité importante des poussins
est à craindre dans les secteurs durement touchés. Les colonies
des petites îles des Maldives et des Lacadives ont pu être ravagées,
mais les sternes et fous sont habitués à ce genre de catastrophes,
et s'adaptent avec une nouvelle ponte ou en cherchant de nouveaux sites.
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