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Quelques pistes pour observer cette espèce rare
| En rouge
: aire de répartition du Pic à dos blanc dans les Pyrénées |
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En France et en Espagne, le Pic à dos blanc (Dendrocopos leucotos) est une espèce très localisée dans les hêtraies et les hêtraies-sapinières des Pyrénées, et constitue donc un "but" pour beaucoup d'observateurs européens.
Le sous-espèce présente dans ce massif montagneux (et dans le sud de l'Europe et les Balkans) est lifordi, qui se caractérise par un dos blanc barré de noir.
Avec de 260 à 320 couples en France, et de 60 à 70 en Espagne, les
chances de découvrir ce grand pic sont assez minces, même à
la bonne période et dans un habitatt favorable.
Dans cet article, nous vous proposons quelques conseils et idées de spots à parcourir au printemps pour avoir des chances de l'observer.
Abstract
The White-backed Woodpecker (Dendrocopos leucotos lifordi) is restricted to the mountains of Southern Europe (Pyrenees, Abruzzes, Balkans, Turkey).
The habitat of this species is characterized by large pure stands of Beech
(or mixed with Silver Fir), with some dead trees.
The French population is estimated at 260-320 pairs, and the Spanish one at 60-70
pairs, all localized in the Pyrenees Range.
In this article, we propose you several spots and advices to discover this large Woodpecker in Spring.
Le Pic à dos blanc (Dendrocopos leucotos)
Identification
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Pic
à dos blanc (Dendrocopos leucotos)
1- bec long
2- pas de grandes taches blanches aux épaules
3- dos blanc barré de noir
4- grandes moustaches.
Photo : Kim Woo-Soo / Pintail's home
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Taille : 24 à 26 cm.
Envergure : 38-40 cm.
Resemble au Pic épeiche (Dendrocopos major) et surtout au Pic mar (D. medius).
Le mâle a une
calotte rouge (la femelle a la calotte noire), des joues blanc sale, une moustache noire qui s'étend jusqu'en arrière de la joue et qui descend sur la poitrine, un manteau noir mais avec le bas du dos blanc pur (barré du noir pour la sous-espèce lifordi), les ailes barrées de blanc et noir (sans grande tache blanche sur les épaules), la poitrine blanc sale striée de stries noires et le bas-ventre rouge. Le bec est long.
Les cris du Pic à dos blanc sont semblables à ceux du Pic épeiche mais sont plus graves. Le chant est un tambourinage court en alternance avec des silences.
En vol, son allure est massive.
Le Pic à dos blanc est strictement sédentaire.
Au printemps, il creuse une cavité dans arbre sain (un hêtre généralement), et aucun matériau n'est déposé dans le fond de la cavité. La femelle y dépose une ponte anuelle unique de 3 à 5 oeufs. L'incubation est effectuée par le couple pendant 2 semaines.
Le Pic à dos blanc consomme essentiellement des insectes (coléoptères saproxyliques et xylophages) mais aussi des araignées, des graines et des fruits.
Habitat
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Vieille
hêtraie dans la forêt d'Iraty (Pyrénées), un habitat
idéal pour le Pic à dos blanc.
Source : www.aezkoa.net
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Ce pic bigarré est lié aux vieilles forêts de feuillues de moyenne montagne (surtout de 700 à 1400 m d'altitude dans les Pyrénées)
Dans les Pyrénées occidentales, la sous-espèce lifordi fréquentes les hêtraies pures et les hêtraies-spainières (à condition que le hêtre domine).
La présence
de nombreux arbres morts (sur pied ou au sol) est indispensable. Ce pic semble également préférer les terrains accidentés, en pente.
L'espèce est menacée par les dérangements et les modifications de son habitat. En effet, les arbres moribonds ou morts ont tendance à être éliminés par les gestionnaires forestiers.
Or le Pic à dos blanc en a besoin pour s’abriter, se reposer et surtout, élever sa progéniture. D’autre part, la diète de ce pic est principalement composée de larves et d’insectes qui se cachent dans l’écorce ou dans du bois mort en décomposition. Les vieilles forêts feuillues ont souvent été coupées et replantées en conifères. La productivité constituant le principal objectif, le grand ménage des vieilles forêts s’est traduit par l’élimination des arbres en mauvaise santé ou de piètre qualité, ces tiges étant souvent celles qui présentent les plus faibles croissances et le moins fort potentiel pour la transformation. On n’a conservé et favorisé que les arbres les plus vigoureux, ayant un potentiel économique élevé.
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