Publicité

Kite Optics

 (En savoir plus ?)

S'inscrire
Mot de passe oublié ?

Accueil > Magazine > Interviews > Jean-Philippe Siblet et les oiseaux d'Ouessant (Finistère)

Interviews

Retour à la liste des articles de Interviews

Jean-Philippe Siblet et les oiseaux d'Ouessant (Finistère)

Le président de l'ANO a répondu à nos questions sur l'étude et l'observation des oiseaux dans ce haut-lieu de l'ornithologie française.

| Validé par le comité de lecture

Partager
Translate

Jean-Philippe Siblet et les oiseaux d'Ouessant (Finistère)

Jean-Philippe Siblet, le président de l'Association Ornithologique d'Ouessant (ANO).
Source : ANO

L'île bretonne d'Ouessant est située dans le département du Finistère à vingt kilomètres du continent, auquel elle est reliée par bateau (ferries) et par avion. Elle mesure huit kilomètres de long et quatre de large. Elle est entourée de plusieurs îlots et rochers (île de Keller, Youc'h Korz, Kéréon, Nividic, Creac'h, Stiff...). La côte est escarpée, rocheuse et découpée, et les eaux qui baignent l'île sont d'une grande richesse (une colonie de Phoques gris est installée sur la côte nord et dans le petit archipel voisin de Molène). Les champs et les prairies sont peu nombreux et les landes occupent la plus grande partie de l'île. Les arbres sont rares et localisés dans les jardins abrités (par exemple à Lampaul, le bourg principal) ou dans les "stangs" (vallons humides).
Du fait de sa situation géographique particulière à la pointe du continent européen et à la convergence de plusieurs routes migratoires, l'île constitue un site privilégié pour l'observation des oiseaux migrateurs réguliers ou accidentels venus de Sibérie ou d'Amérique du Nord, en particulier en automne. Le Centre d'Études du Milieu d'Ouessant (CEMO) accueille d'ailleurs toute l'année des ornithologues et des observateurs amateurs. Ouessant est une réserve naturelle de la biosphère et fait partie du parc naturel régional d'Armorique et du parc naturel marin d’Iroise.
L'Association Ornithologique d'Ouessant (ANO) a pour vocation de collecter, de synthétiser et de valoriser les données faunistiques et floristiques de l'île et de celle de Molène afin de contribuer à une meilleure connaissance de sa biodiversité et de justifier la mise en place d’actions de protection. Son président, Jean-Philippe Siblet, a répondu à nos questions sur l'observation et l'étude des oiseaux d'Ouessant.

Abstract

The French island of Ouessant is situated in the Finistere department (Brittany), at twenty kilometers west from mainland, to which it is connected by boat (ferry) and by plane. It is eight kilometers long and four kilometers wide. It is surrounded by several islets and rocks (Keller Island, Youc'h Korz, Kéréon, Nividic, Créac'h, Stiff ...). Its coast is rugged and rocky. The waters surrounding the island are of great interest, and a colony of gray seals is settled on the northern coast and in the nearby small Molène archipelago.
Fields and meadows are few and moors occupy the largest part of the island. Trees are rare and localized in sheltered gardens (eg in Lampaul, the main village) or in the "stangs" (humid valleys).
Due to its geographical location at the tip of the European continent and at the convergence of several flyways, the island is a privileged site for the observation of regular or accidental migratory birds coming from Siberia or North America, especially in autumn. The Centre d'Etudes du Milieu d'Ouessant (CEMO) hosts ornithologists and birders all year round. Ouessant is a natural biosphere reserve since 1988 and is part of the Armorique Regional Park and the Iroise Marine Park. The Association Ornithologique d'Ouessant (ANO) aims to collect and synthesize flora and fauna data of the island and Molene to contribute to a better knowledge of its biodiversity and to protect it. Its president, Jean-Philippe Siblet, answered our questions about the observation and study of the birds of Ouessant.

1. Pourquoi êtes-vous passionné par l'île d'Ouessant ? Quel est votre plus beau souvenir ornithologique sur l'île ?

Situation de l'île d'Ouessant (Finistère)

Situation de l'île d'Ouessant (Finistère).
Carte : Ornithomedia.com

Jean-Philippe Siblet : l’île d’Ouessant est un site mythique pour tous les amateurs d’oiseaux rares, car presque toutes les espèces d’Europe sont théoriquement observables. Mais rapidement, j’ai été envouté par l’atmosphère de cette île du bout du monde, bien au-delà de ses raretés ornithologiques. Les lumières y sont exceptionnelles et quand les éléments se déchaînent, on touche au sublime. Après plus de 400 jours passés sur l’île, il est pratiquement impossible de dégager un souvenir particulier qui se détacherait des autres, tant ils sont nombreux. Peut-être l’observation de mon premier Pouillot à grands sourcils (Phylloscopus inornatus) dans le vallon d’Arland lors de ma première visite sur l’île en octobre 1984.

2. Quels sont les principaux objectifs de l'Association Naturaliste d'Ouessant ?

Jean-Philippe Siblet : l’ANO a pour objectif de recréer une dynamique dans la collecte des informations ornithologiques et naturalistes sur l’île et de les porter à la connaissance du plus grand nombre à travers un site internet et la revue Natur Eussa. Nous souhaitons également contribuer à la préservation des richesses naturelles de l’île en nous impliquant dans les dispositifs de protection tels que le réseau Natura 2000. Par ailleurs, l’ANO a publié en 2015 le livre "Les oiseaux d’Ouessant" destiné à un large public (vendu par exemple à l'office de tourisme d'Ouessant).

3. Quels sont selon vous les meilleurs sites d'observation sur l’île d'Ouessant ?

Chevalier solitaire (Tringa solitaria)

Chevalier solitaire (Tringa solitaria), un limicole américain,  sur l'île d'Ouessant (Finistère) en octobre 2012.
Photographie : Marc Fasol

Jean-Philippe Siblet : ils sont nombreux ! Les vallons boisés, localement appelés "stangs", abritent les passereaux insectivores et parmi eux les raretés en provenance de Sibérie ou du continent américain. Les plus connus comme Arland, Cost ar Reun, ou encore Stang Meur (lire Visiter l'île d'Ouessant : bons coins et carte à imprimer) méritent une visite régulière mais attention, il est rare de s’y trouver seul aux bonnes périodes. Pour les amateurs d’oiseaux marins pélagiques, les abords du phare du Créac’h sont un des meilleurs sites d’observation. Mais en fonction de la direction des vents, les pointes de Kadoran, du Stiff ou de Porz Doun peuvent aussi être très intéressantes. Enfin, pour les limicoles, les grèves de Porz Doun et de Porz Coret sont certainement les meilleurs sites (lire Un Chevalier solitaire bien observé et photographié). Les réservoirs de l’intérieur sont aussi très bons lorsqu’ils sont vides, ce qui arrive rarement.

4. Septembre-novembre est sûrement la meilleure période pour observer les oiseaux sur Ouessant, mais un séjour au printemps ou en hiver vaut-il quand même le coup ?

Jean-Philippe Siblet : l’île est intéressante toute l'année. Même si la majeure partie des ornithologues s’y retrouvent en octobre et en novembre, les autres périodes de l’année peuvent réserver de belles surprises. Le printemps permet par exemple des observations étonnantes de Coucous gris (Cuculus canorus) qui sillonnent l’île en tous sens à la recherche de leurs "victimes". Et une rareté est toujours envisageable : le Canard noirâtre (Anas rubipres), le Roselin githagine (Bucanites githagineus) (lire Réflexions à propos d'un "afflux" de Roselins githagines en Europe en avril-mai 2005) et la Glaréole à collier (Glareola pratincola) ont ainsi été observés entre avril et juin.

5. Comment se porte le "tourisme ornithologique" sur l'île d'Ouessant ?

Jean-Philippe Siblet :  il y a de plus en plus d’observateurs sur l’île chaque année, ce dont certains se plaignent. On peut regretter que beaucoup d’entre eux viennent chercher "l’adrénaline" de la découverte d’une rareté alors qu’ils ne possèdent pas encore les bases de l’ornithologie. Il faut par ailleurs relativiser : en dehors de la période automnale, il est tout à fait possible d’être le seul porteur de jumelles sur l’île. Par ailleurs, le tourisme ornithologique reste tout à fait marginal par rapport au tourisme "classique" qui est également en pleine explosion en raison de la médiatisation d’Ouessant.

6. Quelles sont selon vous les meilleures solutions pour loger sur Ouessant durant le "pic" du tourisme ornithologique en octobre ? Le Centre d’Étude du Milieu d’Ouessant" (CEMO) accueille-t-il toujours des observateurs ?

Phare du Creac'h

Phare du Creac'h sur l'île d'Ouessant (Finistère).
Photographie : Folork / Wikimedia Commons

Jean-Philippe Siblet : le CEMO est toujours le centre névralgique pour les ornithologues ouessantins et c’est là où s’échangent le plus de données. C’est aussi un lieu stratégique, proche du phare du Créac’h et de buissons connus pour accueillir des migrateurs arrivés dans la nuit. Malheureusement, il devient de plus en plus difficile d’y trouver de la place aux bonnes périodes et beaucoup d’observateurs se replient vers des locations de "meublés" ou fréquentent l’auberge de jeunesse.

7. L'ANO travaille-t-elle avec le parc naturel régional d'Armorique ? Vous aide-t-il d’une façon ou d’une autre ?

Jean-Philippe Siblet :  nous avons de bonnes relations avec le parc naturel régional d’Armorique mais nous n’avons pas, pour l’instant, de partenariat spécifique.

8. La création du parc naturel marin d'Iroise a-t-elle ou va-t-elle changer quelque chose pour la faune d'Ouessant ?

Jean-Philippe Siblet : il faut le souhaiter car le parc naturel marin d’Iroise dispose de moyens humains et matériels importants. Il mène un travail important de sensibilisation des différents acteurs du territoire en essayant de faire émerger une véritable politique de gestion intégrée du territoire au sein de laquelle la biodiversité est au cœur des objectifs. Bien sûr la route sera longue et le parc est très jeune (il a été créé en 2007). Sur un territoire aussi vaste (3 500 km²) où les acteurs sont nombreux, il faut que chacun trouve sa place. Le parc doit trouver la sienne dans le respect des attributions, des rôles et de la légitimité de chacun. L’ANO souhaite devenir à terme un partenaire actif pour les actions de connaissance et de conservation.

9. Sur le site web de l’ANO, vous proposez aux visiteurs de saisir leurs observations : pourquoi n’utilisez-vous pas le site web Faune-bretagne.org ?

Jean-Philippe Siblet :  nous utilisons depuis l’origine l’interface Observado.org qui nous donne satisfaction. Elle est gratuite, y compris pour l’extraction des données. Elle est, de surcroît, utilisée par de nombreux observateurs étrangers (notamment belges et néerlandais).

Puffins des Baléares (Puffinus mauretanicus)

Puffins des Baléares (Puffinus mauretanicus) au large d'Ouessant (Finistère) en octobre 2014.
Photographie : Marc Fasol

10. La revue Natur Eussa paraît-elle toujours ? Si oui, quels sont les titres des prochains articles qui y figureront ?

Jean-Philippe Siblet :  cinq numéros de Natur Eussa ont été publiés, ce qui représente d’ores et déjà une "mine" d’informations extrêmement intéressante. Le numéro six doit être publié très prochainement et comprendra, outre la traditionnelle synthèse ornithologique, un article sur l’utilisation de la laisse de mer par les oiseaux et des notes sur les observations sur l’île du Goéland pontique (Larus cachinnans), du Harfang des neiges (Bubo scandiacus) ou encore du Bruant roux (Emberiza rutila) (voir une photo).

11. Quelles sont selon vous les grandes tendances de l'avifaune migratrice passant par Ouessant au printemps et en automne (diversité, périodes de passage, quantités...) ?

Jean-Philippe Siblet :  certaines espèces ont beaucoup décliné; c’est le cas par exemple du Bruant lapon (Calcarius lapponicus), qui s’observait par dizaines dans les années 1980, et qui est aujourd’hui très rare. D’autres au contraire deviennent de plus en plus communes, comme le Puffin des Baléares (Puffinus mauretanicus) (lire Identifier les Puffins des Anglais, yelkouan et des Baléares) : des centaines peuvent se regrouper autour de l’île. Donner une tendance globale serait hasardeux, et il faut prendre en compte l’augmentation exponentielle de la pression d’observation sur l'île qui peut engendrer des biais. Ouessant est certainement l’un des endroits de France ou la phénologie de la migration est la mieux suivie. Là encore, difficile de tirer des conclusions générales, mais il est clair que certaines espèces ont tendance à s’attarder de plus en plus sur l’île à l’automne voire même à y passer l’hiver tels que le Pouillot à grands sourcils.

12. Avez-vous constaté une augmentation du nombre de données de Pouillots à grands sourcils sur Ouessant en automne depuis une vingtaine d'années ? Quelles sont selon vous les hypothèses les plus probables expliquant l'augmentation du nombre de ces pouillots observés en Europe en automne ?

Pouillot à grands sourcils (Phylloscopus inornatus)

Pouillot à grands sourcils (Phylloscopus inornatus) sur l'île d'Ouessant (Finistère).
Photographie : Jean-Philippe Siblet

Jean-Philippe Siblet :  si l’on pouvait expliquer il y a encore quelques années encore, l’énorme augmentation des observations de Pouillots à grands sourcils à une pression d’observation accrue et à une meilleure connaissance des critères d’identification de l’espèce (notamment son cri caractéristique) (lire Identifier les pouillots sibériens), cette hypothèse n’est aujourd’hui plus possible. Le "PGS" (diminutif communément attribué à l’espèce) est clairement devenu beaucoup plus commun aujourd’hui qu’il y a quelques années. Il est assez clair qu’une partie de la population suit une voie de migration plus occidentale qu’auparavant, favorisant l’apparition d’oiseaux "égarés" à l’ouest de l’Europe (lire Le Pouillot à grands sourcils, futur visiteur hivernal de nos jardins ?). En déterminer les causes reste un défi passionnant mais pour l’instant non relevé, même si certains auteurs ont tenté d’apporter des explications qui apparaissent parfois peu convaincantes au regard des preuves apportées.

13- Quelles sont selon vous les grandes tendances de l'avifaune sur l’île depuis 30 ans ?

Jean-Philippe Siblet :  il est assez clair que ce sont les oiseaux des milieux ouverts qui  ont subi la plus forte régression, comme les pipits ou les bergeronnettes. La fermeture de l’île en raison de l’abandon des cultures vivrières explique en partie ce phénomène. Les Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) qui nichaient autrefois dans les falaises du Stiff ont déserté l’île, probablement en raison de la disparition de ses ressources alimentaires en lien avec le changement climatique.

14. Savez-vous comment se porte la population des Craves à bec rouge d'Ouessant ?

Craves à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax)

Craves à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax) sur l'île d'Ouessant (Finistère) en octobre 2012.
Photographie : Marc Fasol

Jean-Philippe Siblet :  selon le spécialiste de cette espèce, Christian Kerbiriou, la population de Craves à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax) sur Ouessant reste stable. Tous les sites potentiels de reproduction sont occupés. L’espèce cherche des secteurs très particuliers protégés du vent et des embruns pour y installer son nid. Et ces sites ne sont pas extrêmement nombreux sur Ouessant : ceci explique que la population n’augmente pas. Elle subit aussi des dérangements par les touristes lorsqu’elle s’alimente sur les pelouses littorales.

15. L'ANO organise des sorties ornithologiques en mer pour ses adhérents : quelle est la meilleure quinzaine de l'année pour y participer et pourquoi ?

Jean-Philippe Siblet : la meilleure période est certainement juillet- août. Et c’est aussi en été que les conditions de navigation au large d’Ouessant sont les plus favorables.

16. L'île d'Ouessant est-elle toujours le meilleur site de France pour observer le Puffin majeur ?

Jean-Philippe Siblet :  oui probablement. Lorsque les conditions sont bonnes, l’observation du Puffin majeur (Puffinus gravis) durant les mois d’août et de septembre est pratiquement garantie. Attention toutefois, une longue-vue est nécessaire !

17. Le Macareux moine pourrait-il nicher à nouveau sur l'île ?

Île de Keller (Finistère)

La baie de Calgrac'h sur l'île d'Ouessant et l'île Keller au fond à droite.
Photographie : Vuldendive / Wikimedia Commons

Jean-Philippe Siblet : deux ou trois couples de Macareux moines (Fratercula arctica) se reproduisent encore sur l’île de Keller située à quelques encablures au large de la côte nord. Malheureusement, cette petite population, la plus méridionale du monde, est au bord de l’extinction. La prédation par les rats et par les Goélands marins (Larus marinus) constitue certainement l’une des principales causes de ce déclin, mais tous les espoirs restent permis si des mesures de dératisation étaient rapidement prises.

18- Quelles sont les grandes menaces qui pèsent sur l'avifaune d'Ouessant ?

Jean-Philippe Siblet : la diminution des ressources alimentaires et la pollution sont certainement les plus grandes menaces qui pèsent sur les oiseaux marins. La dégradation des vallons boisés (stangs) constitue également un risque important (coupe de bois, dépôts de déchets, défrichements…). Enfin, le retour de l’agriculture observé depuis quelques années peut avoir des conséquences positives à court terme mais dramatiques à long terme si l'on applique sur l’île les mêmes recettes que sur le continent.

19. Molène est une petite île peu connue située entre Ouessant et le continent : a-t-elle vraiment un intérêt ornithologique pour l'observateur ?

Jean-Philippe Siblet : Molène possède un potentiel ornithologique tout à fait remarquable. Certes, l’île est petite, mais cela facilite la détection des oiseaux et rend le phénomène de la migration encore plus spectaculaire qu’à Ouessant. De grandes grèves se découvrent à marée basse et permettent à de nombreux limicoles de stationner, ce qui n’est pas possible à Ouessant. Depuis quelques années, des ornithologues fréquentent régulièrement l’île et ils ont montré qu’elle n’avait rien à envier à sa grande sœur : le Martinet des maisons (Apus affinis), le Viréo à œil rouge (Vireo olivaceus) ou encore le Pluvier dominicain (Pluvialis dominica) font partie des espèces déjà notées par les ornithologues qui ont osé prendre le risque de"rater" une rareté sur Ouessant. S’arrêter un ou deux jours à Molène avant de débarquer à Ouessant est certainement une chose à recommander.

Contact

Association Ornithologique d'Ouessant : http://ano-ouessant.com - La banque de données d'Ouessant : http://ouessant.observado.org/waarnemingen_all_wg3.php?groep=1

À lire aussi sur Ornithomedia.com

À lire sur le web

Ouvrages recommandés

Vos commentaires sur :
"Jean-Philippe Siblet et les oiseaux d'Ouessant (Finistère)"

Vous devez être identifié(e)/connecté(e) pour accéder à cette page ! Si vous êtes déjà inscrit(e), rentrez votre email et votre mot de passe dans la zone "S'identifier/Devenir membre ".

Vous devrez alors revenir sur l'article actuellement consulté pour pouvoir réagir dans la boite de commentaires.


Les Archives d'Ornithomedia.com

Pour 6 € pour 6 mois ou 10 € pour un an, consultez tous les articles parus
sur Ornithomedia.com depuis plus d'un an. Abonnez-vous !

Actualités : Brèves | Agenda | Spécial

Magazine : Études | Interviews | Analyses | Observer en France | Voyages |

Pratique : Débuter | Conseils | Équipement | Identification |

Communauté : Observations | Galerie | Forums | Blog

Achat & Vente : Boutique | Annonces

Découvrez chaque jour sur Ornithomedia.com, les dernières infos sur les oiseaux en France, en Europe et dans le monde : des conseils (reconnaître les oiseaux du jardin, fabriquer un nichoir, nourrir un oisillon) et des carnets de voyage ornithologiques dans les parcs et réserves naturelles, des observations et des photos d'oiseaux. Notre boutique propose également des jumelles, des longues-vues, des trépieds et des guides ornithos.



L'actualité sur l'observation des oiseaux sur notre page facebook   L'actualité sur l'observation des oiseaux sur notre compte Twitter   L'actualité sur l'observation des oiseaux sur notre page Google+   L'actualité ornithologique épinglée sur notre page Pinterest