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Nidification record de la Chouette de Tengmalm dans le Haut-Jura en 2017

Grâce à la fructification exceptionnelle des hêtres en 2016, au moins 76 jeunes se sont envolés en 2017 de part et d'autre de la frontière franco-suisse.

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Nidification record de la Chouette de Tengmalm dans le Haut-Jura en 2017

Jeunes Chouettes de Tengmalm (Aegolius funereus) nées dans le Jura suisse en 2017.
Photographie : Pierre-Alain Ravussin / GOBE

La Chouette de Tengmalm (Aegolius funereusest un petit rapace nocturne discret, aux mœurs crépusculaires et nocturnes, nichant dans les anciennes forêts de résineux et mixtes de montagne, de plateau et de plaine. Le développement des futaies et l’extension du Pic noir (Drycopous martius), grand pourvoyeur de cavités, ont favorisé cette espèce en France depuis une vingtaine d'années, une expansion confirmée par le réseau "Petites chouettes de montagne", réunissant des ornithologues, des naturalistes et des forestiers et créé en 2007. Sa population est toutefois fluctuante d'une année sur l'autre en fonction des effectifs de micromammifères.
La Chouette de Tengmalm niche dans le massif du Jura, de part et d'autre de la frontière franco-suisse : de nombreux nichoirs ont été posés depuis 33 ans par l'association GOBE (Groupe Ornithologique de Baulmes et Environs) dans le nord du canton de Vaud et dans le département français du Doubs (dans les communes de Jougne, Les Fourgs et Les Hôpitaux Neufs et Vieux) pour favoriser la nidification de l'espèce en palliant la pénurie locale d'arbres à cavités. Le contrôle de ces nichoirs, plus facile que l'inspection de cavités, permet un suivi complet de la reproduction (date de ponte, nombre d’œufs pondus, de jeunes à l’envol, baguage des poussins et parfois des adultes).
Le rapport de la saison 2017 a été publié en février 2018 : grâce à la fructification exceptionnelle des hêtres en 2016, qui a favorisé la reproduction des rongeurs, l'année dernière fut remarquable pour la nidification de la Chouette de Tengmalm dans la zone d'étude, avec au minimum 76 jeunes ayant quitté leur nid. L'association souligne par ailleurs les meilleurs résultats du côté français, grâce à une gestion sylvicole plus favorable, et les effets positifs du déplacement des nichoirs, qui a permis de réduire le taux de prédation par la Martre des pins (Martes martes).

Abstract

The Tengmalm's Owl Aegolius funereus is a small nocturnal bird of prey, breeding in coniferous and mixed forests. Favorable forest management and the extension of the Black Woodpecker have favored this species in France for twenty years, an expansion studied by the network "Petites chouettes de montagne" created in 2007. However, its population fluctuates from one year to the next depending on the population of rodents. The Tengmalm's Owl breeds in the Jura range, on both  French and Swiss sides, and numerous nesting boxes have been installed for 33 years by the GOBE (Groupe Ornithologique de Baulmes et Environs) association in the north of the canton of Vaud and in the French department of Doubs (in the communes of Jougne, Les Fourgs et Les Hôpitaux Neufs et Vieux). The control of these boxes allows a complete study of the breeding season.
The 2017 report was published in February 2018: thanks to the exceptional fructification of the beeches 2016, which favored the reproduction of rodents, 2017 was remarkable for the breeding of the Tengmalm's Owl in the study area, with at least 76 youngs that left their nest. The association also reports the best results on the French side, thanks to more favorable forest management, and the positive effects of nest box movements that have reduced the predation rate by the European Pine Marten.

La Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus)

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus)

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) adulte dans le Jura suisse.
Photographie : Pierre-Alain Ravussin

Longueur : 22 - 27 cm.

Envergure : 50 - 62 cm.

Description : l'adulte a une grosse tête, des disques faciaux gris clair bien marqués bordés de brun-noir et un front finement perlé de blanc. Les parties supérieures du corps sont brun-gris sombre grossièrement taché de blanc. Les parties inférieures sont grisâtres marquées de brun et de blanc. Le bec est jaune ivoire pâle. Les pattes, abondamment couvertes de plumes blanches, sont terminées par des griffes gris-noir. Les yeux sont jaune vif et cerclés de noir. Les deux sexes sont de coloration identique mais la femelle est un peu plus forte que le mâle.
Le juvénile est en grande partie chocolat foncé, avec les sourcils blancs et de petites taches blanches sur les côtés du bec, sur le menton, sur les épaules et sur les ailes.
Son vol est rectiligne.

Voix : le chant territorial est une série monotone de cinq à six "pou", entrecoupés de courtes pauses, pouvant durer de quelques minutes à quelques heures. 

Répartition en France et suivi

La Chouette de Tengmalm niche en Amérique du Nord et des Pyrénées à la Chine et à la Sibérie orientale. En France, la mise en place en 2007 par la Ligue pour la Protection des Oiseaux et l'Office National des Forêts (ONF) du réseau "Petites Chouettes de montagne" a permis de mieux connaître la répartition de cette espèce discrète : elle niche dans les Alpes, le Jura, le massif Central (lire Balades ornithologiques à partir du village de Cayres), la Bourgogne, les Vosges, le plaine d'Alsace, les Ardennes et les Pyrénées. Les prospections sont organisées entre la mi-février et la mi-avril : les volontaires parcourent les massifs forestiers, s'arrêtent tous les 500 mètres et écoutent.

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus)

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) adulte dans le Jura suisse.
Photographie : Pierre-Alain Ravussin

L’utilisation de la repasse (à l’aide d’une enceinte) peut être utile, mais la Chouette de Tengmalm ne répond pas aussi vivement que la Chevêchette d'Europe (Glaucidium passerinum) (lire La repasse et les oiseaux : utilisation, avantages, risques et conseils).
Une  autre  méthode  consiste  à  contrôler  les  cavités  favorables,  surtout  les  anciennes  loges  de  Pic  noir : le "grattage". Cette technique, qu'il faut utiliser avec prudence, consiste à imiter la venue d’un prédateur, notamment de la Martre des pins (Martes martes), en grattant  doucement l’écorce du tronc à l’aide d’un bout de bois ou d’un autre objet. Lorsqu’elle est dans la cavité, la chouette réagit aussitôt et vérifie s’il s’agit d’un prédateur qui monte à l’arbre ou d’un autre bruit.

Une espèce forestière nocturne et discrète

La Chouette de Tengmalm niche dans les forêts mixtes en plaine et en montagne, dans une cavité d’arbre, souvent dans une ancienne loge de Pic noir (Dryocopus martius) (lire Le Pic noir a une connaissance "intime" du bois enviée des forestiers). C'est un rapace essentiellement nocturne, avec deux pics d'activité, à la fin du crépuscule et tôt le matin avant l'aube. La période de chant s’étale en général du 15 février au 15 avril, avec toutefois des exceptions (en fonction de l’abondance des rongeurs et des conditions météorologiques), mais le mois le plus favorable pour repérer les chanteurs (et donc effectuer des comptages) est mars. Le chant est généralement émis la nuit, mais parfois aussi au crépuscule et même en plein jour.
La femelle pond de trois à six œufs en avril-mai dans une cavité et les couve pendant 26 à 29 jours. Elle chasse à l’affût de petits rongeurs en lisière de forêt et dans les clairières, et sa reproduction est liée à leur abondance : en cas de pullulation, les pontes sont précoces et bien fournies (plusieurs nids peuvent n'être espacés que de 100 mètres), et lorsque les rongeurs sont moins nombreux, la nidification est réduite.

La pose de nichoirs dans le Jura depuis 33 ans

La région d'étude se situe autour de Baulmes

La région d'étude du GOBE se situe autour de Baulmes, dans le canton de Vaud, et dans le département français du Doubs.
Carte : Ornithomedia.com

La Chouette de Tengmalm est une espèce caractéristique des hêtraies-sapinières et des hêtraies d’altitude du Jura, de part et d'autre de la frontière franco-suisse (lire Observer les oiseaux dans la forêt du Risoux). L'association suisse GOBE pose depuis 33 ans des nichoirs dans le nord du canton de Vaud et dans quelques communes du département français frontalier du Doubs pour compenser en partie le manque de cavités naturelles (lire Situation de la Chouette de Tengmalm dans la région de Baulmes en 2010 et 2011). Ils ont été conçus pour limiter la prédation par la Martre des pins. Leur contrôle permet un suivi complet de la reproduction (date de ponte, nombre d’oeufs pondus, de jeunes à l’envol, baguage des poussins et parfois des adultes). 

Une très bonne année 2017

Le rapport des activités de repérage des chanteurs et de contrôle des nichoirs et des cavités du printemps 2017 dans le nord du canton de Vaud (Suisse) et dans certaines communes du Doubs a été publié en février 2018. Suite à la forte production de faînes (fruits du hêtre) durant l’automne 2016, la saison fut remarquable : six cavités de Pics noirs et 14 nichoirs ont accueilli des nichées. Au minimum 76 jeunes se sont envolés (un nombre minimum car plusieurs cavités ont été contrôlées trop tardivement).
La date moyenne de ponte était le 27 mars, ce qui est très précoce, compte tenu par ailleurs des quatre nichées tardives (en mai) trouvées. En moyenne, 6,07 oeufs ont été pondus (seules cinq années sur les 33 de suivi ont été plus productives), et 5,38 jeunes se sont envolés par nichée réussie, soit le quatrième meilleur score depuis le début du programme de suivi.

Un nombre de nichées élevé

Figure 1

Figure 1- Nombre de nids en cavités (rouge) et en nichoirs (vert) de 1985 à 2016 dans la zone d'étude. A long terme, la diminution est bien perceptible et constante depuis plus de 15 ans, mais l’évolution des cinq dernières années est plutôt positive (cliquez sur l'image pour l'agrandir).
Source : GOBE

Avec 20 nids actifs, dont six dans des cavités de Pic noir, la saison 2017 a été plutôt favorable, mais moins que ce à quoi on aurait pu s’attendre étant donné les nombreux facteurs positifs, notamment la fructification des hêtres qui avait atteint un maximum en automne 2016. Toutes les conditions étaient réunies pour une reproduction record des micromammifères forestiers (campagnols) et donc une nidification exceptionnelle de la Chouette de Tengmalm. Si l’on observe attentivement la figure 1, on constate que l’érosion régulière du nombre de couples nicheurs depuis les années 1990 semble avoir été contenue cette année. Les premiers nids furent occupés très précocement, probablement avant la mi-février pour les premiers. Le contrôle des cavités a parfois été trop tardif et les premières nichées ont dû s’envoler avant le passage des bénévoles. La plupart des cavités ont aussi été visitées trop tardivement pour déterminer précisément les paramètres de la nidification. Si l’on ne tient compte que des nids pour lesquels la date de ponte a pu être déterminée, on obtient une moyenne précoce du 27 mars, malgré plusieurs secondes nichées en mai et une probable nichée de remplacement. Deux cavités naturelles sur les six contrôles ont échoué, dont une à cause d'une prédation de la Martre des pins. Deux nichoirs sur les 14 occupés ont échoué. Dans le premier cas, la femelle couvait un seul oeuf depuis plusieurs jours au moins : il s’agit de la seule ponte d'un oeuf unique découverte depuis le début du suivi, et elle a été abandonnée. Les jeunes de l’autre nidification ayant échoué ont été retrouvés morts à l’intérieur, prêts à l’envol, probablement car un ou les deux adultes nicheurs ont été tués.
Avec une ponte moyenne de 6,1 (nichoirs) et 5,38 (cavités) jeunes envolés par nid réussi, il s’agit tout de même de la quatrième meilleure année depuis 1985.

Une gestion forestière plus favorable du côté français

Figure 2

Figure 2- Nombre de nichoirs occupés par la Chouette de Tengmalm (orange) et non occupés (vert) durant la saison 2017. Les nichoirs installés en France ont un taux d’occupation de plus de 60 % alors que ceux installés en Suisse n’ont que 13 % d’occupation dans la région de Sainte-Croix et même de 8 % dans celle de Mauborget.
Source : GOBE

Le plus surprenant est la répartition de ces nids : le secteur de Mauborget (Suisse) en a abrité cinq, dont deux dans des cavités naturelles. Le secteur situé entre Sainte-Croix et Ballaigues (Suisse), incluant les nichoirs posés dans les communes françaises de Jougne, Les Fourgs et Les Hôpitaux Neufs et Vieux, en comptait 15 dont quatre dans des cavités. Mais, encore plus surprenant, les nichoirs installés en France ont eu un taux d’occupation de 61,5 % (8 nichoirs occupés sur 13 présents) alors que ceux installés en Suisse n’ont connu que des succès très mitigés, avec des taux d’occupation de 13 % (3 nichoirs sur 23) dans le secteur Sainte-Croix et même seulement de 8,3 % (3 nichoirs sur 36) pour le secteur de Mauborget. Ce constat est intéressant : pour essayer de comprendre cette évolution depuis 1996, les taux d’occupation des nichoirs installés dans les forêts françaises et suisses de part et d'autre de la frontière ont été comparés. L'analyse de la figure 2 montre la très grande variation du taux d’occupation des nichoirs d’une année sur l’autre, les très bonnes années (1996, 2000, 2005 ou 2010) devenant toutefois de plus en plus rares. On remarque également une assez bonne corrélation entre les deux secteurs comparés durant les premières années, jusqu’à 2008 : ce n’est qu’ensuite que la situation montre un taux d’occupation bien meilleur.
Ces deux secteurs se touchent et sont très semblables d'un point de vue climatique. Ils sont équipés de nichoirs du même type, contrôlés de la même manière et subissant les mêmes traitements, et leur densité est comparable. La seule différence notable semble résider dans la gestion sylvicole : les forêts de Jougne, des Hôpitaux-Neufs, des Hôpitaux-Vieux et des Fourgs sont exploitées en futaie jardinée, comme l'ont signalé Jean-François Veillet et Frédéric Langlois, les deux gardes de l’Office National des Forêts qui les gèrent. Cette méthode d’exploitation permet de conserver la structure de vieille futaie richement structurée L’exploitation est certes importante, mais le boisement conserve son aspect global, avec des arbres d'âges différents dans la plupart de ses secteurs. Par contre, en Suisse, le traitement a été radical : de vastes secteurs des massifs de la Limasse, de Sainte-Croix, de Lignerolle et de Ballaigues ont été coupés et les arbres sont donc jeunes. En outre, l’ouragan Lothar du 26 décembre 1999 avait créé de grandes trouées, en particulier dans la forêt de la Limasse à Baulmes. Ces éléments ont entraîné une modification profonde de l’aspect de vastes secteurs, et la structure de vieille futaie n'a subsisté que sur une petite surface où se sont justement réfugiés les derniers couples de Chouettes de Tengmalm et de Chevêchettes d’Europe.

L'importance de la structure des vieilles forêts

Nichoir à Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus)

Nichoir à Chouettes de Tengmalm (Aegolius funereus) installé dans le Jura.
Source : GOBE

La stratification complexe des anciennes forêts est source de niches écologiques nombreuses et variées : on y trouve des arbres de 30 à 40 mètres de haut, qui fournissent un habitat qui devient rare lorsque la forêt est exploitée commercialement. Les essences sont variées : les hêtres (sources de cavités de nidification et de faînes essentielles au développement des micromammifères) se mêlent aux sapins et aux épicéas, indispensables à la Chouette de Tengmalm pour ses repos diurnes et pour échapper aux prédateurs (lire La Chouette de Tengmalm, la hulotte, la filière bois-énergie et l'Épicéa bleu). Quand ces forêts présentent des classes d’âges différentes et une certaine hétérogénéité spatiale, elles abritent les espèces les plus rares et les plus menacées du Haut-Jura. C’est le cas des forêts de Jougne, où nichent encore le Grand Tétras (Tetrao urogallus), la Bécasse des bois (Scolopax rusticola), la Gélinotte des bois (Tetrastes bonasia), la Chouette de Tengmalm et la Chevêchette d'Europe, des espèces dont la présence est le signe d’une biodiversité élevée et bien conservée. L’évolution récente des forêts du Jura suisse est inquiétante, d’autant qu'apparemment, les gestionnaires helvètes ne tiennent pas compte des recommandations des naturalistes. 

Les premiers effets positifs des déplacements des nichoirs

Quatorze nichoirs ont été déplacés ou nouvellement installés dans la zone d’étude durant l’automne 2016. Pratiquement l’ensemble des nichoirs a subi un déplacement entre 2014 et 2018. Cette opération a été initiée dans le but de diminuer la prédation due à la Martre des pins et d’augmenter l’attractivité des nichoirs. Un premier bilan de cette action sera publié en 2018 dans la revue française d’ornithologie Alauda. Les premiers résultats semblent prometteurs grâce à une prédation réduite : sur les 35 nidifications suivies entre 2015 et 2017, une seule a subi la prédation de la martre, suite à une défectuosité du système de toit basculant du nichoir. Sur les trois saisons, le taux d’occupation des nichoirs déplacés a été de 18,6 % (27 nichoirs sur 145) alors que celui des nichoirs laissés en place était de 6,6 % (7 cas sur 106 nichoirs). 

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