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Bilan de la saison de reproduction 2019 de la Chevêche d'Athéna dans l'ouest des Yvelines

Comme en 2018, le nombre de couples nicheurs a diminué mais le succès de leur reproduction a augmenté.

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Bilan de la saison de reproduction 2019 de la Chevêche d'Athéna dans l'ouest des Yvelines

Chevêche d'Athéna (Athene noctua) dans les Yvelines (France).
Photographie : Yves Lerat

La Chevêche d'Athéna (Athene noctua) est un rapace de petite taille (26 cm de long) et trapu, avec une tête aplatie, des yeux jaunes et des sourcils prononcés qui lui confèrent un air sévère. Elle vit dans des milieux ouverts variés comprenant des arbres et/ou de vieux bâtiments pour nicher (bocage, verger, forêt claire...). Son aire de répartition s'étend de l'Europe à la Chine, et elle a été introduite en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni.
En France, sa population est supérieure à 10 000 couples distribués de façon discontinue, mais ses effectifs sont en déclin à cause de l'intensification de l'agriculture (utilisation de pesticides, destruction des haies, suppression des vieux bâtiments...), de l'urbanisation et de l'augmentation du trafic routier. Cette tendance négative s'observe également en Île-de-France : de 1 000 couples en 1950, la population est passée à 400 couples au début des années 1990, et ce déclin continue. L'ouest des Yvelines, qui est resté en grande partie rural, est l'un des derniers bastions de la Chevêche d'Athéna dans la région parisienne. Afin de tenter d'empêcher sa disparition dans ce département et si possible d'inverser la tendance, l'association ATENA 78 effectue depuis les années 1990 un suivi de la population de cette espèce et installe des nichoirs. Elle publie chaque année les résultats de ses actions. Son président Dominique Robert nous a transmis le bilan de la saison 2019, qui a été contradictoire, comme celle de 2018 : un bon succès de reproduction (2,83 jeunes à l'envol par nid), mais une baisse du nombre de couples nicheurs.

Abstract

The Little Owl (Athene noctua) is a small (26 cm long) and stubby bird of prey, with a flattened head, yellow eyes and pronounced eyebrows that give it a severe look. It lives in varied open spaces with scattered trees and/or with old buildings. Its range extends from Europe to China, and has been introduced in New Zealand and the United Kingdom. In France, more than 10,000 pairs breed discontinuously, but this number is declining because of the intensification of agriculture (use of pesticides, destruction of hedges, removal of old buildings ...), urbanization and increased road traffic.
This negative trend is also observed in Île-de-France region (around Paris): from 1 000 pairs in 1950, the population numbered 300 to 400 pairs in the early 1990s, and this negative trend continues. The west of the Yvelines department, which has remained largely rural, is one of the last bastions of the Athena's Owl in the Paris region. In an attempt to prevent its disappearance in this department and if possible to reverse the trend, the ATENA 78 association carries out since the 1990s a survey of the population of this species and installs nest-boxes. It publishes each year the results of its actions. Its president Dominique Robert sent us the report of the 2019 breeding season, which was contradictory, like in 2018: a good breeding success (2.83 fledglings per nest), but a decrease in the number of breeding pairs.

Étudier la Chevêche d'Athéna dans l'ouest des Yvelines

La zone d'étude de la Chevêche d'Athena dans l'ouest des Yvelines

La zone d'étude (en rouge) de la Chevêche d'Athéna (Athene noctua) dans l'ouest du département des Yvelines (France).
Source : ATENA 78

En Île-de-France, la Chevêche d'Athéna (Athena noctua) est étroitement associée aux zones ouvertes de prairies où elle chasse des micromammifères et des insectes. Même si son domaine vital peut être très restreint (30 hectares en moyenne), elle requiert une mosaïque de milieux dont la structure et l’organisation lui permettent d’assurer sa subsistance. Du fait de cet ensemble d’exigences écologiques, elle constitue un excellent indicateur de l’évolution des zones rurales.
L'ouest du département des Yvelines est l'un des derniers bastions de l'espèce dans la région parisienne, mais sa situation y est fragile. Depuis les années 1990, l'association ATENA 78 étudie cette espèce dans 76 communes pour connaître le  nombre d'individus et de couples reproducteurs, leur répartition et leurs exigences écologiques.
Au cours de la phase prénuptiale (mars-avril), les membres effectuent un inventaire de la population locale à l'aide de la technique de la repasse (lire La repasse et les oiseaux : utilisation, avantages, risques et conseils). En effet, la Chevêche d'Athéna est une espèce "territoriale": les mâles en particulier produisent des signaux sonores (chants ou cris) pour défendre leur territoire à l'égard de mâles voisins ou étrangers. La méthode consiste donc à utiliser un magnétophone et à émettre le chant enregistré d'un mâle avec une enceinte, pour provoquer et faire réagir un éventuel mâle résident. Dès que la réponse est entendue, le magnétophone est stoppé, pour ne pas stresser et déranger inutilement l'oiseau sur son domaine.
Cet inventaire a permis de constater que la distribution spatiale de la Chevêche d'Athéna était très hétérogène : certaines communes accueillent plusieurs couples, alors que les territoires voisins sont désertés. On note ainsi des regroupements sur une même commune, comme si cette espèce pourtant territoriale tolérait, voire recherchait, la proximité de voisins situés à portée de voix (à moins de 500 mètres). 

Habitat

Habitat de la Chevêche d'Athéna (Athene noctua) : un ancien verger à Civry-la-Forêt (Yvelines).  
Photographie : Ornithomedia.com

Pour se reproduire, la Chevêche d'Athéna a besoin de cavités : vieux fruitiers et vieux saules têtards, ou bien trous dans les murs et sous les toitures de bâtiments ruraux anciens. La pénurie de cavités est devenue un facteur limitant et même un facteur de régression des populations des Chevêches d'Athéna, et c'est la raison pour laquelle la fabrication et la pose de nichoirs constituent l'autre axe principal d'intervention d'ATENA 78 en faveur de l'espèce : ils permettent de compenser partiellement la diminution des sites de nidification disponibles, et ils sont un moyen privilégié pour étudier la reproduction et la dynamique de la population (nombres d'œufs et de poussins, pourcentage de jeunes à l'envol, suivi d'une année sur l'autre...). 
Dans chaque territoire, deux nichoirs sont installés car ils remplissent des fonctions complémentaires : couvaison assurée par la femelle, refuge séparé pour le mâle et stockage de nourriture. Installer deux nichoirs constitue aussi une sécurité en cas de problème (branche qui casse, arbre qui tombe, intrusion d’hyménoptères...).
L'association ATENA 78 intervient enfin dans la conservation et la restauration du milieu naturel de la Chevêche d'Athéna par l'entretien de saules têtards et la plantation de boutures.

Les nichoirs utilisés

Nichoir à Chevêche d'Athéna (Athene noctua)

Nichoir à Chevêche d'Athéna (Athene noctua) posé par l'association ATENA 78 à Civry-la-Forêt (Yvelines). Notez le tube placé à l'entrée servant à empêcher les fouines (Martes foinade pénétrer dans le nichoir. 
Photographie : Ornithomedia.com

Le modèle de base de nichoir utilisé s'inspire d'une ruche transformée pour répondre aux besoins de la Chevêche d'Athéna : bois imputrescible (Pin douglas), toit en tôle galvanisée, système de ventilation intégré dans le plancher permettant d’assainir la litière (grille inox) et dispositif anti-fouines (Martes foina) à chicane rendant difficile l'intrusion de ce mustélidé. Il mesure 34 cm de large et sa hauteur est de 36 cm. Ce modèle est légèrement modifié pour pouvoir être installé sous une toiture (suppression du toit en tôle galvanisée) ou le long d'un mur (entrée placée à l’opposé du mur). Il est fabriqué par un menuisier professionnel et son fils.
Un autre type de nichoir utilisé a été mis au point par l'association belge Noctua à partir de caisses en bois pour bouteilles de vin. Le modèle ordinaire est fabriqué à partir d’une seule caisse de douze bouteilles, remplacé par un nichoir double fait à partir de deux caisses dès qu'il est occupé pour donner plus de place aux poussins. Ces nichoirs du type "caisses à vin" ne coûtent pas cher et sont faciles à fabriquer, mais les parois sont assez fragiles, ils ne sont pas étanches, leur isolation est médiocre et ils ont une durée de vie de dix ans au maximum, même quand ils sont enduits de goudron bitumé.

Les contrôles des nichoirs

Le premier nichoir a été posé en 1995, mais ce n'est qu'en 2000 qu'un couple a niché dans l'un d'entre eux. En 1999, 30 nichoirs étaient en place, 76 en 2005 (21 occupés) et 158 en 2013 (52 occupés).
Les nichoirs sont contrôlés chaque année à partir du 20 mai, à la fin de la couvaison, l'idée étant de ne pas déranger une femelle sur ses œufs et d'attendre la naissance des poussins, le risque d'abandon étant alors très limité. Ce premier contrôle de l'année a pour but de vérifier si le nichoir est occupé et d'apprécier le stade de la reproduction en cours, de noter la présence possible de la femelle, le nombre de poussins, éventuellement, le nombre d'œufs encore non éclos et l'état des réserves de nourriture.

Chevêche d'Athéna (Athene noctua) dans un nichoir

Chevêche d'Athéna (Athene noctua) dans un nichoir.
Photographie : D. Robert

La Chevêche d'Athéna est une espèce étonnamment calme si l'approche et l'ouverture du nichoir se font délicatement : la femelle reste alors le plus souvent en place, très calmement et continue à couver ses œufs ou réchauffer ses poussins, ou tout simplement à se reposer.
La trappe du nichoir est entre-ouverte avec précaution, et une évaluation visuelle du stade de la reproduction est effectuée pour programmer une seconde visite. Si la femelle est sur ses œufs, la porte est refermée, et un autre passage sera nécessaire une semaine plus tard. Si les poussins sont couverts de leur duvet gris, la femelle est baguée ou le numéro de sa bague est contrôlé.
Une deuxième visite est programmée lorsque les pullis (ou poussins) sont âgés de 20 à 25 jours (la troisième rémige primaire est mesurée pour évaluer l'âge du petit) pour les peser et les baguer. La litière du nichoir est renouvelée (copeaux de bois dépoussiéré pour chevaux), afin d'assurer de meilleures conditions d'hygiène. L'ancienne litière fait l'objet d'un tri minutieux, pour rechercher les éventuels œufs non éclos, ainsi que les restes de proies pour identification.
La troisième visite intervient lorsque les pullis sont âgés de 30 à 35 jours : elle a comme objectif d'évaluer la situation de la nichée juste avant l'envol afin d'évaluer le succès de la reproduction. Lorsqu'il y a au moins quatre pullis, un deuxième nettoyage peut être effectué afin que les poussins ne soient pas poussés à quitter trop précocement un nichoir trop sale.
Par exemple, entre 2006 et 2010, le nombre moyen d'œufs par ponte était compris entre 3,56 et 4,33, le nombre de poussins nés par nichée était compris entre 2,96 et 3,69, et le nombre de jeunes à l'envol était compris entre 1,84 et 2,89.

La pose de ruchettes préventives

Essaim d'abeilles

Essaim d'abeilles collé sous un nichoir de Chevêches d'Athéna (Athene noctua) dans les Yvelines.
Photographie : ATENA 78

L'Abeille domestique (Apis mellifera) assure par essaimage le renouvellement de l’espèce et le brassage génétique : une partie de la colonie quitte la ruche avec la vieille reine et va s’installer dans un nouveau gîte : un trou dans un mur, une cheminée, le dessous d’une toiture, un arbre creux... Ou un nichoir à chevêches. Si au moment de son installation, une femelle couvait ou réchauffait ses poussins en bas âge, la nichée est perdue. Le premier cas remonte à 2009, et l’année 2017 a été particulièrement "sévère", avec six nichées perdues. Dès 2014, l'association ATENA 78 a mis en place une parade en installant systématiquement une ruchette à proximité immédiate du nichoir, sur le site où ce type de problème s'est produit. Les ruchettes sont placées à quelques mètres du nichoir, parfois dans le même arbre et à la même hauteur.
En 2018, de vieux cadres odorants, certains sentant le miel, échangés avec des apiculteurs contre des cadres neufs cirés, ont été placés dans ces ruchettes pour améliorer leur attractivité pour les abeilles.
Une seule nichée a été perdue en 2018 et aucune en 2019 : cette technique semble donc fonctionner, mais elle est "coûteuse" en moyens financiers et humains. Trente ruchettes ont dû être installées pour équiper tous les sites "sensibles". Elles sont mises en place dès la mi-avril et retirées après l’envol des poussins et avant l’infestation par la Fausse Teigne (Galleria mellonella), un papillon de nuit dont les larves mangent la cire des cadres.

Le bilan de la saison de reproduction de 2019 dans l'ouest des Yvelines

Comme chaque année depuis 2000, l'association ATENA 78 a procédé en 2019 à l’étude de la reproduction de la Chevêche d’Athéna dans l’ouest des Yvelines, à partir de l’échantillon de population installé dans ses nichoirs. En 2018, la reproduction avait été "chaotique et contradictoire", et cela a aussi été le cas cette année. Pour la seconde saison consécutive, le nombre de couples reproducteurs a diminué : 57 couples ont niché en 2019, contre 61 en 2018. La baisse avait déjà été de 13 couples entre 2017 et 2018. La perte cumulée est donc de 25 couples (- 40 %) par rapport aux 63 recensés en 2017. Une telle baisse n'avait pas été constatée dans le passé, et ces couples disparus ne se sont pas reproduits ailleurs a priori. Les arrivées de nouveaux couples (onze en 2018 et six en 2019) ont heureusement permis de compenser partiellement les baisses.
Paradoxalement, grâce à une très faible mortalité des juvéniles, les couples qui ont pu se reproduire ont connu un très bon succès de reproduction en 2019, avec 2,83 jeunes à l’envol, un chiffre au-dessus de la moyenne de 2,53 établie durant les 14 dernières années (n = 626 couples nicheurs).
Comme en 2018 (2,63 jeunes à l’envol), le succès de la reproduction a donc été bon cette année, après trois mauvaises années (2015 à 2017), mais le nombre de couples nicheurs a encore baissé, un mauvais résultat qui pourrait être une conséquence des mauvaises années antérieures. Il faudrait donc savoir si cette régression locale reflète une situation plus globale.

Quelques chiffres de la saison 2019

  • Nichoir à Chevêche d'Athéna (Athene noctua)

    Nichoir à Chevêche d'Athéna (Athene noctua) posé par l'association ATENA 78 sur un vieux saule près de Civry-la-Forêt (Yvelines).  
    Photographie : Ornithomedia.com
    Nombre de nichoirs installés : 418 (en août 2019) répartis dans 246 sites différents et 77 communes, contre 413 en 2018, 372 en 2017, 340 en 2016, 301 en 2014, 260 en 2012, 229 en 2010, 185 en 2008 et 131 en 2006.
  • Nombre de couples suivis : 57 couples dont les pontes ont été suivies (61 en 2018). Trois couples n'ont pas été pris en compte pour cause de syngénophagie (consommation des poussins par les adultes), un comportement certainement dû au stress suite à l’ouverture du nichoir par un ornithologue. 
  • Nombre d’œufs pondus : 209 (3,67 œufs par ponte, contre 3,64 œufs par ponte en 2018). Comme en 2018, le nombre d’œufs par couple a été inférieur à la moyenne des pontes en Île-de-France.
  • Pontes abandonnées : cinq (cinq également en 2018), soit "seulement" 21 œufs perdus. Aucune intrusion d’essaims d’abeilles au cours de la couvaison n'a été constatée, grâce à l'installation de ruchettes préventives à proximité des nichoirs, qui ont capté 13 essaims sur 15. Aucune prédation par des Fouines n'a été notée, mais des traces de dents ont été notées à une entrée et une ponte de cinq œufs finalement abandonnée pourrait s’expliquer par un dérangement répété dû à ce prédateur, qui n’a cependant pas réussi à rentrer dans le nichoir. 
  • Nombre de poussins à la naissance pour la totalité des couples nicheurs : 173 (3,09 poussins par couples en 2019, contre 2,95 en 2018). Le nombre moyen de poussins à la naissance produit par couple nicheur (3,09) se situe juste au niveau de la moyenne sur 14 ans, et le taux d’éclosion par rapport au nombre d’œufs pondus a été légèrement supérieur à la moyenne.
  • Date moyenne d'éclosion : 12-13 mai (19 mai en 2018). 
  • Nombre de nichées perdues à cause de la mort des adultes (lire Limiter les noyades de rapaces nocturnes dans les bassines, les baignoires et les abreuvoirs), d'intrusions d'abeilles, de prédation, d'empoisonnement, de syngénophagie (ou cannibalisme) ou de manque de nourriture : huit (six en 2018).
  • Mortalité en cours d’élevage dans les nichées ayant produit des poussins : 9 poussins sur 157 (aucun en 2018). La mortalité juvénile en cours de croissance a encore été très faible cette année. 
  • Bilan de la reproduction (nombre de jeunes par couple nicheur) : 2,83 (2,63 en 2018).
  • Nombre de jeunes par nichée réussie (ayant produit des jeunes) : 3,12 (2,88 en 2018).

Diminution du nombre de couples nicheurs en 2018 et 2019

Sur les 25 couples perdus en 2018 et 2019, six sites de nidification ont été probablement abandonnés (absence de réponse à la repasse), mais 19 étaient encore occupés : le mâle défendait donc le territoire quelques semaines avant la ponte, ce qui signifie normalement (mais pas obligatoirement) que la femelle était présente, même si elle ne se manifestait pas. Il est difficile de savoir si ces couples "disparus" ont niché ailleurs, mais aucun indice ne permet de le supposer. Comme chez l'Effraie des clochers (Tyto alba), il est en effet possible que certaines années, certains couples ne se reproduisent pas et sautent une année, lorsque les conditions alimentaires ne sont pas réunies avant la ponte ou pour une autre cause qu’il nous reste encore à découvrir. Étant donné la fidélité de la Chevêche d'Athéna à son site de nidification et la pénurie des cavités naturelles dans l'ouest des Yvelines dominé par l’agriculture intensive, il est probable que les couples concernés ne se sont pas reproduits. Il est difficile de prévoir si cette diminution du nombre de couples constatée deux années de suite est un phénomène durable, et si elle est représentative de l’ensemble de la population de la région parisienne (près de 300 couples).

Un bon succès de la reproduction en 2018 et 2019

Chevêche d'Athéna (Athene noctua)  ayant tué un Campagnol des champs

Chevêche d'Athéna (Athene noctua) ayant tué un Campagnol des champs (Microtus arvalis) dans les Yvelines.  
Photographie : Fabrice Simon

Comme en 2018, la très faible mortalité des juvéniles lors de la saison 2019 explique le très bon bilan de la reproduction. Le record a été battu, avec 157 jeunes recensés au moment du baguage (âgés d'environ 25 jours). 153 jeunes ont quitté les nichoirs, soit 2,83 jeunes à l’envol par couple nicheur : ce résultat positif confirme la remontée de la reproduction après les très mauvaises années 2015, 2016 et 2017.
Alors que la saison de reproduction avait mal démarré (12 couples n'étaient alors pas en état de se reproduire), l’année 2019 a connu, comme en 2018, un renversement de tendance grâce à une très faible mortalité juvénile, la plus basse jamais connue jusqu’ici (5,4%, comparée à la moyenne de 17,7% pendant 14 ans). Les adultes ont remarquablement mené leurs nichées à terme. Au final, le nombre de jeunes au moment du baguage (157) était le plus important constaté depuis 2000.
À la sortie de l’hiver 2018-2019, les populations de Campagnols des champs (Microtus arvalisn’avaient pas encore reconstitué leurs effectifs, suite aux inondations prolongées de 2018 qui avaient noyé leurs galeries, mais grâce à un printemps 2019 favorable, la population de campagnols a fortement remonté. 

Conclusion

Après trois mauvaises années consécutives entre 2015 et 2017, la population nicheuse de Chevêches d’Athéna de l'ouest des Yvelines a confirmé en 2019 sa remontée de 2018 (2,63 jeunes à l’envol) et elle l'a même consolidée, avec 2,83 jeunes à l’envol. Toutefois, la disparition cette année de 12 couples (et de 25 couples sur deux ans) se reproduisant dans des nichoirs reste énigmatique et inquiétante. Ce bilan chaotique et contradictoire laisse plusieurs questions en suspens.

Contact

Association ATENA 78 - Courriel : atena.yvelines@orange.fr  - Site web : www.terroir-nature78.org

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Chevêche d'Athéna (Athene noctua)

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Source

    Dominique Robert (2019). Reproduction en nichoirs : bilan 2019. ATENA 78. www.terroir-nature78.org/telechargement/index.html

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