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Les oiseaux
Un endroit unique
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La
forêt andine nébuleuse d'Ampay abrite des espèces menacées
et très peu étudiée
Photo : Marie Forget |
Le sanctuaire d'Ampay est
un endroit magique pour l'ornithologue: plus de 150 espèces y ont été
recensées, mais ce chiffre est très probablement sous-estimé
car une bonne partie de la zone est isolée et accessible à pied
uniquement. En outre, pendant la saison des pluies, la zone devient très
difficilement praticable : donc pratiquement trois mois par an, aucun suivi n'est
réalisé. Cependant les grands ornithologues qui ont années
après années établis la liste des espèces présentes
sont d'une qualité indéniable, de plus certaines espèces
présentes sur la liste sont des spécialistes du Polylepis, celui-ci
a aujourd'hui disparu de la réserve, révélant les manques
dans la protection de la nature au Pérou car pour l'avenir du pays cette
dernière espèce est d'une importance capitale. Le sanctuaire national
de l'Ampay accueille plus de vingt espèces endémiques au Pérou
et une dont la répartition se limite uniquement à la réserve
! C'est le cas du Synallaxe de Coursen (Synallaxis courseni).La
présence de cette espèce endémique au site est la conséquence
du fort caractère insulaire de cette réserve.
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Le
sanctuaire d'Ampay accueille près de 25 espèces de colibris, dont
leColibri à ailes saphir (Pterophanes cyanopterus), photo prise à
3850m d'altitude
Photo : Valère Claverie |
Ampay, c'est aussi l'un
des trois sites d'Amérique du Sud avec la plus grande variété
de colibris (plus de 25 espèces).
De nombreux passereaux ne sont representés que par 400 ou 500 individus,
notamment dans la forêt à Podocarpus et dans les bosquets de Polylepis
proche de la réserve.
Quatre espèces d'oiseaux observées ne sont pas encore décrites
(une publication est en cours pour l'une d'entre elle) : Leucipus sp. (Trochilidés),
Schizoeca sp. (Furnaridés), observéé par Valère pendant
son séjour avec un ornithologue péruvien, Grallaria sp. (Formicariidés)
et Scytalopus sp. (Rhinocryptidés) observé à Runtacocha.
Il reste donc beaucoup de travail à réaliser, mais aucun nouveau
projet d'étude n'est en cours. Pourtant, des mesures urgentes de conservation
doivent être prises pour empêcher toute une série de disparitions
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Métallure
émeraude (Metallura tyrianthina)
Photo : Valère Claverie |
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Colibri
à petit bec (Ramphomicron microrhynchum) femelle
Photo : Valère Claverie |
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Colibri
Anaïs (Colibri coruscans) très commun mais à toujours difficile à observer
quand il houspille quelque-chose
Photo : Valère Claverie |
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Phrygile de Gay ou Bruant des Cordillères (Phrygilius gayi)
Photo : Valère Claverie |
Les patches de Polylepis
de Runtacocha
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Un
Polylepis
Photo : Valère Claverie |
Le Polylepis reste un arbre
mystérieux au Pérou et en Bolivie. Il est considéré
par certains auteurs comme la couverture originelle des hautes andes entre 4000
5000 d'altitude, une zone qui couvre une surface considérable dans les
Andes (l'on passe les 5000 mètres en bus !)
Aujourd'hui cette forêt est réduite à l'état de reliquats
(patches de 2 à 3 ectares pour Runtacocha) couvrant moins de 2% de la couverture
que les conditions climato-écologiques pourraient le permettre.
Jon Fjeldsa, l'auteur du fabuleux Birds of the High Andes, s'est beaucoup intéressé
à cette essence, il a proposé une classification des différentes
espèces du genre et a profondément analysé les enjeux de
la protection et du développement de ces forêt pour un retour vers
un équilibre paysager géré par les communauté andines.
Les Andes sont en effet un triste exemple de la dégradation que l'homme
peut imposer à sont milieux. Ces forêts avaient subies une grande
régression au cours des différentes civilisations préhispanique
mais la conquête espagnole et l'application des méthodes agricoles
importées d'Europe semble avoir été la pire des choses qui
pouvaient leur arriver. La création de grandes exploitations sur les terres
les plus riches a rapidement amené le peuple andin à exploiter des
hautes terres où la pression étaient auparavant très faible.
Le pâturage par des animaux inexistants auparavant et amenés d'Europe
couplé au méthodes de cultures sur brûlis ont interdit toute
régénération des forêts de Polylepis.
Ces écosystèmes sont en danger critique et le statut de nombreux
passereaux qui en sont spécialistes laisse présager le pire, beaucoup
ont aujourd'hui un effectif qui dépasse rarement les 200 couples au monde
(Kalinowski's Tinamou, Royal Cinclodes, Ash-breasted Tit-tyrant, White-browed
Tit-spinetai, Giant conebill
).Le
site de Runtacocha est donc un site privilégié, avec le fameuse
Abra Malaga pour observer ces reliquats. Il se situe à environ deux heures
d'Abancay, service spécial indispensable car si une route est présente,
elle ne mène que à un lac réservoir d'eau pour la ville d'Abancay
et seul les ingénieurs y monte régulièrement. Le premier
patch se situe en bordure de la fin de la route (lire l'Apurimac trip report,
"Bosque Ampay and the Runtacocha Polylepis patches" de Pete Hosner,
disponible sur le site web Birding
Peru).
Au départ d'Abançay
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Marché
à Abançay
Photo : Valère Claverie |
Un aperçu de la
richesse d'Ampay nous est donné par un rapport rédigé par
Pete Hosner sur le site web Birding
Peru en novembre 2004 et que nous vous résumons ici. Lui et trois autres
observateurs ont parcouru la forêt d'Ampay et les bois à Polylepis
de Runtacocha en novembre 2004.
Abancay capital du département de l'Apurimac est une assez grande ville,
avec toutes les facilités d'hébergement pour le voyageur. L' Hotel
Arenas par exemple a un bon rapport qualité/prix. Le prix d'une chambre
avec eau chaude est de 6 dollars pour une personne, de 3 dollars si vous choisissez
une salle de bains commune. Les restaurants sont nombreux, proposant les spécialités
locales : polleria et chifa. Les épiceries sont aussi faciles à
trouver.
A Abançay, une visite
le long de la rivière qui traverse la ville vous permettra de chercher
le Colibri grivelé (Taphrospilus hypostictus) dans les agaves, mais aussi
la Moucherolle des aulnes (Empidonax alnorum) et d'autres migrateurs.
Au niveau du vieux pont sur le Rio Pachachaca, à environ 15-20 minutes
en taxi d'Abancay, l'étonnante Merganette des torrents (Merganetta armata)
est à chercher dans les rapides (de force 5). Mais elle n'est pas si facile
à repérer.
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Station
biologique d'Ampay, où l'on peut loger
Photo : Valère Claverie |
Pour se rendre l'Estacion
Ecologia d'Ampay à partir de la ville, il est possible de prendre un taxi
(5 dollars).
La station possède deux lits et l'on peut utiliser la cuisine équipée
d'un petit fourneau. Si vous avez votre propre véhicule, il est assez compliqué
de se rendre au Bosque Ampay car les indications sont très rares et les
routes nombreuses. Toutefois, tout le monde connaît la forêt dans
le coin et de nombreuses personnes pourront vous indiquer le chemin.
Autour de la station
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La
mandibule jaune, un critère interresant chez un jeune de Tohi de Forbes
(espèce classée menacée)
Photo : Valère Claverie |
La végétation
autour et au-dessus de la station biologique est constituée de buissons
secs. Mais elle est plus dense le long des cours d'eau. La pente est raide vers
la forêt de Podocarpus, mais assez facile. Pour arriver à la lisière
du bois, il faut compter environ une demi-heure, en comptant quelques arrêts
pour les oiseaux. Le Synallaxe de Coursen (Synallaxis courseni) est commun dans
les buissons, le Cardinal à dos noir (Pheucticus aureoventris) est abondant,
l'espèce non décrite Schizoeca sp. peut être entendue, tandis
que le Tohi de Forbse (Atlapetes forbesi), Nothoprocta taczanowskii (pas encore
de nom français) et le Colibri grivelé sont plus rares.
Dans la forêt de Podocarpus
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Colibri
de Lafresnaye (Lafresnaya lafresnayi) mâle
Photo : Valère Claverie |
La forêt
de Podocarpus se situe principalement entre 3100 et 3600 mètres d'altitude,
et au-dessus s'étend une zone buissonneuse humide devenant de plus en plus
ouverte jusqu'à 4100m, où apparaît la puna (prairie d'altitude).
Il y a de nombreux chemins qui mènent à la forêt. L'activité
des oiseaux est généralement faible, excepté en lisière.
Les oiseaux se déplacent en bandes mixtes, composées par exemple
du superbe et rare Pic de Rivoli (Piculus rivolii), de l'Anabasitte perlée
(Margarornis squamiger), du Tyranneau à croupion fauve (Phyllomyias uropygialis)
(peu commun), à gorge blanche (Mecocerculus leucophrys) et à sourcils
blancs (M. stictopterus), de l'Élénie de Pallatanga (Elaenia pallatangae),
du Cotinga à huppe rouge (Ampelion rubrocristata), du Tête-de-peluche
couronné (Catamblyrhynchus diadema), du Conirostre cendré (Conirostrum
cinereum) et du Percefleur à gorge noire (Diglossa brunneiventris).
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Merle
géant (Turdus fuscater)
Photo : Valère Claverie |
La Grallaire
ondée (Grallaria squamigera) est plus facile à entendre qu'à
voir. Le Pitajo à poitrine rousse (Ochthoeca rufipectoralis) et le Tohi
de Forbes sont aussi présents. En outre, de grandes bandes de Patagieonas
fasciata, de Conures mitrées (Aratinga mitrata) et de Touis d'Orbigny (Bolborhynchus
orbygnesius) survolent régulièrement le bois. Myairchus tuberculifer
est nicheur, et l'Élénie obscure (Elaenia obscura) vit en lisière
de clairière.
En soirée, les Grallaires (Pittasoma sp.) et des rapaces nocturnes comme
les Chevêchettes (Glaucidium sp.) et la Chouette fasciée (Strix albitarsus),
mais aussi l'Engoulevent à miroir (Caprimulgus longirostris) chantent dans
la forêt à Podocarpus.
Au dessus de la forêt
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Colibri
à petit bec (Ramphomicron microrhynchum) :
un mâle de 8 cm !
Photo : Valère Claverie |
A environ 3
600 m d'altitude s'étend une zone de transition entre la forêt et
des buissons humides très riches d'un point de vue ornithologique : le
Colibri à petit bec (Ramphomicron microrhynchum) est assez facile à
voir. La famille est aussi représentée par le Colibri étincelant
(Aglaeactis cupripennis) et le Colibri de Castelneau (Aglaeactis castelnaudii).
Sont présents aussi la Grive à dos olive (Catharus ustulatus) (rare
et surprenante dans ce milieu : migratrice ?), le superbe Tangara à ventre
rouge (Anisognathus igniventris) et Delothaupis castaneoventris. Schizoeca sp.
et Scytallopus sp. sont plus communs dans ce milieu que dans la forêt. Le
Synallaxe de Coursen atteint ici sa limite altitudinale.
Jusqu'au Lago Uspacocha, la zone est herbeuse et pauvre en oiseaux, et peut être
visitée facilement. Le Colibri à petit bec est toutefois présent,
ainsi que des espèces communes comme le Conirostre cendré (Conirostrum
cinereum) et le Percefleur à gorge noire.
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Caracara
montagnard (Phalcoboenus megalopterus)
Photo : David Collin / toucantours.co.uk |
Le Condor des
Andes (Vultur gryphus) survole rarement la zone.
Près d'Uspacocha, les champs accueillent Agriornis montanus, le Cinclode
brun (Cinclodes fuscus), le Dormilon à front blanc (Muscisaxicola albifrons),
Muscisaxicola alpinus, la Moucherolle à gorge rayée (Myiotheretes
striaticollis), le Sicale à croupion jaune (Sicalis uropygialis) et le
Phrygile plébéien (Phrygilus plebejus).
Il y a également beaucoup de rapaces dans le secteur, dont la Buse aguia
(Geranoaetus melanoleucus), la Buse tricolore (Buteo polyosoma), le Caracara montagnard
(Phalcoboenus megalopterus), le Crécerelle d'Amérique (Falco sparverius),
le Faucon aplomado (Falco femoralis) et le Faucon pèlerin (Falco peregrinus).
Autour du lago Uspacocha
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Les
lacs du sanctuaire d'Ampay accueille quelques espèces aquatiques intéressantes
Photo : Valère Claverie |
Des observateurs
ont déjà noté la Mouette des Andes (Larus serranus) et l'Ouette
des Andes (Chloephaga melanoptera) sur le lago Uspacocha. Au-dessus d'Uspacocha
(à 3 900m), le paysage est nettement montagnard; dans ce milieu, Scytalopus
sp. et Schizoeca sp. sont facilement visibles. Pour la première espèce,
un magnétophone est conseillé, mais autrement il est possible de
la repérer dans les buissons par le chant avec de la patience. Duica speculifera,
la Grallaire des Andes (Grallaria andicola) dont vous n'oublierai pas le regard
si il vous arrive de la croiser, la Phrygile gris-de-plomb (Phrygilus unicolor)
et Eroicnemis liciani nichent dans ce biotope. La Métallure de Stanley
(Chalcostigma stanleyi) est rare.
A Runtacocha
A Runtacocha
(à 2 heures d'Abancay), les derniers peuplements de Polylepis doivent absolument
être explorés. Il est possible d'observer le Taurillon gris (Anairetes
alpinus), la Grallaire des Andes, le Conirostre géant (Oreomanes fraseri),
le Colibri étincelant (Aglaeactis cupripennis), le Colibri de Castelnaud,
Pterophanes cyanoptera, le Colibri géant (Patagona gigas), le Porte-traîne
lesbie (Lesbia victoria), Crainioleuca albicapilla, le Pépoaza à
ailes rousses (Polioxolmis rufipennis) (en lisière) et les Pitajos à
poitrine rousse (Ochthoeca rufipectoralis) et d'Orbigny (O. oenanthoides).
Les bandes
de Xénodacnis mésange (Xenodacnis parina) sont fréquentes.
Le petit réservoir dans le coin accueille la Foulque ardoisée (Fulica
ardesiaca), la Foulque géante (Fulica gigantea) et l'Érismature
des Andes (Oxyura ferruginea).
La puna entre les bosquets de Polylepis est aussi intéressante, avec le
Chardonneret noir (Carduelis atrata), l'Ouette des Andes, la Buse aguia, le Caracara
montagnard, le Vanneau des Andes (Vanellus resplendens), le Cinclode brun, le
Synallaxe des rocailles (Asthenes modesta), le Pipit du paramo (Anthus bogotensis),
le Sicale à croupion jaune (Sicalis uropygialis) et le Phrygile gris-de-plomb
(Phrygilus unicolor). Renconter un Condor est fortement possible ici, ne pas oublier
de lever le nez.
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Au
dessus d'un des patches règne une immense paix ...
Photo : Valère Claverie |
Sur les pentes
raides couvertes de Polylepis, recherchez le Synallaxe à gorge rayée
(Leptasthenura xenothorax), le Taurillon gris, le Conirostre géant, le
Cinclode royal (Cinclodes arcicomae) embleme de la conservation de ces forêts,
les Colibris étincelant, de Castelnaud et géant (Patagona gigas),
la Grallaire des Andes, le Chardonneret à bec épais (Carduelis crassirostris),
le Mérulaxe de l'Apurimac (Scytalopus apurimac), le Synallaxe fauve (Leptasthenura
yanacensis) et même le Grand-duc de Virginie (Bubo virginianus).
Un peu plus haut, en escaladant la crête la vue est grandiose sur la Cordillère
de Vilcabamba, avec au moins huit sommets au dessus de 5 000 m et leurs glaciers
à ne pas rater même si le souffle est court !
Conseils pour voir les "espèces-phare"
- Taphrospilus sp. : visible dans les buissons à Ampay et dans la végétation
le long de la rivière traversant Abancay. Très rare dans la forêt
à Podocarpus.
- Schizoeaca sp. : fréquente la zone de buissons secs en dessous de la
forêt à Podocarpus et la zone buissoneuse humide au dessus. Très
commun dans les deux milieux. Son chant est très semblable à ceux
du Synallaxe souris (S. griseomurina) (voir sur le CD de John Moore "Birds
of the Ecuadorian Highlands"). La zone de buissons en limite inférieure
de puna est la plus favorable : l'habitat y est ouvert, et les arbustes sont petits
et peu épais. Peu commun à Runtacocha en bordure des bosquets de
Polylepis. Ressemble au Synallaxe de Vilcabamba (S. vilcabambae), mais sans stries
sur la poitrine.
- Synallaxe de Coursen (Synallaxis courseni) : très commun dans la zone
à Podocarpus et dans le secteur à buissons autour d'Ampay. Très
semblable par le chant et le plumage au Synallaxe d'Azara (Synallaxis azarae).
Si vous êtes pressé, le diffusion du chant de S. Azarae devrait le
faire sortir des buissons ...
- Scytalopus sp. : commun dans la zone de buissons humides au-dessus de la forêt
de Podocarpus. Le chant est typique (une série de notes répétées
de "chir" répétés toutes les 1-2 secondes) et peut
être entendu à une grande distance. Il est plus commun dans la forêt
de Podocarpus, mais il est difficile à repérer. Egalement présents
dans les peuplements de Polylepis à Runtacocha. Les mâles d'adultes
sont semblables à S. shulenbergi, mais avec un diadème blanc plus
prononcé. Chez les femelles et les jeunes mâles, le blanc est limité
à un petit sourcil et les ailes sont barrées.
- Tohi de Forbes (Atlapetes forbesi) : moins commun que S. courseni, Scytalopus
et Schizoeca à Ampay. Présent dans la zone de buissons secs (particulièrement
le long des rivières) et dans la forêt à Podocarpus. Repérer
un chant typique de Tohi (Atlapetes sp.).
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