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Jour 1 : de Tallinn à Tartu
Voir notre carte
de l'Estonie.
Premiers oiseaux
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Tarier des près
(Saxicola rubetra)
Photo : J.-A. Leclercq |
Arrivée à
l'aéroport de Tallinn à 17h35. En raison du peu de temps disponible
et de l'absence de sites d'importance à proximité de Tallinn, nous
avons prévu de prendre la route en direction de Tartu sans perdre de temps.
Mais avant même l'atterrissage de l'avion, la tension monte à la
vue de la première Cigogne blanche (Ciconia ciconia).
Le débarquement à peine terminé, un premier constat s'impose
: les pulls ne seront pas de trop. En effet, même si le soleil brille, la
température (12°C) et surtout le fort vent d'Ouest incitent à
la prudence vestimentaire.
Le passage d'une Corneille
mantelée (Corvus cornix) devant l'aéroport est accueilli avec enthousiasme,
bien que nous sachions pertinemment que cette espèce est on ne peut plus
commune. Plus inattendue, l'observation dans les pelouses de l'aéroport
d'un Gorgebleue à miroir roux (Luscinia svecica) en halte migratoire constitue
déjà une belle surprise.
Confortablement installés
dans notre luxueuse Mazda de location, nous prenons ensuite la grand-route vers
Tartu. Quelques kilomètres de route à quatre voies (les seuls d'Estonie,
en dehors de la ville de Tallinn), puis environ 2 heures de route pour Tartu.
Quelques arrêts improvisés en bord de route allongent notre liste
d'espèces : Faucon crécerelle (le seul du voyage !), Hibou des marais
(Asio flammeus), Busard des roseaux (Circus aeruginosus), nombreuses Cigognes
blanches, Buses variables (Buteo buteo buteo), bien typiques de la sous-espèce
buteo, Tarier des prés (Saxicola rubetra) et une Locustelle fluviatile
(Locustella fluviatilis) chanteuse malheureusement invisible.
Un lek à Bécassine double !
Peu avant l'arrivée à Tartu, juste après avoir traversé
la rivière Emajõgi, une petite route sur la gauche traverse une
ferme avant de longer une vaste zone de prairies inondables. Après 500-600
mètres, un panneau d'information signale la présence d'un lek d'une
espèce mythique pour les européens de l'Ouest : la Bécassine
double (Gallinago media). Prière d'observer depuis le chemin. Sur place,
rencontre avec des ornithologues estoniens. Puis, après quelques minutes
d'attente les Bécassines arrivent ! Nous observons successivement deux
individus arrivant en vol sur le lek dont l'un se pose suffisamment à découvert
pour se laisser correctement observer. Dans l'émotion du moment, un Cygne
sauvage (Cygnus cygnus) en vol passe presque inaperçu.
La Chouette de l'Oural ...
Rapidement toutefois, sur
les conseils d'un ornithologue anglais, nous quittons le site pour reprendre la
route vers le sud. Une Chouette de l'Oural (Strix uralensis) est présente
à découvert sur les poteaux téléphoniques du bord
de la route à un peu plus d'un kilomètre. Après quelques
minutes de recherche fébrile, nous la repérons posée à
découvert dans une trouée forestière. Malheureusement, le
temps de faire demi-tour, nous ne l'observons qu'en vol alors qu'elle traverse
la route pour regagner la sombre et dense forêt. Quelques kilomètres
jusqu'à Tartu, un détour dans un fast-food d'une célèbre
chaîne américaine (les mêmes que chez nous, en moins cher)
et nous arrivons avec soulagement au Bed&Breakfast Hiie Maja à 23h30...il
n'était pas superflu d'avoir prévenu que nous arriverions tardivement
!
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