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  Le Nord de la Norvège | A la frontière russe


A la frontière russe

Le Parc national de Pasvik

Voir notre carte du Finmark.

Zone des trois frontières
Zone des trois frontières dans le Parc National de Pasvik. Photo : Jean-Yves Barnagaud

Située au sud de Kirkenes, la vallée de Pasvik touche les frontières russes et finlandaises au sud-est.
Le parc de Pasvik est situé à la frontière avec la Russie, dans une zone de taïga typique. C'est pourquoi ce secteur est totalement impraticable avant le 15 août pour cause de moustiques…
En fait, une grande partie du parc de Pasvik est situé en Russie, et seuls 19 km² (dont 4,5 km² de zones humides).
Les secteurs forestiers du nord du parc sont principalement constituées de pins et de bouleaux. La flore y est riche (384 espèces). Mais c'est l'avifaune qui nous attirera, avec 212 espèces notées.

Cygnes chanteurs (Cygnus cygnus)
Le Cygnes chanteur (Cygnus cygnus) niche dans les petits lacs du Parc National de Pasvik. Photo : Joël Bruezière

Les oiseaux aquatiques sont bien représentés, avec notamment une belle population de Cygnes chanteurs (Cygnus cygnus) fréquentant les petits lacs tranquilles. Ils sont souvent accompagnés par le Plongeon arctique (Gavia arctica). L'alternance marais/bois semble convenir à l'Oie des moissons (Anser fabalis).
Les zones inondées par la fonte des neiges permettent la nidification des Canards siffleur (Anas penelope), colvert (A. platyrhynchos) et pilet (A. acuta). Le Fuligule morillon (Ayhthya fuligula) et le Garrot à œil d'or (Bucephala clanga) sont à rechercher sur les lacs plus profonds, tandis que les Harles huppé (Mergus serrator) et bièvre (M. merganser) préfèrent les rivières. Le parc est l'un des suls secteurs de Norvège où niche le Harle piette (Mergus albellus).
Lors des bonnes années à rongeurs, la Buse pattue (Buteo lagopus) peut être vue. Mais tous rapaces ne dépendent pas du nombre de rongeurs. Les faucons émerillons (Falco columbarius) chassent ainsi les petits oiseaux, tandis que le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) préfère les poissons. De temps en
temps des Pygargues à queue blanche (Halieatus albicillus) chassent le long des rivières, et on a toujours un chance de voir un Aigle royal (Aquila chrysaetos).
Dans les marais isolés, la Grue cendrée (Grus grus) peut être trouvée, et ses cris puissants permettent de la localiser. Le secteurs humides sont surtout favorables aux limicoles. Le Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) fréquente les berges des cours d'eau tandis que les marais accueillent la niification du Chevalier sylvain (Tringa glareola) et du Chevalier arlequin (Tringa erythropus). Le Combattant varié (Philomachus pgnax), la Bécassine sourde (Lymnocriptes minimus), la Barge à queue noire (Limosa limosa), le Courlis corlieu (Numenius phaeopus), le Chevalier aboyeur (Tringa nebularia) et le Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) nichent également. De tous les échassiers, c'est cependant le Bécasseau falcinelle (Limicola falcinellus) que la plupart des observateurs souhaiteront trouver, mais cette espèce niche en très petit nombre.
La Mouette pygmée (Larus minutus) est une nouvelle arrivée, et elle semble être en augmentation : le lac Svan (Svanvatnet) est le meilleur endroit pour l'observer.

Chouette épervière (Surnia ulula)
La très belle Chouette épervière (Surnia ulula). Photo : Jean-Marc Guilpain

Les régions boisées de Pasvik sont magnifiques. Elles sont considérées comme l'un des plus grand secteurs de forêt primitive en Europe.
Cette zone est très riche et très diversifiée, avec des anciennes forêts de conifères, des lacs et des marais.
Des espèces orientales et occidentales s'y rencontrent. Le Grand Tétras (Tetrao urogallus) est un hôte prestigieux de ces forêts. La zone est également célèbre pour ses hiboux : la Chouette lapone (Strix nebulosa) et la Chouette épervière (Surnia ulula) seront les plus recherchés. Le Hibou des marais (Asio flammeus) est aussi nicheur, chassant dans les tourbières.
Pour repérer le Pic tridactyle (Picoides tridactylus), il faut rechercher les "anneaux" d'écorce manquante sur les troncs des pins, qui constituent un indice sûr. Le Pic noir (Dryocopus martius) est commun. Le Jaseur boréal (Bombycilla garrulus) est présent uniquement pendant les mois les plus chauds tandis que la Mésange lapone (Parus cinctus), le Mésangeai imitateur et le Durbec des sapins (Pinicola enucleator) sont résidents..

Grand Tétras (Tetrao urogallus)
Le Grand Tétras (Tetrao urogallus) niche dans les forêts de Pasvik.
Photo : Jean-Marc Guilpain

Les Bruants rustique (Emberiza rustica) et nain (E. pusilla) sont les migrateurs les plus remarquables.
Plusieurs zones sont intéressantes, entre autre celle dite des "Trois Frontières" où, outre l'insolite séparation entre Norvège, Finlande et Russie, l'on pourra facilement rencontrer Durbecs des sapins, Mésanges lapones et Pie-grièches grises (Lanius excubitor), ces dernières étant un peu insolites dans un tel paysage …
On ne manquera pas de s'installer pour la nuit le long de la rivière qui sépare la Norvège de la Russie (la rive est tranquille quoique très surveillée : il n'y a cependant aucune interdiction de s'y installer). C'est en effet là que l'on peut, avec beaucoup de chance, surprendre un Ours brun relativement commun dans le parc.
Accès : Le secteur est vaste avec plusieurs bons spots. Une visite du centre d'information de Svanhovd Miljøsenter à Svanvik est recommandée : vous y trouverez des cartes et pourrez demander des renseignements précieux. Vous pouvez suivre la route 885 depuis Hesseng jusqu'à la vallée de Pasvik vers le sud en passant par Vaggatem. Vous trouverez une route forestière signalée à partir de l'aire de parking de Sortbrysttjern. Il faut alors l'emprunter et continuer au sud jusqu'à Gjøkåsen ou rouler encore sur 20 kilomètres jusqu'à Grensefoss.

Le parc national Neiden et Munkefjord

Voir notre carte du Finmark.

Eider à tête grise  (Somateria spectabilis)
Eider à tête grise (Somateria spectabilis) mâle immature. Photo : Paul Hackett

Situé à la frintière russe, le parc national Neiden et Munkefjord couvre 10 800 ha et englobe les embouchures des fleuves Neiden et Munk.
La région de Neiden est constituée de dépôts marginaux formés sous la dernière période glaciaire à l'origine des terrasses et des bancs de sable que l'on rencontre aujourd'hui. Le fleuve Neiden est large et calme et son niveau dépend des précipitations ainsi que des flux et reflux et l'écoulement de la marée. Le Munkefjorden fait également partie de ce système d'estuairien, avec de grandes vasières et des bancs de sable apparaissant à marée basse.
En hiver, le secteur est gelé et les oiseaux aquatiques se concentrent sur le fleuve Neiden et dans son estuaire. Leurs effectifs augmentent au printemps. Le secteur est connu pour ses passages de plongeons, avec plus de 100 Plongeons catmarin (Gavia stellata) et plus de 400 Plongeons arctiques (Gavia arctica). Des bandes d'Oies des moissons (Anser fabalis) et quelques Oies naines (Anser erythropus) s'alimentent près des marais salants. Les Eiders à duvet (Somateria mollissima) sont réguliers mais leur nombre n'augmente qu'à la fin de l'automne jusqu'à novembre, où près 3 000 peuvent être comptés. L'Eider à tête grise (Somateria spectabilis) peut également être noté à cette période. L'Harelde boréale (Clangula hyemalis) suit le même calendrier que les eiders, mais leur effectif est moindre (1 000 oiseaux ont déjà été comptés ensemble). Les Macreuses brune (Melanitta fusca) et noires (M. nigra) sont aussi à rechercher. Le nombre d'Harles bièvres (Mergus merganser) augmente à partir du milieu de l'été, et 4 000 oiseaux stationnent en automne.
Les vastes vasières attirent également une foule de limicoles. Les comptages printaniers de Bécasseaux maubèches (Calidris canutus) ont recensé 2 500 oiseaux, et jusqu'à 500 Barges à queue noire (Limosa limosa). Le Grand Gravelot (Charadrius hiaticula), le Bécasseau variable (Calidris alpina) et le Bécasseau cocorli (C. ferruginea) stationnent aussi en nombre. Le Combattant varié (Philomachus pugnax) et le Chevalier sylvain (Tringa glareola) sont visibles au printemps, tandis qu'en automne le Bécasseau de Temminck (C. temminckii) est régulier.
Les passereaux sont représentés par des espèces typiques des bois nordiques, comme le Pouillot boréal (Phylloscopus borealis) et le Bruant nain (Emberiza pusilla).

Accès : Il s'agit d'une zone très vaste, avec plusieurs arrêts possibles. La route E 6 suit le côté Est du Munkefjorden sur plusieurs kilomètres. L'estuaire au niveau de Neiden est un bon point d'observation sur une zone où se rassemblent habituellement un grand nombre d'oiseaux. Il est aussi intéressant de visiter le secteur autour de Sandtangen.; pour y aller, il faut simplement suivre la petite route de Fossnes, après Myrland et Mikkelsnes : vous traversez alors de petites exploitations agricoles favorables aux passereaux nordiques.



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Carte du Finmark
Introduction
A la frontière russe
La péninsule de Varanger
De Tana au Porsagenfjorden
A l'ouest de Lakselv
Conseils pratiques
  Pratique


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