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Retour vers Reykjavik
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de l'Islande et l'itinéraire du séjour.
Le plus grand glacier d'Europe
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| Vue du front
du glacier Vatnajökull. Photo : André Boussard. |
Il faut mentionner, bien
que ce soit vide d'oiseaux, le passage de la route à hauteur du glacier
du Vatanajökull. Impressionnante moraine frontale, icebergs dérivant
dans l'eau bleue de lait de la lagune du Jökulsarlon.
Ilfaut voir à l'Office du tourisme de Skaftafell, le film, pris d'avion,
sur le volcan de feu qui en 1996 s'est réveillé sous la calotte
glacière est un grand moment. On imagine à peine comment un magma
à 1000° a provoqué l'effondrement de la calotte glacière
épaisse à cet endroit de 450 mètres. Une vague énorme
de 5 mètres de haut, charriant de la boue et des icebergs pesant jusqu'à
200 tonnes, a déferlé à travers les sables inhabités
du Skeidarasandur. La route fut détruite sur 10 kilomètres. Puissance
colossale d'une nature incontrôlable.
Les Sandar
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| Grand Labbe
(Stercorarius skua). Photo : André Boussard. |
C'est justement dans ces
grandes plaines de la côte Sud (les Sandar) que se trouve pour nidifier
la majorité des effectifs de Grands Labbes (Stercorarius skua). Ont été
recensés 3000 couples sur les 1.000 km² des plaines, soit environ
une densité de trois au km². Il n'est pas rare, d'un même regard,
de voir une dizaine de Grands labbes en vol veillant à la protection des
nids.
Ce sont des prédateurs redoutables qui pratiquent le kleptoparitisme. Ils
harcèlent en vol Fous de bassan (Morus bassanus) ou Goélands jusqu'à
ce que ces derniers lâchent leur proie. Ils consomment ufs, poussins
de Grèbes huppés, Fulmar et des différents canards. Ils attaquent
volontiers de rude façon tout humain qui se hasarde trop près du
nid. A Grimsey, nous avons pu constater leur voracité et la compétition
entre deux Grands Labbes au détriment d'une Mouette tridactyle qui a été
entièrement dévorée en peu de temps.
Efficace technique que celle de ces deux Labbes parasites (Stercorarius parasitus)
que nous avons vu séparer une mère cane Colvert de ses petits, pour
pouvoir s'emparer d'eux. Ce prédateur est répandu sur toute l'île
et ont été recensés 8000 couples, les trois quart étant
en version sombre. Il pratique également le kleptoparasitisme mais plus
agile que le Grand Labbe il peut s'attaquer aux Sternes arctiques, aux Mouettes
tridactyles et aux Macareux moines.
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| Pingouins torda
(Alca torda). Photo : André Boussard. |
Ne manquez pas le site de
Vik-Dyrholaey qu'il faudra aborder de très bonne heure pour profiter des
meilleures lumières. Réputé pour ses colonies de milliers
d'oiseaux, il est constitué de majestueuses falaises de basalte qui s'avancent
dans la mer avec une arche naturelle sous laquelle un bateau peut passer. La visite
du site peut se faire de la plage ou du sommet des falaises. Vous vivrez un spectacle
inoubliable en voyant ces milliers de Macareux moines qui quittent leur nid et
plongent en mer pour en revenir avec le bec garni de poissons.
Au large, vers l'Est,
un spectaculaire rocher abrite une importante colonie de Fous de Bassan (Sula
bassana) très à portée de nos lunettes.
Conclusion
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| Plongeon imbrin
(Gavia immer). Photo : André Boussard. |
Pour longtemps, nous aurons
en mémoire les conditions exceptionnelles de notre vécu avec les
oiseaux d'Islande, dans cette nature neuve et attachante où la présence
de l'homme se voit si peu.
L'Islande se mérite, aussi ne tente-t-elle pas les grandes foules mais
plutôt des amoureux de nature prêts à accepter des conditions
qui peuvent être difficiles. Nous sommes revenus avec un tel sentiment de
plénitude reconnaissante que nous ne regrettons même pas de n'avoir
pas vu de Pygargue à queue blanche, d'Harfang des neiges, de Mergule nain,
ou de Phalarope à bec large.
Ne serait-ce pas l'occasion
de revenir ?
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