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Le Nord et le lac de Myvatn
Voir la carte
de l'Islande et l'itinéraire du séjour.
Des milliers d'Eiders à duvet
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| Famille d'Eiders
à duvet (Somateria mollissima). Photo : André Boussard. |
Depuis le petit port d'Isafjördur
en direction de l'Est pour rejoindre Akurery et Myvatn, les routes longent les
fjords, les falaises abruptes les dominent et le regard ne peut se porter que
vers la gauche - la mer - . Quel spectacle ! Des milliers d'Eiders à duvet
(Somateria mollissima) en groupes de plusieurs centaines, mâles et femelles,
se balancent au gré de la vague.
Leur population sur toute l'île est estimée à 300.000 couples,
répartie uniquement en bord de mer sur environ 250 colonies de 1000 à
1200 individus, pour plus de la moitié dans l'Ouest. Les Eiders à
duvet sont protégés par les islandais, sa chasse est interdite depuis
1847. Chaque cane tapisse son nid de 18/19 grammes de duvet qu'elle s'arrache
de la poitrine. Sans que cela nuise au développement de l'espèce,
l'homme prélève chaque année de 2,5 à 4 tonnes de
duvet essentiellement exporté.
Nous avons apprécié l'Auberge de jeunesse d'Akureyri, deuxième
ville de l'Islande, digne d'un hôtel trois étoiles avec moquette,
chambres spacieuses, grandes cuisines pourvues de tout le confort, avec machine
à laver le linge, séchoir en machine comme dans la plupart des A.J.
islandaises.
Et en moyenne, les AJ - Farms holidays nous ont coûté
22 euros la nuit par personne. En Islande, à la saison, une chambre pour
deux personnes dans un hôtel simple coûte plus de 100 €.
L'île de Grimsey
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| Lever du Soleil
de minuit sur l'île de Grimsey. Photo : André Boussard. |
Notre escapade à
l'île de Grimsey (cercle arctique 66°33' Nord) dans un petit avion à
hélices, s'est révélée une aventure fabuleuse : notre
arrivée s'est faite à 22 heures sous un soleil radieux sans un nuage
Le coucher de soleil photographié à 0 heures était
suivi à 0 heures 1 minute par le lever du même soleil tout de suite
haut dans le ciel !! Quel souvenir que les Macareux moines sous la lumière
orangée du soleil de minuit !
A Grimsey vous attendent des falaises habitées par des milliers de laridés,
des Mouettes tridactyles, des Fulmars boréaux et au sol plusieurs centaines
de Sternes arctiques se manifesteront brutalement à votre passage. Comme
vous repartirez le lendemain à 21H30 vous aurez toute une journée
pour découvrir l'avifaune de cette île de 4km x 2km. Soixante espèces
sont répertoriées, dont 36 s'y reproduisent régulièrement.
A noter l'accueil tellement chaleureux de Hulda Signy Gyldafadottir, la jeune
femme responsable du Guest House 'Basar' tout près de la piste d'atterrissage
(elle parle un peu le français).
Le lac Myvatn
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Boue bouillonnante
à Namafjall près du lac Myvatn.
Photo : André Boussard. |
Au cours d'un séjour
en Islande, il ne faut surtout pas rater les remarquables régions du lac
Myvatn et de la rivière Laxa, ainsi que du canyon de la Jökulsa à
Fjöllum dans lequel se précipitent les eaux de fonte du glacier du
Vatnajökull. Trois ou quatre jours sont nécessaires et l'achat de
la carte "Husavik - Myvatn" au 100.000ème est indispensable.
Attention ! En Islande les routes sont très bien repérées
par un numéro; Celles dont le numéro est précédé
de la lettre F nécessitent l'utilisation de 4x4. Si vous les empruntez
vous risquez, hors les difficultés propres à ces routes plus ou
moins carrossables, avec des gués à la profondeur inconnue etc...
, d'être déchu
de la protection d'assurance en cas d'accident et d'avoir des problèmes
avec la société de location car la garde au sol de votre véhicule
est généralement insuffisante. En particulier, il est tentant de
descendre le canyon de la Jökulsa à Fjölumm par la route de la
rive droite (la 864) et de souhaiter revenir par la rive gauche, or rive gauche,
il n'y a que la F862 que vous ne pouvez emprunter sans risque. Il vous est conseillé
de revenir par la même 864.
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| Grèbes
asclavon (Podiceps auritus). Photo : André Boussard. |
Ceci posé, la carte
vous permettra de chercher les oiseaux dans tous les coins où ils se trouvent.
Comme nous, dans la moindre petite rivière, le moindre petit étang
vous surprendrez plusieurs dizaines de Garrots d'Islande avec les poussins, ailleurs
des couples de Grèbes esclavons (Podiceps auritus) les petits juchés
sur le dos, dans tel autre étang des couples de Plongeons catmarin (Gavia
stellata).
C'est dans cette région que nous avons vu nos premiers couples d'Hareldes
boréales (Clangula hyemalis) à la silhouette élancée.
Les rivières étant peu larges et les plans d'eau de petites dimensions,
les oiseaux s'observent de relativement près sans qu'il soit nécessaire
de sortir des chemins.
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| Le Garrot d'Islande
(Bucephala islandica) s'observe facilement autour du lac Myvatn. Photo : André
Boussard. |
Des concentrations de 80
à 100.000 canards se constataient il y a quelques années sur le
lac Myvatn lui-même ; aujourd'hui semblent plus intéressantes les
zones humides autour du lac Myvatn.
En effet, le fond du lac est formé par un dépôt de diatomite
de plusieurs mètres d'épaisseur. Ce sédiment constitué
par l'accumulation de squelettes de certaines algues (diatomées) à
une utilisation industrielle dans les procédures de filtrage. Dragué
régulièrement et plus rapidement que la formation des dépôts
ne se fait, le lac voit sa profondeur augmenter et les canards plongeurs qui se
nourrissent sur le fond ont de plus de plus de mal à s'alimenter, aussi
délaissent-ils le lac et fréquentent-ils les zones marécageuses
adjacentes non encore perturbées par les activités industrielles
qui ne respectent pas les avis des protecteurs de la nature (Michel Breuil).
Les premières Oies à bec court
Il a fallu attendre de nous trouver au Nord de l'île, dans l'Öxarfjardarheidi
ou près d'Akureyri pour voir nos premières Oies à bec court
(Anser brachyrhynchus), présence confirmée quand nous avons rejoint
Seydisfjördur à l'Est dans le Mödrudalsfjalgardar. Nos quatre
rencontres ont concerné chaque fois des groupes importants d'une vingtaine,
d'une quarantaine, dont près du tiers seulement était des adultes.
Surtout cantonnées en grand nombre dans les déserts centraux, elles
se rencontrent dans les "oasis" de ces zones où la végétation
herbeuse est abondante le long des rivières.
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