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Le Nord-Ouest de l'île
Voir la carte
de l'Islande et l'itinéraire du séjour.
Lîle de Flatey
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| L'Islande permet
aussi l'observation de mammifères nordiques, comme les Phoques veau-marin
(Phoca vitulina) (Islande). Photo : André Boussard. |
On nous l'avait dit. Plutôt
que de rejoindre le Nord Ouest par route, il fallait privilégier la traversée
du Breidafjördur par ferry.
Parmi les quelques 3000 îlots, l'île de Flatey (0.5 km²) est
une étape obligée pour les ornithos, d'autant qu'à l'occasion
de la traversée on peut avoir la chance d'apercevoir des mammifères
marins outre les Phoques gris (Halicoetus grypus) et veaux-marins (Phoca vitulina)
nombreux autour de l'île.
Embarquez à 9h à Stykkisholmur, vous atteindrez Flatey vers 11h.
Laissez votre voiture sur le bateau, les clefs sur le contact (ça ne risque
rien), elle sera débarquée à Brjanslaekur sans vous. Vous
prendrez le second ferry à 17h45 pour arriver à destination une
heure plus tard. Le chef de quai vous remettra les clefs de votre voiture qu'il
aura bien pris soin de fermer.
Vous verrez une densité d'oiseaux exceptionnelle ; c'est là que
nous ont été offertes nos plus fortes concentrations de Bruants
des neiges (Plectrophenax nivalis), de Pipits farlouses (Anthus pratensis), de
Bergeronnettes grises (Motacilla alba) à l'intérieur des terres
et de Bécasseaux violets (Calidris maritima) sur les rochers du pourtour.
Il ne faut pas oublier les nombreuses femelles de Phalaropes à bec étroit
(Phalaropus lobatus) peu craintives, la plus colorée du couple ..le mâle
est plus rare car une fois les ufs pondus, c'est lui seul qui couve.
Cette abondance s'explique par le fait que les habitants (quelques dizaines) ont
exterminé totalement les surmulots et tuent systématiquement les
Grands Corbeaux (Corvus corax varius) et les Goélands marins (Larus marinus)
espèces non protégées, prédatrices des nids.
Attention ! Evitez de trop vous approchez des nids, le dérangement est
certain, les oiseaux étant peu farouches.
Les Falaises de Latrabjarg
Ambiance fascinante que
celle des falaises de Latrabjarg, déjà évoquée, avec
des centaines de milliers d'oiseaux sur 14 km, à l'extrême Ouest
islandais. C'est ici dans le Breidafjördur que nous avons rencontré
nos premiers Goélands bourgmestre (Larus hyperboreus). Ils nichent sur
les falaises en concurrence avec le Goéland marin dont l'extension est
favorisée par le réchauffement climatique. La population des Goélands
bourgmestre est d'environ 800 couples cantonnée dans cette zone pendant
la saison de reproduction.
La rencontre, instant fort, avec le Faucon gerfaut (Falco rusticolus islandus)
vu au dessus d'un champ de lave aux formes hérissées dans le Snaefellsnes
au pied de l'Helgrindur. Nous en reverrons furtivement un second dans le canyon
de Dettifoss (au Nord).
Pygargue et barges
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| Lagopède
alpin (lagopus mutus islandorum). Photo : André Boussard. |
Dans toute cette région,
par la route conduisant à Isafjordur, vous traverserez la zone de montagne
où niche le Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla). Il
a failli être exterminé sous l'action des hommes à la fin
du XIXème siècle ; ces derniers souhaitaient préserver les
Eiders à duvet, proies favorites des Pygargues, dont la récolte
du duvet et des ufs était une activité lucrative. Pourtant,
que pouvait faire une centaine de couples d'aigles sur une population d'environ
150.000 couples d'Eiders ? Il est aujourd'hui protégé
Ouvrez
grands vos yeux sur les cimes et les vires.
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| Barge à
queue noire d'Islande (Limosa limosa islandica) : le brun-roux s'étend
plus bas sur la poitrine. Photo : André Boussard. |
C'est également sur
cette route que Michèle, dont l'intuition était en éveil
depuis un oiseau manqué près de Thingvillir, a trouvé dans
la joie un Lagopède alpin (Lagopus mutus islandorum) à moins de
dix mètres de la route. Son plumage de printemps est blanc tacheté
de brun, confondu avec le rocher sur lequel il était posé. Notre
présence ne l'inquiétera pas et il ne fera pas un mouvement, acceptant
la mise en place (avec précaution) du matériel de prise de vue.
Sur la route vers Akureyri
(la capitale du Nord) un groupe de fermes du XVIIIème siècle à
Glaumbaer, construites avec des blocs de tourbe mérite votre visite. Non
loin de là, des nids en colonie de Barges à queue noire (Limosa
limosa islandica) sont opiniâtres à défendre leur territoire
(une quarantaine de mètres autour du nid). L'aire de répartition,
à l'origine en périphérie des marais, de la lande mamelonnée
partiellement inondée a évolué vers des milieux plus ouverts,
moins humides crées par les pratiques agricoles (Michel Breuil). La variété
islandaise, au bec et aux pattes plus courts, présente un plumage nuptial
brun orangé plus intense et qui s'étend plus bas sur la poitrine
que sur les barges du reste de l'Europe (limosa).
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