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Par Franck Brunelière
| Situation
du parc du Djoudj au Nord du Sénégal |
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D'une superficie de 16
000 hectares, le Parc national des oiseaux du Djoudj paraît insignifiant comparé
aux millions d'hectares des autres grandes réserves de l'Afrique de l'est ou australe
ou même par rapport aux 900 000 hectares du Niokolo Koba dans le sud-est du Sénégal.
Mais ce petit morceau de terre et d'eau est d'une importance vitale pour près
de 3 millions d'oiseaux. Vital aussi pour quelques millers d'hommes qui s'y accrochent
et y tirent leurs moyens de subsistance.
Présentation
Un site exceptionnel
Le parc fait partie des tout premiers dans le monde en matière d'ornithologie.
C'est donc tout naturellement qu'il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial
de l'Unesco, depuis plus de vingt ans aujourd'hui. Ce site exceptionnel est aussi
jumelé avec le parc naturel de Camargue en France. Ici, pas de lions (le dernier
fut abattu, dit-on, par un chasseur français en 1963…) , ni d'éléphants ou de
girafes, les animaux du Djoudj ont une taille en rapport avec la dimension du
sanctuaire.
Une halte pour les oiseaux
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Une
vue typique des marais du Parc du Djoudj au Sénégal.
Photo : Franck Brunelière |
Par contre des oiseaux,
beaucoup d'oiseaux, grégaires ou solitaires, de toutes tailles et de toutes couleurs,
attirent chaque année des ornithologues du monde entier mais aussi de nombreux
touristes. Les eaux, qu'elles soient douces ou salées, font le bonheur de millions
d'oiseaux migrateurs venant pour la plupart d'Europe, mais aussi d'autres parties
d'Afrique, qui, après avoir survolé les sables brûlants du Sahara trouvent ici
un refuge sans pareil, où la nourriture abonde et la sécurité est garantie.
Le bonheur en quelque sorte pour des centaines de milliers de Combattants variés
(Philomachus pugnax) (de loin les limicoles les plus nombreux dans le parc), de
Sarcelles d'été (Anas querquedula) et d'hiver (Anas crecca), d'Aigrettes garzettes
(Egretta garzetta) ou intermédiaires (E . intermedia), de Canards pilets (Anas
acuta) et souchets (A. clypeata), de Dendrocygnes veufs (Dendrocygna viduata),
de Flamants roses (Phoenicopterus ruber), et pour la plus importante colonie de
Pélicans blancs d'Afrique (Pelecanus onocrotalus). Au total, près de 3 millions
d'oiseaux de 400 espèces différentes.
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