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Les Pélicans blancs (Pelicanus onocrotalus) sont une des spécialités
du delta du Danube. Photo : Mihai Baciu
28 avril : Promenade à Histria dans les ruines de l'impressionnante cité
romaine.Les chants de la Huppe fasciée (Upupa epops) et du Coucou
gris (Cuculus canorus) sont permanents.
Au moins 20 couleuvres et autres serpents (vénimeux ?) filent sous nos
pas. La plupart dans l'ombre humide des vielles pierres romaines, ou près de l'eau,
dans les rochers. Dérangées, elles n'hésitent pas à filer dans l'eau, nageant
la tête haute, hors de l'eau et laissant un long sillage derrière elles.
Une Huppe fasciée émet ses houp-houp-houp, perchée sur un vestige de mur
romain. Dans les ruines, des troupes de Moineaux friquet (Passer montanus)
, mais aussi des Bruants proyer (Emberiza calandra) et des Traquets
motteux (Oennathe oenanthe), et la Bergeronette printanière (Moticilla
flava), des sous-espèces "flava, feldegg et dombrowskii".
La partie historique du site est entourée de centaines d'hectares de prés salés,
de steppes, de marais, de phragmitaies et de vasières.
Les Alouettes sont omniprésentes. Il y en a une qui monte en chantant dans le
ciel tous les 50 mètres.
Des bandes de Combattants variés (Philomachus pugnax) volent en
nuages compacts et superbement synchronisés, pour aller se poser loin dans les
vasières. Sans arrêt, des groupes d'Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus),
des Crabiers chevelus (Ardeola ralloides), des Hérons cendrés (Ardea
cinerea), des pourpres (Ardea purpurea)et plus rarement un Bihoreau
gris (Nycticorax nycticorax) nous survolent.
Les Canards colverts (Anas platyrhynchos) sont rares, ils sont remplacés
ici par le Canard chipeau (Anas strepera), partout présent. Il y a également quelques
Tadornes de Belon (Tadorna tadorna). Les grandes roselières sont survolées
du classique Busard des roseaux (Circus aeruginosus). Nous observons aussi
le Busard cendré (Circus pygargus).
Le matin, la phragmitaie est étourdissante des chants des Phragmites des joncs
(Acrocephalus schoenobaenus), des Rousseroles turdoïdes (Acrocephalus
arundinaceus) et des effarvates (A. scirpaceus). Sous nos pas, on lève
à quelques mètres une Bécassine sourde (Lymnocryptes minimus).
En fin de journée, une grande formation de Pélicans blancs (Pelicanus onocrotalus)
vient se poser dans le marais, parmi les Echasses blanches (Himantopus
himantopus), les Chevaliers arlequins (Tringa erythropus), les Canards
siffleurs (Anas penelope), les Spatules blanches (Platalea leucorodia),
les Hérons et Aigrettes garzettes (Egretta garzetta).
Un grand oiseau apparaît sur l'horizon. Une cigogne ? un héron ? non, c'est une
grue ! Mais pas une Grue cendrée ! Elle se pose près des spatules. Extraordinaire
: une Grue demoiselle (Anthropoides virdo), seule, majestueuse et élégante.
Quel régal. D'où vient-elle ? Où va-t-elle ? Quel est son destin?
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